Petit Oiseau

FPetit oiseau dans la campagne,

Petit oiseau n’est pas C7bien,

FPetit oiseau sur la monB♭tagne s’en vaB♭m,

FDieu sait quand ilC7 reviendra.

Petit oiseau dans la nature,
Ivre d’air pur et d’amour,
Chante gaiement pourvu qu’ça dure, ça va,
Petit oiseau reviendra.

B♭B♭mF[x3]
C7F(6/9)
Ouhouh Wa…

Arrive en haut de la montagne
Et jette un oeil tout en bas
Sur le clocher, sur la campagne et le bois,
Petit oiseau reviendra

Mais avec un fort vent d’Espagne
Un gros orage survient,
Voici la pluie et le tonnerre qui bat
Faire beaucoup de dégâts

Le vent rugit tout comme un fauve
L’averse tombe à seaux d’eau
Pitié seigneur, laissez vie sauve à l’oiseau
Et rendez-lui ses roseaux

Pitié seigneur…

Mais le diable qui bat sa femme,
A bu trois litres de vin,
Lance furieux de longues flammes sans fin,
Petit oiseau pleure en vain.

Petit oiseau dans la tempête
Sans arbrisseau, sans maison
Petit oiseau sur un rocher s’est perché
Pour y perdre la raison

Wa wa wa wa…

S’il avait écouté sa mère,
Bien sagement il aurait,
Un bon foyer et un bon lit dans son nid,
Ah s’il n’était pas parti!

La la la…

Vous avez bien compris mesdames,
Pourquoi ce regard moqueur,
Petit oiseau… Petit oiseau, c’est mon cœur,
Qui pour vous toutes se meurt.
Qui pour vous toutes se meurt.

Cerisiers Roses et Pommiers Blancs

B♭6 [6|5|5|7|6|x]

Quand nous jouions à la maCmrelle

F7 Cerisier rose et pommier B♭6blanc

J’ai cru mourir d’amour pourCm elle

F7 En l’embrasB♭6sant

Avec ses airs de demoiselle,
Cerisier rose et pommier blanc
Elle avait attiré vers elle
Mon cœur d’enfant

La branche d’uF(7)n cerisier

De son jarB♭(6)din caressait

La branche d’uF(7)n vieux pommier

Qui dans le B♭(6)mien fleurissait

De voir leurs fleurs enlacées
Comme un bouquet de printemps
Nous vint alors la pensée
D’en faire autant.

Et c’est ainsi qu’aux fleurs nouvelles
Cerisier rose et pommier blanc
Ont fait un soir la courte échelle
A nos quinze ans

[Pont :]

B♭mNon,

E♭mnon,

Fne dites pas qu’à son âge

F7Vous n’étiez pas si volage

Non, non, quand deux lèvres vous attirent
J’en sais peu qui peuvent dire non.

Quand nous jouions à la marelle
Cerisier rose et pommier blanc
J’ai cru mourir d’amour pour elle
En l’embrassant

Mais un beau jour les demoiselles,
Frimousse rose et voile blanc,
Se font conduire à la chapelle
Par leur galant.

Ah quel bonheur pour chacun !
Le cerisier tout fleuri
Et le pommier n’en font qu’un
Nous sommes femme et mari.

De voir les fruits de l’été
Naître des fleurs du printemps
L’amour nous a chuchoté
D’en faire autant.

Si cette histoire est éternelle
Pour en savoir le dénouement
Apprenez-en la ritournelle
Tout simplement

Et dans deux ans deux bébés roses
Faisant la ronde gentiment
Vous chanteront cerisier rose
Et pommier blanc.

Et ta sœur

GDepuis qu’mon père est maire
Ma mère s’est fait la paire

Elle est sœur au couCvent des Saints-GPères

Mais ce n’est qu’éphémère
Malgré ce qu’ait fait père

Elle esCpère qu’après sœur elle seGra mère

‘Reusement pour Cmoi j’ai un paCmrent qui est maGrin

C’est mon parCmrain il est marGrant

On ne se D7voit qu’une fois par Gan

D7/5+

Et pendant qu’elle espère
Ma sœur Ise vit au pair
Chez mon frère qu’est masseur à Mamers

Et mon frère Pierre se terre dans les sapeurs de Pierres
Il est fier d’être sans peur
Car ça s’perd

[REFRAIN

C’est mon père qu’est amer
Car mon frère étameur
Et ma sœur celle qu’est tailleur
A Hyères

Sont partis pour Cythère
En emportant l’setter
Et l’hamster qui sautait sur l’setter

[REFRAIN

Ce jour-là, ma belle-mère
A perdu sa belle paire de lunettes
Avec de gros verres verts

Et quand elle persévère
Elle perd son air sévère
Il s’avère qu’elle est malade en mer

[REFRAIN

Comme disait ma grand-mère
En sifflant son grand verre
Quelle famille !
Ce sera mon dernier vers

Y’a rien de meilleur sur terre
Que d’manger des éclairs
Je m’en vais, je pars à Tonnerre

[REFRAIN

Alain Aline

AmIl s’appelait Alain

Elle s’appelait AEline

E7Il était son copain

Elle était sa coAmpine

Lui, natif d’AnA7zin

Elle, elle était d’AnDmzine

Il aimait le bon B7vin

Elle aimait l’escaE5+lope

[REFRAIN:]

Ouf, Douf, pataG#7pouf

EC#mtron, feignasse, bouF#7din

BmTire-lariE7got tsoin-Atsoin

EA

Levés de bon matin
Quand sonnaient les matines
Elle allait au turbin
Et lui à sa turbine

C’était un homme de main
Qui travaillait la mine
Un enfant de Denain
Qu’était pas né d’hier

[REFRAIN]

Elle vendait du colin
Là-haut, sur la colline
Des filets de dauphin
Cachés dans sa Dauphine

Lui quittait Saint-Quentin
Pour gagner sa cantine
Elle mangeait deux fois rin
Et c’était pas beaucoup

[REFRAIN]

Comme il était câlin
Et qu’elle était câline
Ils avaient chaud aux mains
Le soir, à la chaumine

Elle aimait bien Chopin
Lui, c’était la chopine
Il l’appelait Lapin
Elle, lui plaisait bien

[REFRAIN]

Laï, laï
Laï, laï
Laï, laï…

Y’a du Soleil à Vendre

A7Les enfants saD7/9vent des jeux

A7Innocents ou D7/9bêtes

A7Le soleil c’est C7comme F7du feu

Ils E7/5+leur fait tourner la Amtête

Une petite métisse
Balançant sa jupe
A travers les passants se glisse
Et crie comme une perruche

[REFRAIN:]

Y’a du soC7leil à F7vendre

Qu’il est E7chaud et qu’il est Abon

Et si j’étais marchande
Je gagnerais des millions

Elle danse sa jeunesse
Chante la folie
La chaleur de l’été la berce
Et la brûle comme un fruit

Presque femme encore enfant
Ange ou bien démon
Elle avance en se balançant
Que veut dire sa chanson

[REFRAIN]

Une petite métisse
Balançant sa jupe
A travers les passants se glisse
Et crie comme une perruche

Dou dou doui dou doui da da
Doui dou doui da da
Doui dou doui da pa pa pe doui
(Di) di douaï di dou doui di douaï

[REFRAIN]

Tonight You Belong To Me

Paroles : Billy Rose | Musique : Lee David
I G#know you beG#7long to C#somebody C#mnew

But toG#night you beE♭7long to G#me

Although we’re apart, you’re part of my heart
And tonight you belong to me

G#7

Way C#mdown by the stream
How sweet it will seem

Once G#more just to Fdream in the B♭moonlight

E♭7

My honey, I know with the dawn
That you will be gone
But tonight you belong to me

Way down, way down along the stream
How very, very sweet it will seem
Once more just to dream in the silvery moonlight

My honey, I know with the dawn
That you will be gone
But tonight you belong to me

Just to little E♭7old G#6/9me

Dolly Dawn

[Intro:] (drums)
Look, Look at Dolly,
Pretty, pretty, pretty, pretty, pretty, pretty dolly
Oh here she come, here she come, here she come
Pretty, pretty Dolly

(Drums)When Dolly hear them sound the drum
Up she jump she holler : « Here I Come ! »
[x2]

[Refrain :]

GCause she gonna Cdance, she gonna Gsing

She gonna D7cause the rafters to Gring
[x4]

GDon’t stop her when she Chear the call

GDolly Dawn goin’ to Amhave herself a D7ball

GDon’t stop her Cwhen she hear the Gcall

Dolly Dawn goin’ to Amhave herD7self a Gball

[Refrain]

When Dolly start to shake an shout
Clear the floor cause she really move about
[x2]

[Refrain]

When Dolly go into a turn
All men jump and their eyes begin to burn
[x2]

[Refrain]

Soon Dolly go into a fall
Turn an’ spin then she starts to climb the wall
[x2]

[Refrain]

Just an Old Fashioned Girl

{intro/bridge/end :}
C#CmB♭m(E♭7)G#

I’m just an G#old fashioned Cmgirl with an C#old fashioned G#mind

C#Not sophistiG#cated, I’m the B♭7plain and simple E♭7kind

I want an G#old fashioned Cmhouse, with anC# old fashioned C#mfence

And an G#old fashioned B♭7mi-illioE♭7naire

I’d like a plain simple car, a cerise Cadillac
Long enough to have a bowling alley in the back
I want an old fashioned house, with an old fashioned fence

And an G#old fashioned B♭7mi–E♭7i-llioG#naire

I’ll stay Cmweaving at my loom

Be no G7trouble to my groom

If he’ll Cmkeep the B♭7piles of money E♭mounting

In our G7cottage there will be

A Cmsoundproof nursery

Not to B♭7wake the baby while I’m E♭7counting

I like the old fashioned flowers, violets are for me
Have them made in diamonds by the man at Tiffany
I want an old fashioned house, with an old fashioned fence
And an old fashioned millionaire
{bridge}

I’m just a pilgrim at heart, oh so pure and genteel
Catch me in Las Vegas while I’m at the spinning wheel!
I want an old fashioned house, with an old fashioned fence
And an old fashioned millionaire

I’ll ask for such simple things when my birthday occurs
Two apartment buildings that are labeled « Hers and Hers »
I want an old fashioned house, with an old fashioned fence
And an old fashioned millionaire

I like Chopin and Bizet
And the songs of yesterday
String quartets and Polynesian carols
But the music that excels
Is the sound of oil wells
As they slurp, slurp, slurp into the barrels

My little home will be quaint as an old parasol
And instead of carpets I’ll have money wall to wall
I want an old fashioned house, with an old fashioned fence
And an old fashioned millionaire
{end}

Sous les Palétuviers

[INTRO:]

FC7FC7
A7DmG7C7
FC7FC7
B♭FC7F

C7F(x4)

G

Pedro: CL’amour, ce C#°fruit défenDm7du

Vous est G7donc inconCnu ? (C5+)

FAh ! CeF#°la se peut-Cil,

Joli A7petit bourD7geon d’aG7vril ?

Honorine: CAh ! Je ne C#°l’ai jamais Dm7vu,

Jamais G7vu ni conE7nu,

A7Mais mon coeur ingéFnu

Veut ratF#°traper, vois-Ctu,

Tout le G7temps perCdu !

Pedro: G7Ah ! Rien ne vaut pour s’aiCmer

Les grands palétuG7viers,

Chère petite Cchose !

Honorine: G7Ah ! Si les palétuCviers,

Vous font tant frétilG7ler,

Je veux bien essaCyer…

[REFRAIN:]

Pedro: Ah ! FViens sous les C7« pa »…

Honorine: Je Fviens de ce pas,

Mais j’y C7vais pas à pas !

Pedro: Ah ! A7Suis-moi veux-Dmtu ?

Honorine: J’te G7suis, pas têtu’,

Sous les C7grands « palétu »…

Pedro: Viens Fsans sourcilC7ler,

AlFlons gazouiller

Sous les C7palétuviers

Honorine: Ah ! B♭Oui sous les « pa, pa, pa, Fpa »,

Sous les « pa », les « tu, C7tu »,

Sous les palétuFviers…

[REFRAIN (suite):]

Pedro: C7Ah ! Je te veux sous les F« pa »,

Je te veux sous les C7« lé »,

Les palétuviers Froses

Honorine & Pedro: C7Aimons-nous sous les « paFlé »,

Prends-moi sous les « léC7tu »,

Aimons-nous sous les F« viers » !

G

Pedro: Ah ! Ton coeur me semble encor’
Hésiter cher trésor,
Mais je veux tout oser
Pour un p’tit, tout petit baiser !

Honorine: Un vertige m’éblouit,
Un baiser c’est exquis !
Mais dès qu’il sera pris,
Je crains d’être pour lui
L’objet du mépris !

Pedro: Non, le mépris, je t’en prie,
Ce n’est pas dans mes prix,
Car je suis pris, mignonne !

Honorine: Ah! mon coeur est aux abois,
Tu peux prendre ô mon roi,
Mon corps au fond des bois

[REFRAIN]

[BONUS:]

Pedro: Près des arbres enchanteurs
Viens goûter les senteurs
Ce cocktail où se mêlent
Le gingembre avec la cannell’

Honorine: Oui c’est l’effet du tropique
Qui me pique, pic, pic, pic…
Je sens les muscadiers,
Je sens les poivriers
Et les bananiers !

[BONUS (suite):]

Pedro: Le parfum des néfliers
Et des doux pistachiers
N’vaut pas l’étuvier tendre

Honorine: Tous ces arbres tropicaux
Vous incitent aux bécots,
Allons-y mon coco !

[REFRAIN]

[FIN:]

/CSi /Dje /Fcomp/Arends /C8bien

/CTu /Dme /Fveux /Amon /C8chien

/CSous /Dles /Fgrands « /Apa-/C8lé »…

C7Tu Fviens !

FC7F

Si j’avais des ailes

Lorsque l’on est militaire,
Faut marcher militairement,
Faut obéir et se taire
Sans discuter l’commandement.

Oui mais quand on se repose,
On a le droit de penser,
Hier je pensais que’qu’chose
De vraiment si insensé,

Je pensais que ça serait rigolo
Si j’étais un petit (H)oiseau.

Si j’avais des ailes,
De petites ailes,
Quand l’adjudant me punirait,
Immédiatement, je m’envolerais.

Si j’avais des ailes,
De petites ailes,
Je pourrais toujours m’échapper,
Il pourrait pas me rattraper.

Quant à la boîte qu’il voudrait m’mettre
Je partirais par la fenêtre
Et puis j’y jouerais des p’tits tours
Comme un (Z)oiseau m’l’a fait l’aut’ jour.

C’était dedans le square d’Anvers,
Une hirondelle qui était en l’air,
Elle a fait son p’tit ripipi
Sur la visière de mon képi,

À l’adjudant j’en f’rais autant
Et puis j’me sauverais en chantant
Tirlitihoui tirlitutou
Ah ce serait rigolo comme tout.

Si j’avais des ailes, si j’avais des ailes, si j’avais des ailes.

Dedans le métier des armes
On a pas mal de loisirs,
La sieste a beaucoup de charme,
Mais l’soir on peut pas dormir,

Moi je pense à ma promise,
C’est épatant toute la nuit.
J’ai beau me dire c’est des bêtises,
Ça m’vient toujours à l’esprit.

Je me dit ça s’rait rigolo
Si j’étais un petit (H)oiseau,

Si j’avais des ailes,
De petites ailes,
J’resterais pas là, sapristi,
À m’embêter seul dans mon lit,

Si j’avais des ailes,
En face de chez elle,
J’irai m’poser sur le barreau
Et puis à travers les carreaux

Je regard’rais et je verrais
Des tas d’machins, des p’tits secrets,
À personne je ne l’répéterais,
Mais ça n’fait rien, j’les connaîtrais,

Je saurais si de son corset,
Le ruban est rose ou violet,
Je saurais si son pantalon
Il est court ou bien s’il est long,

Je saurais s’il est décousu,
S’il est fermé, s’il est fendu,
Je saurais peut-être bien encore
Où c’qu’elle met sa main quand elle dort,

Je saurais si la nuit des fois
Elle soupire et elle pense à moi,
Si qu’elle aurait des ailes aussi
C’est ça qui s’rait chic pour vivre,

Je m’en irais sur le balcon
Et j’ui chanterais ma p’tite chanson,
Elle entendrait, elle viendrait
Et puis tous les deux on ferait
Tirlitihoui tirlitutou
Ah ce serait rigolo comme tout.

Si j’avais des ailes, si j’avais des ailes, si j’avais des ailes.

Quand j’vois des aéroplanes,
Je voudrais être aviateur,
Seulement j’ai peur de la panne
Et j’aime pas l’bruit du moteur,

Escalader les nuages
Ça doit être intéressant,
Mais souvent dans le voyage,
Un trop vite on descend,

Ce serait bien plus rigolo
Si j’étais un petit (H)oiseau,

Si j’avais des ailes,
De petites ailes,
Je monterais au firmament,
J’verrais plus le casernement,

Si j’avais des ailes,
De petites ailes,
Si j’irais tant qu’j’pourrais monter,
Et j’entendrais plus rouspéter,

J’entendrais plus le caporal
Me dire espèce d’animal,
Je n’entendrais plus le sergent
Me dire mon vieux je vous fous d’dans,

J’entendrais plus le capiston
Me supprimer ma permission
Je n’irais plus à l’exercice
Et j’s’rais toujours exempt d’service,

Je n’irais plus aux distributions
Et je n’monterais plus la faction,
Je n’gratterais plus les pommes de terre
Je f’rais plus d’marches militaires,

Et comme je n’aurais pas de souliers
Dedans y aura pas du gravier,
Et ça me fera pas mal aux pieds
C’est toujours ça qu’j’aurais gagné,

Et quand je voudrais rigoler
J’viendras planer sur le quartier,
J’verrais les copains manoeuvrer,
J’entendrais les sous-officiers

Enguirlander les p’tits troupiers,
Mais moi s’ils voulaient me chopper,
Ils pourraient toujours s’aligner
Je rigolerais, quand ils m’diraient

Venez ici, j’me cavalerais,
J’lèverais la queue et j’leur dirais
Tirlitihoui tirlitutou
Ah ce serait rigolo comme tout.

Si j’avais des ailes, si j’avais des ailes, si j’avais des ailes.

Pas Tan d’Chichi Ponpon

original : Samba de Minha Terra
Guitare:D6/F# [2|X|0|2|0|0]Em7 [0|(2)|0|0|0|0]A7/9- [X|0|2|0|0|0]D6/F# [2|X|0|2|0|0]F° [1|X|0|1|0|X]

F#m7/5- [2|X|2|2|1|0]F#° [2|X|1|2|1|(2)]Em7 [0|(2)|0|0|0|0]A7/9- [X|0|2|0|0|0]D6/F# [2|X|0|2|0|0]
E7/9 [0|X|X|1|3|2]
D6/9/A [5|X|4|4|5|(5)]

[REFRAIN:]

Sur ton embarcaEm7dère pas tant d’chiA7/9-chi pomD6/F#pon

Quand tu te Em7cambres, tu sais qu’A7/9-tout est D6/F#bon {x2}

Dans le bleu de la mer pas tant d’chichi pompon
Quand tu te baignes, tu sais qu’tout est bon {x2}

Y en a assez comme F#m7/5-samba

F#°À jauger de l’omEm7brelle

Car ma pauvre caA7/9-beza

Va mourir au soD6/F#leil

Y en a assez comme F#m7/5-samba

F#°Moi ça va j’suis douilE7/9let

T’auras pas tata Em7t’samba

A7On ne peut plus danD6/9/Aser

[refrain]

T’écoutes dans les gouttes qui gouttent de ton corps
Quand sur la plage de la mer tu sors {x2}

Laisse les donc glisser de ta peau sur le sable
Et dessiner la forme de ton corps {x2}

Jusqu’à ce que la vague
Vienne tout effacer
Et ne laisse qu’un vague
Reflet de ta beauté

Jusqu’à l’année prochaine
Où tu reviendras bronzer
Ta jolie peau d’ébène
Quand je te chanterai :

[refrain]

Marinella

[REFRAIN:]

MarinelAla !
Ah…, reste encore dans mes bras,

Avec toi je veux jusqu’au Ejour

E7Danser cette rumba d’aAmour

Son rythme doux
Nous emporte bien loin de tout,
Vers un pays mystérieux,
Le beau pays des rêves bleus

[REFRAIN (suite):]

Blottie Dcontre mon épaule
Tandis que nos mains se frôlent,

Je vois Ates yeux qui m’enjôlent
D’un regard plein de douceur

Et quand Enos cœurs se confondent
Je ne connais rien au monde

De meilE7leur

Marinella !
Ah reste encore dans mes bras
Avec toi je veux jusqu’au jour
Danser cette rumba d’amour

AmQuand je te E7tiens Dmlà, sur mon Amcœur,

F7Pour moi c’est un tel bonE7heur

Qu’aucun mot ne peut l’expriAmmer.

Tout mon être est transforAm

Et je vouE7drais que ce moF7ment

Qui me trouble éperdûE7ment

Se prolonge /Eé-/F#ter-/Gnel/G#-le-mAent

[REFRAIN]

Quand le soleil se lèvera
Je sais que tu partiras
Et que notre roman joli
A jamais sera fini

Oui, mais avant, comme autrefois,
Viens vite tout près de moi
Et pour une dernière fois

[REFRAIN]

Je n’suis pas bien portant

Depuis que Fje suis sur la terre,

C’n’est pas riC7golo. Entre Fnous,
Je suis d’une santé précaire,

Et je m’fais C7un mauvais sang Ffou,

J’ai beau vouG7loir me remonter

Je souffre de tous les côC7tés.

FJ’ai la rate
Qui s’dilate
J’ai le foie
Qu’est pas droit
J’ai le ventre
Qui se rentre
J’ai l’pylore
Qui s’colore

J’ai l’gosier
Anémié
L’estomac
Bien trop bas
Et les côtes
Bien trop hautes
J’ai les hanches
Qui s’démanchent

L’épigastre
Qui s’encastre
L’abdomen
Qui s’démène
J’ai l’thorax
Qui s’désaxe
La poitrine
Qui s’débine

Les épaules
Qui se frôlent
J’ai les reins
Bien trop fins
Les boyaux
Bien trop gros
J’ai l’sternum
Qui s’dégomme

Et l’sacrum
C’est tout comme
J’ai l’nombril
Tout en vrille
Et l’coccyx
Qui s’dévisse

B♭Ah! bon Dieu! qu’c’esFt embêtant

D’êC7tre toujours paFtraque,

B♭Ah! bon Dieu! qu’c’esFt embêtant

Je n’C7suis pas bien porFtant.

Afin de guérir au plus vite,
Un matin tout dernièrement
Je suis allé à la visite
Voir le major du régiment.

D’où souffrez-vous? qu’il m’a demandé.
C’est bien simpl’ que j’y ai répliqué.

J’ai la rate
Qui s’dilate
J’ai le foie
Qu’est pas droit
Et puis j’ai
Ajouté
Voyez-vous
C’n’est pas tout
J’ai les g’noux
Qui sont mous
J’ai l’fémur
Qu’est trop dur
J’ai les cuisses
Qui s’raidissent
Les guiboles
Qui flageolent
J’ai les ch’villes
Qui s’tortillent

Les rotules
Qui ondulent
Les tibias
Raplapla
Les mollets
Trop épais
Les orteils
Pas pareils
J’ai le cœur
En largeur
Les poumons
Tout en long
L’occiput
Qui chahute
J’ai les coudes
Qui s’dessoudent
J’ai les seins
Sous l’bassin
Et l’bassin
Qu’est pas sain

Ah! bon Dieu! qu’c’est embêtant
D’être toujours patraque,
Ah! bon Dieu! qu’c’est embêtant
Je n’suis pas bien portant.

Avec un’ charmant’ demoiselle
Je devais m’marier par amour.
Mais un soir comm’ j’étais près d’elle,
En train de lui faire la cour,

Me voyant troublé, ell’ me dit :
– Qu’avez vous? moi j’lui répondis :

J’ai la rate
Qui s’dilate
J’ai le foie
Qu’est pas droit
J’ai le ventre
Qui se rentre
J’ai l’pylore
Qui s’colore
J’ai l’gosier
Anémié
L’estomac
Bien trop bas
Et les côtes
Bien trop hautes
J’ai les hanches
Qui s’démanchent

L’épigastre
Qui s’encastre
L’abdomen
Qui s’démène
J’ai l’thorax
Qui s’désaxe
La poitrine
Qui s’débine
Les épaules
Qui se frôlent
J’ai les reins
Bien trop fins

Les boyaux
Bien trop gros
J’ai l’sternum
Qui s’dégomme
Et l’sacrum
C’est tout comme
J’ai l’nombril
Tout en vrille
Et l’coccyx
Qui s’dévisse

Et puis j’ai
Ajouté
Voyez-vous
C’n’est pas tout
J’ai les g’noux
Qui sont mous
J’ai l’fémur
Qu’est trop dur
J’ai les cuisses
Qui s’raidissent
Les guiboles
Qui flageolent
J’ai les ch’villes
Qui s’tortillent
Les rotules
Qui ondulent

Les tibias
Raplapla
Les mollets
Trop épais
Les orteils
Pas pareils
J’ai le cœur
En largeur
Les poumons
Tout en long
L’occiput
Qui chahute
J’ai les coudes
Qui s’dessoudent
J’ai les seins
Sous l’bassin
Et l’bassin
Qu’est pas sain

En plus d’ça
J’vous l’cach’ pas
J’ai aussi
Quel souci!
La luette
Trop fluette
L’oesophage
Qui surnage
Les gencives
Qui dérivent
J’ai l’palais
Qu’est pas laid
Mais les dents
C’est navrant

J’ai les p’tites
Qui s’irritent
Et les grosses
Qui s’déchaussent
Les canines
S’ratatinent
Les molaires
S’font la paire
Dans les yeux
C’est pas mieux
J’ai le droit
Qu’est pas droit
Et le gauche
Qu’est bien moche

J’ai les cils
Qui s’défilent
Les sourcils
Qui s’épilent
J’ai l’menton
Qu’est trop long
Les artères
Trop pépères
J’ai le nez
Tout bouché
L’trou du cou
Qui s’découd

Et du coup
Voyez-vous
J’suis gêné
Pour parler
C’est vexant
Car maint’nant
J’suis forcé
D’m’arrêter.

Ah! bon Dieu! qu’c’est embêtant
D’être toujours patraque,
Ah! bon Dieu! qu’c’est embêtant
Je n’suis pas bien portant.

Desafinado

DM7/F#Se você disser que eu desafiE7(9)no amor

Em7(9) Saiba que isso em mimFdim provoca F#m7(b5)imensa dorB7(b9)

Em7 Só privilegF#7iados têm BM7ouvido igual aB7(b9)o seu

E7(9) Eu possuo apenas o que Gm(b13)Deus me Gm(b13)sus4deu

Se você insiste em classificar
Meu comportamento de anti-musical
Eu mesmo mentindo devo argumentar
Que isto é bossa-nova, isto é muito natural

O que você não sabe nem sequer pressente
É que os desafinados também têm um coração
Fotografei você na minha Roleiflex
Revelou-se a sua enorme ingratidão

Só não poderá falar assim do meu amor
Este é o maior que você pode encontrar
Você com sua música esqueceu o principal
Que no peito dos desafinados
No fundo do peito bate calado
Que no peito dos desafinados
Também bate um coração

Ma Cousine

ConnaisAsez-vous ma couB7sine

Celle qu’a B♭les yeux en trou d’Apipe

Et qui l’Djour de ses vingAt ans

A voulu E7me faire son aAmant

Voilà comDment ça s’est pasA

Excusez-E7moi si c’est oA

E7     A

On s’esAt allongés sur le B7lit

On a parB♭lé soleil et Apluie

Jusqu’à c’qu’elle Dme fasse remarAquer

Qu’on n’était E7pas là pour s’berAcer

Alors je Dml’ai déshabilG7lée

Et m’attarCdant sur ses néA7nés

Elle me Ddit t’es plein d’auAdace

Pendant qu’j’lui r’E7tirais ses goAdasses

E7     A

Puis quand elle fut dévêtue
Et que je vis le trou d’son nez
Sincèrement j’aurais pas cru
Qu’on puisse être aussi négligé

Elle n’avait rien de folichon
Si vous aviez vu ses nylons
On aurait juré des chiffons
Elle était sale enfin passons

Puis je me suis déshabillé
J’étais tout nu à ses côtés
Me voyant là comme un idiot
Elle a compris qu’j’étais pudique

Alors elle a pris l’command’ment
Viens là mon rat viens là mon grand
Je vais te faire tout plein d’chatouilles
Sur les joues le nez et les coudes

Tu vas y prendre un tel plaisir
Que dans deux s’condes tu vas jouer
Assieds-toi là au frais d’la caisse
Et mets ton doigt entre mes pieds

Aussitôt moi je m’exécute
Comme elle me l’avait demandé
Et voyez-vous cette sacrée puce
Est arrivée à m’faire banquer

Après ça j’ai repris la route
Je ne sentais plus ma binette
Quelle nuit mon Dieu j’ai du passer
Quand je me suis fait députer

Si vous la connaissiez un brin
Vous sauriez qu’elle fait le tapin
Ne la prenez jamais en grippe
Sinon elle ne me f’rait plus d’bien

Charlotte

F#Quand j’habitais dans la G#mCreuse

Les gosses les C#7gueuses venaient chez F#moi

{idem}On y trouvait des vareuses
Des assiettes creuses et du lilas

BmJe vends des E7nouilles à la sauAvette

F# Les jours de Bmfête E7 dans le méAtro F#

BmJ’vends des cuE7lottes des castagAnettes

F# Des saloBmpettes des sacs à C#7dos

J’F#peux pas dormir sans qu’on G#mcogne

Et sans verC#7gogne à mon chez F#moi

E7

Toc toc Atoc qui qu’est là
Qui qui frappe à ma porte

Est-ce Bmtoi la Charlotte

Est-ce E7toi ma bien aiAmée

{idem}Oui c’est moi la Charlotte
Je viens chercher ma culotte
On profite beau culottier
Fait pas chaud dans ton quartier

Je vis dans une douce inquiétude
Je fais des études sur le nougat
Je lui dis de tirer la chevillette
Mais la pauvrette s’y prend les doigts

Se les sélectionne dans la poignure
A la jointure hurle à la mort
Disant que chez moi y’a des sorcières
Qui par derrière lui jettent des ressorts

L’est pas possible cette dragonne
Ah la pauvre bête je la fous dehors

Toc toc toc qui qu’est là
Qui qui frappe à ma porte
Que personne ne bouge
C’est peut-être le chaperon rouge

Non c’est moi la Charlotte
Je viens chercher ma culotte
Je sais qu’elle est dans la caisse
Qu’est sûrement entre tes pieds

Je voudrais regarder dans ma caisse
Oui mais drôlesse c’est fatiguant
Et comme j’ai des varices
Des rhumatismes c’est imprudent

Vas voir chez la petite Yvette
Dans la casquette elle est petite main
Tu trouveras bien une liquette
Un peu coquette qui t’ira bien

Dans mon labeur je suis à la bourre
Et puis en amour je suis incertain

Toc toc toc qui qu’est là
Qui qui frappe à ma porte
Ce n’est pas la Charlotte
Mais René son bien aimé

Assieds-toi ma cocotte
Tu m’as l’air un peu pâlotte
Entre vite mon beau René
Nous avons à tricoter

Et cric crac je suis chez moi
Et personne n’a droit d’entrer
Allez vous faire rhabiller
Car mon camarade est là

Toc toc toc qui qu’est là…

La Caissière du Grand Café

FV’là longtemps qu’après la soup’ du soir,

GmDe d’ssus l’banc ousque je vais m’asseoir,

C7Je vois une femme, une merveille,

FQu’elle est brune et F#°qu’elle a les yeux GmnoirsC7/+5.

FEn fait d’femm’s j’m’y connais pas des tas,

GmMais je m’dis en voyant ses appas :

C7Sûrement que des beautés pareilles,

Je crois bien qu’y en a Fpas.

[Refrain :]

Elle est B♭belle, elle est mignonne,

C’est un’ bien jolie perFsonne,

De deF7dans la rue on peut la voir

Qu’elle est assis’ dans son compB♭toir.

Elle a B♭toujours le sourire,

On dirait un’ femme en E♭cire

Avec-que son chignon qu’est toujours B♭bien coiffé,

La belle caisE♭sière du F7Grand B♭Café.

Entourée d’un tas de verr’ à pied,
Bien tranquill’ devant son encrier,
Elle est d’vant la caisse, la caissière,
Ça fait qu’on n’en voit que la moitié.

Et moi que déjà je l’aime tant
J’dis : « Tant mieux, qu’on cache le restant,
Car, si je la voyais tout’ entière,
Je d’viendrais fou complètement. »

[Refrain :]
Elle est belle, elle est mignonne,
C’est un’ bien jolie personne,
Et quand j’ai des sous pour mieux la voir
Je rentre prendre un café noir

En faisant fondre mon suque
Pendant deux, trois heur’s je r’luque
Avec-que son chignon qu’est toujours bien coiffé,
La bell’ caissièr’ du Grand Café.

C’est curieux comme les amoureux
On s’comprend rien qu’avec-que les yeux,
Je la regarde, elle me regarde,
Et nous se regardons tous les deux.

Quand ell’ rit, c’est moi que je souris,
Quand j’souris, c’est elle qui me rit,
Maintenant je crois pas que ça tarde
Je vais voir le paradis.

[Refrain :]
Elle est belle, elle est mignonne,
C’est un’ bien jolie personne,
Pour lui parler d’puis longtemps j’attends
Qu’dans son café y ait plus d’clients.

Mais j’t’en moqu’, c’est d’pire en pire
J’crois qu’c’est ell’ qui les attire,
Avec-que son chignon qu’est toujours bien coiffé
La bell’ caissièr’ du Grand Café.

N’y tenant plus, j’ai fait un mot d’écrit,
J’ai voulu lui donner aujourd’hui
Mais je suis resté la bouche coite,
Et je sais pas qu’est c’qu’elle a compris

En r’gardant mon papier dans ma main.
Ell’ m’a dit, avec un air malin :
« Au bout du couloir, la porte à droite,
Tout au fond vous trouv’rez bien. »

[Refrain :]
Elle est belle, elle est mignonne,
C’est un’ bien jolie personne,
Mais les femm’s, ça n’a pas d’raison
Quand ça dit oui, ça veut dire non.

Maint’nant ell’ veut plus que j’l’aime,
Mais j’m’en moqu’, j’l’aim’rai quand même
Et j’n’oublierai jamais le chignon bien coiffé
D’la bell’ caissièr’ du Grand Café.

Armand

GmCe pauvre gosse naquit dans la misère

Aussitôt on lui demanCmda

S’il voulait vivre avec sa D7mère

Puisqu’il n’avait plus de paGpa

[Refrain :]

C’éGtait un pauvre gars
Qui s’appelait Armand

Y aD7vait pas de papa

Y avait pas de maGman

Son père disparut à treize ans
Un soir dans la cour de l’école
Alors qu’il jouait gentiment
A la balle et à pigeon vole
[Refrain]

Sa mère fût mordue subitement
Un soir qu’elle jouait dans la neige
Avec un tout petit serpent
Qu’elle avait pris pour une asperge.
[Refrain]

La seule fille qui en fut amoureuse
Ne savait que garder ses moutons
Elle lui refila la fièvre aphteuse
Et c’est lui qui garda ses boutons
[Refrain]

Mais un jour pendant la tétée
Trouvant la nounou un peu plate
Il lui souffla dans les nénés
Jusqu’à ce que la nounou éclate
[Refrain]

À Marée Haute

Nous on habitE♭M7e tous les D♭M7deux

Tout au E♭M7bord, tout D♭M7au bord de CM7l’eau

Le doux murBM7mure des ruisE♭M7seaux

B7Nous vient tout B♭7droit du caniE♭M7veau

Les arbres E♭M7ne sont que poD♭M7teaux

Les plages E♭M7de sable D♭M7en gouCM7dron

Les coqu’liG#mcots sonC#7t des charF#dons

B7Les rats d’éB♭7gout sont nos poisE♭M7sons

[REFRAIN:]

Y’a pas la G#mMarneD♭7 à marée F#haute

Tous les maG#mtins D♭7en se leF#vant

Il n’y a G#mpas de D♭7garde-F#côtes

B7Pour surveilB♭7ler les estiE♭M7vants

Si on éE♭M7carte le rideau

Que l’on regarde par le carB♭mreau

E♭mLes moutons A♭mdes vaguesD♭7 en trouG♭peaux

B7Ne sont que B♭7débris de traE♭M7vaux

Nos goélands sont des moineaux
Et nos voiliers sont des canots
Les capitaines ont des chapeaux
Et la peau blanche sous le tricot

[REFRAIN]

Des belles filles il n’y en a pas
Que viendraient-elles se perdre là
Not’ casino c’est chez l’bougnat
On n’voit la mer qu’au cinéma

Le dimanch’ on va chez Jojo
On boit on fume des cigarettes
Sa femme nous joue du piano
On s’croirait sur un’ aut’ planète

[REFRAIN]

Pour le moment on se contente
D’avoir de l’eau au bas d’chez nous
On ferm’ les yeux et on invente
La mer est là, est là pour nous

Alors on s’aime tous les deux
Tout au bord, tout au bord de l’eau
On voit des pays merveilleux
Les yeux fermés, les pieds dans l’eau

Alors on voit la G#mMarneD♭7 à marée F#haute

Du soleil G#mlevanD♭7t au couF#chant

Elle vient s’éBmbattrE7e sur la Acôte

F#7La nouvelle Bmvague E7des aAmants

GFB♭A

Mathilde

EmMa mère voici le temps venu
D’aller prier pour mon salut

Am MathildeD7 est reveGnueF#mB7

Bougnat tu peux garder ton vin
Ce soir je boirai mon chagrin
Mathilde est revenue

EToi la servante toi la Maria

C#m Vaudrait peut-être mieux changer nos draps

A MathildeB7 est reG#venueAB

EMes amis ne me laissez pas

C#mCe soir je repars au combat

AMaudite MaB7thilde puisEmque te v’là

Mon cœur mon cœur ne t’emballe pas
Fais comme si tu ne savais pas
Que la Mathilde est revenue
Mon cœur arrête de répéter
Qu’elle est plus belle qu’avant l’été
La Mathilde qui est revenue

Mon cœur arrête de bringuebaler
Souviens-toi qu’elle t’a déchiré
La Mathilde qui est revenue
Mes amis ne me laissez pas
Dites-moi dites-moi qu’il ne faut pas
Maudite Mathilde puisque te v’là

Et vous mes mains restez tranquilles
C’est un chien qui nous revient de la ville
Mathilde est revenue
Et vous mes mains ne frappez pas
Tout ça ne vous regarde pas
Mathilde est revenue

Et vous mes mains ne tremblez plus
Souvenez-vous quand je vous pleurais dessus
Mathilde est revenue
Vous mes mains ne vous ouvrez pas
Vous mes bras ne vous tendez pas
Sacrée Mathilde puisque te v’là

C7[Mod +½ ton]

FmMa mère arrête tes prières
Ton Jacques retourne en enfer

B♭m MathildeE♭7 m’est reveG#nueGmC7

Bougnat apporte-nous du vin
Celui des noces et des festins
Mathilde m’est revenue

FToi la servante toi la Maria

Dm Va tendre mon grand lit de draps

B♭ MathildeC7 m’est reAvenueB♭C

FAmis ne comptez plus sur moi

DmJe crache au ciel encore une fois

B♭Ma belle MaC7thilde puisque te Fmv’là te C7v’làFm

La Visite

DmOn n’était pas des G7Barbe-Bleue,

CNi des pelés, ni F(7)des galeux,

B♭ Porteurs de paraA7sites.

On n’était pas des spadassins,
On venait du pays voisin,
On venait en visite.

On n’avait aucune intention,
De razzia, de déprédation,
Aucun but illicite.

On venait pas piller chez eux,
On venait pas gober leurs œufs,
On venait en visite.

On poussait pas des cris d’Indiens,
On avançait avec maintien,
Et d’un pas qui hésite.

On braquait pas des revolvers,
On arrivait les bras ouverts,
On venait en visite.

Mais ils sont rentrés dans leurs trous,
Mais ils ont poussé les verrous,
Dans un accord tacite.

Ils ont fermé les contrevents,
Caché les femmes, les enfants,
Refusé la visite.

On venait pas les sermonner,
Tenter de les endoctriner,
Pas leur prendre leur site.

On venait leur dire en passant,
Un petit bonjour innocent,
On venait en visite.

On venait pour se présenter,
On venait pour les fréquenter,
Pour qu’ils nous plébiscitent,

Dans l’espérance d’être admis,
Et naturalisés amis,
On venait en visite.

Par malchance, ils n’ont pas voulu,
De notre amitié superflue,
Que rien ne nécessite.

Et l’on a refermé nos mains,
Et l’on a rebroussé chemin,
Suspendu la visite

Le Vieux Léon

Y’a tout à B♭ml’heur’

Quinze ans d’malF#heur

G#7Mon vieux LéC#on

G#mQue tu es parB♭7ti

E♭mAu paraB♭mdis

D’l’acF#7cordéC7on

F(7) Parti bon B♭mtrain

Voir si l’basF#trin-

gue etG#7 la jaC#va

G#mAvaient garB♭7

E♭mDroit de ciB♭m

F(7)Chez JéhoB♭mvah

F7Quinze ans bienB♭mtôt

Qu’G#7musique au C#dos

B♭7Tu t’en alE♭mlais

G#7Mener le C#bal

F#7A l’amiB7cal’

Des feux folC7lets

F7En cet aB♭msile

G#7Par saint’ CéC#cile

B♭7Pardonne-E♭mnous

G#7De n’avoir C#pas

F#Su faire B7cas

F7De ton biB♭mniou.

C’est une erreur
Mais les joueurs
D’accordéon
Au grand jamais
On ne les met
Au Panthéon

Mon vieux tu as dû
T’contenter du
Champ de navets,
Sans grandes pom-
pe’ et sans pompons
Et sans ave

Mais les copains
Suivaient l’sapin
Le coeur serré
En rigolant
Pour fair’ semblant
De n’pas pleurer

Et dans nos coeurs
Pauvre joueur
D’accordéon
Il fait ma foi
Beaucoup moins froid
Qu’au Panthéon.

Depuis mon vieux
Qu’au fond des cieux
Tu as fait ton trou
Il a coulé
De l’eau sous les
Ponts de chez nous.

Les bons enfants
D’la rue de Van-
ve à la Gaîté
L’un comme l’au-
tre au gré des flots
Fur’nt emportés

Mais aucun d’eux
N’a fait fi de
Son temps jadis
Tous sont restés
Du parti des
Myosotis

Tous ces pierrots
Ont le coeur gros
Mon vieux Léon
En entendant
Le moindre chant
D’accordéon.

Quel temps fait-il
Chez les gentils
De l’au-delà
Les musiciens
Ont-ils enfin
Trouvé le la

Et le p’tit bleu
Est-c’que ça n’le
Rend pas meilleur
D’être servi
Au sein des vi-
gnes’ du Seigneur

Si d’temps en temps
Un’ dam’ d’antan
S’laisse embrasser
Sûr’ment papa
Que tu r’grett’s pas
D’être passé

Et si l’bon Dieu
Aim’ tant soit peu
L’accordéon
Au firmament
Tu t’plais sûr’ment
Mon vieux Léon.

Trompe la Mort

BmAvec cette neigeD à foiEson,

G Qui coiffe, coiffe ma toisoF#7n,

Bm On peut me croire à vue de nez,

Blanchi sous A7le harDnaisF#7

Eh bien, Mesdames et Messieurs,
C’est rien que de la poudre aux yeux,
C’est rien que de la comédie,

Que F#7de la parodBmie (B7)

EmC’est pour tenter de couper A7court,

D A l’avance du temps qui B7court,

Em De persuader ce vieux gouA7jat,

Que Dtout le mal est B7fait déjà

EmMais dessous la perruque A7j’ai

D Mes vrais cheveux couleur de jais,

B7 C’est pas demain la Eveille, bon Dieu !

