Le Pluriel

Guitare
G5+/B : x/2/1/0/0/3

Em« Cher monsieur, B7m’ont-ils dit, Emvous en êB7tes un autre »,

EmLorsque je B7refusai de Emmonter dans leur A7train.

DmOui, sans douA7te, mais moi, j’Dmfais pas le A7bon apôtre,

D7Moi, je n’ai besoin de personne pour en être G5+/Bun.

CLe pluriel ne vaut rien à l’homme et siG7tôt qu’on,

Est plus de quatreC on estF une banCde de cons.

Bande à part, sacrebleu ! c’est ma règle et G7j’y tiens.

Dans les noms Cdes partants on n’Fverra G7pas le Cmien.

Dieu ! que de processions, de monômes, de groupes,
Que de rassemblements, de cortèges divers,
Que de ligues, que de cliques, que de meutes, que de troupes !
Pour un tel inventaire il faudrait un Prévert.

Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on,
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c’est ma règle et j’y tiens.
Parmi les cris des loups on n’entend pas le mien.

Oui, la cause était noble, était bonne, était belle !
Nous étions amoureux, nous l’avons épousée.
Nous souhaitions être heureux tous ensemble avec elle,
Nous étions trop nombreux, nous l’avons défrisée.

Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on,
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c’est ma règle et j’y tiens.
Parmi les noms d’élus on n’verra pas le mien.

Je suis celui qui passe à côté des fanfares,
Et qui chante en sourdine un petit air frondeur.
Je dis, à ces messieurs que mes notes effarent :
« Tout aussi musicien que vous, tas de bruiteurs ! »

Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on,
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c’est ma règle et j’y tiens.
Dans les rangs des pupitres on n’verra pas le mien.

Pour embrasser la dame, s’il faut se mettre à douze,
J’aime mieux m’amuser tout seul, cré nom de nom !
Je suis celui qui reste à l’écart des partouzes.
L’obélisque est-il monolithe, oui ou non ?

Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on,
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c’est ma règle et j’y tiens.
Au faisceau des phallus on n’verra pas le mien.

Pas jaloux pour un sou des morts des hécatombes,
J’espère être assez grand pour m’en aller tout seul.
Je ne veux pas qu’on m’aide à descendre à la tombe,
Je partage n’importe quoi, pas mon linceul.

Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on,
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c’est ma règle et j’y tiens.
Au faisceau des tibias on n’verra pas les miens.