Em De F#7mes aBmdieux

Et si j’ai l’air moins guilleret,
Moins solide sur mes jarrets,
Si je chemine avec lenteur,
D’un train de sénateur

N’allez pas dire « Il est perclus »,
N’allez pas dire « Il n’en peut plus »,
C’est rien que de la comédie,
Que de la parodie

Histoire d’endormir le temps,
Calculateur impénitent,
De tout brouiller, tout embrouiller,
Dans le fatidique sablier

En fait, à l’envers du décor,
Comme à vingt ans, je trotte encore,
C’est pas demain la veille, bon Dieu,
De mes adieux

Et si mon cœur bat moins souvent,
Et moins vite qu’auparavant,
Si je chasse avec moins de zèle,
Les gentes demoiselles

Pensez pas que je sois blasé,
De leurs caresses, leurs baisers,
C’est rien que de la comédie,
Que de la parodie

Pour convaincre le temps berné,
Qu’mes fêtes galantes sont terminées,
Que je me retire en coulisse,
Que je n’entrerai plus en lice

Mais je reste un sacré gaillard,
Toujours actif, toujours paillard,
C’est pas demain la veille, bon Dieu,
De mes adieux

Et si jamais au cimetière,
Un de ces quatre, on porte en terre,
Me ressemblant à s’y tromper,
Un genre de macchabée

N’allez pas noyer le souffleur,
En lâchant la bonde à vos pleurs,
Ce sera rien que comédie,
Rien que fausse sortie

Et puis, coup de théâtre, quand,
Le temps aura levé le camp,
Estimant que la farce est jouée,
Moi tout heureux, tout enjoué

Je m’exhumerai du caveau,
Pour saluer sous les bravos,
C’est pas demain la veille, bon Dieu,
De mes adieux

Si seulement elle était jolie

Si seuleEment elle était joli(EΔ)e

Je di(E7)rais: « tout n’est pas per(EΔ)du.

Elle est Efolle, c’est entendu,

Mais quelle G#7beauté accomplie! »

HélasC#m elle est plus laide bientôt

Que les sept G#7péchés capiC#mtaux,

Que les F#7sept péchés B7 capiEtaux.

Si seulement elle avait des formes,
Je dirais: « tout n’est pas perdu,
Elle est moche c’est entendu,
Mais c’est Venus copie conforme. »

Malheureusement, c’est désolant,
C’est le vrai squelette ambulant.(bis)

Si seulement elle était gentille,
Je dirais: « tout n’est pas perdu,
Elle est plate c’est entendu,
mais c’est la meilleure des filles. »

Malheureusement c’est un chameau,
Un succube, tranchons le mot.(bis)

Si elle était intelligente,
Je dirais: « tout n’est pas perdu,
Elle est vache, c’est entendu,
Mais c’est une femme savante. »

Malheureusement elle est très bête
Et tout à fait analphabète.(bis)

Si seulement l’était cuisinière,
Je dirais: « tout n’est pas perdu,
Elle est sotte, c’est entendu,
Mais quelle artiste culinaire! »

Malheureusement sa chère m’a
Pour toujours gâté l’estomac.(bis)

Si seulement elle était fidèle,
Je dirais : »tout n’est pas perdu,
Elle m’empoisonne, c’est entendu,
Mais c’est une épouse modèle. »

Malheureusement elle est, papa,
Folle d’un cul qu’elle n’a pas!(bis)

Si seulement l’était moribonde,
Je dirais: « tout n’est pas perdu,
Elle me trompe c’est entendu,
Mais elle va quitter le monde. »

Malheureusement jamais elle tousse:
Elle nous enterrera tous.(bis)

S’faire enculer

La Dlune s’attrisF#7tait.

On comprend sa trisBmtesse

On Dtapait plus deF#7dans.

Elle s’demandait quandBm est-ce

E7 Qu’on va s’rappeler de A7m’encuDler ?

Dans mon affreux jargon,
Carence inexplicable,
Brillait par son absence
Un des pires vocables
C’est : « enculé ». Lacune comblée.

Lâcher ce terme bas,
Dieu sait ce qu’il m’en coûte,
La chose ne me gêne pas
Mais le mot me dégoûte,
J’suis désolé d’dire enculé.

Oui mais depuis qu’Adam
Se fit charmer par Eve
L’éternel féminin
Nous emmerde et je rêve
Parfois d’aller m’faire enculer.

Sous les coups de boutoir
Des ligues féministes
La moitié des messieurs
Brûle d’être onaniste,
L’autre d’aller s’faire enculer.

A force d’être en butte
Au tir des suffragettes
En son for intérieur
Chacun de nous projette
D’hélas aller s’faire enculer.

Quand on veut les trousser,
On est un phallocrate,
Quand on ne le veut point,
Un émule de Socrate,
Reste d’aller s’faire enculer.

Qu’espèrent en coassant
Des légions de grenouilles ?
Que le royaume de France
Enfin tombe en quenouille,
Qu’on coure aller s’faire enculer ?

Y a beaux jours que c’est fait
Devant ces tyrannettes,
On danse comme des pantins,
Comme des marionnettes
Au lieu d’aller s’faire enculer.

Pompadour, Montespan,
La Vallière et j’en passe
Talonnèrent le roi
Qui marchait tête basse
Souhaitant aller s’faire enculer.

A de rares exceptions,
Nom d’un chien, ce sont elles
Qui toujours mine de rien
Déclenchent la bagatelle ;
Il faut aller s’faire enculer.

Oui la plupart du temps
Sans aucune équivoque
En tortillant du cul
Ces dames nous provoquent,
Mieux vaut aller s’faire enculer.

Fatigué de souffrir
Leur long réquisitoire
Ayant en vain cherché
D’autres échappatoires,
Je vais aller m’faire enculer.

D’à partir de ce soir
Cessant d’croquer la pomme
J’embarque pour Cythère
En passant par Sodome,
Afin d’aller m’faire enculer.

Afin qu’aucune de vous
Mesdames n’imagine
Que j’ai du parti pris,
Que je suis misogyne,
Avant d’aller m’faire enculer,

J’avoue publiquement
Que vous êtes nos égales,
Qu’il faut valider ça
Dans une formule légale,
J’suis enculé mais régulier.

En vertu d’quel pouvoir,
Injustes que nous sommes,
Vous refuse-t-on les droits
Que l’on accorde aux hommes,
Comme d’aller s’faire enculer.

La Rose, la Bouteille et la Poignée de Main

{intro :}AmE[x4]

FCette rose avait E7glissé de

La A7gerbe qu’un héDros gâteux,

Dm(7) Portée au G7monument aux CMorts.

FComme tous les gens E7levaient leurs

A7Yeux pour voir hisser Dles couleurs,

F(7)Je la reE7cueillis sans reAmmords.

AmEt je repris ma route et m’en alClai quérir,

FAu p’tit boEm7nheur la A7chance,Dm un corsage E7à fleurir.

AmCar c’est une des pires perversiCons qui soient,

DQue de garder uAmne rose par-B7de_E7vers Amsoi.

FLa première à qui E7je l’offris,

TourAmna la A7tête aDvec mépris,

AmLa deuxiFème G7s’enfuit et Ccourt,

AmEncore Fen criG7ant « Au seCcours ! »

FSi la troisième E7m’a donné,

Un A7coup d’ombrelle Dsur le nez,

DLa quatriCème, Bc’est plus méAmchant,

DSe mit Cen quêBte d’un aAmgent.

FCar, aujourd’hui, c’est E7saugrenu,

SansA7 être louche, on Dne peut pas

Dm(7)Fleurir de G7belles inCconnues.

FOn est tombé G7bien bas, Cbien bas.

Et Fce pauvre peE7tit bouton,

De A7rose a fleuri Dle veston

FD’un vague E7chien de comAmmissaire,

B7 QuelE7le miAmsère !

Cette bouteille était tombée
De la soutane d’un abbé,
Sortant de la messe ivre mort.

Une bouteille de vin fin,
Millésimé, béni, divin,
Je la recueillis sans remords.

Et je repris ma route en cherchant, plein d’espoir,
Un brave gosier sec pour m’aider à la boire.
Car c’est une des pires perversions qui soient,
Que de garder du vin béni par-devers soi.

Le premier refusa mon verre,
En me lorgnant d’un œil sévère,
Le deuxième m’a dit, railleur,
De m’en aller cuver ailleurs.

Si le troisième, sans retard,
Au nez m’a jeté le nectar,
Le quatrième, c’est plus méchant,
Se mit en quête, d’un agent.

Car, aujourd’hui, c’est saugrenu,
Sans être louche, on ne peut pas
Trinquer avec des inconnus.
On est tombé bien bas, bien bas…

Avec la bouteille de vin fin,
Millésimé, béni, divin,
Les flics se sont rincés la dalle,
Un vrai scandale !

Cette pauvre poignée de main,
Gisait, oubliée, en chemin,
Par deux amis fâchés à mort.

Quelque peu décontenancée,
Elle était là, dans le fossé.
Je la recueillis sans remords.

Et je repris ma route avec l’intention,
De faire circuler la virile effusion,
Car c’est une des pires perversions qui soient,
Qu’de garder une poignée de main par-devers soi.

Le premier m’a dit: « Fous le camp !
J’aurais peur de salir mes gants. »
Le deuxième, d’un air dévot,
Me donna cent sous, d’ailleurs faux.

Si le troisième, ours mal léché,
Dans ma main tendue a craché,
Le quatrième, c’est plus méchant,
Se mit en quête d’un agent.

Car, aujourd’hui, c’est saugrenu,
Sans être louche, on ne peut pas
Serrer la main des inconnus.
On est tombé bien bas, bien bas…

Et la pauvre poignée de main,
Victime d’un sort inhumain,
Alla terminer sa carrière,
A la fourrière !

Quand les cons sont braves

DSans être tout à fait un imbécileA7 fiDni,

GJe n’ai rien du penseur, du phénix, Emdu géA7nie.

F#7Mais je n’suis pas le mauvais bougre et j’ai bon Bmcœur,

E7 Et ça comA7pense à la riDgueur.

[Refrain :]

Quand les cons sont Abraves
Comme moi, comme toi,
Comme nous, comme vous,

Ce n’est pas très C#7grave.
Qu’ils commettant, se permettent
Des bêtises, des sottises,

Qu’ils déraiF#msonnent,

Ils B7n’emmerdent perE7sonne.

Par malheur sur Aterre
Les trois quarts des tocards
Sont des gens très méchants,

Des crétins secC#7taires.
Ils s’agitent, ils s’excitent,
Ils s’emploient, ils déploient

Leur zèle à la F#mronde,

IlsB7 emmerdent tout l’E7monAde.A7

Si le sieur X était un lampiste ordinaire,
Il vivrait sans histoir’s avec ses congénères.
Mais hélas ! il est chef de parti, l’animal :
Quand il débloque, ça fait mal !

[Refrain]

Si le sieur Z était un jobastre sans grade,
Il laisserait en paix ses pauvres camarades.
Mais il est général, va-t-en-guerr’, matamore.
Dès qu’il s’en mêle, on compt’ les morts.

[Refrain]

Mon Dieu, pardonnez-moi si mon propos vous fâche
En mettant les connards dedans des peaux de vaches,
En mélangeant les genr’s, vous avez fait d’ la terre
Ce qu’elle est : une pétaudière !

[Refrain]

Le Père Noël et la Petite Fille

AmAvec sa hotte G7sur le Cdos,

Avec sa B7hotte sur le E(7)dos,

Il s’en veAmnait d’ElG7doraCdo,

Il s’en veB7nait d’EldoraE(7)do,

Il avait une barbe Fblanche,

Il avait B7nom « Papa GâE7teau »,

AmIl a mis du Cpain sur ta B7planE7che,

AmIl a mis les Cmains sur tes Fhan_E7an_Amches.

Il t’a prom’née dans un landau, [bis]
En route pour la vie d’château, [bis]
La belle vie dorée sur tranche,
Il te l’offrit sur un plateau.

Il a mis du grain dans ta grange,
Il a mis les mains sur tes hanches.

Toi qui n’avais rien sur le dos, [bis]
Il t’a couverte de manteaux, [bis]
Il t’a vêtue comme un dimanche,
Tu n’auras pas froid de sitôt.

Il a mis l’hermine à ta manche,
Il a mis les mains sur tes hanches.

Tous les camées, tous les émaux, [bis]
Il les fit pendre à tes rameaux, [bis]
Il fit rouler en avalanches,
Perles et rubis dans tes sabots.

Il a mis de l’or à ta branche,
Il a mis les mains sur tes hanches.

Tire la belle, tire le rideau, [bis]
Sur tes misères de tantôt, [bis]
Et qu’au-dehors il pleuve, il vente,
Le mauvais temps n’est plus ton lot,

Le joli temps des coudées franches…
On a mis les mains sur tes hanches.

Les Patriotes

{intro :}G7CE7Am[x2]G7

Les Cinvalides chez nous, l’reE7vers de leur médaille,

C’est Ampas d’être hors d’état de suivre les G7filles, cré nom de Cnom,

Mais de ne plus pouvoir retournerE7 au champ de bataille,

Le Amrameau d’olivier n’est pas noE7tre symbole, Cnon !

G7CE7AmG7

Ce que par dessus tout, nos aveugles déplorent,
C’est pas d’être hors d’état d’se rincer l’œil, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir lorgner le drapeau tricolore,
La ligne bleu des Vosges sera toujours notre horizon.

Et les sourds de chez nous, s’ils sont mélancoliques,
C’est pas d’être hors d’état d’ouïr les sirènes, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir, entendre au défilé d’la clique,
Les échos du tambour de la trompette et du clairon.

Et les muets d’chez nous, c’qui les met mal à l’aise,
C’est pas d’être hors d’état d’conter fleurette, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir reprendre en cœur la marseillaise,
Les chansons martiales sont les seules que nous entonnons.

Ce qui de nos manchots, aigrit le caractère,
C’est pas d’être hors d’état d’pincer les fesses, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir faire le salut militaire,
Jamais un bras d’honneur ne sera notre geste. Non !

Les estropiés d’chez nous, ce qui les rend patraques,
C’est pas d’être hors d’état d’courir la gueuse, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir participer à une attaque,
On rêve de Rosalie, la baïonnette, pas de Ninon

C’qui manque aux amputés, de leurs bijoux d’famille,
C’est pas d’être hors d’état d’aimer leur femme, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir sabrer les belles ennemies,
La colombe de la paix, on l’apprête aux petits oignons.

Quant à nos trépassés, s’ils ont tous l’âme en peine,
C’est pas d’être hors d’état d’mourir d’amour, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir se faire occire à la prochaine,
Au monument au morts, chacun rêve d’avoir son nom.

L’Orphelin

F#m+ [2|0|0|2|3|2]

(F#7)Sauf dans le Bmcas fréF#7quent héBmlas,

A7Où ce sont Dde vraisA7 dégueuDlasses

On ne deGvrait perF#7dre jaBmmais,

Ses Bm/G#père et E7mère bien sûr F#7mais

A7A moins d’êtreD un peA7tit maDlin,

Qui meurt a(F#m+)vant d’être orpheF#7/Elin

Ou un inB7fortuné bâEmtard,

Ça nous pend Bmau nezF#7 tôt ou Bmtard.

Quand se drapant dans un linceul,
Ses parents le laissent tout seul,
Le petit orphelin ma fois,
Est bien à plaindre, toutefois,

Sans aller jusqu’à décréter,
Qu’il devient un enfant gâté
Disons que dans son affliction,
Il trouve des compensations.

D’abord au dessert aussitôt,
La meilleure part du gâteau,
Et puis plus d’école pardi,
La semaine aux quatre jeudis.

On le traite comme un pacha,
A sa place on fouette le chat,
Et le trouvant très chic en deuil,
Les filles lui font des clins d’œil.

Il serait par trop saugrenu,
D’énumérer par le menu
Les faveurs et les passe-droits
Qu’en l’occurrence on lui octroie

Tirant même un tel bénéfice,
En perdant leurs parents des fils
Dénaturés regrettent de
N’en avoir à perdre que deux

Hier j’ai dit à un animal,
De flic qui me voulait du mal,
« Je suis orphelin, savez-vous ? »
Il me répondit : « je m’en fous ».

J’aurais eu quarante ans de moins,
Je suis sûr que par les témoins,
La brute aurait été mouchée,
Mais ces lâches n’ont pas bougé.

Aussi mon enfant si tu dois
Être orphelin dépêche toi,
Tant qu’à perdre tes chères parents,
Petit, n’attends pas d’être grand,

L’orphelin d’âge canonique,
Personne ne le plaint bernique !
Et pour tout le monde il demeure,
Orphelin de la onzième heure.

Celui qui a fait cette chanson,
A voulu dire à sa façon,
Que la perte des vieux
Est parfois perte sèche, blague à part.

Avec l’âge c’est bien normal,
Les plaies du cœur guérissent mal,
Souventes fois même, salut,
Elles ne se referment plus

La Nymphomane

C6/9Mânes de mes aïeux, protégez-moi, bons mânes !

C6/9(/G)Les joies charnelles me C6/9perdent,

La femme de ma vie, hélas ! est nymphomane,

GLes joies charnelles m’emCmerdent,

G7Les joies charnelles m’emCmerdent.F7

B♭Sous couleur de me donner une descendance,

F7 Les joies charnelles me B♭perdent,

Dans l’alcôve elle me fait passer mon existence,

F7Les joies charnelles m’emB♭merdent,

F7Les joies charnelles m’emB♭merdent.F7

J’ai beau demander grâce, invoquer la migraine,
Les joies charnelles me perdent,
Sur l’autel conjugal, implacable, elle me traîne,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

Et je courbe l’échine en déplorant, morose,
Les joies charnelles me perdent,
Qu’on trouve plus les enfants dans les choux, dans les roses,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

Et je croque la pomme, après quoi, je dis pouce.
Les joies charnelles me perdent,
Quand la pomme est croquée, de plus belle elle repousse,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

Métamorphose inouïe, métempsycose infâme,
Les joies charnelles me perdent,
C’est le tonneau des Danaïdes changé en femme,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

J’en arrive à souhaiter qu’elle se dévergonde,
Les joies charnelles me perdent,
Qu’elle prenne un amant ou deux qui me secondent,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

Or, malheureusement, la bougresse est fidèle,
Les joies charnelles me perdent,
Pénélope est une roulure à côté d’elle,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

Certains à coups de dents creusent leur sépulture,
Les joies charnelles me perdent,
Moi j’use d’un outil de tout autre nature,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

Après que vous m’aurez emballé dans la bière,
Les joies charnelles me perdent,
Prenez la précaution de bien sceller la pierre,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

Car, même mort, je devrais céder à ses rites,
Les joies charnelles me perdent,
Et mes os n’auraient pas le repos qu’ils méritent,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

Qu’on m’incinère plutôt ! Elle n’os’ra pas descendre,
Les joies charnelles me perdent,
Sacrifier à Vénus, avec ma pauvre cendre,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

Mânes de mes aïeux, protégez-moi, bons mânes !
Les joies charnelles me perdent,
La femme de ma vie, hélas ! est nymphomane,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

La Non-Demande en Mariage

{intro :}Bm
Em Ma mie, de grâce, ne mettons,

Bm Pas sous la gorge à Cupidon,

F#m Sa propre flèche

Tant d’amoureux l’ont essayé,
Qui, de leur bonheur, ont payé,
Ce sacrilège…

[REFRAIN :]

J’ai l’honneur Emde ne A7pas te demanDder ta F#7main,

Bm Ne gravons pas nos F#mnoms au bas d’un parBmchemin

Laissons le champ libre à l’oiseau,
Nous serons tous les deux prison-
niers sur parole
Au diable les maîtresses queux,
Qui attachent les cœurs aux queues,
Des casseroles !

[REFRAIN]

Vénus se fait vieille souvent,
Elle perd son latin devant,
La lèchefrite
A aucun prix, moi je ne veux,
Effeuiller dans le pot-au-feu,
La marguerite

[REFRAIN]

On leur ôte bien des attraits,
En dévoilant trop les secrets,
De Mélusine
L’encre des billets doux pâlit,
Vite entre les feuillets des li-
vres de cuisine.

[REFRAIN]

Il peut sembler de tout repos,
De mettre à l’ombre, au fond d’un pot,
De confiture
La jolie pomme défendue,
Mais elle est cuite, elle a perdu,
Son goût « nature »

[REFRAIN]

De servante n’ai pas besoin,
Et du ménage et de ses soins,
Je te dispense
Qu’en éternelle fiancée,
A la dame de mes pensées,
Toujours je pense

[REFRAIN]

Misogynie à part

(A) MisoE7gynie à part, le sage avait raison,

Il y a F#7les emmerdantes, on en trouve à foison,

En fouleB7 elles se presE7sent

Il y a les emmerdeuses, un peu plus raffinées,
Et puis, très nettement au-dessus du panier,
Y’a les emmerderesses

La mienne, à elle seule, sur toutes surenchérit,
Elle relève à la fois des trois catégories,
Véritable prodige

Emmerdante, emmerdeuse, emmerderesse itou,
Elle passe, elle dépasse, elle surpasse tout,
Elle m’emmerde, vous dis-je

Mon Dieu, pardonnez-moi ces propos bien amers,
Elle m’emmerde, elle m’emmerde, elle m’emmerde, elle m’emmerde,
Elle abuse, elle attige

Elle m’emmerde et j’regrette mes belles amours avec,
La p’tite enfant d’Marie que m’a soufflée l’évêque,
Elle m’emmerde, vous dis-je

Elle m’emmerde, elle m’emmerde, et m’oblige à me cu-
rer les ongles avant de confirmer son cul,
Or, c’est pas callipyge

Et la charité seule pousse ma main résignée,
Vers ce cul rabat-joie, conique, renfrogné,
Elle m’emmerde, vous dis-je

Elle m’emmerde, elle m’emmerde, je le répète et quand,
Elle me tape sur le ventre, elle garde ses gants,
Et ça me désoblige

Outre que ça dénote un grand manque de tact,
Ça n’favorise pas tellement le contact,
Elle m’emmerde, vous dis-je

Elle m’emmerde, elle m’emmerde, quand je tombe à genoux,
Pour cetaines dévotions qui sont bien de chez nous
Et qui donnent le vertige

Croyant l’heure venue de chanter le credo,
Elle m’ouvre tout grand son missel sur le dos
Elle m’emmerde, vous dis-je

Elle m’emmerde, elle m’emmerde, à la fornication,
Elle s’emmerde, elle s’emmerde avec ostentation
Elle s’emmerde, vous dis-je

Au lieu de s’écrier: « Encor ! Hardi ! Hardi ! »,
Elle déclame du Claudel, du Claudel, j’ai bien dit
Alors ça, ça me fige

Elle m’emmerde, elle m’emmerde, j’admets que ce Claudel,
Soit un homme de génie, un poète immortel,
J’reconnais son prestige

Mais qu’on aille chercher dedans son oeuvre pie,
Un aphrodisiaque, non, ça, c’est d’l’utopie,
Elle m’emmerde, vous dis-je

Mélanie

CLes chanAmsons de G7salle de Cgarde[x4]
Ont toujours été de mon goût,
Et je suis bien malheureux, car de
Nos jours on n’en crée plus beaucoup.

A7Pour ajouter au patriDmmoine

FolkloriGmque des caraA7bins,

Folklorique des caraDbins,G7

A7 J’en ai fait une, putain de Dmmoine,

Plaise à Dieu Gmqu’elle plaise aux coA7pains,

Plaise à Dieu D7qu’elle plaiseG7 aux coCpains.

Ancienne enfant d’Marie-salope
Mélanie, la bonne au curé,
Dedans ses trompes de Fallope,
S’introduit des cierges sacrés.

Des cierges de cire d’abeille
Plus onéreux, mais bien meilleurs, (bis)
Dame! la qualité se paye
A Saint-Sulpice, comme ailleurs. (bis)

Quand son bon maître lui dit : « Est-ce
Trop vous demander Mélanie,
De n’user, par délicatesse,
Que de cierges non encor bénits ? »

Du tac au tac, elle réplique
Moi, je préfère qu’ils le soient, (bis)
Car je suis bonne catholique
Elle a raison, ça va de soi. (bis)

Elle vous emprunte un cierge à Pâques
Vous le rend à la Trinité.
Non, non, non, ne me dites pas que
C’est normal de tant le garder.

Aux obsèques d’un con célèbre,
Sur la bière, ayant aperçu, (bis)
Un merveilleux cierge funèbre,
Elle partit à cheval dessus. (bis)

Son mari, pris dans la tempête
La Paimpolaise était en train
De vouer, c’était pas si bête,
Un cierge au patron des marins.

Ce pieux flambeau qui vacille
Mélanie se l’est octroyé, (bis)
Alors le saint, cet imbécile,
Laissa le marin se noyer. (bis)

Les bons fidèles qui désirent
Garder pour eux, sur le chemin
Des processions, leur bout de cire
Doiv’nt le tenir à quatre mains,

Car quand elle s’en mêl’, sainte vierge,
Elle cause un désastre, un malheur. (bis)
La Saint-Barthélemy des cierges,
C’est le jour de la Chandeleur. (bis)

Souvent quand elle les abandonne,
Les cierges sont périmés;
La saint’ famill’ nous le pardonne
Plus moyen de les rallumer.

Comme ell’ remue, comme elle se cabre,
Comme elle fait des soubresauts, (bis)
En retournant au candélabre,
Ils sont souvent en p’tits morceaux. (bis)

Et comme elle n’est pas de glace,
Parfois quand elle les restitue
Et qu’on veut les remettre en place,
Ils sont complètement fondus.

Et comme en outre elle n’est pas franche,
Il arrive neuf fois sur dix (bis)
Qu’sur un chandelier à sept branches
Elle n’en rapporte que six. (bis)

Mélanie à l’heure dernière
A peu de chances d’être élue;
Aux culs bénits de cett’ manière
Aucune espèce de salut.

Aussi, chrétiens, mes très chers frères,
C’est notre devoir, il est temps, (bis)
De nous employer à soustraire
Cette âme aux griffes de Satan. (bis)

Et je propose qu’on achète
Un cierge abondamment béni
Qu’on fera brûler en cachette
En cachette de Mélanie.

En cachette car cette salope
Serait fichue d’se l’enfoncer (bis)
Dedans ses trompes de Fallope,
Et tout s’rait à recommencer. (bis)

Méchante avec de jolis seins

C7/9(/E) [0|1|2|3|3|(0)]

Gmlas, si j’avais Dmpu devinerGm que vos avanDmtages,

CaGmchaient C7sournoiseFment, maDmdame, uGmne foiC7son d’ourF7sins,

J’eusB♭se borDmné mon Gmzèle B♭à d’innoE♭cents GmmarivauF7dages.

Se B♭peut-il Dmqu’on soit Gmsi méB♭/Fchante C7/9(/E)avec de E♭jolis B♭seins ?

[REFRAIN :]

Se E♭peut-il qu’on soit si méchante E♭mavec de jolis B♭seins,

GmSi méC7chante aF7vec de jolis B♭seins ?F7

J’eusse borné mon zèle à d’innocents marivaudages,
Ma main n’eût pas quitté même un instant le clavecin.
Je me fusse permis un madrigal, pas davantage.
Se peut-il qu’on soit si méchante avec de jolis seins ?

[REFRAIN]

Quand on a comme vous reçu tant de grâce en partage,
C’est triste au fond du cœur de rouler d’aussi noirs desseins.
Vous gâchez le métier de belle, et c’est du sabotage.
Se peut-il qu’on soit si méchante avec de jolis seins ?

[REFRAIN]

Vous gâchez le métier de belle, et c’est du sabotage,
Et je succombe ou presque sous votre charme assassin,
Moi qui vais tout à l’heure atteindre à la limite d’âge.
Se peut-il qu’on soit si méchante avec de jolis seins ?

[REFRAIN]

Moi qui vais tout à l’heure atteindre à la limite d’âge,
Mon ultime recours c’est d’entrer chez les capucins,
Car vous m’avez détruit, anéanti comme Carthage.
Se peut-il qu’on soit si méchante avec de jolis seins ?

[REFRAIN]

La Mauvaise Herbe

Quand Djour de Emgloire estA7 arrivé,D

Comme Bmtous lesEm autres éA7taient crevés,D

D7Moi seul conGnus le F#déshonneur,Bm

De n’pas être E7mort aA7u champ d’hon-

Dmneur.CB♭C

DmCB♭A7

Je Dmsuis d’la mauvaise herbe, braves gens, braves A7gens.

C’est pas moi qu’on rumine et c’est pas moi qu’on met en Dmgerbe.

La mort faucha les autres, braves gens, braves A7gens,

Et me fit grâce à moi, c’est immoral et c’est comme Dmça !

GmLa la C7la la la Fla la la

Gm(6)La la A7la la la Dmla la la la

Et je m’demande pourquoi Bon GmDieu,

Ça vous déA7range que j’vive un Dmpeu.

Et je m’demande pourquoi Bon GmDieu,

Ça vous déA7range que j’vive un Dpeu.

La fille à tout l’monde a bon cœur,
Elle me donne au petit bonheur,
Les p’tits bouts d’sa peau bien cachés,
Que les autres n’ont pas touchés.

Je suis d’la mauvaise herbe, braves gens, braves gens.
C’est pas moi qu’on rumine et c’est pas moi qu’on met en gerbe,
Elle se vend aux autres, braves gens, braves gens,
Elle se donne à moi, c’est immoral et c’est comme ça !

La la la la la la la la
La la la la la la la la la

Et je m’demande pourquoi Bon Dieu,
Ça vous dérange qu’on m’aime un peu.
Et je m’demande pourquoi Bon Dieu,
Ça vous dérange qu’on m’aime un peu.

Les hommes sont faits nous dit-on,
Pour vivre en bande, comme les moutons.
Moi j’vis seul et c’est pas demain,
Que je suivrai leur droit chemin.

Je suis d’la mauvaise herbe, braves gens, braves gens.
C’est pas moi qu’on rumine et c’est pas moi qu’on met en gerbe,
Je suis d’la mauvaise herbe, braves gens, braves gens,
Je pousse en liberté dans les jardins mal fréquentés.

La la la la la la la la
La la la la la la la la la

Et je m’demande pourquoi Bon Dieu,
Ça vous dérange que j’vive un peu.
Et je m’demande pourquoi Bon Dieu,
Ça vous dérange que j’vive un peu.

Je me suis fait tout petit

BmJe n’avais jamais ôté mon chaEm6peau,

DeF#7vant perBmsonne

Maintenant je rampe et Em6je fais le F#7beau,

G7Quand F#7elle me Bmsonne

J’étais chien méchant, elle B7me fait manEmger,

F#7Dans sa meBmnotte

J’avais des dents d’loup, je Em6les ai chanF#7gées,

G7Pour F#7des queBmnottes

[REFRAIN :]

BmJe m’suis fait tout p’tit devantC#7 une poupéF#7e,

Qui ferme lesBm yeux quandA7 on la DcoucheF#7

BmJe m’suis fait tout p’tit devantC#7 une poupéF#7e,

Qui fait MaBmman quandD on la G7tou_F#7ou_Bmche

J’étais dur à cuire, elle m’a converti,
La fine mouche
Et je suis tombé tout chaud, tout rôti,
Contre sa bouche
Qui a des dents de lait quand elle sourit,
Quand elle chante
Et des dents de loup quand elle est furie,
Qu’elle est méchante

[REFRAIN]

Je subis sa loi, je file tout doux,
Sous son empire
Bien qu’elle soit jalouse au-delà de tout,
Et même pire
Une jolie pervenche qui m’avait paru,
Plus jolie qu’elle
Une jolie pervenche un jour en mourut,
A coups d’ombrelle

[REFRAIN]

Tous les somnambules, tous les mages m’ont,
Dit sans malice
Qu’en ses bras en croix, je subirai mon,
Dernier supplice
Il en est de pires il en est d’meilleurs,
Mais à tout prendre
Qu’on se pende ici, qu’on se pende ailleurs,
S’il faut se pendre

[REFRAIN]

Histoire de Faussaire

DSe découpant sur champ d’azur,

La ferme éF#7tait fausse bien sûr,

BmEt le chaume servant de toit,

SynthétiD7que comme il se doit.

GAu bout d’une allée de faux Gmbuis,

On aperF#7cevait un faux Bmpuits

Du E7fond duquel la vérité,

N’avait jaA7mais dû remonDter.

Et la maîtresse de céans,
Dans un habit, ma foi, seyant
De fermière de comédie,
A ma rencontre descendit,

Et mon petit bouquet, soudain,
Parut terne dans ce jardin
Près des massifs de fausses fleurs,
Offrant les plus vives couleurs.

Ayant foulé le faux gazon,
Je la suivis dans la maison
Où brillait sans se consumer,
Un genre de feu sans fumée.

Face au faux buffet Henri deux,
Alignés sur les rayons de
La bibliothèque en faux bois,
Faux bouquins achetés au poids.

Faux Aubusson, fausses armures,
Faux tableaux de maîtres au mur,
Fausses perles et faux bijoux,
Faux grains de beauté sur la joue,

Faux ongles au bout des menottes,
Piano jouant des fausses notes
Avec des touches ne devant,
Pas leur ivoire aux éléphants.

Aux lueurs des fausses chandelles,
Enlevant ses fausses dentelles,
Elle a dit, mais ce n’était pas,
Sûr, tu es mon premier faux pas.

Fausse vierge, fausse pudeur,
Fausse fièvre, simulateurs,
Ces anges artificiels,
Venus d’un faux septième ciel.

[Mod. en Fa :]C7
FLa seule chose un peu sincère,

Dans cette histA7oire de faussaire

DmEt contre laquelle il ne faut,

Peut-être F7pas s’inscrire en faux,

B♭C’est mon penchant pour elle et B♭mmon,

Gros point du A7côté du pouDmmon

G7Quand amoureuse elle tomba,

D’un vrai marC7quis de CaraFbas.

[Retour en Ré :]A7
DEn l’occurrence Cupidon,

Se conduiF#7sit en faux-jeton,

Bm En véritable faux témoin,

Et Vénus D7aussi, néanmoins

GCe serait sans doute menGmtir,

Par omisF#7sion de ne pas Bmdire

Que E7je leur dois quand même une heure,

AuthentiA7que de vrai bonDheur.

GD

Le Gorille

DA7

C’est à travers de larges grilles,
Que les femelles du canton,
Contemplaient un puissant gorille,
Sans soucis du qu’en dira-t-on

Avec impudeur ces commères,
Lorgnaient même un endroit précis
Que rigoureusement ma mère,
M’a défendu d’nommer ici

Gare au goriiiiiiiiiiille

Tout à coup la prison bien close,
Où vivait le bel animal
S’ouvre on n’sait pourquoi j’suppose,
Qu’on avait dû la fermer mal

Le singe en sortant de sa cage,
Dit c’est aujourd’hui que j’le perd
Il parlait de son pucelage,
Vous l’aviez deviné j’espère

Gare au goriiiiiiiiiiille

L’patron de la ménagerie,
Criait éperdu « non de non
C’est assommant car mon gorille,
N’a jamais connu de guenon »

Dès que la féminine engeance,
Sut que le singe était puceau
Au lieu de profiter d’la chance,
Elle fit feu des deux fuseaux

Gare au goriiiiiiiiiiille

Celles-là même qui naguère,
Le couvaient d’un oeil décidé
Fuirent prouvant qu’elles n’avaient guère,
De la suite dans les idées

D’autant plus vaine était leur crainte,
Que le gorille est un luron
Supérieur à l’homme dans l’étreinte,
Bien des femmes vous le diront

Gare au goriiiiiiiiiiille

Tout le monde se précipite,
Hors d’atteinte du singe en rut,
Sauf une vieille décrépite,
Et un jeune juge en bois brut

Voyant que toutes se dérobent,
Le quadrumane accéléra,
Son dandinement vers les robes,
De la vieille et du magistrat

Gare au goriiiiiiiiiiille

« Bah ! » Soupirait la centenaire,
« Qu’on put encore me désirer,
Ce serait extraordinaire,
Et pour tout dire inespéré »

Le juge pensait impassible,
« Qu’on me prenne pour une guenon,
C’est complètement impossible »,
La suite lui prouva que non

Gare au goriiiiiiiiiiille

Supposez qu’l’un de vous puisse être,
Comme le singe obligé de,
Violer un juge ou une ancêtre,
Lequel choisirait-il des deux.

Qu’une alternative pareille,
Un de ces quatre jours m’échoie
C’est j’en suis convaincu la vieille,
Qui serait l’objet de mon choix

Gare au goriiiiiiiiiiille

Mais par malheur si le gorille,
Aux jeux de l’amour vaut son prix,
On sait qu’en revanche il ne brille,
Ni par le goût ni par l’esprit,

Lors au lieu d’opter pour la vieille,
Comme aurait fait n’importe qui,
Il saisit le juge à l’oreille,
Et l’entraîna dans un maquis

Gare au goriiiiiiiiiiille

La suite serait délectable,
Malheureusement je ne peux,
Pas la dire et c’est regrettable,
Ça nous aurait fait rire un peu.

Car le juge au moment suprême,
Criait « Maman », pleurait beaucoup,
Comme l’homme auquel le jour même,
Il avait fait trancher le coup

Gare au goriiiiiiiiiiille

Les Funérailles d’Antan

F#Jadis, les parents des morts vous mettaient dans le C#7bain

F#De bonne grâce ils en f’saient profiter les coC#7pains

« F#Y’a un mort à la maiF#7son, si le cœur vous en Bdit

G#Venez l’pleurer avec G#7nous sur le coup de miC#7di… »

Mais les vivants aujourd’hui n’sont plus si généreux
Quand ils possèdent un mort ils le gardent pour eux
C’est la raison pour laquelle, depuis quelques années

B♭7Des tas d’enterreE♭mments G#7vous passent sous le C#nez,

B♭7Des tas d’enterreE♭mments vous F#passent C#7sous le F#nezG#7

[REFRAIN :]

C#Mais où sont les funérailles d’anE♭mtan ?G#7

C#Les petits corbillards, corbillards, corbillards,

Corbillards de nos F7grands-pères

B♭mQui suivaient la route en cahoF7tant

B♭mLes petits macchabées, macchabées, macchabées,

E♭7Macchabées ronds et prosG#7pères

C#Quand les héritiers étaient conE♭mtentsG#7

C#Au fossoyeur, au croque-mort, au curé,

Aux chevaux même ils (F)payaient un F#verre

F#(7)Elles sont C7révoFmlues

Elles ont B♭7fait leur E♭mtemps

Les belles pom, pom, C#pom,

Pom, pom, G#7pompes fuC#nèbres

F#(7)On ne les r’C7verra Fmplus

E♭mEt c’est bienB♭7 attrisE♭mtant

Les belles pompes C#fu_B♭7nèbres

E♭m De G#7nos vingtC# ansC#7

Maintenant, les corbillards à tombeau grand ouvert
Emportent les trépassés jusqu’au diable vauvert
Les malheureux n’ont même plus le plaisir enfantin
D’voir leurs héritiers marrons marcher dans le crottin

L’autre semaine des salauds, à cent quarante à l’heure
Vers un cimetière minable emportaient un des leurs
Quand, sur un arbre en bois dur, ils se sont aplatis
On s’aperçut qu’le mort avait fait des petits [bis]

[REFRAIN]

Plutôt qu’d’avoir des obsèques manquant de fioritures
J’aim’rais mieux, tout compte fait, m’passer de sépulture
J’aim’rais mieux mourir dans l’eau, dans le feu, n’importe où
Et même, à la grande rigueur, ne pas mourir du tout

Ô, que renaisse le temps des morts bouffis d’orgueil
L’époque des m’as-tu-vu-dans-mon-joli-cercueil
Où, quitte à tout dépenser jusqu’au dernier écu
Les gens avaient à cœur d’mourir plus haut qu’leur cul [bis]

[REFRAIN]

Le Fiacre

Un fiacre Aallait, DtrottiAnant,

DCahin, Acaha, Hu, E7dia, Ahop là !

Un fiacre allait, DtrottiAnant,

DJaune, aAvec un E7cocher Ablanc.

Derrièr’ les stores baissés,
Cahin, caha, Hu, dia, hop là !
Derrièr’ les stores baissés,
On entendait des baisers.

Puis un’ voix disant : « Léon !
Cahin, caha, Hu, dia, hop là !
Puis un’ voix disant : « Léon !
Tu m’fais mal, ôt’ ton lorgnon ! »

Un vieux monsieur qui passait,
Cahin, caha, Hu, dia, hop là !
Un vieux monsieur qui passait,
S’écri’ : « Mais on dirait qu’c’est

Ma femme dont j’entends la voix !
Cahin, caha, Hu, dia, hop là !
Ma femme dont j’entends la voix ! »
I’ s’lanc’ sur l’pavé en bois.

Mais il gliss’ su’ l’ sol mouillé,
Cahin, caha, Hu, dia, hop là !
Mais il gliss’ su’ l’ sol mouillé,
Boum ! Le v’là éscrabouillé.

Du fiacre un’ dam’ sort et dit :
Cahin, caha, Hu, dia, hop là !
Du fiacre un’ dam’ sort et dit :
« Chouett’, Léon ! C’est mon mari !

Y a plus besoin d’ nous cacher,
Cahin, caha, Hu, dia, hop là !
Y a plus besoin d’ nous cacher.
Donn’ donc cent sous à c’cocher ! »

Un fiacre allait, trottinant,
Cahin, caha, Hu, dia, hop là !
Un fiacre allait, trottinant,
Jaune, avec un cocher blanc.

Fernande

guitare : B9 [x|2|1|2|2|x]

UDne manie de D+vieux garçon

Moi Gj’ai pris l’habiF#7tude

D’aAmgrémenB7ter ma Emsoli(F#7)tude

AuxE7 accents de A7cette chanDson

[Refrain :]

E7Quand Aje penseB♭° à FerBmnande

Je E7bande,E+ je Abande

Quand j’pense à FéliDcie

Je bande ausAsi

Quand j’pense à LéoDnor

Mon E7dieu je E+bande enAcore

Mais C#7quand j’pense à LuF#mlu

E7je ne bande F#7plus

La C#7bandaison paF#mpa

Ça n’se com(B9)man_E7de Apas.

C’est cette mâle ritournelle
Cette antienne virile
Qui retentit dans la guérite
De la vaillante sentinelle.

[Refrain]

Afin de tromper son cafard
De voir la vie moins terne
Tout en veillant sur sa lanterne
Chante ainsi le gardien de phare

[Refrain]

Après la prière du soir
Comme il est un peu triste
Chante ainsi le séminariste
A genoux sur son reposoir.

[Refrain]

A l’Etoile où j’était venu
Pour ranimer la flamme
J’entendis émus jusqu’au larmes
La voix du soldat inconnu.

[Refrain]

Et je vais mettre un point final
A ce chant salutaire
En suggérant au solitaire
D’en faire un hymne national.

[Refrain]

Entre l’Espagne et l’Italie

ALe géographe était E7pris de folie,[x4]
Quand il imagina de tendre,
Tout juste entre l’Espagne et l’Italie,
Ma carte du Tendre.

[REFRAIN :]

Avec A7moi Cupidon se surDmène,

Dans mon G#°cœur d’artichaut il piAqua

Deux flècA7hes : l’une au nom de CarDmen(e),

La seDmconde au nom de FrancesE7ca.

Les soirs de bal, j’enlace tour à tour,
Je fais danser chacune d’elles :
Un pied pour la séguedille, un pied pour,
La gaie tarentelle.

[REFRAIN]

Sans guère songer à ce que demain,
Le coquin de sort me destine,
J’avance en tenant ferme à chaque main,
Mes deux sœurs latines.

[REFRAIN]

Si jamais l’une d’elles un jour apprend,
Qu’elle n’est pas tout à fait seule,
J’ai plus qu’à courir chez le tisserand,
Choisir un linceul

[REFRAIN]

On me verrait pris dans cette hypothèse
Entre deux mégères ardentes,
Entre deux feux : l’enfer de Cervantès
Et l’enfer de Dante !

[REFRAIN]

Devant la faucheuse s’il faut plus tard,
Pauvre de moi, que je m’incline,
Qu’on me porte en terre au son des guitares
Et des mandolines !

Avec moi Cupidon se surmène,
Dans mon cœur d’artichaut il piqua
Deux flèches : l’une au nom de Carmen(e),

La seDconde au nom E7de FrancesAca.

Embrasse-Les Tous

DmTu n’es pas de cell’s qui meur’nt où ell’s s’attachent,

B♭ Tu frottes ta joue à toutes les moustaches,

Dm Faut s’lever de bon maA7tin pour voir un ingéDmnu

Qui n’ t’ait B♭pas conA7nu’,

Entré’ libre à n’importe qui dans ta ronde,
Coeur d’artichaut, tu donne’ un’ feuille à tout l’monde,
Jamais, de mémoire d’homm’, moulin n’avait été

AuC7tant fréquenté.

FDe Pierre à DmPaul, en pasAmsant par Jule’ et Félicien,

B♭Embrasse-les tous, embrasse-les tous,

FDieu reconnaîtra le sien !

C7/GPasse-les tous par tes C7armes,

FPasse-les tous par tes charmes,

E7Jusqu’à c’ que l’un d’eux, les bras en croix,

Tourne de lAm‘œil dans tes C7bras,

FDes grands aux Dmp’tits en alAmlant jusqu’aux Lilliputiens,

B♭Embrasse-les tous, embrasse-les tous,

B♭7Dieu reconnaîtra le A7sien

D7Jusqu’à ce qu’amour s’ensuive,

GmQu’à son cœur une plai’ A7vive,

DmLe plus touché d’entre G7nous

Demande Gmgrâce à C7ge_Fnoux.A7

En attendant le baiser qui fera mouche,
Le baiser qu’on garde pour la bonne bouche,
En attendant de trouver, parmi tous ces galants,
Le vrai merle blanc,

En attendant qu’ le p’tit bonheur ne t’apporte
Celui derrière qui tu condamneras ta porte
En marquant dessus « Fermé jusqu’à la fin des jours
Pour cause d’amour « …

De Pierre à Paul, en passant par Jule’ et Félicien,
Embrasse-les tous, (bis)
Dieu reconnaîtra le sien !
Passe-les tous par tes armes,
Passe-les tous par tes charmes,
Jusqu’à c’que l’un d’eux, les bras en croix,
Tourne de l’œil dans tes bras,

Des grands aux p’tits en allant jusqu’aux Lilliputiens,
Embrasse-les tous, (bis)
Dieu reconnaîtra le sien!
Alors toutes tes fredaines,
Guilledous et prétentaines,
Tes écarts, tes grands écarts,
Te seront pardonnés, car
Les fill’s quand ça dit « je t’aime »,
C’est comme un second baptême,
Ça leur donne un cœur tout neuf,
Comme au sortir de son oeuf.

Cupidon s’en fout

{Intro :}AmFGC|DE(7)Am

Pour chanAmger en amour notre amourette,

Il s’en Cserait pas fallu de beaDucoup

Mais, ce E7jour-là, Vénus était distraite,

Il est des Amjours où CuG7pidon s’enC fout,

Il est B♭des jours où CuE7pidon s’en Amfout

[Pont = Intro]

Des jours où il joue les mouches du coche,
Où elles sont émoussées dans le bout
Les flèches courtoises qu’il nous décoche,

Il est des jours où Cupidon s’en fout [bis]

[Pont = Intro]

Se consacrant à d’autres imbéciles,
Il n’eut pas l’heur de s’occuper de nous
Avec son arc et tous ses ustensiles,

Il est des jours où Cupidon s’en fout [bis]

[Pont = Intro]

On a tenté sans lui d’ouvrir la fête,
Sur l’herbe tendre, on s’est roulé, mais vous
Avez perdu la vertu, pas la tête,

Il est des jours où Cupidon s’en fout [bis]

[Pont = Intro]

Si vous m’avez donné toute licence,
Le cœur, hélas, n’était pas dans le coup
Le feu sacré brillait par son absence,

Il est des jours où Cupidon s’en fout [bis]

[Pont = Intro]

On effeuilla vingt fois la marguerite,
Elle tomba vingt fois sur « pas du tout »
Et notre pauvre idylle a fait faillite,

Il est des jours où Cupidon s’en fout [bis]

[Pont = Intro]

Quand vous irez au bois conter fleurette,
Jeunes galants, le ciel soit avec vous
Je n’eus pas cette chance et le regrette,

Il est des jours où Cupidon s’en fout [bis]

[Pont = Intro]

La Complainte des Filles de Joie

Bien Bmque ces vaches de bourgeois,

Bien Gque ces vaches F#7de bourgeois,

LesBm appell’nt des filles de joi’,

LesG appell’nt des filF#les de joi’,

C’est Dpas tous les D#°jours qu’ell’s riEmgolent,

PaBmrole, paF#7role,

C’est Bmpas tous les Emjours qu’elles riGgo_F#7o__Bmlent.

Car, même avec des pieds de grues, (bis)
Fair’ les cent pas le long des rues (bis)
C’est fatigant pour les guibolles,
Parole, parole,
C’est fatigant pour les guibolles.

Non seulement ell’s ont des cors, (bis)
Des oeils-de-perdrix, mais encor (bis)
C’est fou ce qu’ell’s usent de grolles,
Parole, parole,
C’est fou ce qu’ell’s usent de grolles.

Y’a des clients, y’a des salauds (bis)
Qui se trempent jamais dans l’eau. (bis)
Faut pourtant qu’elles les cajolent,
Parole, parole,
Faut pourtant qu’elles les cajolent.

Qu’ell’s leur fasse la courte échell’ (bis)
Pour monter au septième ciel. (bis)
Les sous, croyez pas qu’ell’s les volent,
Parole, parole,
Les sous, croyez pas qu’ell’s les volent.

Ell’s sont méprisé’s du public, (bis)
Ell’s sont bousculé’s par les flics, (bis)
Et menacé’s de la vérole,
Parole, parole,
Et menacé’s de la vérole.

Bien qu’ tout’ la vie ell’s fass’nt l’amour, (bis)
Qu’ell’s se marient vingt fois par jour, (bis)
La noce est jamais pour leur fiole,
Parole, parole,
La noce est jamais pour leur fiole.

Bien qu’ tout’ la vie ell’s fass’nt l’amour, (bis)
Qu’ell’s se marient vingt fois par jour, (bis)
La noce est jamais pour leur fiole,
Parole, parole,
La noce est jamais pour leur fiole.

Fils de pécore et de minus, (bis)
Ris par de la pauvre Vénus, (bis)
La pauvre vieille casserole,
Parole, parole,
La pauvre vieille casserole.

Il s’en fallait de peu, mon cher, (bis)
Que cett’ putain ne fût ta mère, (bis)
Cette putain dont tu rigoles,
Parole, parole,
Cette putain dont tu rigoles.

Chansonnette à celle qui reste pucelle

JaBmdis la mineure perF#7dait son honneurB7 au moindre faux Empas

Ces A7mœurs n’ont plus cours, de nos Djours, c’est la gourdeC#7 qui ne le fait F#(7)pas

TouB7te ton école peEmtite rigole,A7 qu’encore à seizeD ans E♭°

Tu Emsois vierge et sage, fiBmdèle à l’usageF#(7) caduc à préBmsent

Malgré les exemples de gosses plus amples informées que toi
Et qu’on dépucelle avec leur crécelle au bout de leurs doigts
Chacun te brocarde de ce que tu gardes ta fleur d’oranger
Pour la bonne cause et chacune glose sur tes préjugés

Et tu sers de cible, mais reste insensible aux propos moqueurs
Aux traits à la gomme, comporte toi comme te le dit ton cœur
Quoi que l’on raconte, y’a pas plus de honte à se refuser
Ni plus de mérite, d’ailleurs ma petite, qu’à se faire baiser (bis)

Chanson pour l’Auvergnat

BmElle est à toi, cette chanF#7son,

Toi, l’Auvergnat, qui Bmsans façon,

M’as donné quatre bouts de F#7bois

Quand, Bmdans ma vie, A7il faisait Dfroid,F#7

BmToi qui m’as donné du feu F#7quand

Les croquantes et Bmles croquants,

Tous les gens bien intentionF#7nés,

M’aBmvaient fermé A7la porte au Dnez…

D7Ce n’était Grien A7qu’un feu de Dbois,

BmMais il m’aEmvait chaufF#7fé le Bmcorps,

F#7Et dans mon âme il brBmûle encor’

A Gla manièr’ G7d’un feu de F#7joie.

BmToi l’Auvergnat, quand tu mourF#7ras,

Quand le croqu’-mort t’emBmportera,

Qu’il te conduise, à E7travers Aciel,

G Au F#7Père Bméternel.

Elle est à toi, cette chanson,
Toi, l’Hôtesse qui, sans façon,
M’as donné quatre bouts de pain
Quand, dans ma vie il faisait faim,

Toi qui m’ouvris ta huche quand
Les croquantes et les croquants,
Tous les gens bien intentionnés,
S’amusaient a me voir jeûner…

Ce n’était rien qu’un peu de pain,
Mais il m’avait chauffé le corps,
Et dans mon âme il brûle encor’
A la manièr’ d’un grand festin.

Toi l’Hôtesse quand tu mourras,
Quand le croqu’-mort t’emportera,
Qu’il te conduise, à travers ciel,
Au Père éternel.

Elle est à toi, cette chanson,
Toi, l’Étranger, qui sans façon
D’un air malheureux m’as souri
Lorsque les gendarmes m’ont pris,

Toi qui n’as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants,
Tous les gens bien intentionnés,
Riaient de me voir emmener…

Ce n’était rien qu’un peu de miel,
Mais il m’avait chauffé le corps,
Et dans mon âme il brûle encor’
A la manièr’ d’un grand soleil.

Toi l’Etranger quand tu mourras,
Quand le croqu’-mort t’emportera,
Qu’il te conduise, à travers ciel,
Au Père éternel.

Ceux qui ne pensent pas comme nous

Quand on A7n’est pas d’acDmcord avec A7le fort en Dmthème

Qui, A7chez les sorbonDmnards, fit ses A7humanités,

On murD7mure in petto : « C’est un vrai Nicodème,

FUn balourd, un béClître, un bel G7âne bâtCé. »

Moi qui pris mes leçons chez l’engeance argotique,
Je dis en l’occurrence, excusez le jargon,
Si la forme a changé le fond reste identique :
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

[Refrain :]

Entre nous A7soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaîtD7re

Que l’on n’est G7pas intelligent,

Il faudrait l’êtrCe.
[bis]

Jouant les ingénus, le père de Candide,
Le génial Voltaire, en substance écrivit
Qu’il souffrait volontiers – complaisance splendide –
Que l’on ne se conformât point à son avis.

« Vous proférez, Monsieur, des sottises énormes,
Mais jusques à la mort, je me battrais pour qu’on
Vous les laissât tenir. Attendez-moi sous l’orme ! »
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

[Refrain]

Si ça n’entraîne pas une guerre civile
Quand un fâcheux me contrarie, c’est – soyons francs –
Un peu par sympathie, par courtoisie servile,
Un peu par vanité d’avoir l’air tolérant,

Un peu par crainte aussi que cette grosse bête
Prise à rebrousse-poil ne sorte de ses gonds
Pour mettre à coups de poing son credo dans ma tête.
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

[Refrain]

La morale de ma petite ritournelle,
Il semble superflu de vous l’expliciter.
Elle coule de source, elle est incluse en elle :
Faut choisir entre deux éventualités.

En fait d’alternative, on fait pas plus facile.
Ceux qui l’aiment, parbleu, sont des esprits féconds,
Ceux qui ne l’aiment pas, de pauvres imbéciles.
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

[Refrain]

C’est Magnifique

La Cvie est là

Qui (CΔ)vous prend par le bras

Oh la la Cla

C#° C’est magniDmfi__G7que !

Des Dmjours tous DmΔbleus

Des Dm7baisers lumi(Dm6)neux,

bss bss bss G(7)bss

G+ C’est magniCfi_(C°)i____G+que !

DonCner son cœur

A(CΔ)vec un bouquet d’fleurs

Oh la la C7la

Mais c’est magniFfique !

Et faireFm un jour

Un Cmariage d’aA7mour

C’est magniDmfi__G7i___Cque !G+

Partir là-bas
Lun’ de miel à Cuba,
Oh la la la
C’est magnifique !

Sous ce climat,
Les baisers sont comm’ ça !
Bss bss bss bss
C’est magnifique !

Des nuits d’amour
Qui dur’nt quarant’ cinq jours
Oh la la la
Mais c’est magnifique !

Revoir Paris
Retrouver ses amis
C’est magnifique !

Dîner à deux
Dans un nid d’amoureux
Oh la la la
C’est magnifique !

Dans un baiser
Laisser l’poulet brûler
Bss bss bss bss
C’est magnifique !

Avoir deux cœurs
Pour faire un seul bonheur
Oh la la la
Mais c’est magnifique !

S’aimer d’amour
A Paris pour toujours
C’est magnifique !

Boulevard du temps qui passe

DmA peine sortis G7du berceau,

C7Nous sommes allés F7faire un saut

B♭7Au boulevard du temps qui A7passe,

DmEn scandant notre G7« Ça ira »

C7Contre les vieux, les F7mous, les gras,

B♭7Confinés dans leurs A7idées Dmbasses.

On nous a vus, c’était hier,
Qui descendions, jeunes et fiers,
Dans une folle sarabande,

En allumant des feux de joie,
En alarmant les gros bourgeois,
En piétinant leurs plates-bandes.

Jurant de tout remettre à neuf,
De refaire quatre-vingt-neuf,
De reprendre un peu la Bastille,

Nous avons embrassé, goulus,
Leurs femmes qu’ils ne touchaient plus,
Nous avons fécondé leurs filles.

Dans la mare de leurs canards
Nous avons lancé, goguenards,
Force pavés, quelle tempête!

Nous n’avons rien laissé debout,
Flanquant leurs credos, leurs tabous
Et leurs dieux, cul par-dessus tête.

Quand sonna le cessez-le-feu
L’un de nous perdait ses cheveux
Et l’autre avait les tempes grises.

Nous avons constaté soudain
Que l’été de la Saint-Martin
N’est pas loin du temps des cerises.

Alors, ralentissant le pas,
On fit la route à la papa,
Car, braillant contre les ancêtres,

La troupe fraîche des cadets
Au carrefour nous attendait
Pour nous envoyer à Bicêtre.

Tous ces gâteux, ces avachis,
Ces pauvres sépulcres blanchis
Chancelant dans leur carapace,

On les a vus, c’était hier,
Qui descendaient jeunes et fiers,
Le boulevard du temps qui passe.

La Ballade des gens qui sont nés quelque part

C’est Dvrai qu’ils sont plaisants, tous A7ces petits vilDla_a_F#7a_ges,

BmTous ces bourgs, ces hameaux, ces Glieux-dits, ces ciE7tés,A

ADvec leurs châteaux forts, leursA7 églises, leurs Dpla_a_F#7ages,

BmIls n’ont qu’un seul point faible et F#7c’est d’être habiBmtés,

Et Gc’est d’être habités par des A7gens qui reDgardent

Le Bmreste avec mépris du haut de leurs remEparts,

C7

FLa race des chauvins, des B♭porteurs de coA7cardes,

B♭Les imbéciles heuFreux qui sont Gm7nés quelque A7part

B♭Les imbéciles heuFreux qui sont Cnés quelque Fpart.

A7

Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
Empalés une fois pour tout’s sur leur clocher,
Qui vous montrent leurs tours, leurs musé’s leur mairie,
Vous font voir du pays natal jusqu’à loucher.

Qu’ils sortent de Paris, ou de Rome, ou de Sète,
Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar

Ou même de Montcuq, il s’en flattent, mazette,
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part. (bis)

Le sable dans lequel, douillettes, leurs autruches
Enfouissent la tête, on trouve pas plus fin,
Quand à l’air qu’ils emploient pour gonfler leurs baudruches
Leurs bulles de savon, c’est du souffle divin.

Et, petit à petit, les voilà qui se montent
Le cou jusqu’à penser que le crottin fait par

Leurs chevaux, même en bois, rend jaloux tout le monde,
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part. (bis)

C’est pas un lieu commun celui de leur naissance,
Ils plaignent de tout cœur les pauvres malchanceux,
Les petits maladroits qui n’eurent pas la présence,
La présence d’esprit de voir le jour chez eux.

Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire,
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares,

Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre,
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part. (bis)

Mon dieu, qu’il ferait bon sur la terre des hommes
Si on n’y rencontrait cette race incongrue’,
Cette race importune et qui partout foisonne :
La race des gens du terroir, des gens du cru.

Que la vi’ serait belle en toutes circonstances
Si vous n’aviez tiré du néant ces jobards,

Preuve, peut-être bien, de votre inexistence :
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part. (bis)

La Ballade des Cimetières

AmJ’ai des tombeaux Fen abonEdance,

AmDes sépultur’ à G7discréCtion,E

AmDans tout cim’tièr’ d’Fquelque imporEtance

AmJ’ai ma petite concession.

De l’humble tertre au mausolée,
Avec toujours quelqu’un dedans,
J’ai des p’tit’s boss’s plein les allées,
Et je suis triste, cependant…

ACar je n’en ai F#7pas, Bmet ça m’aE7gace,[x3]
Et ça défrise mon blason,
Au cimetièr’ du Montparnasse,

A Aquatre pas A+de ma maiDson,

A Amquatre pas E7de ma maiAson.

J’en possède au Père-Lachaise,
A Bagneux, à Thiais, à Pantin,
Et jusque, ne vous en déplaise,
Au fond du cimetièr’ marin,

A la vill’ comm’ à la campagne,
Partout où l’on peut faire un trou,
J’ai mêm’ des tombeaux en Espagne
Qu’on me jalouse peu ou prou…

Mais j’ n’en ai pas la moindre trace,
Le plus humble petit soupçon,
Au cimetièr’ du Montparnasse,
A quatre pas de ma maison. (bis)

Le jour des morts, je cours, je vole,
Je vais infatigablement,
De nécropole en nécropole,
De pierr’ tombale en monument.

On m’entrevoit sous un’ couronne
D’immortelles à Champerret,
Un peu plus tard, c’est à Charonne
Qu’on m’aperçoit sous un cyprès…

Mais, seul, un fourbe aura l’audace,
De dir’ :  » J’ l’ai vu à l’horizon,
Du cimetièr’ du Montparnasse,
A quatre pas de sa maison « . (bis)

Devant l’ château d’ ma grand-tante
La marquise de Carabas,
Ma saint’ famille languit d’attente :
Mourra-t-ell’, mourra-t-elle pas ?

L’un veut son or, l’autre veut ses meubles,
Qui ses bijoux, qui ses bib’lots,
Qui ses forêts, qui ses immeubles,
Qui ses tapis, qui ses tableaux…

Moi je n’implore qu’une grâce,
C’est qu’ell’ pass’ la morte-saison
Au cimetièr’ du Montparnasse,
A quatre pas de ma maison. (bis)

Ainsi chantait, la mort dans l’âme,
Un jeun’ homm’ de bonne tenue,
En train de ranimer la flamme
Du soldat qui lui était connu,

Or, il advint qu’le ciel eut marr’ de
L’entendre parler d’ ses caveaux.
Et Dieu fit signe à la camarde
De l’expédier ru’ Froidevaux…

Mais les croqu’-morts, qui étaient de Chartre’,
Funeste erreur de livraison,
Menèr’nt sa dépouille à Montmartre,
De l’autr’ côté de sa maison. (bis)

Avoir un Bon Copain

[REFRAIN :]

ACvoir un bon copain,

Voilà c´qu’il y a d’meilA7leur au Dmmonde

A7Oui, Dmcar, un bon copain,

C´est plus fiGdèle qu’une bG7londe

UAmnis main dans la Emmain,

FA chaque seCconGde

G7On Crit de ses chaF#°grins,

Quand on posG7sède un bon coCpain D7


GC’est le prinDtemps, Gon a vingtD ans,

GLe cœur et Dle moteur, Gbattent gaieDment

BDroit devant F#nous, Bsans savoir F#où,

BNous filons F#comme des Bfous (F#)

E♭Car aujourB♭d’hui, E♭tout nous souB♭rit,

E♭Dans une auB♭to, qu’on est E♭bien entre aB♭mis

GAussi chanDtons, Gsur tous les Dtons,

GLe bonheur Dd’être garGçon !

[REFRAIN]

L’Antéchrist

Je Cne suis pas du tout l’AntéG7christ de serCvice,(/B)

J’ai Ammême pour Jésus et pour E7son sacriAmfice

Un Fbrin d’admiraCtion, soit B7dit sans iroEnie.

Car Ace n’est sûreEment pas Aune sinéEcure,

Non, Fque de se laisCser cracherE7 à la fiA7gure

Par Fla caF#°naille et Cla racailleE7 réuAmnies.G7

Bien sûr, il est normal que la foule révère
Ce héros qui jadis partit pour aller faire
L’alpiniste avant l’heure en haut du Golgotha,
En portant sur l’épaule une croix accablante,
En méprisant l’insulte et le remonte-pente,
Et sans aucun bravo qui le réconfortât !

Bien sûr, autour du front, la couronne d’épines,
L’éponge trempée dans Dieu sait quelle bibine,
Et les clous enfoncés dans les pieds et les mains,
C’est très inconfortable et ça vous tarabuste,
Même si l’on est brave et si l’on est robuste,
Et si le paradis est au bout du chemin.

Bien sûr, mais il devait défendre son prestige,
Car il était le fils du ciel, l’enfant prodige,
Il était le Messie et ne l’ignorait pas.
Entre son père et lui, c’était l’accord tacite :
Tu montes sur la croix et je te ressuscite !
On meurt de confiance avec un tel papa.

Il a donné sa vie sans doute mais son zèle
Avait une portée quasi universelle
Qui rendait le supplice un peu moins douloureux.
Il savait que, dans chaque église, il serait tête
D’affiche et qu’il aurait son portrait en vedette,
Entouré des élus, des saints, des bienheureux.

En se sacrifiant, il sauvait tous les hommes.
Du moins le croyait-il ! Au point où nous en sommes,
On peut considérer qu’il s’est fichu dedans.
Le jeu, si j’ose dire, en valait la chandelle.
Bon nombre de chrétiens et même d’infidèles,
Pour un but aussi noble, en feraient tout autant.

Cela Fdit je F#°ne suis Cpas l’AntéchristE7 de serAmvice.

L’Andropause

GAux quatre coins de France, émanant je suppose

CDe maris rancuniers par Gla haine conA7duits,D

GLe bruit court que j’atteins l’heure de l’andropause,

B7Qu’il ne faut plus compEmter sur A7moi D7dans le déduit.

O n’insultez jamais une verge qui tombe !
Ce n’est pas leur principe, ils crient sur tous les tons
Que l’une de mes deux est déjà dans la tombe
Et que l’autre à son tour file un mauvais coton.

Tous ces empanachés bêtement se figurent
Qu’un membr’ de ma famille est à jamais perclus,
Que le fameux cochon, le pourceau d’Epicure
Qui sommeillait en moi ne s’éveillera plus.

Ils me croient interdit de séjour à Cythère,
Et, par les nuits sans lune avec jubilation,
Ils gravent sur mon mur en style lapidaire
« Ici loge un vieux bouc qui n’a plus d’érections » !

Ils sont prématurés, tous ces cris de victoire,
O vous qui me plantez la corne dans le dos,
Sachez que vous avez vendu les génitoires,
Révérence parler, de l’ours un peu trop tôt.

Je n’ai pas pour autant besoin de mandragore,
Et vos femmes, messieurs, qu’ces jours-ci j’ai reçues,
Que pas plus tard qu’hier, je contentais encore,
Si j’ n’ai plus d’érections, s’en fussent aperçues.

A l’hôpital Saint-Louis, l’autre jour, ma parole,
Le carabin m’a dit : « On ne peut s’y tromper,
En un mot comme en cent, monsieur, c’est la vérole. »
Si j’ n’ai plus d’érections, comment l’ai-je attrapée ?

Mon plus proche voisin n’aim’ que sa légitime,
Laquelle, épous’ modèle, n’a que moi pour amant.
Or tous deux d’ la vérole, ils sont tombés victimes.
Si j’ n’ai plus d’érections, expliquez-moi comment ?

Mes copains, mon bassiste et tous ceux de la troupe
En souffrirent bientôt, nul n’en fut préservé.
Or je fus le premier à l’avoir dans le groupe.
Si j’ n’ai plus d’érections, comment est-ce arrivé ?

Minotaures méchants, croyez-vous donc qu’à braire
Que mon train de plaisir arrive au terminus,
Vous me cassiez mes coups ? Au contraire, au contraire,
Je n’ai jamais autant sacrifié à Vénus !

Tenant à s’assurer si ces bruits qu’on colporte,
Ces potins alarmants sont ou sont pas fondés,
Ces dames nuit et jour font la queue à ma porte,
Poussées par le démon de la curiosité.

Et jamais, non jamais, soit dit sans arrogance,
Mon commerce charnel ne fut plus florissant.
Et vous, pauvres de vous, par voie de conséquence
Vous ne fûtes jamais plus cocus qu’à présent.

GCertes, elle sonnera cette heure fatiG7dique,

COù perdant toutes mes faCmcultés génétiques

GJe serai A7sans émoi,D

GOù le septième ciel – ma plus chère balG7lade,

CMa plus douce grimpette et B7plus tendre escaEmlade –

A7 SeD7ra trop haut pour Gmoi.(D7)

Il n’y aura pas de pleurs dans les gentilhommières,
Ni de grincements de fesses dans les chaumières,
Faut pas que je me leurre.
Peu de chances qu’on voie mes belles odalisques
Déposer en grand deuil au pied de l’obélisque
Quelques gerbes de fleurs.

Tout au plus gentiment diront-elles : « Peuchère,
Le vieux Priape est mort », et, la cuisse légère,
Le regard alangui,
Elles s’en iront vous rouler dans la farine
De safran, tempérer leur fureur utérine
Avec n’importe qui.

Et vous regretterez les manières civiles
De votre ancien rival
Apportait sa guitare,
Et faisait voltiger en gratouillant les cordes
Des notes de musique à l’entour de vos cornes,
Mais il sera trop tard !

Ya Son Las Doce

Ya son las doce y no D7llega

Me hará lo mismo que G13[3|5|3|4|5|3]ayer

Espera, espera y no D7viene

Ya no lo quiero ni G13er

Pero de E7pronto siento un ruido y me desAmpierto

Se abre la A7puerta y llega mi querer D7

[x2]

Cariño D7/9santo, vidita mía

No sufras tanto, ya estoy aGquí

Si tu bien D7/9sabes que yo te quiero

Que solamente soy para G

CAnda mi amorcito

Dame un Cbeso despacito,

SuaveCcito, aE7

No me reAmgañesAmΔ cierra los Am7ojos

Y D7/9duerme feGlíz

Vagabundo

Soy un pobre vagaGbundo,
Sin hogar y sin fortuna,
Y no conozco ninguna

De las dichos G#°de esAmte D7mundo

Voy sin rumbo Ampor la vida,
El dolor es mi condena,
Y el licor calmo mi pena,

Porque el B♭°amor es Gmentira,

No me importa Glo que digan,
De mi corazón bohemio,
Me emborracho porque llevo,

En el G7alma una traCgedia

Y asi voy por el caCmino,

C#° Que el destino me conGdena,

Porque al fin sere en la Amvida,

D7 Vagabundo hasta que Gmuera…

Tomando Té

No pueCdo tomar café,

Porque el café me quita el Gsueño,

Sólo G7puedo tomar té,

Porque tomando té me Cduermo.

En la hojita del té

Hierba C7tan mediciFnal

[REFRAIN :]

Que estaFría todo el Fmdía

Que estaCría todo el día

ToG7mando té

ToCmando té
[x2]

El doctor que a mi me ve
Exclama con mucha guasa
Que yo sólo sanaré
Cuando té tomé en la casa.
El efecto: té tomé
Y tan dulce lo sentí

[REFRAIN]

Son Amores

Cuando Fsientas como un palpitar corazón, son aC7mores

Si al mirarme sientes emoción corazón, son aF(6/9)mores

Sonaran dingalingalin dingalingalan repicar de campanas
Que dirán tipidipin tipidipan que tu amor por mi aguarda

No preFtendas más tiempo callar y ocultar tus aC7mores

Si total yo también te he de aC7/9mar con B♭(7)toda mi paA7siónD7

Y veGmrás que al fin se unirán nuestros dos coraFzones

Y en un C7beso febril fundirán de una vez dos aFmores

G#7 Cuando C#sientas como un palpitar corazón, son aG#7mores

Si al mirarme sientes emoción corazón, son aC#(6/9)mores

Sonaran dingalingalin dingalingalan repicar de campanas
Que dirán tipidipin tipidipan que tu amor por mi aguarda

C7 No preFtendas más tiempo callar y ocultar tus aC7mores

Si total yo también te he de aC7/9mar con B♭(7)toda mi paA7siónD7

Y veGmrás que al fin se unirán nuestros dos coraFzones

Y en un C7beso febril fundirán de una vez dos aFmores

Solamente Una Vez

Sola(C7)mente una Fvez

AF#°me en la Gm(7)vida,

C7 Solamente una Gm(7)vez

C7 Y nada F(6/9)mas

Una Fvez, nada Gmmas

En mi Am(7)huerto brilG#°lo la eGm(7)speranza,C7

La espeGm(7)ranza que alumbra

El caC7mino de mi soleF(6/9)dad

Una vez, nada mas
Se entrega el alma
Con la dulce y total
Renunciacion,

Y cuando ese milagro
Realiza el prodigio de amarse,
Hay campanas de fiesta
Que cantan en el corazon…

Sin Egoismo

Yo G

E7 Que te perAm(7)

QueD7 otro Gamor

E7 Te ilusioAm

D7 Más Gyo

E7 Lo comprenAm(7)

D7 Y me aleG

G#°Am(7)D7/♭9

No quise
Perturbar
La dicha
Que haya en tí
Dichosa
Quiero verte

Sin suGfrir G7

Para Cqué

Tenerte aC#°sí,

Sin ninGguna
Comprensión

Si yo A7
Que tu amor

Fué una iluD(7)sión

Por eso
Te dejé
Con gran dolor
Te abandoné
Porque
Sin egoismo
Vivo yo…

Para qué
Tenerte así
Sin ninguna
Comprensión
Si yo sé
Que tu amor
Fué una ilusión

Por eso
Te dejé,
Con gran dolor
Te abandoné
Porque
Sin egoismo
Vivo yo,

G#7Y soy feGliz…

Sabor a Mí

Tanto (E♭Δ)tiempo disfruG#tamos de este amor

G#m Nuestras almas se acerGmcaron tanto así

F#° Que yo guardo tu saFm7bor

Pero tú llevas tamB♭7bién, sabor a E♭6/9mí.

Si negaras mi presencia en tu vivir
Bastaría con abrazarte y conversar
Tanta vida yo te di

Que por fuerza tienes B♭7ya, sabor a E♭mí.

No preE♭7/B♭tendo, ser tu dueño,

No soy G#nada yo no (G)tengo vaniGdad

De mi F7vida, doy lo bueno,

Soy tan B♭7pobre que otra Fm7cosa puedo B♭7dar.

Pasarán más de mil años, muchos más
Yo no sé si tenga amor, la eternidad
Pero allá tal como aquí,
En la boca llevarás, sabor a mí.

No pretendo, ser tu dueño,
No soy nada yo no tengo vanidad
De mi vida, doy lo bueno,
Soy tan pobre que otra cosa puedo dar.

Pasarán más de mil años, muchos más
Yo no sé si tenga amor, la eternidad
Pero allá tal como aquí,
En la boca llevarás, sabor a mí,
Sabor a mí…

Quémame Los Ojos

Deja que tusDm ojos me vuelvan a miGmrar

Deja que mis A7labios te vuelvan a Dmbesar

Deja que tus Dmbesos ahuyenten las trisE7tezas

Que noche tras A7noche me hacen lloDmrar

Deja que la D7luz retorne mi Gmalma

Para que lo C7triste se marche de F

Déjame senGmtirme dormidoDm en tus brazos

Para que mi B♭7ser se llene de A7ti

Deja que mis sueños se afferen a tu pecho
Para que te cuenten cuán grande es mi dolor
Déjame estrujarte con est loco amor
Que me tiene al borde de la desolación

Deja que mis manos no sientan el frío
El frío terrible de la soledad
Quémame los ojos si es preciso vida

Pero nunca digas que no Dmvolverás

Que Nadie Sepa Mi Sufrir

No te aB♭msombres si te digo lo que E♭mfuiste

Una inG#7grata con mi pobre coraC#zón

Porque el F7brillo de tus lindos ojos B♭mnegros

AlumF#braron el camino de otro aF7mor.

Y a pesar que te adoraba tiernamente
Que a tu lado como nunca me sentí
Y por esas cosas raras de la vida
Sin el beso de tu boca yo me ví.

[REFRAIN :]

Amor de mis aG#7mores,

Reina mía que me hiC#ciste

¿Que no puedo conforG#7marme

Sin poderte contemC#plar?

Ya que F7pagaste así mi cariño tan B♭msincero

Sólo conseguiF#rás que no te nombre nunca G#7más

Amor de mis amores
Si dejaste de quererme
No hay cuidado que la gente
De eso no se enterará
¿Qué gano con decir que una mujer cambió mi suerte?

Se burlarán de mí, que nadie sepa mi suB♭mfrir.

Y a pesar que te adoraba tiernamente
Que a tu lado como nunca me sentí
Y por esas cosas raras de la vida
Sin el beso de tu boca yo me ví.

[REFRAIN]

Tus Promesas de Amor

GNooooEmAm,

Tu no D7puedes deGjar de adoEmrarme

Am Porque D7sabes que GDios

Ya Emsabra castiAmgarte

Si D7rompes tu Gpromesa de Emamor

Nooo, no puedes olvidarme
Porque dentro de tu alma
Tan solo hay una imagen

Y esa imagen Gsoy yoG7

Tu Cmjuraste ante un G7/Daltar en conCm/E♭fesión G7/D

Que jaGmás me olvidarias

Y hoy preA7tendesA7sus4 romper tus A7juramentos

DeD7jandome siD7/9n ti    D7[x|5|4|5|7|x]

Nooo, tu no puedes dejar de adorarme
porque sabes que Dios
Ya sabra castigarte
Si rompes tu promesa de amor

[INTERLUDE ♪♫♪♫]

Nooo, no puedes olvidarme
Porque dentro de tu alma
Tan solo hay una imagen
Y esa imagen soy yo

Tu juraste ante un altar en confesión
Que jamás me olvidarias
Y hoy pretendes romper tus juramentos
Dejandome sin ti

Ay nooo, tu no puedes dejar de adorarme
porque sabes que Dios
Ya sabra castigarte
Si rompes tu promesa de amor
Si rompes tu promesa de amor

No Llores

En que Dpuedo servirte corraA7zón

Dime que quieres, no llores por faDvor,

Que las Glagrimas de tu alma me lasDtiman,

Mas heA7ridas que traicionero aDmor.

Que las Glagrimas de tu alma me lasDtiman,

Mas heA7ridas que traicionero aDmor.

[REFRAIN :]

No Gllores, corrazón no Dllores

Vida de mi A7vida, amor de mis aD7mores

[bis]

Tu borraste de mi vida aquel dolor,
Y secaste la amargura que habia en mi,
Porque entraste a mi vida con calor,
Y el tiempo te hace llorar de emoción.
Porque entraste a mi vida con calor,
Y el tiempo te hace llorar de emoción.

[REFRAIN x3]

La Negrita Concepción

{intro :}
CGAmD7G[x2]

Tiene fama donde Amquiera,

D7 La negrita ConceGpción,

De ser (G#°)la mejor rumAm7bera

D7Y de darle duro al Gson

Todo el mundo que ha bailado
Con la negra Concepción,
Al igual han exclamado
¡Ay mama que sabroson!

[REFRAIN :]

Hay que ver como se D7/9mueve

(pa’ darle al Gson)
Como quiebra la cintura
(pa’ darle al son)
Como le vibran los hombros
(pa’ darle al son)
Como cimbra la cadera
(pa’ darle al son)

Unos creen que esta temblando
Otros creen que esun cyclon
Lo cierto es que esta bailando
La negrita Concepción

¡Ay mamá que tembladera!
No te mueva’ por favor
E’ta negra es una fiera
Que no tiene domador

[REFRAIN]

[PONT = INTRO]

Tiene fama donde quiera,
La negrita Concepción,
De ser la mejor rumbera
Y de darle duro al son

Todo el mundo que ha bailado
Con la negra Concepción,
Al igual han exclamado
¡Ay mama que sabroson!

[REFRAIN]

Una vez un cocinero,
Que la vio bailar el son,
Dijo si esta me la llevo,
Para que me encienda el fogón

Otra vez un marinero,
Que bailo con Concepción,
Dijo si esta me la llevo,
Pa’ que me mueva l’timón

Hay que ver como se mueve
(pa’ darle al son)
Como quiebra la cintura
(pa’ darle al son)
Como le vibran los hombros
(pa’ darle al son)
Como cimbra la cadera
(pa’ darle al son)
Esa negra tiene rabia
(pa’ darle al son)
Como gosa mi negrita
(pa’ darle al son)
Hay que ver como se mueve
(pa’ darle al son)
Como cimbra la cadera
(pa’ darle al son)
Como quiebra la cintura
(pa’ darle al son)
La negrita Concepción,
(pa’ darle al son)

Naila

{intro :}
GmDmA7DmD#°
GmDmA7DmA7Dm

DmEn una noche de luna,

A7Naila lloraba anteDm mi

Ella me habla conA7 ternura,

Puso en mis labios su Dmdulzura

D7Yo le decía por que lloGmraba,

Y E7ella me contesto A7asi.

GmYa me embriage con oDmtro hombre,

A7Ya no soy Naila para Dmti,

GmYa mis caricias no Dmson tuyas

A7Ya no soy Naila para Gmti.

CNaila di por que me abanFdonas,

A7Tonta si bien sabes queDm te quiero

GmVuélvete ya no busques otro senDmero

Te perdono por que sinA7 tu amor

Se me parte el coraDmzon.

Naila di por que me abandonas,
Tonta si bien sabes que te adoro
Vuélvete ya no busques otro sendero
Te perdono por que sin tu amor
Se me parte el corazon.

Mujer De Cabaret

Si deveras me D7quieres,

Debes tenerme Gfe

Y olvidar lo que tuD7 eres,

Oye mujer… de cabaGret.

Por que yo tengo tengo interés,
De sacarte de ese infierno,
Y hacerte que veas lo bueno,
Oye mujer… de cabaret.

Por que te quiero, me duele,
Que digan, que yo amo a una cualquiera
Si alli en mi casa, tu vives,
Honrada, sin ser cabaretera.

El domingo fuí a buscarte,
Para vivir en nuestro hogar
Pero te encontré embriagada,
Y me insultabas, sin piedad.

Me humillaste como un B7niño,

Vive y goza de plaEmcer,

El alcohol es tu desD7tino,

Oye mujer… de cabaGret.

La Mesa del Rincon

E♭Ahi en la mesa del rincón,
Les pido por favor,
Me lleven la botella.

Quiero estar solo,
Ahi con mi dolor,
No quiero que alguien diga
Que le he llorado a ella.

Mas bien quisiera que le cuenten
Que no sufro y que me ha hecho un gran favor

Su aB♭7dios.

Seguro estoy que se marchó,
Pensando que la quiero.

Yo fui campeón en el amor
Y ahora que perdi
No debe de saberlo.

En los aG#mores hay derrotas

Por eso entre las copas

Me B♭7vine a refuE♭giar alli en la mesa del rincón

Me llevan la boB♭7tella que no me vean lloE♭rar.

Ahi en la mesa del rincón,
Yo voy a recordar
Que nunca habia llorado.

Por el contrario me burlé
De aquellas que una vez
Su amor me regalaron.

La tuve a ella y tuve a otras
Y una hiel senti en la boca
Cuando dijo adiós.

De la que nunca imaginé
Llegar a enamorarme,

La que robó mi corazón
Y la dejé partir
No’mas por no rogarle.

En los amores hay derrotas
Por eso entre las copas
Me vine a refugiar alli en la mesa del rincón
Me llevan la botella que no me vean llorar.

La Múcura

{intro :}
CC#°GE7AmD7GG7[x2]

La Gmúcura esta en el suelo

Mamá no puedo conD7 ella

Me D7/9la llevo a la cabeza

Ay que no puedo conG ella
[x2]

[REFRAIN :]

Es que no Gpuedo conD7 ella

Mamá no D7/9puedo conG ella
[x2]

[pont = intro]

Muchacha si tu no puedes
Con esa múcura de agua
Pa’ que te ayude a cargarla
Muchacha llama a Don Pedro
[x2]

[REFRAIN]

[pont = intro]

Ay nena quien te rompió
Tu mucurita de barro
Fue pedro quien me ayudo
Pa’ que me hiciste llamarlo
[x2]

[REFRAIN]

María Cristina

[REFRAIN :]

María CrisAtina me quiere gobernar

Yo le Bmsigo le sigo la corriente

Porque no E7quiero que diga la gente
Que María Cristina me quiere goberAnar

Que acúestate ManuE7el, y me aAcuesto[x5]
Que vamos pa’ la playa, allá voy
Que tírate en la arena, y me tiro
Que quítate la ropa, y me la quito
Y súbete al puente, y me subo

Que tírate en el E7agua, ¿En el agua?

E7¡No , no, no, no, María Cristina,
Que no, que no, que no, que no!
Ay! Porque ?

María CrisE7tina me quiere goberAnar si no[x4]
Ay me quiere gobernar oye
Ay me quiere gobernar anda
Ay me quiere gobernar

[REFRAIN]

Que vamos a Korea, alla voy
Que te peguen veinte tiros, que me lo peguen
Que vete pa’ el infierno, alla voy
Que vamos pa’ el rio, alla voy
Que quítate la ropa, y me la quito
Que tírate en el río, ¿En el río?

¡No, no, no, no, María Cristina,
Que no, que no, que no, que no!
Ay! Porque?

María Cristina me quiere gobernar oye
Ay me quiere gobernar anda
Ay me quiere gobernar si no
Ay me quiere gobernar

[REFRAIN]

Que búscate un trabajo, y lo busco
Que vamos pa’ la casa, alla voy
Que sientate Manuel, y me siento
Que métete en la ducha, y me meto
Que quítate la ropa, y me la quito
Que bañate Manuel, ¿Bañarme?

¡No, no, no, no, María Cristina,
Que no, que no, que no, que no!
Ay! Porque?

María Cristina me quiere gobernar mira
Ay me quiere gobernar oye
Ay me quiere gobernar anda
Ay me quiere gobernar

Maria Cristina me quiere hacer bañar [x3]

El Loco

{intro :}DGB7
EmDCB

EmDicenAm que yo no te coEmnozco

Am Que yo debo estar EmlocoD

SoC7ñando en tu queB7rerDCB

EmSabenAm que estoy enamoEmrado

AAmsí desespeEmradoD

Que C7ya B7 no se que haEmcer

D7/AQue me salgo en las Gnoches

A llorar mi loD7cura

Y a contarle a la Gluna

D7 Lo que sufro porG ti

Que abrazado de un árbol
Le platico mis penas
Como aquellas parejas
Del oscuro jardín

Si me llaman el E♭(7)loco

Por que el mundo es Gasí

La verdad si estoy D7/Aloco

Pero loco porG ti

[Refrain]

Fichas Negras

CYo te perdí, como pierde aquel G#buen jugador

Que la suerte reGversa marcóG7 su destino faCtal…C#°DmG7

CPero jugué, mis cartas aG#biertas al amor,

La confianza que Gtuve tronchóG7 nuestra feliciCdad.G#C

EPero en camE7bio tú, me juAm6gaste fichas sin valor,

Fichas D7negras como es el color de tu perveG7rsidad…

[si -do – ré – mi – fa -sol – la – sol -fa – mi -ré]

Hoy ya perdí, y te juro no vuelvo a jugar,
Porque a nadie yo volveré a amar,
Como te quiero a ti.

CAmDmG7

En el Mar

D° [x|x|0|1|0|1]

En el Dmar, (DΔ)la vida es más saEmbrosa,A7

En el mar te quiero mucho Dmás,

Con el B7sol, la luna y las esEm7trellas,

En el A7mar todo es feliciDdad

Te verás bañada por las olas,
Y serás sirena de mi amor,
Hallarás amor entre sus aguas,
Y tendrás del mar su inspiración

Que una A7/Econcha nos sirva de aDbrigo

Con música de A7/Ebrisa y aA7dornos de coDral,

Y al vaiA7/Evén de las olas tranDquilas,

Los B7peces de coE7lores nos lleven a paA7sear

En el mar, la vida es más sabrosa,
En el mar te quiero mucho más,
Con el sol, la luna y las estrellas,
En el mar todo es felicidad

Delirio

{intro :}FGmC7GmC7F
F7B♭B♭mF
G7C7F

Que delirio de aC7/Gmar

Que ansiedad de beFsar

Y poder saboFrear

En tu boca senF#°sual

Mis anGmhe__C7los

De tu ser y mi B♭mser

Uno solo F6fundir

Bajo el fuego voGmraz

C7De esta ardiente paC7/Gsion

Que consume mi Fser

C7Mirame,
Como me tienes

Mi Fvida

C7Fijate,
Nada me importa

MasF que tu

Pideme
Lo que tu quieras
Soy tuya
Amame
Di que me quieres
De una vez

Que ya no puedo Gmmas

C7Voy a desfalleGmcer

C7Suspirando porF ti

Cheque en Blanco

Pero que mal te juzE♭gue

Si te gusta la basura

Pero mira que locura

Pero para ti esta B♭bien

Pero que mal calcuB♭7le

Yo te creía tan decente

Y te gusta lo corB♭+riente

Por barato E♭yo que seE♭M7E♭6

Y no canto de E♭dolor

Yo no busco quien me quiera

Ni E♭M7pretendo finanE♭7ciera

Que me avale lo que G#soy

G#mYo, yo no soy leE♭tra de cambio

Ni moneda que se enB♭trega

Que se le G#entrega a cualB♭quiera

CoB♭7mo cheque al porE♭tador

Lo que si te agradecí
Es que tomaras en cuenta
De que yo no estoy en venta
Mucho menos para ti

Amor, si eres hombre de negocios
Todo lo quieres con socios
Ahora si ya te entendí

Ay, me decepcionaste tanto
Que ahi te dejo un cheque en blanco
A tu nombre y para ti

Es por la cantidad que quieras
En donde dice desprecio
Ese debe ser tu precio
Y va firmado por mi

Burundanga

{intro}E♭B♭F(7)B♭7[bis]
E♭B♭F(7)B♭

B♭Songo le dio a Borondongo
Borondongo le dio a BernaB♭7

BernaE♭bé le pegó a MuchiB♭langa

Le echó a BurunF7danga les hinchan los B♭pies
1°) Monina [x2]

B♭7 BabamdeE♭lé practica el aB♭mor

G7 Defiende al huCmmano

FPorqué es tu herB♭mano F#se vive meB♭jor
2°) Y nos siga con [x2]

Songo le dio a Borondongo
Borondongo le dio a Bernabé
Bernabé le pegó a Muchilanga
Le echó a Burundanga les hinchan los pies
1°) Monina [x2]

F(7)B♭
Por qué, porque fue que Songo le dio a Borondongo
Por qué Borondongo le dio a Bernabé [bis]
Por qué Bernabé le pego a Muchilanga [bis]
Por qué Muchilanga le echó a Burundanga [bis]
Por qué Burundanga les hinchan los pies

(instrumental)

Por qué, porque fue que Songo le dio a Borondongo
Por qué Borondongo le dio a Bernabé [bis]
Por qué Bernabé le pego a Muchilanga [bis]
Por qué Muchilanga le echó a Burundanga [bis]
Por qué Burundanga les hinchan los pies

Babamdelé practica el amor
Defiende al humano
Porqué es tu hermano se vive mejor [x2]

Besos de Fuego

En la aparBmtada soledad de nuestras almas

Se dieron cita tu ansiedad y mi inquieF#7tud

Y suturados por la más divina llama

Besos de fuego tu me diste a media Bmluz

Tiemblo ardoBmrosa al recordar aquel momento

En que mis B7labios se quemaron en los Emtuyos

Pero otra vez por que me ciegue el cruel torBmmento

De no senF#7tirme entre tus brazos y soBmñar

Quiero de A(7)nuevo estar aprisioDnada

En el dulce embeA7/Eleso de Atoda tu paDsión

Quiero por F#(7)eso la llama embriagaBmdora

Del beso G(7)tuyo que me turba la raF#(7)zón

/F#/A/GF#

Ven hacia mí,/F#/A/G/F#

Ven hacia F#

Besos de Bmfuego solo que brinda tu boca

Besos que B7matan y reviven a la Emvez

Quiero tus besos con la furia de una Bmloca

Por que sin F#7ellos ya no puedo viBmvir

(instrumental)
Quiero por eso la llama embriagadora
Del beso tuyo que me turba la razón

Ven hacia mí, ven hacia mí.

Besos de fuego solo que brinda tu boca
Besos que matan y reviven a la vez
Quiero tus besos con la furia de una loca
Por que sin ellos… no puedo vivir

Amor Perdido

Amor perCdido,

Si como dicen, es (Dm)cierto que v(Em)ives, diE♭°chosa Gsin mí

G7Vive dichosa,FG7

Quizá otros labios, te Fden la forG7tuna, que yo no te Cdi FG7+

Hoy me conCvenzo,

Que por tu parte, nunca C7fuiste mía, ni C7/F#yo para Fti

Ni tu para Fmi,

Ni yo para Cti,

Todo fue un juego, nomás que en la apuesta, yo G7puse y perC

E7Fue un juego y yo perF7dí, esa es mi E7suerte,

Y pago, porque soy, buen juAmgador

FTu, vives mas feliz, esa es E7tu suerte,

Que Fmas, puede decirte, un trovaE7dor

Vive tranquila,
No es necesario, que cuando tú pases, me digas adiós
No estoy herido,
Y por mi madre, que no te aborrezco, ni guardo rencor

Por el contrario,
Junto contigo, le doy un aplauso, al placer y al amor
Que viva el placer,
Que viva el amor,
Ahora soy libre, quiero a quien me quiera, que viva el amor !

Piel Canela

Que se queEmde el infiA7nito sin esD(Δ)trellas

O que Empierda el ancho A7mar su inmensiD(Δ)dad

Pero el F#(7)negro de tus ojos que no Bm(7)muera

Y el caE7nela de tu piel se quede iA7gual

Si perdiera el arco iris su belleza
Y las flores su perfume y su color
No sería tan inmensa mi tristeza
Como aquella de quedarme sin tu amor

Me importas Em(7)tú y /Dtú y /C#

Y A7solamente D(Δ)tú y /C#tú y /B

Me importas Em(7)tú y /Dtú y /C#

Y A7nadie más que D

Ojos B7negros, piel caEm(7)nela,

que me Emllegan a desespeGmrar

Me importas tú y tú y tú
Y solamente tú y tú y tú
Me importas tú y tú y tú
Y nadie más que tú

Ojos negros, piel canela,
que me llegan a desesperar

Me importas tú y tú y tú
Y solamente tú y tú y tú
Me importas tú y tú y tú
Y nadie más que tú

Le Tourbillon

Paroles : Cyrus Bassiak (alias Serge Rezvani) | Musique : Georges Delerue

ElleE avait des bagues à chaque doigt,

Des B7tas de bracelets autour des poignets,

Et Epuis elle chantait avec une voix

Qui, B7sitôt, m’enjôEla.

Elle avait des yeux, des yeux d’opale,
Qui m’fascinaient, qui m’fascinaient.
Y avait l’ovale de son visage pâle
De femme fatale qui m’fut fatale {2x}.

On s’est connus, on s’est reconnus,
On s’est perdus de vue, on s’est r’perdus d’vue,
On s’est retrouvés, on s’est réchauffés,
Puis on s’est séparés.

Chacun pour soi est reparti
Dans l’tourbillon de la vie,
Je l’ai r’vue un soir, aïe aïe aïe
Ça fait déjà un fameux bail {2x}.

Au son des banjos je l’ai reconnue,
Ce curieux sourire qui m’avait tant plu,
Sa voix si fatale, son beau visage pâle
M’émurent plus que jamais.

Je m’suis soûlé en l’écoutant,
L’alcool fait oublier le temps.
Je m’suis réveillé en sentant
Des baisers sur mon front brûlant {2x}.

On s’est connus, on s’est reconnus,
On s’est perdus de vue, on s’est r’perdus de vue,
On s’est retrouvés, on s’est séparés,
Puis on s’est réchauffés.

Chacun pour soi est reparti
Dans l’tourbillon de la vie.
Je l’ai r’vue un soir ah là là
Elle est retombée dans mes bras.

Quand on s’est connus, quand on s’est reconnus,
Pourquoi se perdre de vue, se reperdre de vue ?
Quand on s’est retrouvés, quand on s’est réchauffés,
Pourquoi se séparer ?

Alors tous deux on est r’partis
Dans le tourbillon de la vie,
On a continué à tourner
Tous les deux enlacés {3x}.

Bim Bom

Guitare :Bm11 [x|2|0|2|0|0]E7(♭9) [0|2|0|1|0|1]

Dm7Bim boG7m bim Dm7bim bomG7 bom

Dm7Bim boG7m bim Dm7bim bomG7 bim bC6/9om

Dm7Bim boG7m bim Dm7bim bomG7 bom

Dm7Bim boG7m bim Dm7bim bomG7 biBm11m bimE7(♭9)

Am7É só isso o meu Bm7baiaoE7(♭9)

Am7E nao tem mais Bm7nada nE7(♭9)ao

Am7O meu coraA7çao pediu asDm7sim, G7
{x2}

Dm7 Só bim C#7bom bim bom bim CM7bim

La Vie en Rose

ADes yeux qui font baisser les miens

B♭°Bm7Un rire qui se perd sur sa bouche

AVoilà le Em6portrait sans reF#7touche

De l’homme auquel E7j’appartiens

AQuand il me prend dans ses bras

Il me parle tout A6bas

Je vois la vie en Bm7ro__E7se

Bm7Il me dit des mots d’aE7mour

Des mots de tous les Bm7jours

Et E7ça me fait quelque D♭m7choseBm7E7

AIl est entré dans mon cœur

Une part de boA6nheur

Dont Em7je conA7nais la cause

Dm6C’est lui pour moi, moi pour Alui dans la vie

B7Il me l’a dit, l’a juré pour la DmΔvie   E7

AEt dès que je l’aperçois

Alors je sens en Bm7moi,

EMon Bm7cœur qui Abat

Des nuits d’amour à plus finir
Un grand bonheur qui prend sa place
Devant lui les chagrins s’effacent
Heureux heureux à en mourir

Quand il me prend dans ses bras
Il me parle tout bas
Je vois la vie en rose

Il me dit des mots d’amour
Des mots de tous les jours
Et ça me fait quelque chose

Il est entré dans mon cœur
Une part de bonheur
Dont je connais la cause

C’est toi pour moi,moi pour toi dans la vie
Tu me l’as dit, l’as juré pour la vie

Et dès que je t’aperçois
Alors je sens en moi,
Mon cœur qui bat

Águas de Março

https://www.boiteachansons.net/Partitions/Tom-Jobim/Aguas-de-Marco.php?ref=Tom%20Jobim

guitare :

B♭/A♭ [4|x|3|3|3|x]Gm6 [3|x|2|3|3|x]E♭m6/B♭ [2|x|1|3|1|x]B♭M7/F [1|x|3|2|3|x]
E7(9) [x|7|6|7|7|x]E♭M7(9) [x|6|5|7|6|x]A♭7(13) [4|x|4|5|6|x]B♭6(9) [6|x|5|5|6|x]

B♭sus [6|x|6|5|4|x]B♭7(9-) [6|x|6|4|3|x]C/E [x|7|5|5|8|x]E♭m6 [x|6|8|5|7|x]B♭6(9) [6|x|5|5|6|x]
B♭sus [6|x|6|5|4|x]B♭7(9-) [6|x|6|4|3|x]Em7(5°) [x|7|8|7|8|x]E♭m6 [x|6|8|5|7|x]B♭6(9) [6|x|5|5|6|x]

B♭/A♭É pau, é pedra, é o fim do caGm6minho,

É um resto de tE♭m6/B♭oco, é um pouco soB♭M7/Fzinho

É um caco de vE7(9)idro, é a vida, é o sE♭M7(9)ol,

É a noite, é a moA♭7(13)rte, é um laço, é o aB♭6(9)nzol

É peroba do cB♭susampo, B♭7(9-)é o nó da madC/Eeira,

Caingá, cE♭m6andeia, é o Matita B♭6(9)Pereira

É madeira de vB♭susento, B♭7(9-)tombo da ribancEm7(5°)eira,

É o mistério pE♭m6rofundo, é o queira ou naB♭6(9)o queira

É o vento ventando, é o fim da ladeira,
É a viga, é o vao, festa da cumeeira
É a chuva chovendo, é conversa ribeira,
Das águas de março, é o fim da canseira

É o pé, é o chao, é a marcha estradeira,
Passarinho na mao, pedra de atiradeira
É uma ave no céu, é uma ave no chao,
É um regato, é uma fonte, é um pedaço de pao

É o fundo do poço, é o fim do caminho,
No rosto o desgosto, é um pouco sozinho
É um estrepe, é um prego, é uma ponta,
é um ponto, é um pingo pingando,

É uma conta, é um conto
É um peixe, é um gesto, é uma prata brilhando,
É a luz da manha, é o tijolo chegando
É a lenha, é o dia, é o fim da picada,

É a garrafa de cana, o estilhaço na estrada
É o projeto da casa, é o corpo na cama,
É o carro enguiçado, é a lama, é a lama
É um passo, é uma ponte, é um sapo, é uma ra,

É um resto de mato, na luz da manha
Sao as águas de março fechando o verao,
É a promessa de vida no teu coraçao
É uma cobra, é um pau, é Joao, é José,

É um espinho na mao, é um corte no pé
Sao as águas de março fechando o verao,
É a promessa de vida no teu coraçao
É um passo, é uma ponte, é um sapo, é uma ra,

É um belo horizonte, é uma febre terça
Sao as águas de março fechando o verao,
É a promessa de vida no teu coraçao, É pau, é pedra,…

La Romance de la Pluie

J’adore enCtendre le gai flic-flac,

F Le son joG7yeux de la goutte Emd’eau
Qui tombe et qui claqu’,

A7 Ce clapotis qu’en pizzicaDmto
Font les petit’s flaqu’s,

G7 C’est la romance (G7/5+)de la pluie…

CA7DmG7

Si quand il pleut mon coeur fait tic-tac,
C’est que le jour où je t’ai connu
L’eau tombait en vrac
Aussi depuis j’ai mieux retenu
Qu’un air d’Offenbach
Cette romance de la pluie…

Quand Eelle F#mnous arG#mrose

La F#mroseB7 fleuErit

GDonc, moi Amje supBmpose

Qu’elle D7fait s’épanouir notre amour aus(G)si

Voilà pourquoi j’aime le flic-clac
Le son joyeux de la goutte d’eau
Qui tombe et qui claqu’
Puisque mon coeur fait comme un duo
Avec le tic-tac
De la romance de la pluie…
[bis]

La Plus Bath des Javas

C#mJe vais vous raconter

Une histoire arriG#7vée

A Nana et Julot-Gueul’-d’AC#mcier[bis]

Pour vous raconter ça,
Il fallait un’ java,
J’en ai fait un’ bath, écoutez-là.

Mais j’vous B7préviens surtout,

J’suis pas Epoèt’ du tout,

Mes couE♭7plets n’rim’nt pas bien,

Mais j’m’en G#fous !

L’grand JuC#lot et Nana,

Sur un air de JaG#va,

S’connur’nt G#7au bal musett’,

Sur un air de jaC#vette.[bis]

Ell’ lui dit : « J’ai l’béguin »
Sur un air de javin,
Il répondit : « Tant mieux »
Sur un air déjà vieux.

C#Ah ! E♭7Ah ! G#7Ah ! C#Ah !

G#7Ecoutez ça si c’est C#chouette ![bis]
Ah ! Ah ! Ah ! Ah !

G#7C’est la plus bath des jaC#vas.Cm

Ils partir’nt tous les deux
Comme des amoureux,
A l’hôtel meublé du « Pou Nerveux »
Le lendemain Julot,
Lui dit : « J’t’ai dans la peau »
Et il lui botta le bas du dos.

Ell’ lui dit : « J’ai compris,
Tu veux d’l’argent, cheri,
J’en aurai à la sueur du nombril ».

Alors, ell’ s’en alla
Sur un air de java,
Boul’vard de la Chapelle,
Sur un air de javelle.
Ell’ s’vendit pour de l’or
Sur un air de javor,
A trois francs la séance
Sur un air de jouvence.

Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Ecoutez ça si c’est chouette !
Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
C’est la plus bath des javas.

Son homm’ pendant ce temps,
Ayant besoin d’argent,
Mijotait un vol extravagant…
Il chipa… lui, Julot
Une rame de métro
Qu’il dissimula sous son paletot

Le coup était bien fait
Mais juste quand il sortait
Une roue péta dans son gilet

Alors, on l’arrêta
Sur un air de java
Mais, rouge de colère,
Sur un air de javère
Dans le ventre du flic
Sur un air de javic,
Il planta son eustache
Sur un air de jeun’ vache.

Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Ecoutez ça si c’est chouette !
Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
C’est la plus bath des javas.

Nana, ne sachant rien
Continuait son turbin.
Six mois se sont passés…Un matin
Ell’ rentre à la maison
Mais elle a des frissons,
Ell’ s’arrête devant la prison.

L’échafaud se dress’ là,
L’bourreau qui n’s’en fait pas
Fait l’coup’ret à la pâte Oméga.

Julot vient à p’tits pas
Sur un air de java,
C’est lui qu’on guillotine
Sur un air de javine.
Sa têt’ roul’ dans l’panier
Sur un air de javier,
Et Nana s’évanouille
Sur un air de javouille

Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
Ecoutez ça si c’est chouette !
Ah ! Ah ! Ah ! Ah !
C’est la plus bath des javas.

Le P’tit Bal Du Samedi Soir

G#mDans le vieux faubourg,
Tout chargé d’amour

Près du pont de La VilE♭7lette,
Un soir je flânais,
Un refrain traînait,

Un air de valse-muG#msette.

Comme un vieux copain,
Me prenant la main,

G#7Il m’a dit: « C#mViens! »
Pourquoi le cacher?

G#mMa foi j’ai marché

B♭7Et j’ai trouE♭7vé…

G#Le petit bal du samedi soir
Où le coeur plein d’espoir,

Dansent les midiE♭7nettes.
Pas de frais pour la toilette,

Pour ça vous avez le bonG#soir.

Mais du bonheur dans les yeux
De tous les amoureux

Ça m’a touché c’est E♭7bête,
Je suis entré dans la fête

L’air digne et le coeur joG#yeux.G#7

C#D’ailleurs il ne manquait rien,

Y’avait tout ce qu’il conC#mvient

Des moules et du vin G#rouge.G#7

FmAu troisième flacon ça bouge,

B♭7Au quatrième ça va E♭7bien…

G#Alors il vaut mieux s’asseoir,
Le patron vient vous voir

Il vous dit « C’est la E♭7mienne »
Et c’est comme ça toutes les semaines.

Au p’tit bal du samedi G#soir.

Vous l’avez deviné,
J’y suis retourné,
Maint’nant je connais tout le monde.
Victor et Titi,
Fernand le tout petit
Nenesse et Mimi la blonde.

D’ailleurs de beaux yeux,
Y’en a tant qu’on veut,
Il vont par deux.
Et v’là que dans les coins,
On est aussi bien
Qu’au « Tabarin ».

Au petit bal du samedi soir
Où le coeur plein d’espoir,
Dansent les midinettes.
Pas de frais pour la toilette,
Pour ça vous avez le bonsoir.

Mais du bonheur des aveux
Car tous les amoureux
Se montent un peu la tête.
Quand l’accordéon s’arrête,
Ils vont s’asseoir deux par deux.

De temps en temps un garçon,
Pousse une petite chanson,
Ça fait rêver les filles.
Dans l’noir y a des yeux qui brillent
On croirait des p’tits lampions.

Oui des lampions merveilleux
Du carnaval joyeux
D’une fête éternelle.
On serre un peu plus sa belle,
Au p’tit bal des amoureux.

Un dimanche matin,
Avec Baptistin,
C’est l’patron de la guinguette.
On s’est attablé,
Et nous avons joué
Au ch’min d’fer en tête à tête.

Comme il perdait trop,
Il a fait l’bistrot,
J’ai dit « Banco »!
J’ai gagné, ma foi
Et depuis trois mois,
Il est à moi…

Le petit bal du samedi soir
Où le coeur plein d’espoir,
Dansent les midinettes.
Pas de frais pour la toilette,
Pour ça vous avez le bonsoir.

Mais du bonheur des aveux
Car tous les amoureux
Se montent un peu la tête.
Quand l’accordéon s’arrête,
Au petit bal du samedi soir

On serre un peu plus sa belle,
Au p’tit bal du samedi soir

Tu N’es Qu’un Employé

{intro :}

La Ala la la B♭dimla la la Bmlè_ E7re, traAva__D7a___Gille

GA la maison 9h viennent de sonner,

La maman gronde sin /B♭fils Amqui vient d’rentD7rer

D7/AQui lui répond, il est pâle, un peu ivre:

Am« Quoi! J’ai vingt ans, je m’aB♭dimmuse je veux Bmvivre! »

La mère a peur ch’est pas la première fois,
Qui rentre ainsi l’oeil méchant l’air narquois
Qui fréquente-t-il, sûremint des pas-grand-chose,

Am/EDe mauvaises Gfemmes peut-être Ain sont la D7cause

DIl faut aAgir, elle le A7sait orgueuilD7leux,

F#7Pour le puGnir elle lui Amdit : »malheureD7ux! »

« Tu Gn’es jamais qu’un employé,
Un traine misère, un salarié

Malgré tes habits du diD7/Amanche,

Tes joues rasées et tes mains Gblanches
Pour jouer aux riches, il faut d’l’argent,
Si te veux sortir de tin rang

Sans Amdevenir B♭dimun rien qui BmvailE7le,

TraAva__D7a___Gille! » [bis]

« Eh! Bien min grand t’es rare comme les bieaux jours,
Ta mère le soir t’enferme à double tour? »
« Et t’eut’laisses faire, t’as donc pas d’énergie.
Les vieux vois-tu, ça n’comprend pas la vie »
Gabie la blonde, une fille aux yeux bleus,
Viens l’imbrasser et les yeux dins les yeux
Li dit tout bas: « Veux-tu d’moi pour maîtresse?
Et t’auras tout, le luxe et la paresse. »

« Reste avec moi, et laisse dire les jaloux,
Si te t’en vas, si t’écoutes les fous: »

« Te resteras un employé,
Un traine misère, un salarié
Malgré tes habits du dimanche,
Tes joues rasées et tes mains blanches
Si te veux vivre sins argent,
Sins jamais sortir de ton rang
Pindint qu’les autes is font ripaille,
Travalle! » Travaille

Il est resté car il n’a pas vingt ans,
Il jue aux courses, va dins les restaurants
Dins les dancings on l’appelle le bieau gosse.
Mais y’a des soirs où cha fatigue la noce
Et pis un jour son coeur i’est en émoi,
Il aperçoit un copain d’autrefois
« Bonjour! Ca va? », et l’aut’ tourne la tête,
En li disant « J’connais qu’des gins honnêtes! »

Il a compris, les larmes montent à ses yeux,
Chez sa maman il court très malheureux

« Je n’serai qu’un employé,
Un traine misère, un salarié
Malgrè min costume du dimanche,
Mes joues rasées et mes mains blanches
Non j’veux pas ma vielle maman,
Que te rougisses de tin infant
Pour pas être un rien qui vaille,
J’travalle! » Travaille

Marche à l’Ombre

CQuand l’baba cool cradoque

Est sorti d’G7son bus VolksWaCgen
Qu’il avait garé comme une loque

Devant mon G7rad’

J’ai dit à Bob qu’était au flipp’
« Viens voir le mariole qui s’ramène
Vise la dégaine
Quelle rigolade »

CPatchouli patogasses

Le Guide du GRoutard dans la poche
Haré Krishna à mort

Cheveux au henF

Oreilles perCcées

Tu vas Fvoir qu’à tous les coups

Y va Cnous taper cent balles

Pour s’barGrer à Katmandou

Ou au NéCpal

Avant qu’il Fait pu dire un mot

J’ai choCpé l’ mec par le paleGtot
Et j’ui ai dit

[Refrain :]

C« Toi tu m’fous les glandes

Pis t’as rienG à foutre dans mon Cmonde

Arrache toi d’Flà t’es pas d’ma Cbande

Casse toi tu Gpues

Et marche à Cl’ombre

Une p’tite bourgeoise bécheuse
Maquillée comme un carré d’as
A débarqué dans mon gastos
Un peu plus tard

J’ai dit à Bob qu’était au flipp’
« R’luques la tronche à la pouffiasse
Vises la culasse
Et les nibards »

Collants léopards homologués chez SPA
Monoï et Challimard
Futal en skaï comme Travolta
Qu’est ce qu’è vient nous frimer la tête
Non mais ess’ croit au Palace
J’peux pas sacquer les starlettes
Ni les blondasses

Avant qu’elle ait bu son cognac
J’l’ai chopée par le colback
Et j’ui ai dit

[Refrain]

Un p’tit Rocky bargeo
Le genre qui s’est gouré d’trottoir
Est v’nu jouer les Marlon Brando
Dans mon saloon

J’ai dit à Bob qu’avait fait tilt
« Arrête j’ai peur c’est un blouson noir
J’veux pas d’histoires
Avec ce clown »

Derrière ses pauvr’ Raybane
J’vois pas ses yeux
Et ça m’énerve
Si ça s’ trouve i’m’regarde
Faut qu’il arrête sinon j’le crève
Non mais qu’est ce que c’est qu’ce mec
Qui vient user mon comptoir
L’a qu’à r’tourné chez les Grecs
Se faire voir

Avant qu’il ait bu son viandox
J’ l’ai chopé contre l’juke-box
Et j’ui ai dit

[Refrain]

Pis j’me suis fait un punk
Qu’avait pas oublié d’être moche
Et un intellectuel en Loden genre Nouvel Obs’

Quand Bob a massacré l’flipper
On n’avait plus une tune en poche
J’ai réfléchis
Et j’ me suis dit

« C’est vrai que j’suis épais
Comme un sandwich SNCF
Et qu’ demain j’peux tomber
Sur un balaise qui m’casse la tête
Si c’mec là me fait la peau
Et que j’ crève la gueule sur l’comptoir
Si la mort me paye l’apéro
D’un air vicelard

Avant qu’è m’emmène voir là-haut
Si y’a du monde dans les bistrots
J’ui dirait

[Refrain]

Laisse Béton

CmJ’étais tranquille j’étais peinard
Accoudé au flipper

Le type estB♭ entré dans le bar

A commandé un jambon Cmbeurre

Et y s’est approché de moi
Et y m’a regardé comme ça :
« T’as des bottes mon pote
Elles me bottent

J’parie qu’c’est des santiags
Viens faire un tour dans l’terrain vague
J’vais t’apprendre un jeu rigolo
A grands coups de chaines de vélo
J’te fais tes bottes à la baston »
Moi j’lui dis : « laisse béton »

Y m’a filé une beigne
J’lui ai filé une torgnolle
Y m’a filé une châtaigne
J’lui ai filé mes groles

J’étais tranquille j’étais pénard
Accoudé au comptoir
Le type est entré dans le bar
A commandé un café noir

Pis y m’a tapé sur l’épaule
Puis y m’a r’gardé d’un air drôle :
« T’as un blouson mecton
L’est pas bidon

Moi j’me les gèle sur mon scooter
Avec ça j’s’rai un vrai rocker
Viens faire un tour dans la ruelle
J’te montrerai mon Opinel
J’te chourav’rai ton blouson »
Moi j’lui dis : « Laisse béton »

Y m’a filé une beigne
J’lui ai filé un marron
Y m’a filé une châtaigne
J’ui ai filé mon blouson

J’étais tranquille j’étais pénard
Je réparais ma mobylette
Le type a surgi sur l’boul’vard
Sur sa grosse moto super chouette

S’est arrêté l’long du trottoir
Et m’a regardé d’un air bête :
« T’as l’même blue jean que James Dean
T’arrêtes ta frime

J’parie qu’c’est un vrai Lévis Strauss
Il est carrément pas craignos
Viens faire un tour derrière l’église
Histoire que je te dévalise
A grands coups de ceinturon »
Moi j’lui dis : »Laisse béton »

Y m’a filé une beigne
J’lui ai filé une mandale
Y m’a filé une châteigne
J’lui ai filé mon futal

La morale de cette pauvre histoire
C’est qu’quand t’es tranquille et peinard
Faut pas trop traîner dans les bars
A moins d’être fringué en costard

Quand à la fin d’une chanson
Tu t’retrouve à poil sans tes bottes
Faut avoir d’l’imagination
Pour trouver une chute rigolote.

Jésus Christ

ES’il existe encore aujourdD‘hui

EIl doit vivre aux Etats-UDnis

GIl doit jouer de la guiDtare

GEt coucher sur les bancs des Dgares

EIl doit fumer de la mariDjane

B7 Avec un regard bleu qui Eplane

[Refrain :]

AJésus, Jésus EChrist

E Jésus B7Christ est un hipEpie

Poncho mexicain sur le dos
Autour de son front, un bandeau
Il est barbu et chevelu
Il s’est battu à Chicago
Il aime les filles aux seins nus
Il est né à San Francisco

[Refrain]

Dans les parcs et le long des docks
Il vit dans un sac de couchage
On n’arrête pas de l’arrêter
Pour délit de vagabondage
Au grand festival de Woodstock
C’est lui qui soignait les blessés

[Refrain]

Son père s’appelait Jo, je crois
Sa mère s’appelait Mary, je crois
Il a trente-trois ans, je crois
Le FBI lui court après, je crois
Et s’ils arrivent à le coincer
Ils mettront notre ami en croix

[Refrain x3]

Je Suis une Bande de Jeunes

EMes copains sont tous en cabane

Ou a l’arBmée ou à l’uEsine
Y se sont rangés des bécanes

Y’a plus d’jeuBnesse tient ça m’déEprime

Alors pour Amettre un peu d’amEbiance

Dans mon quarAtier de vieux déEbris
J’ai groupé toutes mes connaissances

IntellecBtuelles et c’est deEpuis

[Refrain :]

Que Ej’suis une Abande de Ejeunes

BA moi tout Eseul

Je suis une Abande de Ejeunes

BJe m’fends la gueule

Je suis le chef et le sous chef
Je suis Fernand le rigolo
Je suis le p’tit gros à lunettes
Je suis Robert le grand costaud
Y’a plus d’problème de hiérarchie
Car c’est toujours moi qui commande
C’est toujours moi qui obéit
Faut d’la discipline dans une bande

[Refrain]

Quand j’débarque au bistrot du coin
Pis qu’un mec veut m’agresser
Bah moi aussitôt j’interviens
C’est beau la solidarité
Quand je croise la bande à Pierrot
Y sont beaucoup plus nombreux
Ca bastonne comme à Chicago
C’est vrai qu’dans sa bande y sont deux

[Refrain]

Quand dans ma bande y’a du rififi
Je m’téléphone, je m’fais une bouffe
J’fais un colloque j’me réunis
C’est moi qui parle et c’est moi qu’écoute
Parfois j’m’engueule pour une soute
Qu’est amoureuse de toute ma bande
Alors la sexualité de groupe
Y’a rien de tel pour qu’on s’entende

[Refrain]

Quand j’me balade en mobylette
On dirait l’équipée sauvage
Quinze décibels c’est la tempête
Dans tout le voisinage
Et pis si un jour en banlieue
Toute ma bande est décimée
Par une toute une bande de vieux
Je me battrai jusqu’au dernier

[Refrain]

I’m a poor lonesome young band
I feel alone
I’m a poor lonesome young band
Y break my gueule

Je Suis Né Au Chili

B♭Je suis né au Chili
Maman était au lit

Et mon papa auCmchi,

F Mais il n’y resta pas

Car maman le taF7pa

Et papa s’épaB♭ta

GmIl lui dit : le fait est
Que nous allons fêter

L’enfant que je t’ai Cmfait.

F« Il but tant de pots tôt

Qu’il buta à un poF7teau,
Et typez le topo :

Maman dans le coma,
Papa dans le moka
Et moi né comme aquo :
Tout noué tout ténu,
Tout menu et tout nu,
Né tout nu ça nous tue

Car de mon corps palot
L’soleil bouffait la peau
Sans vous belle Paula
Qui de vos mains de fée
En cette fin de mai
Me graissates le dercheme.

Et je veux B♭rendre à ma faCmçon

Grâce à voFtre graisse à masB♭ser.[x4]

Votre saindoux pour (Dmle   D♭dim)corps  Cmc’est

Ce que mes Fvers pour l(Cm‘â__B)me B♭sont.

De tout ce qu’à ma peau me fites,
Combien fus-je épaté de fois !
Combien à vous qui m’épates
Mon bon petit coeur confu doit !

Absolument pas liée
Á vos voisins de palier,
Mais m’entendant piailler
Á poil sur la terrasse
Sans chapeau tête rase
Sans que je m’arrêtasse

Enjambant le balcon
En un radical bon
Vous traitates d’un sale ton :
Ma mère dans le coma,
Mon père dans le moka
Qui me laissaient comaco.

Sortant je ne sais d’où
un morceau de saindoux
vous massates soudain
ma peau piètre de vos
froids doigts sans rides, vos
belles mains; c’est de vos si

Jolies phalanges ouatées
que vous m’avez oté
au citron et aux mich’ (oui)
La douleur qui en douce
N’avait sauté qu’aux s’cousses
Étranges de vos frictions.

De tout ce qu’à ma peau me fites,
Combien fus-je épaté de fois !
Combien à vous qui m’épates
Mon bon petit coeur confus doit !

Et j’ai rendu à ma façon
Grâce à votre graisse à masser.
Votre saindoux pour le corps c’est
Ce que mes vers pour l’âme sont.

J’ai Connu de Vous

CJ’ai connu de A7vous

Dm7De folles caG7resses,

Am7/EDes moments très Am7/Gdoux

Tous A7pleins de ten/Edresse.

J’ai conFnu de Gmvous

VoB♭7tre corps trouA7blant,

Vos Dyeux de petit loup,

Dm7Vos jolies dents.

G7Et C…j’ai connu de vous
Toutes les extases,
Tous les rendez-vous
Et toutes les phrases.

Vous voyez, Madame,
Que l’on n’oublie pas tout:

DMoi je pense enG7core à Cvous.B7

EmJe me souviens de la bouA7tique[x3]
Où l’on s’est rencontré un soir
Et je revois les nuits magiques

G7nos deux coeurs battaient,
Battaient remplis d’espoir.

Quand on a connu
Les mêmes ivresses
Et qu’on ne s’aime plus,
Il y a la tendresse.

Vous voyez, Madame,
Que l’on n’oublie pas tout:
Moi, je pense encore à vous,

Et j’ai connu de vous
Les soupes brûlées,
Les ragoûts trop doux,
Les tartes salées.

Pour un oui, un non,
Vous sautiez du balcon.
Tranquille, je vous laissais
Tomber du rez-de-chaussée.

Et j’ai connu de vous
Les assiettes qui volent,
Les soirs de courroux
Quand vous étiez folle.

Vous voyez, Madame,
Que l’on n’oublie pas tout:
Moi, je pense encore à vous.

Je me souviens de la cuisine
Où très gentiment voisinaient
Le poivre avec la naphtaline,
Le sucre, la moutarde, le lait, la chicorée!

Quand on a connu les mêmes ivresses
Et qu’on ne s’aime plus,
Il y a la tendresse.

Vous voyez, Madame,
Que l’on n’oublie pas tout:
Moi, je pense encore à vous,
Moi, je pense encore,
Moi, je pense encore,
Moi, je pense encore à vous.

L’Hélicon

CMon fils, tu as déjà soixante ans

Ta vieille maman Gsucre les fraises
On ne veut plus d’elle au trapèze

A toi de travailler il serait Ctemps
Moi j’veux jouer de l’hélicon
Pon pon pon pon

Dans notre petit cirque ambulant
Il y a déjà un hélicon
Choisis donc plutôt d’être clown
Ou acroba-ate comme ta maman
Non, je veux jouer de l’hélicon
Pon pon pon pon

N’en parlons plus mauvaise tête
Tiens va donc voir la femme tronc
Donn’lui ces haricots d’moutons
Non, maman je n’veux pas que la trompette
J’veux jouer de l’hélicon
Pon pon pon pon

Mon fils tu es bien polisson
De te moquer d’la femme tronc
La femme tronc qui est si bonne
Eh ! Maman que m’importe les troncs bonnes
J’veux jouer de l’hélicon
Pon pon pon pon

[Mod +½ton]
Laissons donc cette femme tronc
Qui a pourtant un beau tuba
Et va trouver l’homme serpent
Tu pourras jouer avec au boa
Pas du hautbois, de l’hélicon
Pon pon pon pon

[Mod +½ton]
Eh bien, y’a ton ami Elie
Qui n’est pas très intelligent
Si tu veux vas jouer avec lui
Non maman c’est pas ça l’vrai instrument
Moi j’veux jouer de l’hélicon
Pon pon pon pon

[Mod +½ton]
Ah ! Tu m’énerves, ah ! Ç’en est trop
Tiens: pan pan pan boum, toc il tombe
Elle l’a tué à coup d’marteau
Et l’on a fait graver dessus sa tombe
« Il voulait jouer de l’hélicon
Pon pon pon pon
Con ! »

Les Haricots

Guitare :E♭* [6/6/5/8/x/x]B♭7* [6/5/6/7/x/x]

E♭On doit chanE♭M7ter ce que l’onE♭7 aime

G# Exalter G#mtout ce qui est E♭beauE♭M7

E♭7C’est pour ceG#la qu’en un poE♭*ème

Je vais chanB♭7*ter les hariE♭cots

E♭Alors que E♭M7tout repose enE♭7core

G# Dès le preG#mmier cocoriE♭coE♭M7

E♭7Ah qu’il est Cmdoux quand vient l’auF7rore

De Bdimvoir seB♭mer les B♭7hariE♭cots

GmEt puis un GmM7jour sortant de Gm7terre

Gm Et se dresD7sant toujours plus Gmhaut/A

B♭ Vers le soFleil, vers la luB♭mière

On voit pousFser les hariB♭(7)cots

Au printemps la rose est éclose
En été, le coquelicot
Mais quel spectacle grandiose
De voir fleurir les haricots

Plus tard les paysans de France
S’agenouillant, courbant le dos
Ont l’air de faire révérence
Pour mieux cueillir les haricots

Mais ces courbettes hypocrites
Précèdent la main du bourreau
Qui les jetant dans la marmite
Met à bouillir les haricots

Et lorsque vient leur dernière heure
On les sert autour d’un gigot
Et chaque fois mon âme pleure
Car c’est la fin des haricots

Décollage Immédiat

{intro :}
B♭mC#F#C#B♭m
Assis sur notre canapé
On rêve à d’autres pays
Et à la fin de la journée
On va vers d’autres galaxies

[Refrain :]

C# Allez vasF#-y maint’nant,

A C’est quand tu C#mveux,

Mets l’turG#bo !

Mets l’turB♭mbo,

Paré pour un décolE♭mlage imméB♭mdiat

Mets l’turC#bo,

Paré pour un décolF#lage imméC#diat

Mets l’turB♭mbo,

Paré pour un décolE♭mlage imméB♭mdiat

Mets le Amtur- G#bo,

On va surF#fer sur les nuages,

Mets l’turB♭mbo !C#F#C#B♭m

On est collés au plafond
Tout va de plus en plus vite
Agrandissons notre champ d’action
Et dépassons nos limites

[Refrain + solo + Refrain]

Un Clair de Lune à Maubeuge

Je suis allé aux Amfraises

Je suis rev’nu d’PonGtoise

J’ai filé à l’angFlaise

Avec une tonkiE7noise

Si j’ai roulé ma bosse
Je connais l’univers
J’ai même roulé carrosse
Et j’ai roulé les R

Et je dis non,FE7

Non, non, non, nonFE7

Oui je dis E7non,

Non, non, non, E7non,

Non, non, non, E7non

[Refrain :]

Tout ça n’vaut Epas

E7 Un clair de lune a MauAbeuge

Tout ça n’vaut Epas

E7 Le doux soleil de TourAcoing
(Coin-coin !)

Tout ça n’vaut pas
Une croisière sur la Meuse
Tout ça n’vaut pas
Des vacances au Kremlin
Bicêtre

J’ai fait toutes les bêtises
Qu’on peut imaginer
J’en ai fait à ma guise
Et aussi à Cambrai

Je connais toutes les mers,
la mer Rouge, la mer Noire,
La Mer-diterranée,
la Mer de Charles Trenet

Et je dis non,
Non, non, non, non,
Oui je dis non,
Non, non, non, non,
Non, non, non, non

[Refrain :]
Tout ça n’vaut pas
Un clair de lune a Maubeuge
Tout ça n’vaut pas
Le doux soleil de Roubaix
(Coin-coin !)

Tout ça n’vaut pas
Une croisière sur la Meuse
Tout ça n’vaut pas
Faire du sport au Kremlin
Biceps

Cabana

E♭m7Elle est vraiment jo(+./9)lie

Elle s’C#M7appelle Cabana

Du E♭m7nom de sa mamie

Qui s’C#M7appelait comme ça,

ElleC#7 est toujours pressée

Elle F#ne dort presque pas

Et E♭m7si vite habillée

Qu’elle G#7sort souvent sans bas

Dans ses yeux de topaze
On lit un amour fou
Et quand son coeur s’embrase
Il est où, il est où, il est où l’homme de sa vie ?

Mais mon Dieu que fait-il ?
Mais que fait Joada ?
Il est en corazon, corazon, corazon,
Encore à son travail

[Refrain :](x2)

E♭m7Mais si PaG#7ris

C#M7Est une bB♭7londe

E♭m7Brazil, G#7Brazil,

Brazil est C#7(/9)roux

Mais qu’est-ce qu’il y a là-bas ?
Derrière les favellas ?
Mais qu’est-ce qu’il y a là-bas ?
La bahia, la bahia, là-bas y’a Joada !

C’est lui qu’on voit au loin
C’est ce petit gars sympa
C’est lui, c’est son copain !
C’est le cop’ à Cabana

[Refrain]

Lorsqu’ils furent époux
Il fallu pour dodo
Construire une maison
Qu’il batît de coco,

Tout ça c’était trop beau
Il voulu la quitter
Mais elle lui a Rio
Elle lui a rit au nez

[Refrain]

C’était Bien

{intro :}Dm7G[bis]Cm

CmC’était tout juste après la B♭guerre,

Dans un petit bal qu’avait soufG#fert.

Sur une piste de miGmsère,

Y’en avait Fmdeux, à découG7vert.

ParC7mi les gravats ils danFmsaient

Dans B♭7ce p’tit bal qui s’appeE♭lait…

Qui s’appeCmlait… qui s’appeFlait… qui s’appeCmlait…

[Refrain :]

Dm7Non je ne me souviens Gplus du nom du bal perDm7du.

G Ce dont je me souDm7viens c’est de ces amouGreux

Qui ne regardaient Crien autour d’Dmeux.

Dm7Y avait tant d’insouGciance

Dm7 Dans leurs gestes éGmus,

CAlors quelle imporDmtance

CLe nom du bal perDmdu?

Dm7Non j’ne me souviens Gplus du nom du bal perDm7du.

G Ce dont je me souDm7viens c’est qu’ils étaient heuGreux

Les yeux au fond des Cyeux.

FEt c’était Cbien..F. Et c’était Cbien…

Dm7G[bis]Cm

Ils buvaient dans le même verre,
Toujours sans se quitter des yeux.
Ils faisaient la même prière,
D’être toujours, toujours heureux.

Parmi les gravats ils souriaient
Dans ce p’tit bal qui s’appelait…
Qui s’appelait… [x3]

[Refrain]

Et puis quand l’accordéoniste
S’est arrêté, ils sont partis.
Le soir tombait dessus la piste,
Sur les gravats et sur ma vie.

Il était redevenu tout triste
Ce petit bal qui s’appelait,
Qui s’appelait… [x3]

[Refrain :]
Non je ne me souviens plus du nom du bal perdu.
Ce dont je me souviens c’est de ces amoureux
Qui ne regardaient rien autour d’eux.

Y avait tant de lumière,
Avec eux dans la rue,
Alors la belle affaire
Le nom du bal perdu.

Non je ne me souviens plus du nom du bal perdu.
Ce dont je me souviens c’est qu’on était heureux
Les yeux au fond des yeux.
Et c’était bien… Et c’était bien.

Ballade Irlandaise

B♭Un oranB♭7ger sur le E♭sol irlanEdimdais

B♭On ne le Gmverra jaCmmaisF

B♭Un jour de B♭7neige embauE♭mé de liEdimlas

B♭Jamais on F(7)ne le verB♭ra B♭7

E♭Qu’est ce que ça peut faire ?

DmQu’est ce que ça peut Gmfaire ?

CmTu dors auF(7)près de B♭moiB♭7

E♭Près de la rivière

DmOù notre chauGmmière

C7Bat comme un cœur plein de Fjoie

Un oranger sur le sol irlandais
On ne le verra jamais
Mais dans mes bras, quelqu’un d’autre que toi
Jamais on ne le verra.

Qu’est ce que ça peut faire ?
Qu’est ce que ça peut faire ?
Tu dors auprès de moi.
L’eau de la rivière
Fleure la bruyère
Et ton sommeil est à moi

Un oranger sur le sol irlandais
On ne le verra jamais
Un jour de neige embaumé de lilas

B♭Jamais on F(7)ne le verB♭ra

B♭Qu’est ce que ça peut faire ?
Qu’est ce que ça peut faire ?
Toi, mon enfant, tu es là

Jésus Reviens

CQuand il revienFdra, il feGra grand Cjour (il feFra grand Gjour)[bis]
Pour fêter celui qui inventa l’amour (qui inventa l’amour)

FAu fond d’une étable, il Emnaquit de Marie

PerFsonne n’avait vouGlu de Clui

[Refrain :]

CJésus reviens, FJésus reCviens

AmJésus reviens parmi les DmtiensG

FDu haut de la croix indiCque nous le chemin

FToi qui le conGnais si Cbien

Toute sa vie, il prêchait le bonheur, la paix (le bonheur, la paix)
La bonté et la justice étaient sa loi (étaient sa loi)
Quand il reviendra, il nous pardonnera
Comme il l’avait fait pour Judas

[Refrain]

Dans une grande clarté il apparaîtra (il apparaîtra)
Comme il le fit pour Marie de Magdala (Marie de Magdala)
Le monde entier laissera éclater sa joie
En chantant : Jésus est là !

[Refrain :]
Jésus reviens, Jésus reviens
Jésus reviens parmi les tiens
du haut de la croix nous suivrons le chemin
pour à jamais faire le bien

Et quand il reviendra sur notre terre (sur notre terre)
Il donnera à manger à tous nos frères (à tous nos frères)
Car comme à Cana, il multipliera
Le pain et le vin sur la terre

[Refrain Ad lib.]

Vesoul

[Couplet 1a :]

C#mT’as voulu voir VierG#m7zon

Et on a vu VierC#mzonG#m7
T’as voulu voir Vesoul
Et on on a vu Vesoul
T’as voulu voir Honfleur
Et on a vu Honfleur
T’as voulu voir Hambourg
Et on a vu Hambourg
J’ai voulu voir Anvers
Et on a revu Hambourg
J’ai voulu voir ta sœur
Et on a vu ta mère
Comme toujours

[Couplet 1b :]
T’as plus aimé Vierzon
Et on a quitté Vierzon
T’as plus aimé Vesoul
Et on a quitté Vesoul
T’as plus aimé Honfleur
Et on a quitté Honfleur
T’as plus aimé Hambourg
Et on a quitté Hambourg
T’as voulu voir Anvers
Et on n’a vu qu’ses faubourgs
Tu n’as plus aimé ta mère
Et on a quitté sa sœur
Comme toujours

C#7Mais je te le F#mdis

B7 Je n’irai pas plus Eloin

C#7Mais je te préF#mviens

B7 J’irai pas à PaG#ris

D’ailF#leurs j’ai horG#reur[x4]
De tous les flonflons
De la valse musette
Et de l’accordéon

[Couplet 2a :]
T’as voulu voir Paris
Et on a vu Paris
T’as voulu voir Dutronc
Et on a vu Dutronc
J’ai voulu voir ta sœur
J’ai vu le mont Valérien
T’as voulu voir Hortense
Elle était dans l’Cantal
J’ai voulu voir Byzance
Et on a vu Pigalle
À la gare Saint-Lazare
J’ai vu les Fleurs du Mal
Par hasard

[Couplet 2b :]
T’as plus aimé Paris
Et on a quitté Paris
T’as plus aimé Dutronc
Et on a quitté Dutronc
Maintenant je confonds ta sœur
Et le mont Valérien
De ce que je sais d’Hortense
J’irai plus dans l’Cantal
Et tant pis pour Byzance
Puisque j’ai vu Pigalle
Et la gare Saint-Lazare
C’est cher et ça fait mal
Au hasard

Mais je te le redis
Je n’irai pas plus loin
Mais je te préviens
Le voyage est fini
D’ailleurs j’ai horreur
De tous les flonflons
De la valse musette
Et de l’accordéon

[Couplet 1]

Mais mais je te le reredis
Je n’irai pas plus loin
Mais je te préviens
J’irai pas à Paris
D’ailleurs j’ai horreur
De tous les flons flons
De la valse musette
Et de l’accordéon

[Couplet 2a]

Rotterdam

Il n’en restait plus qu’un Et c’était celui-là Un port du Nord ça plaît Surtout quand on n’y est pas Ça fait qu’on voudrait y être Ça fait qu’on n’sait pas bien S’il faut s’taper l’poète Ou s’taper la putain… d’Rotterdam

Où y’a pas qu’des puCtains
Où y’a pas qu’des marins
Où y’a des chiens perdus

Et les enfants des Grues
Où y’a pas qu’des marchands
Où y’a pas qu’des chalands
Où y’a des vieux chevaux

Qui bridgent avec la Cmort

Où y’a des flics chinois
Qui se prennent pour la reine
Où y’a des filles en soie
Qui font couler leur gaine
Sur le bord du trottoir
Comme un chagrin de plus
Qui traînera ce soir
Tout le long de la rue

Si au Dm7moins
ça pouvait ressembler à RotterCM7dam

Où y’a des rats crevés
Comme y’en a à Paris
Où y’a des chats croisés
Avec des vieilles souris
Où y’a pas que de l’import
Où y’a bien loin du port
Des amants qui se font
Et puis qui se défont

Où y’a pas qu’des banknotes
Au seuil des minijupes
Et des mecs qui s’occupent
A placer leur camelote
Où y’a des malheureux
Qui donneraient leur cul
Si en donnant son cul
On était bienheureux

Si au moins
ça pouvait ressembler à Rotterdam

Où y’a des assassins
Planqués dans leur whisky
Et puis des insensés
Qui passeront pas la nuit
Où y’a pas qu’du tabac
Au goût de caramel
Où y’a de pauv’s soldats
Qui s’farciraient l’Carmel

Où y’a un Christ debout
Derrière un bar de nuit
Qui cause avec le bout
Avec le bout d’la nuit
Où y’a des exilés
Qui sortent leur exil
Dans le ciel barbelé
D’une publicité con

Si au moins
ça pouvait ressembler à Rotterdam

[Mod +½]
Où je n’irai jamais
Car je vais au soleil
Où tu n’iras jamais
Car partout c’est pareil
Je prends le train du Sud
Tu prends le train du Sud
Il prend le train du Sud
Jusqu’au bout de la nuit

Si au moins
ça pouvait ressembler à l’Italie

Retiens La Nuit

original : E♭ Cm G# B♭7…

ReDtiens la Bmnuit

Pour nous Gdeux jusqu’à la fin du A7monde[bis]
Retiens la nuit
Pour nos cœurs, dans sa course vagabonde

Serre-moi Dfort

Contre ton Bmcorps

Il Gfaut qu’à l’heure des foDlies

Le grand aBmmour

Raye le Gjour

Et nous E7fasse oublier la A7vie

Retiens la nuit
Avec toi elle paraît si belle
Retiens la nuit
Mon amour qu’elle devienne éternelle

Pour le bonheur
De nos deux cœurs
Arrête le temps et les heures
Je t’en supplie
A l’infini
Retiens la nuit

Ne Gme demande pas d’où me vient ma trisDtess[x3]e
Ne me demande rien tu ne comprendrais pas
En découvrant l’amour je frôle la détresse

En E7croyant au bonheur la peur enA7tre en mes joies

Retiens la nuit
Pour nous deux jusqu’à la fin du monde
Retiens la nuit
Pour nos cœurs, dans sa course vagabonde

Serre-moi fort
Contre ton corps
Il faut qu’à l’heure des folies
Le grand amour
Raye le jour
Et nous fasse oublier la vie

Retiens la nuit
Avec toi elle paraît si belle
Retiens la nuit
Mon amour qu’elle devienne éternelle

Pour le bonheur
De nos deux cœurs
Arrête le temps et les heures
Je t’en supplie
A l’infini
Retiens la nuit

Les Remparts de Varsovie

[Couplet 1 :]

MaB6dame promène son cul sur les remparts de Varsovie

Madame promène son cœur sur les ringards de Cdimsa foC#m7lie
Madame promène son ombre sur les grand-places de l’Italie

Je trouve que Madame vitF#7 sa Bvie

Madame promène à l’aube les preuves de ses insomnies
Madame promène à ch’val ses états d’âmes et ses lubies
Madame promène un con qu’assure que madame est jolie
Je trouve que Madame est servie

Tandis que Bmmoi tous les A7soirs je suis vesDtiaire G7à l’AlcaF#7zar

[Couplet 2 :]
Madame promène l’été jusque dans le midi d’la France
Madame promène ses seins jusque dans le midi de la chance
Madame promène son spleen jusqu’au bord du lac de Constance
Je trouve Madame de circonstances

Madame promène son chien un boudin noir nommé Byzance
Madame traîne son enfance et change selon les circonstances
Madame promène partout son accent russe avec aisance
C’est vrai que Madame est de Valence

Tandis que moi tous les soirs je suis barman à l’Alcazar

[Couplet 3 :]
Madame promène son ch’veu qu’a la senteur des nuits de Chine
Madame promène son regard sur tous les vieux qui ont des usines
Madame promène son rire comme d’autres promènent leur vaseline
Je trouve que Madame est coquine

Madame promène ses cuites de verre en verre de fine en fine
Madame promène les gènes de vingt mille officiers de marine
Madame raconte partout qu’on m’appelle Tata Jacqueline
Je trouve Madame mauvaise copine

Tandis que moi tous les soirs je suis chanteuse légère à l’Alcazar

[Couplet 4 :]
Madame promène ses mains dans les différents corps d’armée
Madame promène mes sous chez des demi-selles de bas quartiers
Madame promène carosse qu’elle voudrait bien me voir tirer
Je trouve que Madame est gonflée

Madame promène banco qu’elle veut bien me laisser régler
Madame promène bijoux qu’elle veut bien me laisser facturer
Madame promène ma Rolls que pour suivre quelque huissier
Je trouve que Madame est pressée

Tandis que moi tous les soirs je fais la plonge à l’Alcazar

[Couplet 1 Mod+½]

[Couplet 2 Mod+½]

Quand La Mer Monte

Tout près C#mdu cap Gris-Nez
Quand j’ai fini d’pêcher
On s’retrouv’ chez Léonce

On est G#onze
On mesure les poissons
En vidant des canons

Et on pass’ vit’ le G#7cap

Car ça C#mtap’

Bientôt Eplus d’Cap Gris-Nez
Encor’moins d’cap Blanc-Nez
Ceux qu’on voit c’est nos nez

Tout roug’s G#et
Quand les verr’s que je lèv’
Ot’nt le sel sur mes lèvres
Moi je pens’ à Marie

Qui est parC#tie.

[Refrain :]

C#Quand la mer G#monte

J’ai G#7honte, j’ai C#honte

Quand ell’ desG#cend

F#Je l’G#a___C#ttends

C#A marée G#basse

G#7Elle est partie héC#las

A marée G#7haute

Avec un F#au__G#7au__C#mtre.

Lors le nez dégrisé
Je quitt’ l’estaminet
Et j’regard’ en rêvant
Le rident
D’l’autr’ côté de la mer
Les collin’s d’Angleterr’
Montr’nt que l’mond’ par ici
Est tout petit

Et à gorg’ déployée
Sur le flot déchaîné
Je l’appell’ à grands cris
R’viens Marie
P’t’êtr’ qu’à la molliment
Pour pêcher qu’c’est l’bon temps
Mon filet m’la rendra
Dans mes bras.

[Refrain]

Pour Sûr

J’ai vu tes yeux de Fmbraise

Au pied d’une meule de Cfoin.

Tu revenais des C7fraises

Et moi d’l’herbe aux laFmpins.
Je t’ai dis « il fait chaud ».

Tu m’Frépondis « Pour B♭msûr ».

Tu m’en avais dit Fmtrop.

Ça B♭mm’a fait une morC7sure.

Pour Fsûr (Qu’est-ce que tu dis ?)

J’t’ai pas ofC7fert de fleurs,
Pour sûr (Qu’est-ce que tu dis ?)

Mais j’t’ai monFtré mon cœur.

Tu l’as pris dans F#dimtes p’tites mains léGmgè_C7res

Comme un p’Gmtit paC7pillon de BruFyère,

Pour Fsûr. (Qu’est-ce que tu dis ?)

Tu l’as pris C7sans chercher,
Pour sûr. (Qu’est-ce que tu dis ?)

Tu l’as vite Fdéniché.

C’est B♭vrai que Bdimtoi tu l’savais Fbien

Que mon cœur, j’l’Dma__/C#vais C7sur la Fmain.

Mais comme je suis frivole,
J’ai un cœur d’artichaud.
Sous la brise il s’envole.
Je sais que c’n’est pas beau.
Les feuilles, une à une,
En les voyant tomber,
Pour comble d’infortune
Tu m’les as piétinées.

Pour sûr (Qu’est-ce que tu dis ?)
Que mon cœur est en deuil.
Pour sûr, (Qu’est-ce que tu dis ?)
J’ai pleuré sur mes feuilles.
J’n’y peux rien, j’ai l’âme trop généreuse
Et un cœur pour les familles nombreuses.
Pour sûr, (Qu’est-ce que tu dis ?)
C’était clair comme du verre.
Pour sûr, (Qu’est-ce que tu dis ?)
Fallait voir à travers. (T’es sourde ?)
Mais toi tu m’as tout piétiné.
Tu m’en as fait du verre pilé.

Toute ma raison s’égare.
J’enfante la douleur.
Quelle sensation bizarre,
Quand on a plus de cœur.
Ça me fait un grand vide
Et de mes deux beaux seins,
Je n’ai plus qu’un saint Placide
Et une marque à sein.

Pour sûr, (Qu’est-ce que tu dis ?)
C’est l’histoire de mon cœur,
Pour sûr,(Qu’est-ce que tu dis ?)
Qui finit dans l’malheur.
Notre amour est une barque en détresse.
Va falloir lancer le S.O.S.
Pour sûr, (Qu’est-ce que tu dis ?)
Il fallait qu’ça arrive.
Pour sûr, (Qu’est-ce que tu dis ?)
Je vais à la dérive.
Adieu la vie et l’aventure

Oui mais heureusement… que Fluctuat nec mergitur aussi
(Qu’est-ce que tu dis ?)
Toi, si tu me r’dis « Qu’est-ce que tu dis ? »,
J’vais finir par te l’dire
Tu vas voir…

On n’est pas là pour se faire engueuler

Guitare :Bmsus4 [x/2/2/4/3/x]GM7 [3/(2)/(0)/0/0/2]G6 [3/(2)/(0)/0/0/0]

{intro :}GE7C6C#dimGD7

Un beau matin de juilGlet, le réveil

A sonné dès le leE7ver du soleil

Et j’ai dit à ma pouAm7pée : « Faut te s’couer!

D7 C’est aujourd’hui qu’il Bm7pa___B♭m7a___Am7sse! »

On arD7rive sur le boul’GM7vard sans retard

G6 Pour voir défiler le Bmroi d’Zanzibar

Mais sur-le-Dchamp, onBm est r’fouEm7lés par E♭7les aA7gents.

AAm7lors j’ai ditD7 :

GOn n’est pas Am7là pour se B♭dimfaire engueuBmsus4ler

On est D7/Alà pour voiC#7/G#r le défiD7/Alé!

D7/AOn n’est pas C#7/G#là pour se D7/Afaire assomB♭dimmer

On est v’Bmnu pour voir G/Dle défilé!

G7/6Si tout le monde était G7/5+resté chez soi,

Ça f’rait Cdu tort à la RépuCm(6)blique.

G Laissez-nous Em7donc qu’on le reA7garD7(9-)__de

GSinon plus tard, quand la reine reviendra

Ma paAmrole, nous on r’D7viendra Gpas!

L’jour de la fête à Julot, mon poteau,
Je l’ai invité dans un p’tit bistrot
Où l’on trouve un beaujolais vrai de vrai,
Un nectar de première!
On est sorti très à l’aise, et voilà
Que j’ai eu l’idée de l’ram’ner chez moi
Mais j’ai comprisdevant l’rouleau à pâtisserie
Alors j’ai dit :

On n’est pas là pour se faire engueuler,
On est là pour la fête à mon pote
On n’est pas là pour se faire assommer,
On est v’nu faire une petite belote
Si tout le monde restait toujours tout seul
Ça serait d’une tristesse pas croyable
Ouvre cette porte et sors des verres
Ne t’obstine pas ou sans ça, le prochain coup,
Ma parole, j’rentre plus du tout!

Ma femme a cogné si fort cett’ fois-là
Qu’on a trépassé l’soir même et voilà
Qu’on se retrouve au paradis vers minuit
Devant Monsieur St Pierre
Il y avait quelques élus qui rentraient
Mais sitôt que l’on s’approche du guichet
On est r’foulé et St Pierre se met à râler
Alors j’ai dit :

On n’est pas là pour se faire engueuler
On est v’nu essayer l’auréole
On n’est pas là pour se faire assommer
On est mort, il est temps qu’on rigole
Si vous flanquez les ivrognes à la porte
Il doit pas vous rester beaucoup d’monde
Portez-vous bien, mais nous on s’barre!
Et puis on est descendu chez Satan
Et en bas c’était épatant!

C’qui prouve qu’en Em7protestant

Quand il est A7encor’ temps

On peut fiAm7nir par obtenirG#m7 des ménagements!

GG7CCmG(6/9)D7G

La Nuit Dernière

DmJ’ai sauté du dixième éAtage

Mais je n’suis pas tomB♭

J’ai trouvé ça éDmtrange[bis]
Cette sensation de flotter
Et de tout voir de haut
J’aimerais la retrouver

DmC#mC

CJ’ai vu ça dans un de mes rêvesB

B♭ C’était pendant la nuit dernière

A J’ai vu ça dans un de mes rêves

A7 C’était pendant la nuit dernière

Y’avait une meute de loups
Qui s’avançait sur moi
L’air pas marrant du tout
Et je restais là sans bouger
Cette sensation de mort
J’aimerais bien l’effacer

[Refrain + solo]

J’voulais être libre comme l’air
J’croyais y arriver
Mais c’était tout le contraire
Alors j’suis allé porter plainte
Une voix m’a répondu :
T’as beaucoup trop de contraintes

[Refrain]

More Than Words

tabs.ultimate-guitar.com

G [3/2/0/0/3/3]C(add9) [x/3/x/0/3/0(3)]Am7 [x/0/x/0/1/0(3)]C [x/3/x/0/1/0]D(sus4) [x/x/0/2/3/2(3)]
Em [0/2/x/0/0/0]
D/F# [2/x/x/2/3/3(2)]
G7 [3/2/0/0/0/1]

{intro :}GC(add9)Am7CD(sus4)

GSaying « I love you »

Is Am7not the words I D(sus4)want to hear from Gyou
It’s not that I want you

Am7Not to say, but Dif you only Emknew how Am7easy

DIt would be to Gshow me D/F#how you Emfeel

More than Am7words

Is Dall you have to G7do to make it reCal

Then you Cmwouldn’t have to Gsay that you Emlove me

‘Cause Am7I’d alDready Gknow

GWhat would you Ddo if my Emheart was Dtorn in Ctwo

More than words to show you feAm7el

That your Dlove for me is Greal

What would you Dsay if I Emtook those Dwords awaCy

Then you couldn’t make things Am7new

Just by Dsaying « I love Gyou »Am7

D More than wGords

Am7D

Now but I’ve tried to talk to you
And make you understand
All you have to do is close your eyes
And just reach out your hands
And touch me
Hold me close, don’t ever let me go
More than words
Is all I ever needed you to show
Then you wouldn’t have to say that you love me
‘Cause I’d already know

What would you do if my heart was torn in two
More than words to show you feel
That your love for me is real
What would you say if I took those words away
When you couldn’t make things new
Just by saying « I love you »

More than words

Menteries

{intro :}AmDmE7

AmC’était une petite midiE7nette

Lui, Dmun fils E7à paAmpa[bis]
Ils s’étaient connus à la fête
Sur les petits chevaux de bois

GIl lui offG7rit des vioClettes

Et Gpuis du G7malaCga

C’est ainE7si qu’elle perdit la Amtête

Et en D7se donnant fredonGna

CAh, tu mens, tu mens, tu mens, tu

G7Mens, tu mens, tu mens, m’en m’em-

brasses et dis qu’tu Cm’aimes
(T’es un grand menteur, tu sais)

CAh, tu mens, tu mens, tu mens, tu

G7mens, tu mens, tu mens, m’en m’en-

D7laces, quelle joie suGprême !
(T’es un effronté, tu sais)

CAh, attends, attends, attends, at-

G7tends, attends, attends, tends tant

E7Pis si j’ perds la Amtête

Car je Ft’aime F#dimmême au moCment

Où tu mens peut-D7ê___G7ê___Ctre

Mais l’amour c’est une drôle de chose
Parfois ça fait souffrir (Oh oui !)
Après avoir vu tout en rose
Elle dut vite cesser de rire

Dans la poche de sa jaquette
Elle trouva une photo
D’une femme qui signait Lucette
Alors, elle dit dans un sanglot

Ah, tu mens, tu mens, tu mens, tu
Mens, tu mens, tu mens, m’en m’en
Fait perdre la cervelle
(T’es un enjôleur, tu sais)
Ah, fais sans, fais sans, fais sans, fais
Sans, fais sans, fais sans, sans sem-
blant d’être fidèle
(T’es un grand méchant, tu sais)
Ah, méchant, méchant, méchant, mé-
chant, méchant, méchant, chant chan-
te ta ritournelle

Car même au moment où tu mens
Ton chant m’ensorcelle

La photo qu’elle croyait coupable
Qu’il portait sur son cœur
Était pourtant bien pardonnable
C’était le portrait de sa sœur

Sachant pas, la malheureuse
Voulut s’donner l’trépas
Elle se jeta dans une lessiveuse
Et en se noyant murmura

Ah, tu mens, tu mens, tu mens, tu
Mens, tu mens, tu mens, m’en m’en
Fait voir de cruelles
(Je fais glou glou, tu sais)
Ah, je m’en, je m’en, je m’en, je
M’en, je m’en, je m’en, m’en m’en-
fonce dans l’eau d’Javel
(Je fais glou glou, tu sais)
Ah, mais en, mais en, mais en, mais
En, mais en, mais en, z’en z’en-
Trant au moment même

Son amant la sauva à temps
Et maintenant ils s’aiment !

Kilimandjaro

Il n’iDmra A7pas beaucoup plus Dmloin

La Fnuit vienB♭dra bienFtôtA7[bis]
Il voit là-bas dans le lointain
Les neiges du Kilimandjaro

[Refrain :]

DElles te feBmront un blanc manEmteauA7[bis]
Où tu pourras dormir
Elles te feront un blanc manteau

Où tu pourras dorDmir, dorG(7)mir, dorDmirA7

Dans son délire il lui revient
La fille qu’il aimait
Ils s’en allaient main dans la main
Il la revoit quand elle riait

[Refrain]

Voilà sans doute à quoi il pense
Il va mourir bientôt
Elles n’ont jamais été si blanches
Les neiges du Kilimandjaro

Elles te feront un blanc manteau
Où tu pourras dormir
Elles te feront un blanc manteau
Où tu pourras dormir, dormir, bientôt

Dors, Min P’tit Quinquin

[Refrain :]

G« Dors, min p’tit quinquin
Min p’tit pouchin

Min D7gros rojin !

EmTe m’feras du chaD7grin

Si te n’dors point j’qu’à d’Gmain. »

CAinsi l’aut’ jour Geun’ pauvr’ D7dintelGlière

In amicloD7tant sin p’tit garGchon

CQui, d’puis tros quarts d’Gheure, n’faiD7jot que d’Gbraire

Tâchot l’indorBmmir par A7eun’ canD7chon.

GEll’ li dijot : « D7Min Narcisse

GD’main t’aras du D7pain d’épice,

GDu chuc à D7gogo

Si t’es sache A7et qu’te fais doD7do.

[Refrain]

Et si te m’laich’ faire eun’ bonn’ semaine
J’irai dégager tin biau sarrau
Tin patalon d’drap, tin giliet d’laine,
Comme un p’tit milord, te s’ras faraud !
J’ t’acat’rai, l’jour d’la ducasse
Un porichinell’ cocasse
Un turlututu
Pour juer l’air du Capiau-pointu

[Refrain]

Nous irons dins l’cour Jeannette-à-Vaques,
Vir les marionnettes comme te riras
Quind t’intindras dire un doup’ pou Jacques !
Par l’porichinelle qui parle magas
Te li mettras dins s’menotte,
Au lieu d’doupe un rond d’carrotte
Il t’dira merci
Pins’ comme nous arons du plaisi !

[Refrain]

Et si par hazard sin maîte eus’fâche,
Ch’est alors Narciss’ que nous rirons
Sans n’avoir invie, j’prindrai m’n’air mache,
J’li dirai sin nom et ses surnoms
J’li dirai des fariboles,
I m’in répondra des drôles
Infin, unchacun
Verra deux spectac’ au lieu d’un

[Refrain]

Alors serr’ tes yeux, dors min bonhomme,
J’vas dire eun’prière à p’tit Jésus,
Pou qu’i vienne ichi, pindint tin somme,
T’faire rêver qu’j’ai les mains plein’s d’écus,
Pou qu’i t’apporte eune coquille,
Avec du chirop qui guille
Tout l’long d’tin minton
Te pourlèqu’ras tros heur’s du long

[Refrain]

L’mos qui vient, d’Saint-Nicolas ch’est l’fête,
Pour sûr au soir i viendra t’trouver
I t’f’ra un sermon et t’laich’ra mette,
In-d’sous du ballot un grand painier
I l’rimplira si t’es sach’,
D’sait-quoi qui t’rindront bénache
Sans cha sin baudet
T’invoira un grand martinet

[Refrain]

Ni les marionnettes, ni l’pain d’épice,
N’ont produit d’effet ; mais l’martinet
A vite rappajé eul’p’tit Narcisse,
Qui craignot d’vir arriver l’baudet
Il a dit s’canchon-dormoire,
S’mère l’a mis dins s’n’ochennoire
A r’pris sin coussin,
Et répété vingt fos ch’refrain

[Refrain]

Yellow Bird

DYelC#low Dbird, up A7high in banana Dtree.

DYelC#low Dbird, you A7sit all alone like Dme.D7

GDid your lady friend Dleave the nest again?

A7That is very bad, Dmakes me feel so sad.

GYou can fly away, Din the sky away

A7You more lucky than me.

DI also have a Gpretty girl

A7She’s not with me toDday.

DThey all the same, the Gpretty girl

A7Make ’em the nest. Then they fly aDway.

Yellow bird, up high in banana tree.
Yellow bird, you sit all alone like me.
Better fly away, in the sky away,
Picker coming soon, pick from night to noon.
Black and yellow you, like banana too
They may pick you some day.

Wish that I was a yellow bird,
I’d fly away with you.
But I am not a yellow bird
So here I sit, nothing else to do.

YELLOW BURT, THE SOFTEST COPPER ROUND ‘ERE
YELLOW BURT, A COWARD, A WHIMP, THAT’S CLEAR

ARE YOUR P.C. FRIENDS ON THE BEAT AGAIN
THAT IS VERY SAD, MAKES ME FEEL SO BAD
KNOCK HIS HELMET OFF, KICK N’ SLAP THE PUFF
HE’S A YELLOW BELLY

BURT’S A BLEEDIN’ SOFTY…

Photogenic, Schizophrenic You

Guitare :C#7/9- [x/4/3/4/3/x]

FThis change in D7me

GmWhat can it C7be?[x3]
Is it really true?
If the answer is « yes »
Then I confess

G7Here´s who I owe it C7to :

FPhotogenic, sF#7chizophrenic FyouC7

FWith your goldenF#7 hair asFkewF7

I B♭drool about your dual B♭mpersonality

F´Cause I know that both of them are made for me

G7Photogenic, schizophrenic C7you9-

Photogenic, schizophrenic you
Though your every mood is blue
You have gazed at no one else, I swear

FYou have told me by your vacant stare

And my name on F#7your tatFtoo

C#7[Mod +½ ton]

F#Photogenic, sG7chizophrenic F#youC#7

F#With your thirty-G7six I.F#Q.F#7

Your Btender kisses give me Bmjust as many thrills

F#As if I took twenty E♭7tranquilizer pills

G#7Photogenic, schizophrenic C#7you9-

You have gained so very much renown
In your strapless hospital gown
Oh, I will spoon with you for all my life
´Cause they won´t let me have a fork or knive

F#Photogenic, sC#7/9-chizophrenic F#you
And your new tattoo
Ooh!

The Man Who Sold The World

We passed upon the Astairs,

And spoke in walls and wellsDm, Although I wasn’t Athere

He said I was his Ffriend, Which came as a surCprise

I spoke into his Aeyes, I thought you died aDmlone

A long, long time aCgo.

Oh Cno, not Fme, We C#never lost conFtrol,

You’re Cface, to Fface, With the C#man who sold the Aworld.

I laughed and shook his hand
And made my way back home, I searched afar the land,
for years and years I roamed, I gazed a gazely stare
We walked a million hills, I must have died alone,
A long long time ago

Who knows, not me, I never lost control,
You’re face, to face, With the man who sold the world.

Je Suis Fier

{intro :}ACG[x4]
FC[x2]AG

(A)Non je ne crois plus en rien
C’est une histoire de destin
Je ne crois plus en ma vie
Trop d’ennuis trop de soucis

AJe me suis couvert de boue

CA rester au Ggarde à [bis]vous
A faire semblant de rêver
Que le monde peut changer

CNon je ne crois plus en vous

EC’est une histoire de dégoût

[refrain :]

FJe Esuis Cfier, Ffier de Ene rien Cfaire

Et Fje EpréCfère, G#à jamais ne plus rien faire

FNon, non, non, ne plus rien faire
[bis]

BC[x4]

Il faut vivre pour demain
Me dit-on tous les matins
Travailler pour trois fois rien
Et mourir comme des chiens

Ils répriment plus qu’ils ne paient
On te garde on te surveille

Non je ne crois plus en vous
C’est une histoire de dégoût [x2]

[refrain]

Jamaica Farewell

DDown the way where the Gnights are gay

And the A7sun shines daily on the Dmoun[Ad Lib]tain top
I took a trip on a sailing ship
And when I reached Jamaica I made a stop

[Refrain :]
But I’m sad to say, I’m on my way
Won’t be back for many a day
My heart is down, my head is turning around
I had to leave a little girl in Kingston town

Sounds of laughter everywhere
And the dancing girls swaying to and fro
I must declare that my heart is there
Though I’ve been from Maine to Mexico

[Refrain]

Down at the market you can hear
Ladies cry out while on their head they bear
Ackie rice and salt fish is nice
And the rum is good any time of year

[Refrain x2]

Effervescing Elephant

An Geffervescing elephant
With tiny eyes, and great big trunk

Once Cwhispered to the tiny ears

The Cmears of one inferior

That Gby next june he’d die, oh yeah!

Because the tiger would D7roam
And the little one said oh my goodness I must stay at home

And everytime I hear a growl

I’ll (G7)know the tigers on the prowl
And I’ll be really safe you know
The elephant he told me so
And everyone was nervy, oh yeah!
And the message was spread
To zebra, mongoose, and the dirty hippopotamus

Who wollowed in the mud and chewed
His spicy hippoplancton food
And tended to ignore the word
Prefering to survey a herd
Of stupid water bison, oh yeah!
And the jungle took fright
And ran around for all the day and the night

But all in vain because you see
The tiger came and said to me,
You know I wouldnt hurt not one of you
I much prefer something to chew
Youre all too scant, oh yeah!
He ate the elephant…

Chanson Sans Calcium

AC’est une chanson sans calcium,
chantée par un pauvre homme

qui a mauvaise E7mine
C’est une chanson sans calcium,
une chanson à la gomme

qui manque de vitaAmine
C’est une chanson à virus,
une chanson sans tonus,

A7elle est épouvanDtable

C’est une chanson pas dans l’Avent,

qu’a besoin d’fortiE7fiant,

tellement qu’elle est miAnable

3E73, 33, 3A3, 33, 3E73, 33

Les paroles sont squelettiques,
la musique rachitique,
pas question qu’ça balance
C’est une chanson sanguimique,
complétement lymphatique,
c’est presqu’une ordonnance
C’est une chanson pas dans l’coup,
c’est une genre de rock mou,
pas pour le hit parade
C’est une chanson anémiée
pour maison de santé,
une triste salade

33, 33, 33, 33, 33, 33

C’est une chanson sans espoir
qui raconte l’histoire
d’une pauvre infirmière
Amoureuse à en crever
d’un docteur diminué
aux curieuses manières
C’est une chanson sans issue,
qu’ira pas dans la rue
car elle est désastreuse
C’est une chanson imbécile
écrite par un bacille
pour une intraveineuse

33, 33, 33, 33, 33, 33

Le seul avantage qu’elle a
cette chanson raplapla,
il est sur la pochette
Vous ne risquez aucun risque
si vous achetez ce disque
(parce qu’)y a une petite vignette
Découpez la soigneusement,
postez la sur le champ,
faites vous porter pâle
Et vous serez croyez moi,
tous remboursé par la
sécurité sociale

33, 33, 33, 33, 33, 33

C’est Pas Sérieux

C’est pas séBmrieux
Mon amour mon amour

De s’embrasser comme Aça
Dans la rue n’importe où
C’est pas sérieux
Mais c’est bon mon amour
Quand ta bouche affamée
Se promène sur mon cou

Et moi si timide
Je me sens solide
Depuis que tu m’aimes

Comment le caAcher

Sans triC#mcher

Ce Bmgrand boEnheur

A Qu’on affiche sans pudeur

C’est pas sérieux
Mon amour mon amour
De s’embrasser comme ça
Dans la rue qui nous voit
Avec ses yeux trop curieux tout autour
Alors viens donc chez moi
Viens chez moi viens chez moi

C’est pas sérieux
Mon amour mon amour
Tu sais tous les amis
Croient surement qu’on est morts
Ça va faire quat’ nuits, quat’ jours
Que nous n’avons
pas mis le nez dehors

Et s’ils nous questionnent
Faudra qu’on leur donne
Une excuse valable
Et zut après tout
On s’en fout
Volets fermés
Je ne pense qu’à t’aimer

C’est pas sérieux
Mon amour mon amour
Oui mais le plus souvent
Quand on n’ fait dans la vie
Que ce qui est sérieux
Mon amour mon amour
C’est comme ça qu’on s’ennuie
Qu’on s’ennuie, qu’on s’ennuie.

C’est comme ça qu’on s’ennuie
Qu’on s’ennuie, qu’on s’ennuie.
C’est comme ça qu’on s’ennuie
Qu’on s’ennuie.

C’est l’Piston

F#Qu’est-c’qui m’a donné l’âme d’un artiste ?

C#7C’est l’piston.
Qu’est-c’qui m’a rendu toujours optimiste !

F#C’est l’piston.
Qu’est-ce qui m’a fait venir à Paris :

C#7C’est l’piston.

G#7Qu’est-c’qui me fera C#7un nom dans la vie :
C’est l’piston.

C#7Piston solo chez moi, j’étais conF#nu,

C#7Tout le monde m’appelait Tu tu ku tu.

C#7C’est sans doute ça chérie, qui t’avait F#plu.

(Gdim)Puisque tu m’as G#7fait d’un air entenC#7du :


F#Toi, t’as qu’à me dire,
Toi, t’as qu’à me dire « tu »,

Que t’as osé me dire pour qu’aussi C#7j’ose,
Tout à coup j’ai dit, tout à coup j’ai dit : « tu »,

J’avais osé en j’en étais tout F#chose,
Toi, p’tit cochon d’a…
Toi, p’tit cochon d’amour,
Qu’t’as sussuré pour qu’aussi je l’sussure,
Toi t’écoutais tout…
Toi t’écoutais toujours
Que je l’sussur’ au fur et à mesur’.

Dis rien à Papa,
Dis rien à Maman,
C’est vrai que Papa
L’disait à Maman,
Toi, t’as qu’à t’tair’,
Toi, t’as qu’à t’tair’,
Tu te cach’ras d’ton pèr’
Toi, t’as qu’à t’tair’,
Toi, t’as qu’à t’tair’,
Tu te cach’ras d’ta mèr’

Ta, ta, ka,… Veux-tu ?

Puisqu’on s’est marié sur un’ not’ joyeus’,
Au piston.
Notre union sera aussi harmonieus’
Qu’un piston.
Qu’est-c’ qui nous mettra dans un’ bonn’ combine :
C’est l’piston.
Car tu sais c’qui fait marcher la machin’ :
C’est l’piston.

Quand j’te chant’rai, chérie, amoroso,
Tu m’diras : « Ah la la que c’est beau ! »
Nous f’rons tous deux un très joli duo,
Moi j’f’rai la bass’ et toi tu f’ras le haut.

Tous deux comm’ deux oi…
Tous deux comm’ deux oiseaux,
Nous s’rons heureux et gazouill’rons ensemble,
To t’occup’ras d’l’en,
Tu t’occup’ras d’l’enfant,
Tu s’ras aux anges, surtout s’il me ressemble,
Ton p’tit garçon joue…
Ton p’tit garçon jouera
L’piston comm’ moi, ce sera magnifique,
Ta, ta, ka, j’y’apprend…
Ta, ta, ka, j’y’apprendrai
Car dans la vie faut connaîtr’ la musiqu’.

Je serai Papa,
Tu seras Maman,
Plus tard Grand-Papa,
Plus tard Grand-Maman,
T’as t’y compris,
T’as t’y compris,
T’as t’y compris la vie,
T’as t’y compris,
T’as t’y compris,
T’as t’y compris la vie,

Ta, ta, ka,… Voilà !

Adios Muchachos

Adiós, muCchachos, compaE7ñeros de mi Fvida,

barra GqueridaG7 de aquellos Ctiempos.

Me toca a Cmí hoy emprenCmder la retiDmrada,

debo aleGjarme de mi G7buena muchaCchada.

[bis]Adiós, muchachos. Ya me voy y me resigno…
Contra el destino nadie la talla…

Se termiCnaron para C7mí todas las Ffarras,Fm

mi cuerpo Cenfermo no reDmsisG7te Cmás…

Acuden a mi Emente

reE7cuerdos de otros Amtiempos,

de los bellos moGmentosG7

que antaño disfruC

cerquita de mi Fmadre,

sanFmta vieCjita,

y de mi novieGcita

que G7tanto idolatré…

¿Se acuerdan que era hermosa,
más bella que una diosa
y que ebrio yo de amor,
le di mi corazón,
mas el Señor, celoso
de sus encantos,
hundiéndome en el llanto
me la llevó?

Es Dios el juez supremo.
No hay quien se le resista.
Ya estoy acostumbrado
su ley a respetar,
pues mi vida deshizo
con sus mandatos
al robarme a mi madre
y a mi novia también.

Dos lágrimas sinceras
derramo en mi partida
por la barra querida
que nunca me olvidó
y al darles, mis amigos,
mi adiós postrero,
les doy con toda mi alma
mi bendición..

T’en As

B♭Dans les banques y’a pas qu’de l’oseille

Y’a des E♭employés qui font Fleur métier

Et c’est B♭bien comm’ c’est

T’en as ! Moi pas ! Quand j’en aurai
Quand j’en aurai Ça va changer

J’me paieB♭rai des habits

Princ’ de FGalles

Et j’auF7rais des amis

Dans la B♭6salle

T’en as ! Moi pas ! Quand j’en aurai
Quand j’en aurai Ça va changer

Et quantCm aux pépées

J’aurais plus B♭qu’à m’baisser

Ou qu’à les Framasser
A moins qu’elles sach’nt grimper

Dans les gares y a pas qu’des voyages
Y’a des trains complets qui font leur métier
Et c’est bien comme c’est

Tu t’tailles ! Moi pas !
Quand j’me taillerai
Quand j’me taillerai
Ça va changer

J’remont’rai les duchesses à la source
En sleeping en espèces
En pousse-pousse

Tu t’tailles ! Moi pas !
Quand j’me taillerai
Quand j’me taillerai
Ça va changer

Et quant aux pépées
Qui viendront m’voir passer
Avec leurs chass’s croisées
Faudrait qu’ell’s puiss’nt grimper

Dans les cim’tières y’a pas qu’des veuves
Y’a des allongés
Qui n’ont plus d’métier
Et c’est bien comme c’est

Tu meurs ! Moi pas !
Quand j’mourirai
Quand j’mourirai
Tout s’ra changé

J’aurais plus aucun frais
D’blanchisseuse
Et j’aurais pour jeûner
La dent creuse

Tu meurs ! Moi pas !
Quand j’mourirai
Quand j’mourirai
Tout s’ra changé

Et quant aux pépées
Ell’ n’auront qu’à s’baisser
Ou bien qu’à m’ramasser
A moins que j’puiss’ grimper

Si Tu T’en Irais

{intro :}GmC7FB♭7EmA7DmD
GmC7FB♭7EmA7Dm

Si tu t’en iDmrais,

Si tu m’laisserais seul au Gmmonde,

Des fois qu’t’aurais eu conAnu

A7 Quelqu’un qu’t’aimerais encoreDm mieux…

Si tu t’en irais,
Si tu serais plus ma blonde,
Si des fois tu m’aimerais plus,
Ah! qu’est ce que j’serais malheureux…

Car depuis Gmle jourC7

Où tu m’as Fdit que

B♭7 Tu m’aimais Emmoi je

A7 Suis fou de Dmtoi…D

Et si des Gmfois tu

C7 M’aimerais plus Fautant

B♭7 Y’aurais quequ’Emchose d’u-

A7 sé au fond d’ Dmmoi.A7Dm

Si tu t’en irais,
Si t’abandonnerais ma vie
Si tu voudrais t’en aller
Dans les bras d’un autre coeur
Si tu t’en irais, laissant nos âmes désunies
Si tu tenterais d’m’oublier,
Je n’f’rais que verser des pleurs

Car depuis l’instant
De l’heure où nous fûmes
Amoureux moi j’hum-
ecte mes yeux
De joie mes larmes
Loin des alarmes
Coulant d’un charme
Voluptueux


Je crois bien que j’mouriGmrais

Si, un Ajour,A7

Tu t’en iDmrais…

Le Poisson Fa

Il était une Dfois

Un poisson Afa.

Il aurait pu être poisson-scie,

Ou E7raie ou Asole?

Ou A7tout simplement poisson Dd’eau,

Ou D7même un poisson un peu G7las,

G#dimNon,   A7non il était poisson fa :

Un poisson fa, voiDlà !G7D

DIl n’aBmvait mêDme pas de Bmdièse,

DEt d’ailBmleurs s’en Dtrouvait fort Aaise :

A7C’est un truc, disait-il, à laisser à l’écart

Après pour l’enlever il fautD un bécarre,

[bis]Et un bécarre,
C’est une chaise
Qui a un air penché
Et pas de pied derrière ;
Alors très peu pour moi,
Autant m’asseoir par terre,
Non, non, non, non, non, non, non

Pas de Ddiè G7Dse !

DQuoi vous avez le front de trouver cela Abeau,

A7Un dièse qui vous suit partout comme un caF#bot ?

Comme il disait ces Dmots, passait sur le trotAtoir

Un caA7bot très truité, qu’il aE7vait vu trop A7tard,

Et qui avait ouDï la fin D7de la haG7ran- G#diman-     Ague

G« Ut ! » dit Fa in petto

E7J’ai mal teA7nu ma Dlan- G7an- Dgue

D« Ça pourBmrait me Dcoûter poisBmson ! »

DC’est comme Bmça qu’on dit Den langaBmge poisson,

DOn ne dit Bmjamais : cher, Don dit touA7jours « poisson »

« Je crois bien que j’ai mis la queue dans la saucière »
Encore une expression de ce langage là

Qu’on emploie au lieu de : « mis les pieds F#dans le plat ».

Mais le cabot hauDtain, passait sans sourcilA7ler,

Cependant quand il fut passé E7plus qu’à la moiA7tié,

D’un grand coup de sa Dqueue,

Il te D7souffle ta GFa- G#dima-      A7a-
Et Fa, assez froissé,

Parti cahin, caDhin, G7ca- Dha.

DIl s’enG7 allait soiDgner son déG7pit de poisDson au déG7bit de boisDson

Il était une Dfois, un E7poisA7son Dfa. A7D

La Peinture à l’Huile

La peinE♭ture à l’DhawaE♭ïle

C’est bien E♭diffic’Dhaw-aE♭ïle

Mais c’est bien plus G#beau

Da li da la di a Gmda di

Que Fla peinture à B♭(7)l’eau

Ah ! A lo E♭a

[refrain :]

Ra pe ti pe ta pe ti pe ti pe B♭(7)to.

Ra pe ti pe ta pe ti pe ti pe E♭to.
Carabi de carabo
Rien n’est plus beau que la retraite aux flameaux
Sauf peut-être ma cousine Berthe
Qui s’est fait faire une indéfrisable
Elle est admirable on en mangerait
Un tout petit peu tout petit peu tout petit peu.

C’est un jeu fac’hawaïle
On fait deux vers en’ hawaïle
Et puis on termine
Da li da la di a da di
Par plaisanterie fine
A l’eau d’seltz

[refrain]

Les automob’hawaïle
Dans les rues del’ hawaïle
C’est moins rigolo
Da li da la di a da di
Qu’les pédalos à l’eau
Ah ! A lo a

[refrain]

Faut pas s’faire de b’hawaïle
C’est bien inut’ hawaïle
Et ça rend morose
da li da la di a da di
Vaut mieux se faire aut’chose
Ah ! A lo a

[refrain]

Le Papa du Papa

A{intro}

DLe papa du papa du papa de mon papa

Était un peAtit pioupiou

A7La maman du papa du papa de mon papa

Elle, elle éDtait nounou

Lui son nom, c’était DM7Aimé Dépêche

Et elle D7s’appelait Amélie GVite

G7Et, attendez, attenDdez vous allez voir la A7sui- Dte…/A

Le papa du papa du papa de mon papa
S’affolait pour les mollets
D’la maman du papa du papa de mon papa
Qui rêvait de convoler
Quand Aimé lutinait les jolis
Mollets moulés de la molle Amélie
Elle frétillait, tortillait comme l’anguille alanguie

AEt de fil en aiguille il est arrivé ce que vous pensez
Aimé a pris d’assaut les faveurs qu’Amélie voulait lui refuser

Mais l’papa du papa du papa de mon papa
A dit : « J’suis pas un pourceau
J’voudrais pas qu’à cause d’un faux pas une fille tombât
Dans l’opprob’ du ruisseau
J’vais d’ce pas demander à son papa
La main de la belle Amélie Vite
Qui de ce fait va devenir Amélie Dépêche.

Et leur fils, le papa du papa de mon papa
Qu’on nomma : Yvan Dépêche
Eut pour fils mon grand papa Guilo qui était un saint
C’était Saint Guilo Dépêche
Qui en bégayant eut trois jumeaux :
Mon papa, mon tonton Dédé Dépêche
Et ma tata qui s’appelait Dépêch’ Al Aline

/B♭[Mod +½ ton]

E♭Tante Aline épousa un Noyau et eut pour fille

Amédée NoB♭yau Dépêche

B♭7Amédée épousant un Bossac pour devenir

Bossac de NoE♭yau Dépêche

A un fils doté de E♭M7trois prénoms

En souveE♭7nir de ses glorieux anA♭cêtres

A♭7Yvan Sévère Aimé E♭Bossac de Noyau DéB♭pê- E♭che
C’est mon cousin !

[bis]Yvan Sévère Aimé Bossac de Noyau Dépêche !

Le Moribond

FAdieu l’Émile, je t’aimais bien

Adieu l’Émile, je t’aimais Gmbien, tu sais

C7 On a chanté les Dmmêmes vins,Dm5-Dm7

On a chanté les mêmes Gmfilles

C7 On a chanté les mêmes chagrins[bis]

Adieu l’Émile, je vais mourir
C’est dur de mourir au printemps, tu sais,
Mais j’pars aux fleurs la paix dans l’âme,
Car vu qu’t’es bon comm’ du pain blanc,
Je sais qu’tu prendras soin d’ma femme.

[Refrain :]

J’veux qu’on Frie,
J’veux qu’on danse,

J’veux qu’on s’amuse comme des Gmfous

J’veux qu’on C7rie,
J’veux qu’on danse,

Quand c’est qu’on m’mettra dans l’Ftrou

Adieu Curé, je t’aimais bien,
Adieu Curé, je t’aimais bien, tu sais,
On n’était pas du même bord,
On n’était pas du même chemin,
Mais on cherchait le même port.

Adieu Curé, je vais mourir
C’est dur de mourir au printemps, tu sais,
Mais j’pars aux fleurs la paix dans l’âme,
Car vu qu’t’étais son confident,
Je sais qu’tu prendras soin d’ma femme.

[Refrain]

Adieu l’Antoine, j’t’aimais pas bien,
Adieu l’Antoine, j’t’aimais pas bien, tu sais,
J’en crève de crever aujourd’hui,
Alors que toi tu es bien vivant,
Et même plus solide que l’ennui.

Adieu l’Antoine, je vais mourir
C’est dur de mourir au printemps, tu sais,
Mais j’pars aux fleurs la paix dans l’âme,
Car vu que t’étais son amant,
Je sais qu’tu prendras soin d’ma femme.

[Refrain]

Adieu ma femme, je t’aimais bien
Adieu ma femme, je t’aimais bien, tu sais,
Mais je prends le train pour le Bon Dieu
Je prends le train qui est avant le tien
Mais on prend tous le train qu’on peut

Adieu ma femme, je vais mourir
C’est dur de mourir au printemps, tu sais,
Mais j’pars aux fleurs les yeux fermés, ma femme,
Car vu qu’j’les ai fermés souvent
Je sais que tu prendras soin de mon âme

[Refrain]

Méli Mélodie

FC7
Oui, mon doux minet, la mini,
Oui, la mini est la manie
Est la manie de Mélanie
Mélanie l’amie d’Amélie…
Amélie dont les doux nénés
Doux nénés de nounou moulés
Dans de molles laines lamées
Et mêlées de lin milanais…

Amélie dont les nénés doux
Ont donné à l’ami Milou
(Milou le dadais de Limoux)
L’idée d’amener des minous…
Des minous menus de Lima
Miaulant dans les dais de damas
Et dont les mines de lama
Donnaient mille idées à Léda…

Léda dont les dix dents de lait
Laminaient les mâles mollets
D’un malade mendiant malais
Dinant d’amibes amidonnées
Mais même amidonnée l’amibe
Même l’amibe malhabile
Emmiellée dans la bile humide
L’amibe, ami, mine le bide…

Et le dit malade adulé
Dont Léda limait les mollets
Indûment le mal a donné
Dame Léda l’y a aidé !
Et Léda dont la libido
Demande dans le bas du dos
Mille lents mimis d’animaux
Aux doux minets donna les maux…

Et les minets de maux munis
Mendiant de midi à minuit
Du lait aux nénés d’Amélie
L’ont, les maudits, d’amibes enduit
Et la maladie l’a minée,
L’Amélie aux dodus nénés
Et mille maux démodelaient
Le doux minois de la mémé

Mélanie le mit au dodo
Malade, laide, humide au dos
Et lui donna dans deux doigts d’eau
De la boue des bains du Lido
Dis, là-dedans, où est la mini ?
Où est la mini de Mélanie ?…
– Malin la mini élimée
Mélanie l’à éliminée

Ah la la la la ! Quel méli mélo, dis !
Ah la la la la ! Quel méli mélo, dis !

Marcelle

Elle a l’oeil Cvif, la fesse fraîche et le sein arroGgant !

L’aut’sein, l’autreG7 oeil et l’autre fesse itou égaleCment !

Mais ça n’est pas C#dimmonoDmtone,

Et même si c’est l’auCtomne,

Je m’écrie en la voGyant :

« Tiens, voilà l’F#prinG7temps ! »

Marcelle
Si j’avais des ailes
Je volerais gràce à elles.
Marcelle,
Vers la plus belle
Des jouvencelles.
Celle qui a pris mon coeur :
Ta petite soeur…
Poum ! Poum !

Je poserai sur sa bouche un baiser farouche
Puis, je baisserai les stores, à cause des mouches !
Pourquoi cet oeil noir, Marcelle ?
J’ai pourtant fait la vaisselle
N’aimerais-tu pas ta petite soeur ?
N’as-tu pas de coeur ?

Marcelle
J’ai fait la vaisselle
J’ai descendu la poubelle
Marcelle
J’ai mis du sel – e
Aux vermicelles
Quoi, t’aimes mieux les nouilles au beurre ?
Moi, j’préfère ta soeur !
Poum ! Poum !

Madeleine

CCe soir j’attends Madeleine

GJ’ai apporté du lilas
J’en apporte toutes les semaines

CMadeleine elle aime bien ça[bis]

Ce soir j’attends Madeleine
On prendra le tram trente-trois
Pour manger des frites chez Eugène
Madeleine elle aime tant ça

C7Madeleine c’est mon Noël

FC’est mon Amérique à moi

D7Même qu’elle est trop bien pour moi

GComme dit son cousin Joël

Ce soir j’attends Madeleine
On ira au cinéma
Je lui dirai des « je t’aime »
Madeleine elle aime tant ça

Elle E♭est tellement joB♭lie

Elle B♭7est tellement E♭tout ça

Elle estE♭7 toute G#ma Adimvie

MadeB♭7leine que j’attends E♭G(7)

Ce soir j’attends Madeleine
Mais il pleut sur mes lilas
Il pleut comme toutes les semaines
Et Madeleine n’arrive pas
Ce soir j’attends Madeleine
C’est trop tard pour le tram trente-trois
Trop tard pour les frites d’Eugène
Et Madeleine n’arrive pas

Madeleine c’est mon horizon
C’est mon Amérique à moi
Même qu’elle est trop bien pour moi
Comme dit son cousin Gaston

Mais ce soir j’attends Madeleine
Il me reste le cinéma
Je lui dirai des « je t’aime »
Madeleine elle aime tant ça

Elle est tellement jolie
Elle est tellement tout ça
Elle est toute ma vie
Madeleine qui n’arrive pas

Ce soir j’attendais Madeleine
Mais j’ai jeté mes lilas
Je les ai jetés comme toutes les semaines
Madeleine ne viendra pas
Ce soir j’attendais Madeleine
C’est fichu pour le cinéma
Je reste avec mes « je t’aime »
Madeleine ne viendra pas

Madeleine c’est mon espoir
C’est mon Amérique à moi
Sûr qu’elle est trop bien pour moi
Comme dit son cousin Gaspard

Ce soir j’attendais Madeleine
Tiens le dernier tram s’en va
On doit fermer chez Eugène
Madeleine ne viendra pas

Elle est tellement jolie
Elle est tellement tout ça
Elle est toute ma vie
Madeleine qui ne viendra pas

Demain j’attendrai Madeleine
Je rapporterai du lilas
J’en rapporterai toute la semaine
Madeleine elle aimera ça
Demain j’attendrai Madeleine
On prendra le tram trente-trois
Pour manger des frites chez Eugène
Madeleine elle aimera ça

Madeleine c’est mon espoir
C’est mon Amérique à moi
Tant pis si elle est trop bien pour moi
Comme dit son cousin Gaspard

Demain j’attendrai Madeleine
On ira au cinéma
Je lui dirai des « je t’aime »
Madeleine elle aimera ça !

Léna

Guitare :{1°} :[./7/6/x][./8/7/x][./9/8/x]

Léna toi Cqui est loin, plus loin qu’AngouG7lême « ême »

Léna je veux te dédier un poCème « ème »

J’suis pas poète mais j’vais essayer quand G7même « ême »

Ah ! Faut-il A7que…Faut-il que D7je…Faut-il que G7je…

[bis]Dès aujourd’hui pour m’attaquer au problème « ème »
J’me suis levé dès le petit matin blème « ème »
Se lever tôt, pour moi qui suis si bohème « ème »
Ah ! Faut-il que… Faut-il que je… Faut-il que je…

[Refrain :]
Oui !

GLéna LéCna Léna GLéna je

G7Léna Léna je LéCna {1°}je je je

C Léna Léna Léna LéGna je

G7Léna Léna COui !

Pour m’inspirer j’me suis fait un café crème « ème »
Mais par erreur je l’ai sucré au sel gemme « emme »
C’n’était pas bon, ma foi je l’ai bu quand même « ême »
Ah ! Faut-il que…Faut-il que je…Faut-il que je…

C’est malheureux je n’ai pas trouvé de thème « ème »
J’t’aurais fait un truc avec des rimes en « ème » « ème »
T’aurais compris que c’était un stratagème « ème »
Pour te dire que… Te dire que je…Te dire que je…

[Refrain]

Ta Katie t’as Quitté

Ce soir au Gbar de la gare
Igor hagard est noir

Il n’arrête Dguère C#de Gboire

Car sa KaD7tia,

Sa jolie KaD7(/9)tia vient de le quitGter[bis]
Sa Katie l’a quitté

Il a fait choux blanc
Ce grand duc avec ses trucs,
Ses astuces
Ses ruses de Russe blanc
« Ma tactique était toc »
Dit Igor qui s’endort
Ivre mort au comptoir du bar

Un Russe blanc qu’est G7noir
Quel bizarre hasard se marrent

Les fêtards paillards du Cbar
Car encore Igor y dort

Mais près de son oD7reille
Merveille un réveil vermeil

Lui prodigue des conGseils
Pendant son sommeil :

Tic tac tic tac, ta Katie t’a quitté
Tic tac tic tac, ta Katie t’a quitté
Tic tac tic tac, t’es cocu qu’attends-tu ?
Cuite-toi t’es cocu
T’as qu’à t’cuiter
Et quitter ton quartier
Ta Katie t’a quitté
Ta tactique était toc
Ta tactique était toc
Ta Katie t’a quitté
Ôte ta toque et troque
Ton tricot tout crotté
Et ta croûte au couteau
Qu’on a tant attaqué
Contre un tacot côté
Quatre écus tout compté
Et quitte ton quartier
Ta Katie t’a quitté (x4)

Tout à côté
Des catins décaties taquinaient
Un cocker coquin
Et d’éthiques coquettes,
Tout en tricotant
Caquetaient et discutaient
Et critiquaient
Un comte toqué qui comptait en tiquant,
Tout un tas de tickets de quai
Quand tout à coup …
Tic tac … tic tac … brrrrrrrrr !

« Oh ! Mâtin quel réveil
Mâtin quel réveil matin »
S’écrit le Russe blanc de peur
« Pour une sonnerie
C’est une belle çonnerie !… »

Les Joyeux Bouchers

C’est le tanAm6go des bouchers de la Villette

C’est le tango des tueurs des abatB♭toirs
Venez cueillir la fraise et l’amourette

Et boire du E7sang avant qu’il soit tout Amnoir

Faut qu’ ça Amsaigne
Faut qu’ les gens aient à bouffer
Faut qu’ les gros puissent se goinfrer
Faut qu’ les petits puissent engraisser

Faut qu’ ça E7saigne
Faut qu’ les mandataires aux Halles
Puissent s’en fourer plein la dalle
Du filet à huit cent balles

Faut qu’ ça Amsaigne

Faut qu’ les peaux se fassent tanA7ner
Faut qu’ les pieds se fassent paner
Que les têtes aillent mariner

Faut qu’ ça Dmsaigne

Faut avaler d’ la barAmbaque

Pour êt’e bien gras quand on Dmclaque

Et nourE7rir des vers comaques

Faut qu’ ça Amsaigne

E7Bien Amfort

C’est le tango des joyeux militaires
Des gais vainqueurs de partout et d’ailleurs
C’est le tango des fameux va-t-en guerre
C’est le tango de tous les fossoyeurs

Faut qu’ ça saigne
Appuie sur la baïonnette
Faut qu’ ça rentre ou bien qu’ ça pète
Sinon t’auras une grosse tête
Faut qu’ ça saigne
Démolis en quelques-uns
Tant pis si c’est des cousins
Fais-leur sortir le raisin
Faut qu’ ça saigne

Si c’est pas toi qui les crèves
Les copains prendront la r’lève
Et tu joueras la Vie brève
Faut qu’ ça saigne
Demain ça sera ton tour
Demain ça sera ton jour
Pus d’ bonhomme et pus d’amour

AmTiens ! Voilà du boudin !
Voilà du boudin !
Voilà du boudin !

La Java des Bombes Atomiques

AmMon oncle un fameux bricoleur
Faisait en amateur

Des bombes atoE7miques
Sans avoir jamais rien appris
C’était un vrai génie

Question travaux praAmtiques

Il Gs’enfermait tout’ la journée
Au fond d’son atelier

Pour fair’ des expériCences

Et B♭le soir il rentrait chez Amnous

Et nous mettait en B7trans’

En nous racontant E7tout

Pour Afabriquer une bombe « A »
Mes enfants croyez-moi

C’est vraiment de la E7tarte
La question du détonateur
S’résout en un quart d’heur’

C’est de cell’s qu’on éAcarte

En c’A7qui concerne la bombe « H »
C’est pas beaucoup plus vach’

Mais un’ chos’ me tourDmente

C’est qu’E7cell’s de ma fabrication
N’ont qu’un rayon d’action

De trois mètres cinAquante

DY a quéqu’chos’ qui cloch’ là-d’Adans

E7J’y retourne immédiat’Amment

Il a bossé pendant des jours
Tâchant avec amour
D’améliorer l’modèle
Quand il déjeunait avec nous
Il avalait d’un coup
Sa soupe au vermicelle

On voyait à son air féroce
Qu’il tombait sur un os
Mais on n’osait rien dire
Et pis un soir pendant l’repas
V’là tonton qui soupir’
Et qui s’écrie comm’ ça

A mesur’ que je deviens vieux
Je m’en aperçois mieux
J’ai le cerveau qui flanche
Soyons sérieux disons le mot
C’est même plus un cerveau
C’est comm’ de la sauce blanche
Voilà des mois et des années
Que j’essaye d’augmenter
La portée de ma bombe
Et je n’me suis pas rendu compt’
Que la seul’ chos’ qui compt’
C’est l’endroit où s’qu’ell’ tombe

Y a quéqu’chose qui cloch’ là-d’dans,
J’y retourne immédiat’ment

Sachant proche le résultat
Tous les grands chefs d’Etat
Lui ont rendu visite
Il les reçut et s’excusa
De ce que sa cagna
Etait aussi petite

Mais sitôt qu’ils sont tous entrés
Il les a enfermés
En disant soyez sages
Et, quand la bombe a explosé
De tous ces personnages
Il n’est plus rien resté

Tonton devant ce résultat
Ne se dégonfla pas
Et joua les andouilles
Au Tribunal on l’a traîné
Et devant les jurés
Le voilà qui bafouille
Messieurs c’est un hasard affreux
Mais je jur’ devant Dieu
En mon âme et conscience
Qu’en détruisant tous ces tordus
Je suis bien convaincu
D’avoir servi la France

On était dans l’embarras
Alors on l’condamna
Et puis on l’amnistia
Et l’pays reconnaissant
L’élu immédiat’ment
Chef du gouvernement

Grand-Mère


original -½ton :G#mC#mF#7B[x2]
E♭7G#m[x3]
G#m7B♭7E♭7
[Refrain :]G#G#M7G#7G#M7G#Cm/BB♭m
E♭7G#mF#E7F#

AmFaut voir grand-Dmmère

Grand-mèreG7 et sa poitriCne[bis]
Grand-mère et ses usines
Et ses vingt secrétaires

Faut voir mère-grand
Diriger ses affaires
Elle vend des courants d’air
Déguisés en coups de vent

E7Faut voir grand-Ammère[x3]
Quand elle compte son magot
Ça fait des tas de zéros

Am7 Pointés B7comme son derrE7ière

Mais Apendant c’temps-AM7

Grand-A7père court après la AM7bonne

AEn lui disant que l’arC#mgent

Ne fait /Cpas le Bmbonheur

E7Comment voulez-vous bonnes gens
Que nos bonnes bonnes
Et que nos petits épargnants

Aient le sens des Amvaleurs

GF7E

Faut voir grand-mère
C’est une tramontane
Qui fume le Havane
Et fait trembler la Terre

Faut voir grand-mère
Cerclée de généraux
Être culotte de peau
Et gagner leur guèguerre

Faut voir grand-mère
Dressée sous son chapeau
C’est Waterloo
Où s’rait pas venu Blucher

Mais pendant c’temps-là
Grand-père court après la bonne
En lui disant que l’armée
Elle bat l’beure
Comment voulez-vous bonnes gens
Que nos bonnes bonnes
Et nos chers piou-pious
Aient le sens des valeurs

Faut voir grand-mère
S’assurer sur la mort
Un p’tit coup d’presbytère
Un p’tit coup de r’mords

Faut voir grand-mère
Et ses ligues de vertu
Ses anciens combattants
Ses anciens combattus

Faut voir grand-mère
Quand elle se croit pécheresse
Un grand verre de grand-messe
Et un doigt de couvent

Mais pendant c’temps-là
Grand-père court après la bonne
En lui disant que les curés
Sont farceurs
Comment voulez-vous bonnes gens
Que nos bonnes bonnes
Et nos petits incroyants
Aient le sens des valeurs

Mais il faut voir grand-père
Dans les bistrots bavards
Où claquent les billards
Et les chopes de bière

Faut voir père-grand
Caresser les roseaux
Effeuiller les étangs
Et pleurer du Rimbaud

Faut voir grand-père
Dimanche finissant
Honteux et regretant
D’avoir trompé grand-mère

Mais pendant c’temps-là
Grand-mère se tape la bonne
En lui disant que les hommes
Sont menteurs
Comment voulez-vous bonnes gens
Que nos bonnes bonnes
Et notre belle jeunesse
Aient le sens des valeurs

La Foire

[Refrain :]

AmJ’aime la foire Dmoù pour trois Amsous

DmL’on peut se Amfaire Dmtourner la E7tête

CSur les manèges aux E7chevaux roux

Au son d’une musique Ambête

CLes lampions jettent au firmaG7ment

Alignés en nombre Cpair

AmComme des sourcils E7de géant

Leurs crachats de luAmmière

CLes moulins tournent, tournent sans trêve

Emportant tout notre arG7gent
Et nous donnant un peu de rêve

Pour que les hommes soient conCtents

[bis:] AmLes moulins tournent, tournent sans trêve

CEmportant tout E7notre argent

DmEt nous donnant un Ampeu de rêve

CPour que les hommes E7soient contents/D/C/B

[Refrain]

Ça sent la graisse où dansent les frites
Ça sent les frites dans les papiers
Ça sent les beignets qu’on mange vite
Ça sent les hommes qui les ont mangés

Partout je vois à petits pas
Des couples qui s’en vont danser
Mais moi sûrement je n’irai pas
Grand-mère m’a dit de me méfier [bis]

[Refrain]

Et lorsque l’on n’a plus de sous
Pour se faire tourner la tête
Sur les manèges aux chevaux roux
Au son d’une musique bête

On rentre chez soi lentement
Et tout en regardant les cieux
On se demande simplement
S’il n’existe rien de mieux [bis]

J’aimais la foire où pour trois sous
L’on pouvait se faire tourner la tête
Sur les manèges aux chevaux roux
Au son d’une musique bête

Eh ! Toto

Eh ! Toto B♭y a-t’il ton papa ?
L’est pas là papa!

Eh ! Toto y a-t’il ta F7maman ?
L’est pas là maman !
Eh ! Toto ya-t’il ton pépé ?
L’est pas là pépé !

Eh ! Toto y a-/E♭t’il /Dta /CB♭mé ?
Y’est pas ! Y’est pas !

Eh ! Toto y a-t’il ton ton[bis]ton ?
Y’est pas ! Y’est pas !
Eh ! Toto y a-t’il ta tata ?
Y’est pas ! Y’est pas !
S’il n’y a pas ni ton tonton ni ta tata et coetera
Ah quel bonheur j’viens voir ta soeur.
Oui !

[refrain :]
Car c’est bien la plus belle
La plus sensationelle
La plus ceci cela et la plus, la plus
Et tout ça.
J’sais pas si tu t’rends compte
Mais dès qu’on la rencontre
On se dit : « Ouh ! la ! Ouh ! la la !
Tiens la voilà !

Salut, je n’t’ai pas apporté de fleurs
Ça ne m’étonne pas !
Mais me voilà avec mon coeur
Ça ne m’étonne pas !
Et aussi avec mon scooter
Ça ne m’étonne pas !
Tous deux ne battent que pour toi
Tip ! Tap ! Tip ! Tap !
Laisse moi te prendre dans mes bras
Bas les pattes ! Bas les pattes !
Laisse moi te faire un bisou là
Bas les pattes ! Bas les pattes !
Oh ! La vilaine si c’est comme ça
J’vais voir Irma et je l’emmène au cinéma
Na !

[Refrain]

« -Salut Irma, tu viens au cinéma ?
-Non ! « 

La Complainte du Progrès

A6/9/E [(5)/7/7/6/7/7]

{intro :}

GFGFGG7

Autrefois pour faire sa B♭7cour

D7 On parlait d’aCmour[bis]
Pour mieux prouver son ardeur
On offrait son cœur

Maintenant c’est plus paA6/9/Ereil

Ça change, ça EM7/Bchange

Pour séduire le cher G#7ange

On lui glisse à l’oC#M7reille

– Ah, C#M7Gudule!

B♭7Viens m’embrasser

Et je te donneE♭7rai

Un frigiE7/Bdaire

Un joli scooAmter[x4]
Un atomixaire
Et du Dunlopillo
Une cuisinière
Avec un four en verre
Des tas de couvert
Et des pelles à gâteau

Une tourniGmquette

APour faire la vinaiDmgrette

Un bel aéraG7teur

Pour bouffer les oCdeurs

B7E7

Des draps qui E7/Bchauffent

Un pistolet à Amgaufres

Un avion pour E7/Bdeux

B♭Et nous serons heuAmreux

Autrefois, s’il arrivait
Que l’on se querelle
L’air lugubre on s’en allait
En laissant la vaisselle

Maintenant, que voulez-vous
La vie est si chère
On dit rentre chez ta mère
Et l’on se garde tout

– Ah, Gudule!
Excuse-toi
Ou je reprends tout ça

Mon frigidaire
Mon armoire à cuillères
Mon évier en fer
Et mon poêle à mazout
Mon cire-godasses
Mon repasse-limaces
Mon tabouret à glace
Et mon chasse-filous

La tourniquette
A faire la vinaigrette
Le ratatine-ordures
Et le coupe-friture

Et si la belle
Se montre encore rebelle
On la fiche dehors
Pour confier son sort

Au frigidaire
A l’efface-poussière
A la cuisinière
Au lit qu’est toujours fait
Au chauffe-savates
Au canon à patates
A l’éventre-tomates
A l’écorche-poulet

Mais très très vite
On reçoit la visite
D’une tendre petite
Qui vous offre son cœur

Alors on cède
Car il faut qu’on s’entraide
Et l’on vit comme ça
Jusqu’à la prochaine fois
Et l’on vit comme ça
Jusqu’à la prochaine fois

La Chanson de Van Horst

GDe Rotterdam D7à Santiago

Et d’Amsterdam Gà Varsovie[bis]

De Cracovie à San Diego
De drame en dame
Passe la vie

EmDe peu à Em5+peu

B7De cœur en cœur
De peur en peur

EmDe port en port[bis]

Le temps d’une fleur
Et l’on s’endort
Le temps d’un rêve

Em Et l’on est D7mort

De terre en terre
De place en place
De jeune vieille
En vieille grasse

De guerre en guerre
De guerre lasse
La mort nous veille
La mort nous glace

[Mod +½ ton]
Mais G#de bière en bière

E♭7De foire en foire
De verre en verre

G#De boire en boire[bis]

Je mords encore
À pleines dents
Je suis un mort
Encore vivant

FmFm5+C7Fm[bis]E♭7
G#E♭7[ad lib.]

La Chanson de Jacky

F#mMême si un C#m7jour à Knocke-le-F#mZoute

Je deviens C#m7comme je le reF#mdoute

Chanteur pour C#m7femmes finisF#msantes[bis]

Que je leur chante  » Mi Corazon « 
Avec la voix bandonéante
D’un Argentin de Carcassonne

F# Même si on m’appelle AntoF#M7nio

Que je brûle mes derniers F#feux
En échange de quelques cadeaux

MadameGdim je fais ce que je G#mpeux

C#7G#mC#7
G#m Même si je me saoule à l’hydroG#mM7mel

Pour mieux parler de viriliG#m7
A des mémères décorées

Comme des C#7arbres de B♭7Noël

D#mJe sais qu’ dans B♭7ma saoulograD#mphie

Chaqu’ nuit pour B♭7des éléphants D#mroses

Je chanterai B♭7la chanson moD#mrose

Celle du C#7temps où je m’apF#pelais Jacky

[Refrain :]

C#7 Être uneF# heure, une heure seuleF#M7ment

Être uneF# heure, une heureGdimG#mquelqueC#7fois

Être uneG#m heure,G#mM7 rien qu’une heure G#m7durant

G#mBeau, C#7beau, beau et con à la F#mfois

F#mC#7/G# [4/4/3/4/x/x]{x2}

Même si un jour à Macao
Je deviens gouverneur de tripot
Cerclé de femmes languissantes
Même si lassé d’être chanteur
J’y sois devenu maître chanteur
Et que ce soit les autres qui chantent

Même si on m’appelle le beau Serge
Que je vende des bateaux d’opium
Du whisky de Clermont-Ferrand
De vrais pédés de fausses vierges
Que j’aie une banque à chaque doigt
Et un doigt dans chaque pays
Que chaque pays soit à moi
Je sais quand même que chaque nuit

Tout seul au fond de ma fumerie
Pour un public de vieux Chinois
Je rechanterai ma chanson à moi
Celle du temps où je m’appelais Jacky

[Refrain]

Même si un jour au Paradis
Je deviens comme j’en serais surpris
Chanteur pour femmes à ailes blanches
Que je leur chante Alléluia
En regrettant le temps d’en bas
Où c’est pas tous les jours dimanche

Même si on m’appelle Dieu le Père
Celui qui est dans l’annuaire
Entre Dieulefit et Dieu vous garde
Même si je me laisse pousser la barbe
Même si toujours trop bonne pomme
Je me crève le cœur et le pur esprit
A vouloir consoler les hommes
Je sais quand même que chaque nuit

J’entendrai dans mon paradis
Les anges, les Saints et Lucifer
Me chanter la chanson de naguère
Celle du temps où je m’appelais Jacky.

[Refrain]

Bruxelles

CC’était au temps où BruGxelles rêvait

G7C’était au temps du ciCné- /Ema /E♭mu- /Det

CC’était au temps où BruGxelles chantait

G7C’était au temps où BruCxelles bruxellait

C7Place de Broukère on voyFait des vitrines

D7Avec des hommes des femmesG en /Gcri- /Ano- Bline

CPlace de Broukère on voyGait l’omnibus

G7Avec des femmes des mesCsieurs /C#en /Dgi- /D#bus

G#Et sur l’impérE♭7iale

Le coeur dans les éG#toiles[bis]
Il y avait mon grand-père
Il y avait ma grand-mère

Il était miliE♭7taire

Elle C7était fonctionFmnaire

Il pensait C#pas Ddimelle pensait G#rien

FEt on vouB♭mdrait que je E♭7sois maG#lin

/G/G/A/B

C’était au temps où Bruxelles chantait
C’était au temps du cinéma muet
C’était au temps où Bruxelles rêvait
C’était au temps où Bruxelles bruxellait

Sur les pavés de la place Sainte-Catherine
Dansaient les hommes les femmes en crinoline
Sur les pavés dansaient les omnibus
Avec des femmes des messieurs en gibus

Et sur l’impériale
Le cœur dans les étoiles
Il y avait mon grand-père
Il y avait ma grand-mère
Il avait su y faire
Elle l’avait laissé faire
Ils l’avaient donc fait tous les deux
Et on voudrait que je sois sérieux

C’était au temps où Bruxelles rêvait
C’était au temps du cinéma muet
C’était au temps où Bruxelles dansait
C’était au temps où Bruxelles bruxellait

Sous les lampions de la place Sainte-Justine
Chantaient les hommes les femmes en crinoline
Sous les lampions dansaient les omnibus
Avec des femmes des messieurs en gibus

Et sur l’impériale
Le cœur dans les étoiles
Il y avait mon grand-père
Il y avait ma grand-mère
Il attendait la guerre
Elle attendait mon père
Ils étaient gais comme le canal
Et on voudrait que j’aie le moral

C’était au temps où Bruxelles rêvait
C’était au temps du cinéma muet
C’était au temps où Bruxelles chantait
C’était au temps où Bruxelles bruxellait

Bourrée de Complexes

Guitare :F7/5+ [1/3/1/3/2/1]F#6 [2/1/1/3/1/1 ou x/4/4/3/4/x ou 2/4/4/x/4/2]FM7/5- [1/3/3/2/0/0]

FElle s’appelle Marie-F7/5+France, elle a tout juste vingt Fans

Et elle vient d’épouF#6ser un inspecteur des fiFnances[bis]
Un jeune homme très brillant, qui a beaucoup d’espérances
Mais depuis son mariage, chacun dit en la voyant :

BourFM7/5-rée de comFplexes
Elle a bien changé

Faut B♭la faire psychaBdimnalyser

Chez F/Cun docteur pour la déF7barrasser

De B♭ses complexes à Bdimtout casser

SiF/Cnon elle deviendra cinC7glée

Elle s’ennuie tout le jour dans son bel appartement
Et pour passer le temps, elle élève dans sa baignoire
Des têtards et le soir quand son mari est rentré
Elle préfère s’enfermer avec ses invertébrés

Bourrée de complexes
Elle est dérangée

Il n’y a rien à espérer
Il n’y a vraiment qu’à la laisser crever
Tout ça pas’ qu’elle a épousé
Un coqu’licot déjà fané

Elle s’est inscrite au Racing pour y apprendre à nager
Les têtards tôt ou tard ont fini par l’inspirer
Et là-bas un beau soir, elle a enfin rencontré
Un sportif, un mastard, un costaud bien baraqué

Bourré de complexes
Et tout a changé

Car il est v’nu vivre chez eux
Et l’ coqu’licot soudain s’est senti mieux
Ayant repris toute sa vigueur
Il a enlevé le maître nageur.

Adieu les complexes
Finis les complexes
Elle a changé d’sexe
Tout est arrangé

La Bière

Ça sent la Cbière

De Londres à BerBmlin

EmÇa sent la Ambière

D7Dieu qu’on est Gbien[bis]

G7Ça sent la [bis]bière
De Londres à Berlin
Ça sent la bière
Donne-moi la main

C’est plein d’Uilenspieghel
Et de ses cousins et d’arrière-cousins
De Breughel l’Ancien
C’est plein de gens du nord
Qui mord comme un chien
Le porc qui dort le ventre plein

[Mod +½ton]

E♭7Ça sent la C#bière

De Londres à BerCmlin

FmÇa sent la B♭mbière

E♭7Dieu qu’on est G#bien

G#7Ça sent la [bis]bière
De Londres à Berlin
Ça sent la bière
Donne-moi la main

C’est plein de verres pleins
Qui vont à kermesse
Comme vont à messe
Vieilles au matin
C’est plein de jours morts

Et Ddimd’amours geG#lés

Chez Fmnous y a qu’l’éB♭m

Que les E♭7filles aient un G#corps

[Mod +½ton]

E7Ça sent la Dbière

De Londres à BerC#mlin

F#mÇa sent la Bmbière

E7Dieu qu’on est Abien

A7Ça sent la [bis]bière
De Londres à Berlin
Ça sent la bière
Donne-moi la main

C’est plein de finissants
Qui soignent leurs souvenirs
En mouillant de rires
Leurs poiluchons blancs
C’est plein de débutants
Qui soignent leur vérole
En caracolant de Prosit en Skoll

[Mod +½ton]

F7Ça sent la E♭bière

De Londres à BerDmlin

GmÇa sent la Cmbière

F7Dieu qu’on est B♭bien

B♭7Ça sent la [bis]bière
De Londres à Berlin
Ça sent la bière
Donne-moi la main

C’est plein de « Godferdom »
C’est plein d’Amsterdam
C’est plein de mains d’hommes
Aux croupes des femmes
C’est plein de mèmères

Qui ont Edimdepuis touB♭jours

Un Gmsein pour la Cmbière

Un F7sein pour l’aB♭mour

[Mod +½ton]

F#7Ça sent la Ebière

De Londres à BerE♭mlin

G#mÇa sent la C#mbière

F#7Dieu qu’on est Bbien

B7Ça sent la [bis]bière
De Londres à Berlin
Ça sent la bière
Donne-moi la main

C’est plein d’horizons
À vous rendre fous
Mais l’alcool est blond
Et le diable est à nous
Les gens sans Espagne
Ont besoin des deux
On fait des montagnes
Avec ce qu’on peut

[Mod +½ton]

G7Ça sent la Fbière

De Londres à BerEmlin

AmÇa sent la Dmbière

G7Donne-moi la Cmain

G#7C(x2)GC

Aubade à Lydie en Do

B♭Sûr ! Faut que je chante

Mon aubadeBdim à LyCmdie :

« Ô Fma Lydie tu hantes

Mes rudes rF5+êv’ au B♭lit  F(7)[bis]
Dis ! Tu me séduis en te
Riant de mes ridicules
Et vaines tentatives de conciliation

Avec tes tantes hâtives à te maE♭rier

Avec un marB♭chand de taC7pis né à TuFnis »F5+


B♭Ainsi chantait un Italien Pisan

Contre les murs d’un pa(Bdim)lais de FloCmrence,

Car ce palais abritait justeFment

La fleur d’amour qui le F5+mettait en B♭transes,
Napolitaine aux yeux de firmament,

Maman m’a dit que c’était plutôt E♭rare…

Ben si c’est rar’ j’aime mieux les yeux B♭rares

De Lydia que l’cuF7rare

De LuB♭crec’ F7Bor- B♭gia

[refrain]

V’là qu’il a dit : « O ma Ladie » deux fois
Mais sa Ladie est sourde à ces salades
« Dors ange » se dit-elle en entrant sous son toit
Au p’tit matin après une escapade
Elle se dévet en dansant avec grâce
Sans remarquer qu’un vieux voyeur en face…
Fait « glot-glot » avec sa glotte
Qui tressaut’
Lorsque saut’ la culotte
Que Lydie ôte

[refrain]

Les tant’ entendant tant d’anomalies
Lui disent : « Vilain menteur tu nous salis »
C’est vrai que c’est faux d’croire qu’les tant’ acculent
Leur nièce à cette union ridicule
Qui donc lui a mis cette idée en tête
Ne serait-c’ point le marchand de carpettes ?…
Si ! C’est ici qu’le sadique Sidi
Lui dit qu’il a dit si
Et lydie aussi

[refrain]

Ballade à la Lune

Guitare
Am7/G : 3/0/2/0/1/(0) | D7/F# : 2/0/0/2/1/(0) | G7/F# : 1/2/3/0/0/(0)
Dm7/C : x/3/0/2/1/1 | G7/B : x/2/3/0/3/1 | C7/B♭ : x/1/2/0/1/0

CC’était, dans Am7la nuit Dbrune,G7

Sur Cun cloAm7cher jauDni,

E7La Amlune,Am7/G

D7/F#Comme un G7/F#point sur un C« i ».

Lune, quel esprit sombre,
Promène au bout d’un fil,
Dans l’ombre,

Ta face et ton proCfil ?C7

Es-Ftu l’œil Dm7du ciel G7borgne ?C7

QuelF chéruDm7bin caG7fard

A7Nous Dmlorgne,Dm7/C

G7/BSous ton C7/B♭masque blaFfard ?

Est-ce un ver qui te ronge,
Quand ton disque noirci
S’allonge,

En croissant rétréFci ?G7

Es-tu, je t’en soupçonne,
Le vieux cadran de fer
Qui sonne,
L’heure aux damnés d’enfer ?

Sur ton front qui voyage,
Ce soir ont-ils compté
Quel âge,
A leur éternité ?

Qui t’avait éborgnée,
L’autre nuit ? T’étais-tu
Cognée, Contre un arbre pointu ?

Car tu vins, pâle et morne,
Coller sur mes carreaux
Ta corne, A travers les barreaux.

Lune, en notre mémoire,
De tes belles amours
L’histoire,
T’embellira toujours.

Et toujours rajeunie,
Tu seras du passant
Bénie,
Pleine lune ou croissant.

Et qu’il vente ou qu’il neige,
Moi-même, chaque soir,
Que fais-je,
Venant ici m’asseoir ?

Je viens voir à la brune,
Sur le clocher jauni
La lune,
Comme un point sur un « i ».

Je viens voir à la brune,
Sur le clocher jauni,
La lune,
Comme un point sur un « i ».

Le Roi

BmNon certes, elle F#mn’est pas bâtie

BmNon certes, elle F#mn’est pas bâBmtie

Sur du sable, F#msa dynastie

BmSur du sable, F#msa dynasBmtie

EmIl y A7a peu Dde chances qu’on,

DétrôF#7ne le roi des Bmcons.

Il peut dormir, ce souverain [bis]
Sur ses deux oreilles, serein [bis]
Il y a peu de chances qu’on,
Détrône le roi des cons.

Je, tu, il, elle, nous, vous, ils [bis]
Tout le monde le suit, docile [bis]
Il y a peu de chances qu’on,
Détrône le roi des cons.

Il est possible, au demeurant [bis]
Qu’on déloge le shah d’Iran [bis]
Mais il y a peu de chances qu’on,
Détrône le roi des cons.

Qu’un jour on dise : « C’est fini » [bis]
Au petit roi de Jordanie [bis]
Mais il y a peu de chances qu’on,
Détrône le roi des cons.

Qu’en Abyssinie on récuse [bis]
Le roi des rois, le bon Négus [bis]
Mais il y a peu de chances qu’on,
Détrône le roi des cons.

Que, sur un air de fandango [bis]
On congédie le vieux Franco [bis]
Mais il y a peu de chances qu’on,
Détrône le roi des cons.

Que la couronne d’Angleterre [bis]
Ce soir, demain, roule par terre [bis]
Mais il y a peu de chances qu’on,
Détrône le roi des cons.

Que, ça c’est vu dans le passé [bis]
Marianne soit renversée [bis]
Mais il y a peu de chances qu’on,
Détrône le roi des cons.

Les Passantes

AmGAmE

Je Fveux dédier ce poE7ème,

A A7toutes les femmes qu’on Daime,

PenAmdant quelques GinstantsG7 seCcrets,E7

A Fcelles qu’on connaît à E7peine,

Qu’un desA7tin différent enDtraîne,

Et Amqu’on ne reGtrouve jaAmmaisE7

A celle qu’on voit apparaître,
Une seconde à sa fenêtre,
Et qui, preste, s’évanouit,
Mais dont la svelte silhouette,
Est si gracieuse et fluette,
Qu’on en demeure épanoui

A la compagne de voyage,
Dont les yeux, charmant paysage,
Font paraître court le chemin ;
Qu’on est seul, peut-être à comprendre,
Et qu’on laisse pourtant descendre,
Sans avoir effleuré la main

A celles qui sont déjà prises,
Et qui vivant des heures grises,
Près d’un être trop différent,
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie,
D’un avenir désespérant

Chères images aperçues,
Espérances d’un jour déçues,
Vous serez dans l’oubli demain,
Pour peu que le bonheur survienne,
Il est rare qu’on se souvienne,
Des épisodes du chemin

Mais si l’on a manqué sa vie,
On songe avec un peu d’envie,
A tous ces bonheurs entrevus,
Aux baisers qu’on n’osa pas prendre,
Aux cœurs qui doivent vous attendre,
Aux yeux qu’on n’a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude,
Tout en peuplant sa solitude,
Des fantômes du souvenir,
On pleure les lèvres absentes,
De toutes ces belles passantes,
Que l’on n’a pas su retenir

Mourir pour des Idées

AmMourir pour Cdes iDdées, Aml’idée esCt excelDlente,

AmMoi j’ai failCli mouDrir de E7ne l’avoir pas Ameue

Car tous ceuxC qui l’aDvaient, AmmultitudCe accabDlante,

AmEn hurlantC à la mortD me E7sont tombés desAmsus

DmIls ont su me convaincreG7 et ma muse insolente,

CAbjurant ses erreurs, se rallie à leur foi

E7Avec un soupçon de réserve toutefois,

MouAmrons pour des idées, d’acFcord, mais de mort G7lentCe,

D’accord, mais de mort Flen- E7en- Amte

Jugeant qu’il n’y a pas péril en la demeure,
Allons vers l’autre monde en flânant en chemin
Car, à forcer l’allure, il arrive qu’on meure,
Pour des idées n’ayant plus cours le lendemain
Or, s’il est une chose amère, désolante,
En rendant l’âme à Dieu c’est bien de constater
Qu’on a fait fausse route, qu’on s’est trompé d’idée,
Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente [bis]

Les saints Jean Bouche d’or qui prêchent le martyre,
Le plus souvent, d’ailleurs, s’attardent ici-bas
Mourir pour des idées, c’est le cas de le dire,
C’est leur raison de vivre, ils ne s’en privent pas
Dans presque tous les camps on en voit qui supplantent,
Bientôt Mathusalem dans la longévité
J’en conclus qu’ils doivent se dire, en aparté,
« Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente [bis]

Des idées réclamant le fameux sacrifice,
Les sectes de tout poil en offrent des séquelles
Et la question se pose aux victimes novices,
Mourir pour des idées, c’est bien beau mais lesquelles ?
Et comme toutes sont entre elles ressemblantes,
Quand il les voit venir, avec leur gros drapeau
Le sage, en hésitant, tourne autour du tombeau,
Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente [bis]

Encor s’il suffisait de quelques hécatombes,
Pour qu’enfin tout changeât, qu’enfin tout s’arrangeât !
Depuis tant de « grands soirs » que tant de têtes tombent,
Au paradis sur terre on y serait déjà
Mais l’âge d’or sans cesse est remis aux calendes,
Les dieux ont toujours soif, n’en ont jamais assez
Et c’est la mort, la mort toujours recommencée,
Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente [bis]

O vous, les boutefeux, ô vous les bons apôtres,
Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas
Mais de grâce, morbleu ! laissez vivre les autres !
La vie est à peu près leur seul luxe ici-bas
Car, enfin, la Camarde est assez vigilante,
Elle n’a pas besoin qu’on lui tienne la faux
Plus de danse macabre autour des échafauds !
Mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente [bis]

Sauf le respect que je vous dois

DSi vous y tenez tant parlez-moi desA7 affaires puDbliques,

Encor que ce sujet me rende un peuA7 mélancoDlique,

GParlez-m’en touF#mjours je n’vous en tienEmdrai pas riB7gueur …

[Refrain :]

BmParlez-moi d’amour et j’vous fous mon Ampoing sur la B7gueule,

E7Sauf le resA7pect que je vous Ddois.

Fi des chantres bêlants qui taquinent la muse érotique,
Des poètes galants qui lèchent le cul d’Aphrodite,
Des auteurs courtois qui vont en se frappant le cœur …
[Refrain]

Naguère mes idées reposaient sur la non-violence,
Mon agressivité je l’avais réduite au silence,
Mais tout tourne court ma compagne était une gueuse …
[Refrain]

Ancienne enfant trouvée n’ayant connu père ni mère,
Coiffée d’un chap’ron rouge elle s’en fut ironie amère,
Porter soi-disant une galette à son aîeule …
[Refrain]

Je l’attendis un soir je l’attendis jusqu’à l’aurore,
Je l’attendis un an pour peu je l’attendrais encore,
Un loup de rencontre aura séduit cette fugueuse …
[Refrain]

Cupidon ce salaud geste qui chez lui n’est pas rare,
Avait trempé sa flèche un petit peu dans le curare,
Le philtre magique avait tout du bouillon d’onze heures …
[Refrain]

Ainsi qu’il est fréquent sous la blancheur de ses pétales,
La marguerite cachait une tarentule un crotale,
Une vraie vipère à la fois lubrique et visqueuse …
[Refrain]

Que le septième ciel sur ma pauvre tête retombe !
Lorsque le désespoir m’aura mis au bord de la tombe,
Cet ultime discours s’exhalera de mon linceul :
[Refrain]

Stances à un Cambrioleur

Guitare
G#dim : 4/5/6/4/6/4 | B#dim : x/2/3/1/3/1 | D#dim : x/5/6/4/6/4

Am{intro}

DmPrince des monte-en-l’air et de la cambriole,

G#dimToi qui eus le bon goût de choisir ma maison

BdimCependant que je colportais mes gaudrioles,

DdimEn ton honneur j’ai compoE7sé cette chanAmson

Sache que j’apprécie à sa valeur le geste,
Qui te fit bien fermer la porte en repartant
De peur que des rôdeurs n’emportassent le reste,
Des voleurs comme il faut c’est rare de ce temps

Tu ne m’as dérobé que le strict nécessaire,
Délaissant dédaigneux l’exécrable portrait
Que l’on m’avait offert à mon anniversaire,
Quel bon critique d’art mon salaud tu ferais

Autre signe indiquant toute absence de tare,
Respectueux du brave travailleur tu n’as
Pas cru décent de me priver de ma guitare,
Solidarité sainte de l’artisanat

Pour toutes ces raisons vois-tu, je te pardonne,
Sans arrière-pensée après mûr examen
Ce que tu m’as volé, mon vieux, je te le donne,
Ça pouvait pas tomber en de meilleures mains

D’ailleurs moi qui te parle, avec mes chansonnettes,
Si je n’avais pas dû rencontrer le succès
J’aurais tout comme toi, pu virer malhonnête,
Je serais devenu ton complice, qui sait

En vendant ton butin, prends garde au marchandage,
Ne vas pas tout lâcher en solde aux receleurs
Tiens leur la dragée haute en évoquant l’adage,
Qui dit que ces gens-là sont pis que les voleurs

Fort de ce que je n’ai pas sonné les gendarmes,
Ne te crois pas du tout tenu de revenir
Ta moindre récidive abolirait le charme,
Laisse-moi je t’en prie, sur un bon souvenir

Monte-en-l’air, mon ami, que mon bien te profite,
Que Mercure te préserve de la prison
Aie pas trop de remords, d’ailleurs nous sommes quittes,
Après tout ne te dois-je pas une chanson

Post-scriptum, si le vol est l’art que tu préfères,
Ta seule vocation, ton unique talent
Prends donc pignon sur rue, mets-toi dans les affaires,
Et tu auras les flics même comme chalands

Pensées Des Morts

AVoiF#mlà les feuilE7les sans Asève,

Qui F#mtombent sur E7le gaAzon,

VoiF#mlà le E7vent qui s’éAlève,

Et F#mgémit dans E7le valAlon

VoiF#mlà l’errante hironC#mdelle,

Qui Arase du bout de Dl’aile

L’eau dormante des maEmrais,

F#7Voilà l’enfant des chauBmmières

Qui E7glane sur E5+les bruyAères,

F#mLe bois BmtombéE7 des foArêts

C’est la saison où tout tombe,
Aux coups redoublés des vents
Un vent qui vient de la tombe,
Moissonne aussi les vivants
Ils tombent alors par mille,
Comme la plume inutile
Que l’aigle abandonne aux airs,
Lorsque des plumes nouvelles
Viennent réchauffer ses ailes,
A l’approche des hivers

C’est alors que ma paupière,
Vous vit pâlir et mourir
Tendres fruits qu’à la lumière,
Dieu n’a pas laissé mûrir
Quoique jeune sur la terre,
Je suis déjà solitaire
Parmi ceux de ma saison,
Et quand je dis en moi-même
« Où sont ceux que ton cœur aime ? »,
Je regarde le gazon

C’est un ami de l’enfance,
Qu’aux jours sombres du malheur
Nous prêta la providence,
Pour appuyer notre cœur
Il n’est plus : notre âme est veuve,
Il nous suit dans notre épreuve
Et nous dit avec pitié,
« Âme si ton âme et pleine
De ta joie ou de ta peine,
Qui portera la moitié ? »

C’est une jeune fiancée qui,
Le front ceint du bandeau
N’emporta qu’une pensée,
De sa jeunesse au tombeau
Triste, hélas ! dans le ciel même,
Pour revoir celui qu’elle aime
Elle revient sur ses pas,
Et lui dit : « Ma tombe est verte !
Sur cette terre déserte,
Qu’attends-tu ? Je n’y suis pas ! »

C’est l’ombre pâle d’un père,
Qui mourut en nous nommant
C’est une sœur, c’est un frère,
Qui nous devance un moment
Tous ceux enfin dont la vie,
Un jour ou l’autre ravie,
Emporte une part de nous,
Murmurent sous la pierre
« Vous qui voyez la lumière,
De nous vous souvenez-vous ? »

Voilà les feuilles sans sève,
Qui tombent sur le gazon
Voilà le vent qui s’élève,
Et gémit dans le vallon
Voilà l’errante hirondelle,
Qui rase du bout de l’aile
L’eau dormante des marais,
Voilà l’enfant des chaumières
Qui glane sur les bruyères,
Le bois tombé des forêts

La Religieuse

Guitare
Bm7 : x/2/1/2/x/x

Am

Tous les Dmcœurs se rallient Amà sa blanche cornette,

Si le Dmchrétien succombe à Amson charme insidieux,

Le paîDmen le plus sûr, l’aAmthée le plus honnête,

Se laisDmseraient aller parAmfois à croire en Bm7Dieu.E7

Et Amles enfants de Dchœur font Amtinter leur sonDmnette…

Il paraît que, dessous sa cornette fatale,
Qu’elle arbore à la messe avec tant de rigueur,
Cette petite sœur cache, c’est un scandale !
Une queue de cheval et des accroche-cœurs.
Et les enfants de chœur s’agitent dans les stalles…

Il paraît que, dessous son gros habit de bure,
Elle porte coquettement des bas de soie,
Festons, frivolités, fanfreluches, guipures,
Enfin tout ce qu’il faut pour que le diable y soit.
Et les enfants de chœur ont des pensées impures…

Il paraît que le soir, en voici bien d’une autre !
A l’heure où ses consœurs sont sagement couchées
Ou débitent pieusement des patenôtres,
Elle se déshabille devant sa psyché.
Et les enfants de chœur ont la fièvre, les pauvres…

Il paraît qu’à loisir elle se mire nue,
De face, de profil, et même, hélas ! de dos,
Après avoir, sans gêne, accroché sa tenue,
Aux branches de la croix comme au portemanteau.
Chez les enfants de chœur le malin s’insinue…

Il paraît que, levant au ciel un oeil complice,
Elle dit : « Bravo, Seigneur, c’est du joli travail ! »
Puis qu’elle ajoute avec encor plus de malice :
« La cambrure des reins, ça, c’est une trouvaille ! »
Et les enfants de chœur souffrent un vrai supplice…

Il paraît qu’à minuit, bonne mère, c’est pire :
On entend se mêler, dans d’étranges accords,
La voix énamourée des anges qui soupirent,
Et celle de la sœur criant « Encor ! Encor ! »
Et les enfants de chœur, les malheureux, transpirent…

Et monsieur le curé, que ces bruits turlupinent,
Se dit avec raison que le brave Jésus
Avec sa tête, hélas ! Déjà chargée d’épines,
N’a certes pas besoin d’autre chose dessus.
Et les enfants de chœur, branlant du chef, opinent…

Tout ça, c’est des faux bruits, des ragots, des sornettes,
De basses calomnies par Satan répandues.
Pas plus d’accroche-cœurs sous la blanche cornette,
Que de queue de cheval, mais un crâne tondu.
Et les enfants de chœur en font, une binette…

Pas de troubles penchants dans ce cœur rigoriste,
Sous cet austère habit pas de rubans suspects.
On ne verra jamais la corne au front du Christ,
Le veinard sur sa croix peut s’endormir en paix,
Et les enfants de chœur se masturber, tout tristes…

Le Moyenâgeux

F#mLe seul reB7proche, au Edemeurant,

Qu’aient pu F#mmé- B7riter Emes parents,

C’est d’aEmvoir A7pas jouDé plus tôt,

Le jeu Ede la Dbête à deux Edos.C#7

Je suis né, même pas bâtard,
Avec cinq siècles de retard.
Pardonnez-moi, Prince, si je,
Suis foutrement moyenâgeux.

Ah ! que n’ai-je vécu, bon sang !
Entre quatorze et quinze cent.
J’aurais retrouvé mes copains,
Au Trou de la pomme de pin,
Tous les beaux parleurs de jargon,
Tous les promis de Montfaucon,
Les plus illustres seigneuries,
Du royaume de truanderie.

Après une franche repue,
J’eusse aimé, toute honte bue,
Aller courir le cotillon,
Sur les pas de François Villon,
Troussant la gueuse et la forçant,
Au cimetière des Innocents,
Mes amours de ce siècle-ci,
N’en aient aucune jalousie…

J’eusse aimé le corps féminin,
Des nonnettes et des nonnains
Qui, dans ces jolis temps bénis,
Ne disaient pas toujours « nenni »,
Qui faisaient le mur du couvent,
Qui, Dieu leur pardonne ! souvent,
Comptaient les baisers, s’il vous plaît,
Avec des grains de chapelet.

Ces p’tit’s sœurs, trouvant qu’à leur goût,
Quatre Évangiles c’est pas beaucoup,
Sacrifiaient à un de plus :
L’évangile selon Vénus.
Témoin : l’abbesse de Pourras,
Qui fut, qui reste et restera
La plus glorieuse putain,
De moine du quartier Latin.

A la fin, les anges du guet,
M’auraient conduit sur le gibet.
Je serais mort, jambes en l’air,
Sur la veuve patibulaire,
En arrosant la mandragore,
L’herbe aux pendus qui revigore,
En bénissant avec les pieds,
Les ribaudes apitoyées.

Hélas ! tout ça, c’est des chansons.
Il faut se faire une raison.
Les choux-fleurs poussent à présent,
Sur le charnier des Innocents.
Le Trou de la pomme de pin,
N’est plus qu’un bar américain.
Y a quelque chose de pourri,
Au royaume de truanderie.

Je mourrai pas à Montfaucon,
Mais dans un lit, comme un vrai con,
Je mourrai, pas même pendard,
Avec cinq siècles de retard.
Ma dernière parole soit,
Quelques vers de Maître François,
Et que j’emporte entre les dents,
Un flocon des neiges d’antan…

Ma dernière parole soit,
Quelques vers de Maître François…
Pardonnez-moi, Prince, si je,
Suis foutrement moyenâgeux.

L’Epave

AJ’en appelle à Bacchus ! A Bacchus j’en appelle !
Le tavernier du coin vient d’me la bailler belle.

A7De son établiss’ment j’étais l’meilleur pilier.

Quand Dj’eus bu tous mes sous, il me mit à la G#7porte

En C#mdisant : « Les poivrots, le diable les emF#7porte ! ».

Ça n’B7fait rien, il y a des bisE7trots bien singuAliers…

Un certain va-nu-pieds qui passe et me trouve ivre,
Mort, croyant tout de bon que j’ai cessé de vivre
Vous auriez fait pareil, s’en prit à mes souliers.
Pauvre homme ! Vu l’état piteux de mes godasses,
Je doute qu’il trouve avec son chemin de Damas.
Ça n’fait rien, il y a des passants bien singuliers…

Un étudiant miteux s’en prit à ma liquette,
Qui, à la faveur d’la nuit lui avait paru coquette,
Mais en plein jour ses yeux ont dû se dessiller.
Je l’plains de tout mon coeur, pauvre enfant, s’il l’a mise,
Vu que, d’un homme heureux, c’était loin d’être la ch’mise.
Ça n’fait rien, y a des étudiants bien singuliers…

La femme d’un ouvrier s’en prit à ma culotte.
« Pas ça, madame, pas ça, mille et un coups de bottes
Ont tant usé le fond que, si vous essayiez,
D’la mettre à votre mari, bientôt, je vous en fiche
Mon billet, il aurait du verglas sur les miches ».
Ça n’fait rien, il y a des ménages bien singuliers…

Et j’étais là, tout nu, sur le bord du trottoire,
Exhibant, malgré moi, mes humbles génitoires.
Une petite vertu rentrant de travailler,
Elle qui, chaque soir, en voyait une douzaine,
Courut dire aux agents : « J’ai vu que’qu’chose d’obscène ! ».
Ça n’fait rien, il y a des tapins bien singuliers…

Le r’présentant d’la loi vint, d’un pas débonnaire.
Sitôt qu’il m’aperçut il s’écria : « Tonnerre !
On est en plein hiver et si vous vous geliez ! »,
Et de peur que j’n’attrape une fluxion d’poitrine,
Le bougre, il me couvrit avec sa pèlerine.
Ça n’fait rien, il y a des flics bien singuliers…

Et depuis ce jour-là, moi, le fier, le bravache,
Moi, dont le cri de guerre fut toujours « Mort aux vaches ! »
Plus une seule fois je n’ai pu le brailler.
J’essaye bien encor, mais ma langue honteuse
Retombe lourdement dans ma bouche pâteuse.
Ça n’fait rien, nous vivons un temps bien singulier…

Le Grand Chêne

DIl vivait en deBmhors des Emchemins foresA7tiers,

Ce Dn’était nulleBmment un arbre E7de méA7tier,

Il n’aDvait jamais D7vu l’omGbre d’un bûcheF#7ron,

Ce Bmgrand chêne fier E7sur A7son Dtronc.

Il eût connu des jours filés d’or et de soie,
Sans ses proches voisins, les pires gens qui soient ;
Des roseaux mal pensant, pas même des bambous,
S’amusant à le mettre à bout.

Du matin jusqu’au soir ces petit rejetons,
Tout juste canne à pêche, à peine mirlitons,
Lui tournant tout autour chantaient, in extenso,
L’histoire du chêne et du roseau.

Et, bien qu’il fût en bois, les chênes, c’est courant,
La fable ne le laissait pas indifférent.
Il advint que lassé d’être en but aux lazzi,
Il se résolut à l’exil.

A grand-peine il sortit ses grands pieds de son trou,
Et partit sans se retourner ni peu ni prou.
Mais, moi qui l’ai connu, je sais bien qu’il souffrit,
De quitter l’ingrate patrie

A l’orée des forêts, le chêne ténébreux,
A lié connaissance avec deux amoureux.
« Grand chêne, laisse-nous sur toi graver nos noms… »
Le grand chêne n’a pas dit non.

Quand ils eurent épuisé leur grand sac de baisers,
Quand, de tant s’embrasser, leurs becs furent usés,
Ils ouïrent alors, en retenant des pleurs,
Le chêne contant ses malheurs.

« Grand chêne, viens chez nous, tu trouveras la paix,
Nos roseaux savent vivre et n’ont aucun toupet,
Tu feras dans nos murs un aimable séjour,
Arrosé quatre fois par jour. »

Cela dit, tous les trois se mirent en chemin,
Chaque amoureux tenant une racine en main.
Comme il semblait content ! Comme il semblait heureux,
Le chêne entre ses amoureux.

Au pied de leur chaumière ils le firent planter.
Ce fut alors qu’il commença de déchanter
Car, en fait d’arrosage, il n’eut rien que la pluie,
Des chiens levant la patte sur lui.

On a pris tous ses glands pour nourrir les cochons,
Avec sa belle écorce on a fait des bouchons,
Chaque fois qu’un arrêt de mort était rendu,
C’est lui qui héritait du pendu.

Puis ces mauvaises gens, vandales accomplis,
Le coupèrent en quatre et s’en firent un lit.
Et l’horrible mégère ayant des tas d’amants,
Il vieillit prématurément.

Un triste jour, enfin, ce couple sans aveu,
Le passa par la hache et le mit dans le feu.
Comme du bois de caisse, amère destinée,
Il périt dans la cheminée.

Le curé de chez nous, petit saint besogneux,
Doute que sa fumée s’élève jusqu’à Dieu.
Qu’est-c’qu’il en sait, le bougre, et qui donc lui a dit,

BmQu’y a pas de chêne en Empa-Ara-F#dis ?F#7

BmQu’y a pas de chêne en E7pa-A7ra-Ddis ?

A7D

Le Bulletin de Santé

AJ’ai perdu mes bajoues, j’ai perdu ma bedaiC#ne,

Et, Dce, d’une façon si nette, C#si soudaine,

F#mQu’on me suppose un mal qui Dne pardonne pas,

Qui B7se rit d’EscuE7lape et le laisse Ababa.

Le monstre du Loch Ness ne faisant plus recette,
Durant les moments creux dans certaines gazettes,
Systématiquement, les nécrologues jouent,
À me mettre au linceul sous des feuilles de chou.

Or, lassé de servir de tête de massacre,
Des contes à mourir debout qu’on me consacre,
Moi qui me porte bien, qui respire la santé,
Je m’avance et je crie toute la vérité.

Toute la vérité, messieurs, je vous la livre,
Si j’ai quitté les rangs des plus de deux cents livres,
C’est la faute à Mimi, à Lisette, à Ninon,
Et bien d’autres, j’ai pas la mémoire des noms.

Si j’ai trahi les gros, les joufflus, les obèses,
C’est que je baise, que je baise, que je baise
Comme un bouc, un bélier, une bête, une brute,
Je suis hanté : le rut, le rut, le rut, le rut !

Qu’on me comprenne bien, j’ai l’âme du satyre,
Et son comportement, mais ça ne veut point dire
Que j’en aie le talent, le génie, loin s’en faut !
Pas une seule encore ne m’a crié « bravo ! »

Entre autres fines fleurs, je compte, sur ma liste,
Rose, un bon nombre de femmes de journalistes
Qui, me pensant fichu, mettent toute leur foi,
A m’donner du bonheur une dernière fois.

C’est beau, c’est généreux, c’est grand, c’est magnifique !
Et, dans les positions les plus pornographiques,
Je leur rends les honneurs à fesses rabattues,
Sur des tas de bouillons, des paquets d’invendus.

Et voilà ce qui fait que, quand vos légitimes,
Montrent leurs fesses au peuple ainsi qu’à vos intimes,
On peut souvent y lire, imprimés à l’envers,
Les échos, les petits potins, les faits divers.

Et si vous entendez sourdre, à travers les plinthes,
Du boudoir de ces dames, des râles et des plaintes,
Ne dites pas : « C’est tonton Georges qui expire »,
Ce sont tout simplement les anges qui soupirent.

Et si vous entendez crier comme en quatorze :
« Debout ! Debout les morts ! » ne bombez pas le torse,
C’est l’épouse exaltée d’un rédacteur en chef,
Qui m’incite à monter à l’assaut derechef.

Certes, il m’arrive bien, revers de la médaille,
De laisser quelquefois des plumes à la bataille…
Hippocrate dit : « Oui, c’est des crêtes de coq »,
Et Gallien répond « Non, c’est des gonocoques… »

Tous les deux ont raison. Vénus parfois vous donne,
De méchants coups de pied qu’un bon chrétien pardonne,
Car, s’ils causent du tort aux attributs virils,
Ils mettent rarement l’existence en péril.

Eh bien, oui, j’ai tout ça, rançon de mes fredaines.
La barque pour Cythère est mise en quarantaine.
Mais je n’ai pas encor, non, non, non, trois fois non,
Ce mal mystérieux dont on cache le nom.

Si j’ai trahi les gros, les joufflus, les obèses,
C’est que je baise, que je baise, que je baise
Comme un bouc, un bélier, une bête, une brute,
Je suis hanté : le rut, le rut, le rut, le rut !

Le Pluriel

Guitare
G5+/B : x/2/1/0/0/3

Em« Cher monsieur, B7m’ont-ils dit, Emvous en êB7tes un autre »,

EmLorsque je B7refusai de Emmonter dans leur A7train.

DmOui, sans douA7te, mais moi, j’Dmfais pas le A7bon apôtre,

D7Moi, je n’ai besoin de personne pour en être G5+/Bun.

CLe pluriel ne vaut rien à l’homme et siG7tôt qu’on,

Est plus de quatreC on estF une banCde de cons.

Bande à part, sacrebleu ! c’est ma règle et G7j’y tiens.

Dans les noms Cdes partants on n’Fverra G7pas le Cmien.

Dieu ! que de processions, de monômes, de groupes,
Que de rassemblements, de cortèges divers,
Que de ligues, que de cliques, que de meutes, que de troupes !
Pour un tel inventaire il faudrait un Prévert.

Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on,
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c’est ma règle et j’y tiens.
Parmi les cris des loups on n’entend pas le mien.

Oui, la cause était noble, était bonne, était belle !
Nous étions amoureux, nous l’avons épousée.
Nous souhaitions être heureux tous ensemble avec elle,
Nous étions trop nombreux, nous l’avons défrisée.

Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on,
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c’est ma règle et j’y tiens.
Parmi les noms d’élus on n’verra pas le mien.

Je suis celui qui passe à côté des fanfares,
Et qui chante en sourdine un petit air frondeur.
Je dis, à ces messieurs que mes notes effarent :
« Tout aussi musicien que vous, tas de bruiteurs ! »

Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on,
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c’est ma règle et j’y tiens.
Dans les rangs des pupitres on n’verra pas le mien.

Pour embrasser la dame, s’il faut se mettre à douze,
J’aime mieux m’amuser tout seul, cré nom de nom !
Je suis celui qui reste à l’écart des partouzes.
L’obélisque est-il monolithe, oui ou non ?

Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on,
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c’est ma règle et j’y tiens.
Au faisceau des phallus on n’verra pas le mien.

Pas jaloux pour un sou des morts des hécatombes,
J’espère être assez grand pour m’en aller tout seul.
Je ne veux pas qu’on m’aide à descendre à la tombe,
Je partage n’importe quoi, pas mon linceul.

Le pluriel ne vaut rien à l’homme et sitôt qu’on,
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c’est ma règle et j’y tiens.
Au faisceau des tibias on n’verra pas les miens.

La Fessée

(Bm)La veuve et l’orphelin, quoi de plus émouEmvant ?

BmUn vieux copain d’éGcole étant mort sansC#7 enfants,F#

BmAbandonnant au Gmonde une épouse épaAtanDte,F#

BmJ’allai rendre visite à la désespéEmrée.

BmEt puis, ne sachant Gplus où finir ma soiC#7rée,F#

BmJe lui tins compaC#7gnie dans la F#chapelle arBmdente.

Pour endiguer ses pleurs, pour apaiser ses maux,
Je me mis à blaguer, à sortir des bons mots,
Tous les moyens sont bons au médecin de l’âme…
Bientôt, par la vertu de quelques facéties,
La veuve se tenait les côtes, Dieu merci !
Ainsi que des bossus, tous deux nous rigolâmes.

Ma pipe dépassait un peu de mon veston.
Aimable, elle m’encouragea : « Bourrez-la donc,
Qu’aucun impératif moral ne vous arrête,
Si mon pauvre mari détestait le tabac,
Maintenant la fumée ne le dérange pas !
Mais où diantre ai-je mis mon porte-cigarettes ? »

A minuit, d’une voix douce de séraphin,
Elle me demanda si je n’avais pas faim.
« Ça le ferait-il revenir, ajouta-t-elle,
De pousser la piété jusqu’à l’inanition :
Que diriez-vous d’une frugale collation ? »
Et nous fîmes un petit souper aux chandelles.

« Regardez s’il est beau ! Dirait-on point qu’il dort ?
Ce n’est certes pas lui qui me donnerait tort
De noyer mon chagrin dans un flot de champagne. »
Quand nous eûmes vidé le deuxième magnum,
La veuve était émue, nom d’un petit bonhomme !
Et son esprit se mit à battre la campagne…

« Mon Dieu, ce que c’est tout de même que de nous ! »
Soupira-t-elle, en s’asseyant sur mes genoux.
Et puis, ayant collé sa lèvre sur ma lèvre,
« Me voilà rassurée, fit-elle, j’avais peur
Que, sous votre moustache en tablier d’ sapeur,
Vous ne cachiez coquettement un bec-de-lièvre… »

Un tablier de sapeur, ma moustache, pensez !
Cette comparaison méritait la fessée.
Retroussant l’insolente avec nulle tendresse,
Conscient d’accomplir, somme toute, un devoir,
Mais en fermant les yeux pour ne pas trop en voir.
Paf ! j’abattis sur elle une main vengeresse !

« Aïe ! vous m’avez fêlé le postérieur en deux ! »
Se plaignit-elle, et je baissai le front, piteux,
Craignant avoir frappé de façon trop brutale.
Mais j’appris, par la suite, et j’en fus bien content,
Que cet état de choses durait depuis longtemps :
Menteuse ! la fêlure était congénitale.

Quand je levai la main pour la deuxième fois,
Le cœur n’y était plus, j’avais perdu la foi,
Surtout qu’elle s’était enquise, la bougresse :
« Avez-vous remarqué que j’avais un beau cul ? »
Et ma main vengeresse est retombée, vaincue !
Et le troisième coup ne fut qu’une caresse…

Le Grand Pan

BmDu temps que régnait le Grand Pan,

CLes dieux protégeaient les ivrognes

F#7Un tas de génies Bmtitubants,

C#7Au nez rouge, à la F#7rouge trogne.

BmDès qu’un homme vidait les cruchons,

CQu’un sac à vin faisait carousse

F#7Ils venaient en bandeBm à ses trousses,

F#7Compter les bouBmchons.

EmLa plus humble piquette était alors béA7nie,

DisDtillée par Noé, Silène, et compaB7gnie.

EmLe vin donnait un lustre au pire des minus,

Et Bmle moindre pochard avait tout Gde F#7BaccBmhus.

Mais se touDchant le crâne, en criant « J’ai trouCvé »,

La bande au BmprofesseurC NimbusC# est arriF#7vée

Qui s’est miseD à frapper les cieux d’aligneCment,

Chasser les BmDieux du AFirmaBmment.A7

AuDjourd’hui ça et A7là, les Dgens boivent enA7core,

Et Dle feu du necA7tar fait touDjours luire les F#7trognes.

Mais Bmles dieux ne réF#7pondent Bmplus pour les iF#7vrognes.

EmBacchus est alcoolique,Bm et le grand GPan F#7est Bmmort.

Quand deux imbéciles heureux,
S’amusaient à des bagatelles,
Un tas de génies amoureux,
Venaient leur tenir la chandelle.
Du fin fond des Champs Elysées,
Dès qu’ils entendaient un « Je t’aime »,
Ils accouraient à l’instant même,
Compter les baisers.
La plus humble amourette, était alors bénie,
Sacrée par Aphrodite, Eros, et compagnie.
L’amour donnait un lustre au pire des minus,
Et la moindre amoureuse avait tout de Vénus.

Mais se touchant le crâne, en criant « J’ai trouvé »,
La bande au professeur Nimbus est arrivée
Qui s’est mise à frapper les cieux d’alignement,
Chasser les Dieux du Firmament.
Aujourd’hui ça et là, les cœurs battent encore,
Et la règle du jeu de l’amour est la même.
Mais les dieux ne répondent plus de ceux qui s’aiment.
Vénus s’est faite femme, et le grand Pan est mort.

Et quand fatale sonnait l’heure,
De prendre un linceul pour costume
Un tas de génies l’œil en pleurs,
Vous offraient les honneurs posthumes.
Pour aller au céleste empire,
Dans leur barque ils venaient vous prendre.
C’était presque un plaisir de rendre,
Le dernier soupir.
La plus humble dépouille était alors bénie,
Embarquée par Caron, Pluton et compagnie.
Au pire des minus, l’âme était accordée,
Et le moindre mortel avait l’éternité.

Mais se touchant le crâne, en criant « J’ai trouvé »,
La bande au professeur Nimbus est arrivée
Qui s’est mise à frapper les cieux d’alignement,
Chasser les Dieux du Firmament.
Aujourd’hui ça et là, les gens passent encore,
Mais la tombe est hélas la dernière demeure
Et les dieux ne répondent plus de ceux qui meurent.
La mort est naturelle, et le grand Pan est mort.

Et Dl’un des derniers dieux, l’un des derB7niers suEmprêmes,

Ne Bmdoit plus se sentir tellement F#7bien lui-même

GUn beau jourA7 on va voir le DChrist,

Descendre du calAmvaire en diB7sant dans sa Emlippe

« BmMerde je ne joue plus pour tous F#7ces pauvres types ».

J’ai bien Gpeur que la fin du Amonde soit bien Bmtriste.

La Route aux Quatre Chansons

GJ’ai pris la route D7de Dijon,(x7)
Pour voir un peu la Marjolaine,
La belle, digue digue don,
Qui pleurait près de la fontaine.
Mais elle avait changé de ton,
Il lui fallait des ducatons
Dedans son bas de laine,

Pour Gn’avoir plus de Cmpei- Fne.

B♭Elle m’a dit : « Tu F7viens, chéri ?(x3)
Et si tu me payes un bon prix
Aux anges je t’emmène,

B♭Digue digue don Cmdai- D7ne. »

GLa Marjolaine pleuCrait D7sur- Gtout,(x4)
Quand elle n’avait pas de sous.
La Marjolaine de la chanson,
Avait de plus nobles façons.

J’ai passé le pont d’Avignon,
Pour voir un peu les belles dames
Et les beaux messieurs tous en rond,
Qui dansaient, dansaient, corps et âmes.
Mais ils avaient changé de ton,
Ils faisaient fi des rigodons,
Menuets et pavanes,
Tarentelles, sardanes,

Et les belles dames m’ont dit ceci :
« Étranger, sauve-toi d’ici
Ou l’on donne l’alarme,
Aux chiens et aux gendarmes ! »

Quelle mouche les a donc piquées,
Ces belles dames si distinguées ?
Les belles dames de la chanson,
Avaient de plus nobles façons.

Je me suis fait faire prisonnier,
Dans les vieilles prisons de Nantes,
Pour voir la fille du geôlier,
Qui, paraît-il, est avenante.
Mais elle avait changé de ton,
Quand j’ai demandé : « Que dit-on
Des affaires courantes,
Dans la ville de Nantes ? »

La mignonne m’a répondu :
« On dit que vous serez pendu
Aux matines sonnantes,
Et j’en suis bien contente ! »

Les geôlières n’ont plus de cœur,
Aux prisons de Nantes et d’ailleurs.
La geôlière de la chanson,
Avait de plus nobles façons.

Voulant mener à bonne fin,
Ma folle course vagabonde,
Vers mes pénates je revins,
Pour dormir auprès de ma blonde,
Mais elle avait changé de ton,
Avec elle, sous l’édredon,
Il y avait du monde,
Dormant près de ma blonde.

J’ai pris le coup d’un air blagueur,
Mais, en cachette, dans mon cœur,
La peine était profonde,
L’chagrin lâchait la bonde.

Hélas ! du jardin de mon père,
La colombe s’est fait la paire…
Par bonheur, par consolation,
Me sont restées les quatre chansons.

L’Assassinat

C’est pas seuFmlementG7 à PaCmris,

Que le criB♭7me fleuE♭rit

CmNous, au vilE♭lage, aussi, l’onC# a,

De beaux asCmsassiE♭nats

CmNous, au vilE♭lage, aussi, l’onC# a,

De beaux asCmsasB♭siCmnats

Il avait la tête chenue,
Et le cœur ingénu
Il eut un retour de printemps,
Pour une de vingt ans [bis]

Mais la chair fraîche, la tendre chair,
Mon vieux, ça coûte cher
Au bout de cinq à six baisers,
Son or fut épuisé [bis]

Quand sa menotte elle a tendue,
Triste, il a répondu
Qu’il était pauvre comme Job,
Elle a remis sa robe [bis]

Elle alla quérir son coquin,
Qu’avait l’appât du gain
Sont revenus chez le grigou,
Faire un bien mauvais coup [bis]

Et pendant qu’il le lui tenait,
Elle l’assassinait
On dit que, quand il expira,
La langue elle lui montra [bis]

Mirent tout sens dessus dessous,
Trouvèrent pas un sou
Mais des lettres de créanciers,
Mais des saisies d’huissiers [bis]

Alors, prise d’un vrai remords,
Elle eut chagrin du mort
Et, sur lui, tombant à genoux,
Elle dit : « Pardonne-nous ! » [bis]

Quand les gendarmes sont arrivés,
En pleurs ils l’ont trouvée
C’est une larme au fond des yeux,
Qui lui valut les cieux [bis]

Et le matin qu’on la pendit,
Elle fut en paradis
Certains dévots, depuis ce temps,
Sont un peu mécontents [bis]

C’est pas seulement à Paris,
Que le crime fleurit
Nous, au village, aussi, l’on a,
De beaux assassinats [bis]

La Marguerite

B♭La petite,
Marguerite,

F7Est tomB♭bée,
Singulière,
Du bréviaire,

F7De l’abB♭

E♭Trois pétales,
De scandale,

B♭Sur l’autel,

CmIndiscrète,
Pâquerette,

G7D’où vient-elle ?

E♭Trois pétales,
De scandale,

B♭Sur l’autel,

CmIndiscrète,

F7Pâquerette,

B♭D’où vient-elle ?

Dans l’enceinte,
Sacro-sainte,
Quel émoi,
Quelle affaire,
Oui, ma chère,
Croyez-moi !

La frivole,
Fleur qui vole,
Arrive en,
Contrebande,
Des plates-bandes,
Du couvent [bis]

Notre Père,
Qui, j’espère,
Êtes aux cieux,
N’ayez cure,
Des murmures,
Malicieux,

La légère,
Fleur, peuchère,
Ne vient pas,
De nonnettes,
De cornettes,
En sabbat [bis]

Sachez, diantre,
Qu’un jour, entre,
Deux ave,
Sur la pierre,
D’un calvaire,
Il l’a trouvée,

Et l’a mise,
Chose admise,
Par le ciel,
Sans ambages,
Dans les pages,
Du missel [bis]

Que ces messes,
Basses cessent,
Je vous en prie,
Non, le prêtre,
N’est pas traître,
A Marie,

Que personne,
Ne soupçonne,
Plus jamais,
La petite,
Marguerite,
Ah ! ça mais… [bis]

Si le Bon Dieu l’avait voulû

AmSi le Bon Dieu G7l’avait vouClu

LanturAmlurette, G7LanturClu,

J’aurais Fconnu E7la CléoAmpâtre,

Et je E7ne t’aurais pas conAmnue.

J’aurais connu la G7CléopâCtre,

Et je Amne t’aurais G7pas conCnue.

Sans tonF amour E7que j’idoAmlâtre,

Las ! Que E7fussé-je deveAmnu ?

FSi le Bon Dieu l’aE7vait voulu,

A7J’aurais connu la DMessaline,

G7Agnès, Odette et CMélusine,

F7Et je ne t’aurais B♭pas connue.

FJ’aurais connu la E7Pompadour,

A7Noémi, Sarah, DRebecca,

G7La Fille du RoCyal Tambour,

F7Et la MogadorB♭ et ClaE7ra.

Mais le AmBon Dieu G7n’a pas vouClu,

Que je Amconnaisse G7leurs aCmours,

Je t’ai Fconnue, E7tu m’as conAmnu,

Gloire à E7Dieu au plus haut des Amnues !

Las ! Que fussé-je G7deveCnu,

Sans toi Amla nuit, G7sans toi le Cjour,

Je t’ai Fconnue, E7tu m’as conAmnu,

Gloire à E7Dieu au plus haut des Amnues !E7Am

La Fille à Cent Sous

Intro :

FB♭

FG7C7

FB♭

FG7C7F

A7

DDu temps que je vivais dans Gle troisième dessous,

IDvrogne, immonde, inE7fâ- A7me

Un Dplus soûlaud que moi, contreG une pièce de cent sous,

M’aDvait vendu sa E7fem- A7em- Dme C7

Quand Fje l’eus mise au lit, quand B♭j’voulus l’étrenner,

Quand Fj’fis voler sa G7ju- C7pe

Il Fm’apparut alors qu’j’aB♭vais été berné,

DansF un marché de G7du- C7u- Fpe A7

« Remballe tes os, ma mie, et garde tes appas,
Tu es bien trop maigrelette
Je suis un bon vivant, ça n’me concerne pas,
D’étreindre des squelettes
Retourne à ton mari, qu’il garde les cent sous,
J’n’en fais pas une affaire »
Mais elle me répondit, le regard en dessous,
« C’est vous que je préfère

J’suis pas bien grosse, fit-elle, d’une voix qui se noue,
Mais ce n’est pas ma faute »
Alors, moi, tout ému, j’la pris sur mes genoux,
Pour lui compter les côtes
« Toi qu’j’ai payé cent sous, dis-moi quel est ton nom,
Ton p’tit nom de baptême ?
– Je m’appelle Ninette. – Eh bien, pauvre Ninon,
Console-toi, je t’aime »

Et ce brave sac d’os dont j’n’avais pas voulu,
Même pour une thune
M’est entré dans le cœur et n’en sortirait plus,
Pour toute une fortune

Du temps que je vivais dans le troisième dessous,
Ivrogne, immonde, infâme
Un plus soûlaud que moi, contre une pièce de cent sous,
M’avait vendu sa femme

Le Temps Passé

B

F#7Dans les comptes d’apothiBcaire,

E7Vingt ans, c’est une somme de boA7nheur

D7Mes vingt ans sont morts à la Gguerre,

De l’autre côF#Gdu champ d’honF#neur

F#7Si j’connus un temps de chien,B certes,

E7C’est bien le temps de mes vingA7t ans !

D7Cependant, je pleure sa Gperte,

Il est F#mort, c’éGtait le bon F#temps !

EGF#

[Refrain :]

BmIl est toujours joEli, le Bmtemps pasEsé,

BmUne fois qu’ils ont casEsé leur Gpi- A7i- Dpe F#7

BmOn pardonne à tous Eceux qui Bmnous ont offenEsés :

BmLes morts sont tous des Ebraves Gty- A7y- Bpes

Dans ta petite mémoire de lièvre,
Bécassine, il t’est souvenu
De notre amour du coin des lèvres,
Amour nul et non avenu
Amour d’un sou qui n’allait, certes,
Guère plus loin que le bout d’son lit
Cependant, nous pleurons sa perte,
Il est mort, il est embelli !
[Refrain]

J’ai mis ma tenue la plus sombre,
Et mon masque d’enterrement
Pour conduire au royaume des ombres,
Un paquet de vieux ossements
La terre n’a jamais produit, certes,
De canaille plus consommée
Cependant, nous pleurons sa perte,
Elle est morte, elle est embaumée !
[Refrain]

Le Mécréant

C#Est-il en notre temps, F#rien de plus D#od-i-G#7eux,

C#De plus déF7sespéB♭mrant que F#de n’pas G#7croire en C#Dieu

J’voudrais avoir la foi, F#la foi d’mon D#charbonG#7nier,

C#Qui est heureux F7comme un B♭mpape et F#con commeG#7 un paC#nier

Mon voisin du dessus, un certain Blaise Pascal,
M’a gentiment donné ce conseil amical :
« Mettez-vous à genoux, priez et implorez,
Faites semblant de croire et bientôt vous croirez »

J’me mis à débiter, les rotules à terre,
Tous les Ave Maria tous les Pater Noster
Dans les rues les cafés, les trains les autobus,
Tous les De Profundis tous les Morpionnibus

Sur ces entrefaites-là, trouvant dans les orties,
Une soutane à ma taille je m’en suis travesti
Et tonsuré de frais, ma guitare à la main,
Vers la foi salvatrice je me mis en chemin

J’tombai sur un boisseau, d’punaises de sacristie,
Me prenant pour un autre en chœur elles m’ont dit :
« Mon père chantez-nous donc, quelque refrain sacré,
Quelque sainte chanson dont vous avez l’secret »

Grattant avec ferveur, les cordes sous mes doigts,
J’entonnai « Le gorille » avec « Putain de toi »
Criant à l’imposteur, au traître au papelard,
Elles veulent me faire subir le supplice d’Abélard

Je vais grossir les rangs, des muets du sérail,
Les belles ne viendront plus se pendre à mon poitrail
Grâce à ma voix coupée, j’aurai la place de choix,
Au milieu des petits chanteurs à la croix d’bois.

Attirée par le bruit, une dame de charité,
Leur dit : « Que faites-vous, malheureuses ? Arrêtez ! »
« Y’a tant d’hommes aujourd’hui, qui ont un penchant pervers,
À prendre obstinément Cupidon à l’envers »

« Tant d’hommes dépourvus, de leurs virils appas,
À ceux qui en ont encore ne les enlevons pas ».
Ces arguments massue firent une grosse impression,
On me laissa partir avec des ovations

Mais sur l’chemin du ciel, je n’ferai plus un pas,
La foi viendra d’elle même ou elle ne viendra pas
Je n’ai jamais tué, jamais violé non plus,
Y’a déjà quelques temps que je ne vole plus

Si l’Éternel existe, en fin de compte il voit,
Qu’je m’conduis guère plus mal que si j’avais la foi.

L’Orage

B♭m

Parlez-D#mmoi de la pluie et non pas du beau temps,

Le beau G#7temps me dégoûte, me fait grincer les dents

C#Le bel azur me met en rage,

Car le F7plus grand amour qui m’fut donné sur terre

Je l’doisB♭m au mauvais temps, je l’C7dois à JupiF7ter,

B♭mIl me tomba d’un ciel d’oF#ra- F7a- B♭mge

Par un soir de novembre, à cheval sur les toits,
Un vrai tonnerre de Brest, avec des cris d’putois
Allumait ses feux d’artifice,
Bondissant de sa couche en costume de nuit
Ma voisine affolée vint cogner à mon huis,
En réclamant mes bons offices

« Je suis seule et j’ai peur, ouvrez-moi, par pitié,
Mon époux vient d’partir faire son dur métier
Pauvre malheureux mercenaire,
Contraint d’coucher dehors quand il fait mauvais temps
Pour la bonne raison qu’il est représentant,
D’une maison de paratonnerres »

En bénissant le nom de Benjamin Franklin,
Je l’ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins
Et puis l’amour a fait le reste,
Toi qui sèmes des paratonnerres à foison
Que n’en as-tu planté sur ta propre maison,
Erreur on ne peut plus funeste

Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs,
La belle, ayant enfin conjuré sa frayeur
Et recouvré tout son courage,
Rentra dans ses foyers faire sécher son mari
En m’donnant rendez-vous les jours d’intempéries,
Rendez-vous au prochain orage

A partir de ce jour j’n’ai plus baissé les yeux,
J’ai consacré mon temps à contempler les cieux
A regarder passer les nues,
A guetter les stratus, à lorgner les nimbus
A faire les yeux doux aux moindres cumulus,
Mais elle n’est pas revenue

Son bonhomme de mari avait tant fait d’affaires,
Tant vendu ce soir-là de petits bouts de fer
Qu’il était dev’nu millionnaire,
Et l’avait emmenée vers des cieux toujours bleus
Des pays imbéciles où jamais il ne pleut,
Où l’on ne sait rien du tonnerre

Dieu fasse que ma complainte aille, tambour battant,
Lui parler de la pluie, lui parler du gros temps
Auxquels on a t’nu tête ensemble,
Lui conter qu’un certain coup de foudre assassin
Dans le mille de mon cœur a laissé le dessin,
D’une petite fleur qui lui ressemble

Le Bistrot

C#mDans un coin pourri,

BDu pauvre Paris,

ASur une G#7place,

C#mL’est un vieux bistrot,

BTenu pas un gros,

ADé- G#7C#mC#mgueulasse.

Si t’as le bec fin,
S’il te faut du vin,
D’première classe,
Va boire à Passy,
Le nectar d’ici,
Te dépasse.

Mais si t’as l’gosier,
Qu’une armure d’acier,
Matelasse,
Goûte à ce velours,
Ce petit bleu lourd,
De menaces.

Tu trouveras là,
La fine fleur de la,
Populace,
Tous les marmiteux,
Les calamiteux,
De la place.

Qui viennent en rang,
Comme les harengs,
Voir en face
La belle du bistrot,
La femme à ce gros,
Dégueulasse.

Que je boive à fond,
L’eau de toutes les fon-
taines Wallace,
Si, dès aujourd’hui,
Tu n’es pas séduit,
Par la grâce.

De cette jolie fée,
Qui, d’un bouge, a fait,
Un palace.
Avec ses appas,
Du haut jusqu’en bas,
Bien en place.

Ces trésors exquis,
Qui les embrasse, qui,
Les enlace ?
Vraiment, c’en est trop !
Tout ça pour ce gros,
Dégueulasse !

C’est injuste et fou,
Mais que voulez-vous,
Qu’on y fasse ?
L’amour se fait vieux,
Il a plus les yeux,
Bien en face.

Si tu fais ta cour,
Tâche que tes discours,
Ne l’agacent.
Sois poli, mon gars,
Pas de geste ou ga-
re à la casse.

Car sa main qui claque,
Punit d’un flic-flac,
Les audaces.
Certes, il n’est pas né,
Qui mettra le nez,
Dans sa tasse.

Pas né, le chanceux,
Qui dégèl’ra ce,
Bloc de glace.
Qui fera dans l’dos,
Des cornes à ce gros,
Dégueulasse.

Dans un coin pourri,
Du pauvre Paris,
Sur une place,
Une espèce de fée,
D’un vieux bouge, a fait,
Un palace.

Le Cocu

AComme elle G#n’aime pas Abeaucoup la G#solitude,

F#mCependant C#mque je pêche et Aque je m’ennoG#blis

AMa femme G#sacrifie Aà sa vieille G#habitude,

De C#mfaire, à B7tout veEnant, lesC#m honneursAde B7mon Elit(B7E)

De C#mfaire, à B7tout veEnant, lesC#m honneursAde B7mon C#mlit   (G#C#m)

Eh ! oui, je suis cocu, j’ai du cerf sur la tête,
On fait force de trous dans ma lune de miel
Ma bien-aimée ne m’invite plus à la fête,
Quand elle va faire un tour jusqu’au septième ciel [bis]

Au péril de mon cœur, la malheureuse écorne,
Le pacte conjugal et me le déprécie
Que je ne sache plus où donner de la corne,
Semble bien être le cadet de ses soucis [bis]

Les galants de tout poil viennent boire en mon verre,
Je suis la providence des écornifleurs
On cueille dans mon dos la tendre primevère,
Qui tenait le dessus de mon panier de fleurs [bis]

En revenant fourbu de la pêche à la ligne,
Je les surprends tout nus dans leurs débordements
Conseillez-leur le port de la feuille de vigne,
Ils s’y refuseront avec entêtement [bis]

Souiller mon lit nuptial, est-c’que ça les empêche,
De garder les dehors de la civilité ?
Qu’on me demande au moins si j’ai fait bonne pêche,
Qu’on daigne s’enquérir enfin de ma santé [bis]

De grâce, un minimum d’attentions délicates,
Pour ce pauvre mari qu’on couvre de safran
Le cocu, d’ordinaire, on le choie, on le gâte,
On est en fin de compte un peu de ses parents [bis]

A l’heure du repas, mes rivaux détestables,
Ont encor ce toupet de lorgner ma portion
Ça leur ferait pas peur de s’asseoir à ma table,
Cocu, tant qu’on voudra, mais pas amphitryon [bis]

Partager sa moitié, est-c’que cela comporte,
Que l’on partage aussi la chère et la boisson ?
Je suis presque obligé de les mettre à la porte,
Et bien content s’ils n’emportent pas mes poissons [bis]

Bien content qu’en partant ces mufles ne s’égarent,
Pas à mettre le comble à leur ignominie
En sifflotant « Il est cocu, le chef de gare… »,
Parc’que, le chef de gare, c’est mon meilleur ami [bis]

La Ronde des Jurons

VoiC#mci la ron-G#7   de C#mdes jurons,G#7

Qui C#mchantaient clair, qui dansaient rondB7

Quand Eles Gaulois,B7

De Ebon aloi,B7

Du Efranc-parler suivaient la loi

JuG#7rant par-là,

JuC#mrant par-ci,

JuB7rant à langue Eraccourcie

ComAme des grains de chapeG#7let,

Les C#7joyeux jurons défiF#laientG#7

[Refrain :]

C#mTous les morbleus, tous Dles ventrebleus,D#7

Les sacreG#bleus et les corG#7negidouilles

C#mAinsi, parbleu, que Dles jarnibleus,

Et les D#7pal- G#7sam- C#mbleus

C#mTous les cristis, les Dventres saint-gris,D#7

Les par ma G#barbe et les noms G#7d’une pipe

C#mAinsi, pardi, que Dles sapristis,

Et les D#7sa- G#7cris- C#mtis   C#7


F#mSans oublier les B7jarnicotons,

ELes scrogneugneus et les bigres et les bougres

F#mLes saperlottes, les B7cré nom de nom,E

Les pestes, et G#7pouah, diantre, fichtre et foutre

C#mTous les Bon Dieu, tous Dles vertudieux,D#7

Tonnerre de G#Brest et saperG#7lipopette

C#mAinsi, pardieu, que Dles jarnidieux,

Et les D#7pas- G#7que- C#mdieux

Quelle pitié,
Les charretiers,
Ont un langage châtié
Les harengères,
Et les mégères,
Ne parlent plus à la légère
Le vieux catéchisme poissard,
N’a guère plus cours chez les hussards
Ils ont vécu, de profundis,
Les joyeux jurons de jadis
[Refrain]

Celui Qui A Mal Tourné

BmIl y avait des Atemps et des Dtemps,(F#)

BmQu’je n’m’éG7tais pas serC#7vi d’mes F#7dents

BmQu’je n’mettais plus d’vin Adans monD eau,

Ni de Bmcharbon dans G7mon F#7fourBmneau

Les croque-A7morts, silenciDeux,

Me déBmvoraient déC#7jà des F#7yeux

BmMa dernE7ière heure alA7lait sonDner,

C’est aBmlors que j’ai G7mal F#7tourBm

N’y allant pas par quatre chemins,
J’estourbis en un tournemain
En un coup de bûche excessif,
Un noctambule en or massif
Les chats fourrés, quand ils l’ont su,
M’ont posé la patte dessus
Pour m’envoyer à la Santé,
Me refaire une honnêteté

Machin, Chose, Un tel, Une telle,
Tous ceux du commun des mortels
Furent d’avis que j’aurais dû,
En bonne justice être pendu
A la lanterne et sur-le-champ,
Y s’voyaient déjà partageant
Ma corde, en tout bien tout honneur,
En guise de porte-bonheur

Au bout d’un siècle, on m’a jeté,
A la porte de la Santé
Comme je suis sentimental,
Je retourne au quartier natal
Baissant le nez, rasant les murs,
Mal à l’aise sur mes fémurs
M’attendant à voir les humains,
Se détourner de mon chemin

Y’en a un qui m’a dit: « Salut !
Te revoir, on n’y comptait plus »
Y’en a un qui m’a demandé,
Des nouvelles de ma santé
Lors, j’ai vu qu’il restait encor,
Du monde et du beau monde sur terre
Et j’ai pleuré, le cul par terre,
Toutes les larmes de mon corps

Au Bois de mon Coeur

[Intro :] [arpèges]

Am [x/0/x/2/1/0]Am/C [x/3/x/2/1/0]D [x/x/0/2/3/2]E♭dim [x/x/1/2/1/2]

E [x/x/2/1/0/0]D7 [x/x/0/2/1/2]C [x/3/2/0/1/0]E7 [0/2/0/1/0/0]

[bis sans arpèges]

AmAu [/C]bois  Dd’Cla-E♭dimmart   E7y’a des D7petites fleurs,

CY’a des E7petites fleurs,

AmY’a [/C]des  Dco-E♭dimpains,  E7au D7bois d’mon cœur,

CAu E7bois d’mon F7cœur.Am

DmAu fond d’ma cour j’suis renommé,

Au fond d’ma G7cour j’suis renomCmé,

J’suis renomA7mé,

Pour avoir le cœur mal faDmmé,

Le Amcœur maF7l faE7mé.

Au bois d’Vincennes y’a des petites fleurs,
Y’a des petites fleurs,
Y’a des copains, au bois d’mon cœur,
Au bois d’mon cœur.

Quand y’a plus d’vin dans mon tonneau,
Quand y’a plus d’vin dans mon tonneau,
Dans mon tonneau,
Ils n’ont pas peur de boire mon eau,
De boire mon eau.

Au bois d’Meudon y’a des petites fleurs,
Y’a des petites fleurs,
Y’a des copains, au bois d’mon cœur,
Au bois d’mon cœur.

Ils m’accompagnent à la mairie,
Ils m’accompagnent à la mairie,
A la mairie,
Chaque fois que je me marie,
Que je me marie.

Au bois d’Saint-Cloud y’a des petites fleurs,
Y’a des petites fleurs,
Y’a des copains au bois d’mon cœur,
Au bois d’mon cœur.

Chaque fois qu’je meurs fidèlement,
Chaque fois qu’je meurs fidèlement,
Fidèlement,
Ils suivent mon enterrement,
Mon enterrement.

…des petites fleurs…
Au bois d’mon cœur…

GA

La Marche Nuptiale

MaF#mri- aEge d’amoAur, maF#mri- aDge Ed’arAgent,

J’ai F#mvu se mariDer touEtes sortes de Agens

arp.Des gens de basse C#7source et des grands de la D7terre,

Des prétendus coifBmfeurs, des G#7soi-disant noC#7taires.

Quand même je vivrai, jusqu’à la fin des temps,
Je garderai toujours, le souvenir content,
Du jour de pauvre noce, où mon père et ma mère,
S’allèrent épouser devant monsieur le maire.

C’est dans un char à bœufs, s’il faut parler bien franc,
Tiré par les amis, poussé par les parents,
Que les vieux amoureux firent leurs épousailles,
Après longtemps d’amour, longtemps de fiançailles.

Cortège nuptial, hors de l’ordre courant,
La foule nous couvait d’un œil protubérant,
Nous étions contemplés par le monde futile,
Qui n’avait jamais vu de noces de ce style.

Voici le vent qui souffle emportant crève-cœur !
Le chapeau de mon père et les enfants de chœur,
Voilà la pluie qui tombe en pesant bien ses gouttes,
Comme pour empêcher la noce coûte que coûte.

Je n’oublierai jamais la mariée en pleurs,
Berçant comme une poupée son gros bouquet de fleurs,
Moi, pour la consoler, moi, de toute ma morgue,
Sur mon harmonica jouant les grandes orgues.

Tous les garçons d’honneur, montrant le poing aux nues,
Criaient : « Par Jupiter, la noce continue ! »
Par les hommes décriés, par les dieux contrariés,

La noce contiBmnue et C#7Vive la mariDée !EF#

Les Croquants

Les croEmquants vont en ville, à cheDval sur leurs sous,

AcheDmter des pucelles aux sainCtes bonnes gens

Les croCmquants leur mettent à prix d’arB7gent,

La main desEmsus, la D7main desGsousB7

Mais la Emchair de Lisa, la chair Dfraîche de Lison,

Que les Dmculs cousus d’or se fassentC une raison

C’est pour Cmla bouche du premier veB7nu,

Qui a les yeux Emtendres et F#7les mains B7nues

[Refrain :]

Les croEquants, ça les atG#7triste,

Ça les éC#mtonne,F#7 les éB7tonne

Qu’une Efille, une fille B7belle comme ça,E

S’abanAdonne, s’abanG#7donne

Au preC#mmier ostroB7goth venu,C#7

Les croF#7quants, ça B7tombe des Enues

Les filles de bonnes mœurs, les filles de bonne vie,
Qui ont vendue leur fleurette à la foire à l’encan
Vont s’vautrer dans la couche des croquants,
Quand les croquants en ont envie
Mais la chair de Lisa, la chair fraîche de Lison,
Que les culs cousus d’or se fassent une raison
N’a jamais accordé ses faveurs,
A contre sous, à contre cœur
[Refrain]

Les filles de bonne vie ont le cœur consistant,
Et la fleur qu’on y trouve est garantie longtemps
Comme les fleurs en papier des chapeaux,
Les fleurs en pierre des tombeaux
Mais le cœur de Lisa, le grand cœur de Lison,
Aime faire peau neuve avec chaque saison
Jamais deux fois la même couleur,
Jamais deux fois la même fleur
[Refrain]

Colombine

BPam pam pam pam Epam

pam pam F#7pam pam BpamG#7

pam C#7pam F#7pam

BPam pam pam pam Epam

pam pam F#7pam pam BpamG#7

pam C#7pam F#7Bpam

Léandre le sot,
Pierrot qui d’un saut,
De puce
Franchit le buisson,
Cassandre sous son,
Capuce,

Arlequin aussi,
Cet aigrefin si,
Fantasque,
Aux costumes fous,
Les yeux luisant sous,
Le masque,

D#mDo, mi, sol, mi, B♭7fa,

Tout ce monde D#mva,

Rit, B♭7chanG#7te

C#mEt danse deG#7vant,

Une frêle enC#7fant,

F#7chante

Dont les yeux pervers,
Comme les yeux verts,
Des chattes
Gardent ses appas,
Et disent : « A bas
Les pattes ! »

[Pont :]

DG

A7DB7

E7A7

DG

A7D

F#7

L’implacable enfant,
Preste et relevant,
Ses jupes,
La rose au chapeau,
Conduit son troupeau,
De dupes !

Pam pam pam pam pam
pam pam pam pam pam
pam pam pam
Pam pam pam pam pam
pam pam pam pam pam
pam pam pam

Marinette

Guitare
F#7/C# : x/4/4/3/5/x

BQuand j’ai couru chanter ma p’tite chanson pour Marinette,

La belle, la traîtresse était allée à l’opéB7ra

AEvec ma p’tite chanson, j’avais l’air d’un Bcon, ma G#7mère,

AC#7vec ma p’tite chanF#7son, j’avais l’air d’un Bcon

BCdimF#7/C#F#7

Quand j’ai couru porter mon pot d’moutarde à Marinette,
La belle, la traîtresse avait déjà fini d’dîner
Avec mon petit pot, j’avais l’air d’un con, ma mère,
Avec mon petit pot, j’avais l’air d’un con

Quand j’offris pour étrenne une bicyclette à Marinette,
La belle, la traîtresse avait acheté une auto
Avec mon p’tit vélo, j’avais l’air d’un con, ma mère,
Avec mon p’tit vélo, j’avais l’air d’un con

Quand j’ai couru tout chose au rendez-vous de Marinette,
La belle disait: « J’t’adore » à un sale type qui l’embrassait
Avec mon bouquet d’fleurs, j’avais l’air d’un con, ma mère,
Avec mon bouquet d’fleurs, j’avais l’air d’un con

Quand j’ai couru brûler la p’tite cervelle à Marinette,
La belle était déjà morte d’un rhume mal placé
Avec mon revolver, j’avais l’air d’un con, ma mère,
Avec mon revolver, j’avais l’air d’un con

Quand j’ai couru lugubre à l’enterrement de Marinette,
La belle, la traîtresse était déjà ressuscitée
Avec ma p’tite couronne, j’avais l’air d’un con, ma mère,
Avec ma p’tite couronne, j’avais l’air d’un con

Les Sabots d’Hélène

Les sabots d’HéG#lène, A#7étaient tout crotD#tés,(x2)
Les trois capitaines l’auraient appelée vilaine

Et la pauvre HéG#lène, était comme uneG7 âme en peine

CmNe cherche plus, longG7temps de fonCmtaine,

Toi qui as besoin G7d’eau

CmNe cherche plus, aux G7larmes d’HéCmlène,

Va-t-en remF7plir  B♭7 ton D#seau

Moi j’ai pris la peine, de les déchausser,
Les sabots d’Hélène moi qui ne suis pas capitaine
Et j’ai vu ma peine, bien récompensée
Dans les sabots, de la pauvre Hélène,
Dans ses sabots crottés,
Moi j’ai trouvé, les pieds d’une reine,
Et je les ai gardés

Le jupon d’Hélène, était tout mité,
Les trois capitaines l’auraient appelée vilaine
Et la pauvre Hélène, était comme une âme en peine
Ne cherche plus, longtemps de fontaine,
Toi qui as besoin d’eau
Ne cherche plus, aux larmes d’Hélène,
Va-t-en remplir ton seau

Moi j’ai pris la peine, de le retrousser,
Son jupon de laine moi qui ne suis pas capitaine
Et j’ai vu ma peine, bien récompensée
Sous le jupon, de la pauvre Hélène,
Sous son jupon mité,
Moi j’ai trouvé, des jambes de reine,
Et je les ai gardés

Et le cœur d’Hélène, n’savait pas chanter,
Les trois capitaines l’auraient appelée vilaine
Et la pauvre Hélène, était comme une âme en peine
Ne cherche plus, longtemps de fontaine,
Toi qui as besoin d’eau
Ne cherche plus, aux larmes d’Hélène,
Va-t-en remplir ton seau

Moi j’ai pris la peine, de m’y arrêter,
Dans le cœur d’Hélène moi qui ne suis pas capitaine
Et j’ai vu ma peine, bien récompensée
Car dans le cœur, de la pauvre Hélène,
Qui avait jamais chanté,
Moi j’ai trouvé, l’amour d’une reine,
Et moi je l’ai gardé

Le Mauvais Sujet Repenti

Elle avait G#la taille faite au tour,
Les hanches pleines,

Et chassait l’Cmmâle aux alenG7tours,

De la Mad’Cmleine

A sa faB♭7çon d’me dire :

« Mon rat, Est-c’que j’te Cmtente ? »,

Je vis que C#j’avais affaire à,

Une débuG#tan- D#7an- G#te

L’avait l’don, c’est vrai, j’en conviens,
L’avait l’génie,
Mais sans technique, un don n’est rien,
Qu’une sale manie
Certes, on ne se fait pas putain,
Comme on s’fait nonne,
C’est du moins c’qu’on prêche, en latin,
A la Sorbonne

Me sentant rempli de pitié,
Pour la donzelle,
J’lui enseignai, de son métier,
Les p’tites ficelles
J’lui enseignai l’moyen d’bientôt,
Faire fortune,
En bougeant l’endroit où le dos,
R’ssemble à la lune

Car, dans l’art de faire le trottoir,
Je le confesse,
Le difficile est d’bien savoir,
Jouer des fesses
On n’tortille pas son popotin,
D’la même manière,
Pour un droguiste, un sacristain,
Un fonctionnaire

Rapidement instruite par,
Mes bons offices,
Elle m’investit d’une part,
De ses bénéfices
On s’aida mutuellement,
Comme dit l’poète,
Elle était l’corps, naturellement,
Puis moi la tête

Un soir, à la suite de,
Manœuvres douteuses,
Elle tomba victime d’une,
Maladie honteuse
Lors, en tout bien, toute amitié,
En fille probe,
Elle me passa la moitié,
De ses microbes

Après des injections aiguës,
D’antiseptique,
J’abandonnai l’métier d’cocu,
Systématique
Elle eut beau pousser des sanglots,
Braire à tue-tête,
Comme je n’étais qu’un salaud,
J’me fis honnête

Sitôt privée de ma tutelle,
Ma pauvre amie,
Courut essuyer du bordel,
Les infamies
Paraît qu’elle s’vend même à des flics,
Quelle décadence,
Y’a plus d’moralité publique,
Dans notre France

La Première Fille

DJ’ai tout oublié des campagnes,

F#7D’Austerlitz et de WaterBmloo

GD’Italie de PrusseF#7 et d’EsBmpagne,

EDe PontoiseA7 et de LanderDneauE7

AJamais de la vie,

On F#mne l’oublieEra,

La Apremière fille,

Qu’on a F#mpris dans ses C#mbras

La Dpremière étranC#mgère,

A Bmqui l’on a dit C#7tu,

F#mMon cœur t’en souviens-tu,

CommeB7 elle nous était E7chère ?

Qu’elle Asoit fille honnête,

Ou F#mfille de E7rien,

Qu’elAle soit pucelle,

Ou qu’elF#mle soit puC#7tain,

On Dse souvient Ad’elle,

BmOn s’en souvienC#7dra,

F#mLa première fille,

Qu’on a pris E7dans ses Abras.

Ils sont partis à tire-d’aile,
Mes souvenirs de la Suzon,
Et ma mémoire est infidèle,
A Julie, Rosette ou Lison !

Jamais de la vie,
On ne l’oubliera,
La première fille,
Qu’on a pris dans ses bras,
C’était une bonne affaire,
Mon cœur t’en souviens-tu ?
J’ai changé ma vertu
Contre une primevère

Qu’ce soit en grande pompe,
Comme les gens biens,
Ou bien dans la rue,
Comme les pauvres et les chiens,
On se souvient d’elle,
On s’en souviendra,
D’la première fille,
Qu’on a pris dans ses bras.

Toi, qui m’as donné le baptême,
D’amour et de septième ciel,
Moi je te garde et moi je t’aime,
Dernier cadeau du père noël

Jamais de la vie,
On ne l’oubliera,
La première fille,
Qu’on a pris dans ses bras
On a beau faire le brave,
Quand elle s’est mise nue,
Mon cœur t’en souviens-tu,
On n’en menait pas large ?

Bien d’autres sans doutes,
Depuis, sont venues,
Oui, mais entre toutes,
Celles qu’on a connues,
Elle est la dernière,
Que l’on oubliera,
La première fille,
Qu’on a pris dans ses bras.

Le Vent

[Refrain :]

Si, par haAmsard,

Sur l’Pont deFs Arts,

Tu croises le E7vent, le vent fripon,

Prudence, prends Amgarde à ton jupon
Si, par hasard,

Sur l’Pont deFs Arts,

Tu croises le E7vent, le vent maraud,

Prudent, prends Amgarde à ton chapeau

AmLes jean-foutre et les gens probes,
Médisent du vent furibond,

DmQui rebrousse les Ambois, détrousse les Dmtoits, retrousse les Amro- E7bes

AmDes jean-foutre et des gens probes,
Le vent, je vous en réponds,

DmS’en soucie, et Amc’est justice, comme B7de colin-tamE7pon
[Refrain]

Bien sûr, si l’on ne se fonde,
Que sur ce qui saute aux yeux,
Le vent semble une brute raffolant de nuire à tout l’monde
Mais une attention profonde,
Prouve que c’est chez les fâcheux,
Qu’il préfère choisir les victimes de ses petits jeux
[Refrain]

Le Parapluie

Guitare :
C#m/E : 0/4/6/6/5/4 | E7/10 : 0/2/0/1/0/4

Il pleuvait Afort sur la grand-route,

Elle chemiF#7nait sans paraBmpluie

J’en avaisE7 un, volé, sans Adoute,

Le matin Emême à E5+un aAmi

Courant aAlors à sa rescousse,

Je lui proF#7pose un peu d’aBmbri

En séchant E7l’eau de sa friAmousse,

D’un air très Edoux, elle m’a dit « Aoui »

[Refrain :]

Un p’tit Bmcoin d’paraC#m/Epluie,

Contre un Acoin d’para(F#7)dis

Elle aBmvait quelque E7/10chose d’unA ange

Un p’tit Bmcoin d’paraC#m/Edis,

Contre un Acoin d’para(F#7)pluie

Je n’perBmdais pas au E7/10change, parAdi

Chemin faisant, que ce fut tendre,
D’ouïr à deux le chant joli
Que l’eau du ciel faisait entendre,
Sur le toit de mon parapluie
J’aurais voulu, comme au déluge,
Voir sans arrêt tomber la pluie
Pour la garder, sous mon refuge,
Quarante jours, quarante nuits
[Refrain]

Mais bêtement, même en orage,
Les routes vont vers des pays
Bientôt le sien fit un barrage,
A l’horizon de ma folie
Il a fallu qu’elle me quitte,
Après m’avoir dit grand merci
Et je l’ai vue toute petite,
Partir gaiement vers mon oubli
[Refrain]

EA

Le Petit Cheval

ALe petit cheval dans le Dmauvais Atemps,

Qu’il avait donc du couF#mra- a- Ege

AC’était un petit Dcheval Ablanc,

Tous derrière, tous derF#mriè- è- Ere,

AC’était un petit Dcheval Ablanc,

Tous derrière et F#mlui   E7 deAvant

Il n’y avait jamais de beau temps,
Dans ce pauvre paysage
Il n’y avait jamais de printemps,
Ni derrière, ni derrière
Il n’y avait jamais de printemps,
Ni derrière ni devant

Mais toujours il était content,
Menant les gars du village
A travers la pluie noire des champs,
Tous derrière, tous derrière
A travers la pluie noire des champs,
Tous derrière et lui devant

Sa voiture allait poursuivant,
Sa belle petite queue sauvage
C’est alors qu’il était content,
Tous derrière, tous derrière
C’est alors qu’il était content,
Tous derrière et lui devant

Mais un jour, dans le mauvais temps,
Un jour qu’il était si sage
Il est mort par un éclair blanc,
Tous derrière, tous derrière
Il est mort par un éclair blanc,
Tous derrière et lui devant

Il est mort sans voir le beau temps,
Qu’il avait donc du courage
Il est mort sans voir le printemps,
Ni derrière, ni derrière
Il est mort sans voir le beau temps,
Ni derrière ni devant

Les Deux Oncles

DCDC

EmC’était l’onDcle Martin, c’éEmtait l’oncle GasDton,

EmL’un aimait Dles Tommies, l’autre Emaimait les TeuDtons

DChacun, pour Cses amis, tous Dles deux ils sont Cmorts,

DMoi, qui n’aiCmais personne, eh Dbien ! Je vis enCcor.

Maintenant, chers tontons, que les temps ont coulé,
Que vos veuves de guerre ont enfin convolé
Que l’on a requinqué, dans le ciel de Verdun,
Les étoiles ternies du maréchal Pétain

Maintenant que vos controverses se sont tues,
Qu’on s’est bien partagé les cordes des pendus
Maintenant que John Bull nous boude, maintenant,
Que c’en est fini des querelles d’Allemand

Que vos filles et vos fils vont, la main dans la main,
Faire l’amour ensemble et l’Europe de demain
Qu’ils se soucient de vos batailles presque autant,
Que l’on se souciait des guerres de Cent Ans

On peut vous l’avouer, maintenant, chers tontons,
Vous l’ami les Tommies, vous l’ami des Teutons
Que, de vos vérités, vos contrevérités,
Tout le monde s’en fiche à l’unanimité

De vos épurations, vos collaborations,
Vos abominations et vos désolations
De vos plats de choucroute et vos tasses de thé,
Tout le monde s’en fiche à l’unanimité

En dépit de ces souvenirs qu’on commémore,
Des flammes qu’on ranime aux monuments aux Morts
Des vainqueurs, des vaincus, des autres et de vous,
Révérence parler, tout le monde s’en fout

La vie, comme dit l’autre, a repris tous ses droits,
Elles ne font plus beaucoup d’ombre, vos deux croix
Et, petit à petit, vous voilà devenus,
L’Arc de Triomphe en moins, des soldats inconnus

Maintenant, j’en suis sûr, chers malheureux tontons,
Vous, l’ami des Tommies, vous, l’ami des Teutons
Si vous aviez vécu, si vous étiez ici,
C’est vous qui chanteriez la chanson que voici

Chanteriez, en trinquant ensemble à vos santés,
Qu’il est fou de perdre la vie pour des idées
Des idées comme ça, qui viennent et qui font,
Trois petits tours, trois petits morts, et puis s’en vont

Qu’aucune idée sur terre est digne d’un trépas,
Qu’il faut laisser ce rôle à ceux qui n’en ont pas
Que prendre, sur-le-champ, l’ennemi comme il vient,
C’est de la bouillie pour les chats et pour les chiens

Qu’au lieu de mettre en joue quelque vague ennemi,
Mieux vaut attendre un peu qu’on le change en ami
Mieux vaut tourner sept fois sa crosse dans la main,
Mieux vaut toujours remettre une salve à demain

Que les seuls généraux qu’on doit suivre aux talons,
Ce sont les généraux des p’tits soldats de plomb
Ainsi, chanteriez-vous tous les deux en suivant,
Malbrough qui va-t-en guerre au pays des enfants

Ô vous, qui prenez aujourd’hui la clé des cieux,
Vous, les heureux coquins qui, ce soir, verrez Dieu
Quand vous rencontrerez mes deux oncles, là-bas,
Offrez-leur de ma part ces « Ne m’oubliez pas »

Ces deux myosotis fleuris dans mon jardin,
Un p’tit « forget me not » pour mon oncle Martin
« Un p’tit vergiss mein nicht » pour mon oncle Gaston,
Pauvre ami des Tommies, pauvre ami des Teutons…

DCad lib.

Les Amoureux des Bancs Publics

BmLes gens qui voient de travers,

Pensent que les bancs F#7verts,
Qu’on voit sur les trottoirs

BmSont faits pour les impotents ou les ventripotents

AmMais c’est une absurdité,

Car, à la vériE7té,
Ils sont là, c’est notoire

A7Pour accueillir quelques temps les amours débuDtants

[Refrain :]

Les amouEmreux qui s’bécotent sur les Bmbancs publics,

A7Bancs publics, Bmbancs publics

CEn s’foutant pas mal du Gr’gard oblique,

D7Des passants honGnêtes

Les[/F#] amouEmreux qui s’bécotent sur les Bmbancs publics,

A7Bancs publics, Bmbancs publics

CEn s’disant des « je t’aime » Gpathétiques,

Ont D7des p’tites gueules bien sympaGthiques

Ils se tiennent par la main,
Parlent du lendemain,
Du papier bleu d’azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher
Ils se voient déjà douc’ment,
Elle cousant, lui fumant,
Dans un bien-être sûr
Et choisissent les prénoms de leur premier bébé…
[Refrain]

Quand la sainte famille Machin,
Croise sur son chemin,
Deux de ces malappris
Elle leur décroche hardiment des propos venimeux
N’empêche que toute la famille,
Le père, la mère, la fille, le fils, le saint-esprit
Voudrait bien de temps en temps,
Pouvoir s’conduire comme eux.
[Refrain]

Quand les mois auront passé,
Quand seront apaisés,
Leur beaux rêves flambants
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds
Ils s’apercevront émus,
Qu’c’est au hasard des rues,
Sur un d’ces fameux bancs
Qu’ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour
[Refrain x2]

Le Fantôme

FC’était tremblant, c’était troublant,

D7C’était vêtu d’un drap tout blanc,

GmÇa présentait tous C7les sympFtômes,F7

B♭Tous les deB♭mhors de Fla vision,

A7Les faux airs de l’apDmparition,

B♭En un mot, B♭mc’était Fun Dmfan- Gmtô- C7Fme !

A sa manière d’avancer,
A sa façon de balancer
Les hanches quelque peu convexes,
Je compris que j’avais affaire
A quelqu’un du genre que j’préfère :
A un fantôme du beau sexe.

« Je suis un p’tit poucet perdu,
Me dit-elle, d’une voix morfondue,
Un pauvre fantôme en déroute.
Plus de trace des feux follets,
Plus de trace des osselets,
Dont j’avais jalonné ma route ! »

« Des poètes sans inspiration,
Auront pris – quelle aberration ! –
Mes feux follets pour des étoiles.
De pauvres chiens de commissaire
Auront croqué – quelle misère ! –
Mes osselets bien garnis de moelle. »

« A l’heure où le coq chantera,
J’aurai bonne mine avec mon drap
Plein de faux plis et de coutures !
Et dans ce siècle profane où
Les gens ne croient plus guère à nous,
On va crier à l’imposture. »

Moi, qu’un chat perdu fait pleurer,
Pensez si j’eus le cœur serré
Devant l’embarras du fantôme.
« Venez, dis-je en prenant sa main,
Que je vous montre le chemin,
Que je vous reconduise at home »

L’histoire finirait ici,
Mais la brise, et je l’en r’mercie,
Troussa le drap d’ma cavalière…
Dame, il manquait quelques osselets,
Mais le reste, loin d’être laid,
Était d’une grâce singulière.

Mon Cupidon, qui avait la
Flèche facile en ce temps-là,
Fit mouche et, le feu sur les tempes,
Je conviai, sournoisement,
La belle à venir un moment,
Voir mes icônes, mes estampes…

« Mon cher, dit-elle, vous êtes fou !
J’ai deux mille ans de plus que vous… »
« Le temps, madame, que nous importe ! »
Mettant le fantôme sous mon bras,
Bien enveloppé dans son drap,
Vers mes pénates je l’emporte !

Eh bien, messieurs, qu’on se le dise :
Ces belles dames de jadis
Sont de satanées polissonnes,
Plus expertes dans le déduit
Que certaines dames d’aujourd’hui,
Et je ne veux nommer personne !

Au p’tit jour on m’a réveillé,
On secouait mon oreiller
Avec une fougue pleine de promesses.
Mais, foin des délices de Capoue !
C’était mon père criant : « Debout !

B♭Vains dieux, tu vas B♭mmanFquer la GmmessAe ! »

B♭Mais, foin des B♭mdélices Fde Capoue !

A7C’était mon père criDmant : « Debout !

B♭Vains dieux, tu B♭mvas manFquer Dmla    Gmmes- C7sFe ! »

C7F

Le Blason

AAyant avecques F#mlui touC#7jours fait bon méDnage,

J’eusse Emaimé F#7célébrBmer, sans F#mêtre E7inconveAnantE5+

ATendre corps fémiF#mnin ton C#7plus bel apaDnage,

Que Emtous ceux F#7qui l’ont Bmvu diF#msent halE7luciAnant.

C’eût été mon ultime chant mon chant du cygne,
Mon dernier billet doux mon message d’adieu
Or malheureusement les mots qui le désignent,
Le disputent à l’exécrable à l’odieux.

C’est la grande pitié de la langue française,
C’est son talon d’Achille et c’est son déshonneur
De n’offrir que des mots entachés de bassesse,
A cette incomparable instrument de bonheur.

Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques,
Tendre corps féminin c’est fort malencontreux
Que ta fleur la plus douce, et la plus érotique,
Et la plus enivrante en ait de si scabreux.

Mais le pire de tous est un petit vocable,
De trois lettres pas plus familier coutumier
Il est inexplicable il est irrévocable,
Honte à celui-là qui l’employa le premier.

Honte à celui-là qui par dépit par gageure,
Dota de même terme en son fiel venimeux
Ce grand ami de l’homme et la cinglante injure,
Celui-là c’est probable en était un fameux.

Misogyne à coup sûr asexué sans doute,
Aux charmes de Vénus absolument rétif
Était ce bougre qui toute honte bue toute,
Fit ce rapprochement d’ailleurs intempestif.

La male peste soit de cette homonymie,
C’est injuste madame et c’est désobligeant
Que ce morceau de roi de votre anatomie,
Porte le même nom qu’une foule de gens.

Fasse le ciel qu’un jour, dans un trait de génie,
Un poète inspiré que Pégase soutient
Donne en effaçant d’un coup des siècles d’avanie,
A cette vraie merveille un joli nom chrétien

En attendant madame il semblerait dommage,
Et vos adorateurs en seraient tous peinés
D’aller perdre de vue que pour lui rendre hommage,

Il est d’autres moyens et que je les conC#7nais

Et F#mque je E7les conAnais.

J’ai rendez-vous avec vous

AMonseigneur E7l’astre soAlairE7e,

AComme je n’l’adE7mire pas beauAcoupA+

DM’enlève son E7feu, oui mais,

d’son Afeu, moi j’m’en fous,

BmJ’ai rendez-vous avec F#7vous

La lumière que je préBmfère,

F#7C’est celle de vos yeux jaBmloux

F#7Tout le restant m’indifBmfère,

E7J’ai rendez-vous avec Avous !

Monsieur mon propriétaire,
Comme je lui dévaste tout

M’chasse de son toit, oui mais,
d’son toit, moi j’m’en fous,
J’ai rendez-vous avec vous
La demeure que je préfère,
C’est votre robe à froufrous
Tout le restant m’indiffère,
J’ai rendez-vous avec vous !

Madame ma gargotière,
Comme je lui dois trop de sous
M’chasse de sa table, oui mais,
d’sa table, moi j’m’en fous,
J’ai rendez-vous avec vous
Le menu que je préfère,
C’est la chair de votre cou
Tout le restant m’indiffère,
J’ai rendez-vous avec vous !

Sa Majesté financière,
Comme je n’fais rien à son goût
Garde son or, or,
de son or, moi j’m’en fous,
J’ai rendez-vous avec vous
La fortune que je préfère,
C’est votre cœur d’amadou
Tout le restant m’indiffère,
J’ai rendez-vous avec vous !

E7A

Dans l’eau de la claire fontaine

DDans l’eau de la claire fonF#7taine,

BmElle se baignait toute D7nue

GUne saute de vent souF#7daine,

JeBmta ses haF#7bits dans les Bmnues

En détresse, elle me fit signe,
Pour la vêtir, d’aller chercher
Des monceaux de feuilles de vigne,
Fleurs de lis ou fleurs d’oranger

Avec des pétales de roses,
Un bout de corsage lui fis
La belle n’était pas bien grosse,
Une seule rose a suffi

Avec le pampre de la vigne,
Un bout de cotillon lui fis
Mais la belle était si petite,
Qu’une seule feuille a suffi

Elle me tendit ses bras, ses lèvres,
Comme pour me remercier
Je les pris avec tant de fièvre,
Qu’elle fut toute déshabillée

Le jeu dut plaire à l’ingénue,
Car, à la fontaine souvent
Elle s’alla baigner toute nue,
En priant Dieu qu’il fit du vent

A7Qu’il fit du Dvent…

Comme Une Sœur

Comme une Emsœur, têA7te couDpée, F#7tête couBmpée,

Elle ressemEmblait à A7sa pouDpée, F#7à sa pouBmpée,

Dans la riA7vière elle est veBmnue,

Tremper un F#7peu son pied meGnu, A7son pied meBmnu.

Par une ruse à ma façon, à ma façon,
Je fais semblant d’être un poisson, d’être un poisson,
Je me déguise en cachalot,
Et je me couche au fond de l’eau, au fond de l’eau.

J’ai le bonheur grâce à ce biais, grâce à ce biais,
De lui croquer un bout de pied, un bout de pied,
Jamais requin n’a, j’en réponds,
Jamais rien goûté d’aussi bon, rien d’aussi bon.

Elle m’a puni de ce culot, de ce culot,
En me tenant le bec dans l’eau, le bec dans l’eau,
Et j’ai dû pour l’apitoyer,
Faire mine de me noyer, de me noyer.

Convaincue de m’avoir occis, m’avoir occis,
La voilà qui se radoucit, se radoucit,
Et qui m’embrasse et qui me mord,
Pour me ressusciter des morts, -citer des morts.

Si c’est le sort qu’il faut subir, qu’il faut subir,
A l’heure du dernier soupir, dernier soupir,
Si des noyés tel est le lot,
Je retourne me fiche à l’eau, me fiche à l’eau.

Chez ses parents le lendemain, le lendemain,
J’ai couru demander sa main, d’mander sa main,
Mais comme je n’avais rien dans,
La mienne on m’a crié : « Va-t-en ! », crié : « Va-t-en ! ».

On l’a livrée aux appétits, aux appétits,
D’un espèce de mercanti, de mercanti,
Un vrai maroufle, un gros sac d’or,
Plus vieux qu’Hérode et que Nestor, et que Nestor

Et depuis leur noce j’attends, noce j’attends,
Le cœur sur des charbons ardents, charbons ardents,
Que la faucheuse vienne cou-
per l’herbe aux pieds de ce grigou, de ce grigou.

Quand elle sera veuve éplorée, veuve éplorée,
Après l’avoir bien enterré, bien enterré,
J’ai l’espérance qu’elle viendra,
Faire sa niche entre mes bras, entre mes bras.

F#7Bm

La Mauvaise Réputation

La Mala Reputación

BmEn mi pueblo sin pretensión

F#7Tengo mala reputaBmción,
Haga lo que haga es igual

F#7Todo lo consideran Bmmal,

GYo no pienso pues hacer F#ningún daño

GQueriendo vivir fuera F#del rebaño;

BmNo, a la gente no gusta que

F#7Uno tenga su propia Bmfe [bis]

GTodos todos me miran Bmmal

Salvo los F#7ciegos es natuBmral.

Cuando la fiesta nacional
Yo me quedo en la cama igual,
Que la música militar
Nunca me pudo levantar.
En el mundo pues no hay mayor pecado
Que el de no seguir al abanderado
Y a la gente no gusta que
Uno tenga su propia fe [bis]
Todos me muestran con el dedo
Salvo los mancos, quiero y no puedo.

Si en la calle corre un ladrón
Y a la zaga va un ricachón
Zancadilla doy al señor
Y he aplastado el perseguidor
Eso sí que sí que será una lata
Siempre tengo yo que meter la pata
Y a la gente no gusta que
Uno tenga su propia fe [bis]
Tras de mí todos a correr
Salvo los cojos, es de creer.

Ya sé con mucha precisión
Como acabará la función
No les falta más que el garrote
Pa’ matarme como un coyote
A pesar de que no arme ningún lío
Con que no va a Roma el camino mío
Que a le gente no gusta que
Uno tenga su propia fe [bis]
Tras de mí todos a ladrar
Salvo los mudos es de pensar.

Auprès de mon Arbre

DJ’ai plaqué mon B7chêne, E7Comme un saliA7gaud

DMon copain le B7chêne, E7Mon alter eA7go

B7On était du Emmême bois, BmUn peu rustique F#7un peu brut

BmDont on fait n’imF#7porte quoi, BmSauf, naturell’A7ment les flûtes

DJ’ai maint’nant des B7frênes, E7Des arbres de juA7dée

DTous de bonnes B7graine, E7De hautes fuA7taies

B7Mais toi, tu manques Emà l’appel, BmMa vieille branche F#7de campagne

BmMon seul arbre F#7de Noël, A7Mon mât de coDcagne E7!

[Refrain :]

AAuprès de mon arbre, Je vivais heureux,

DJ’aurais jamais Adû, M’éloiF#7gner d’mon BmarbrE7e

AAuprès de mon arbre, Je vivais heureux,

DJ’aurais jamais Adû, F#7Le quitBmter E7des AyeuxA7

Je suis un pauvr’ type,
J’aurai plus de joie
J’ai jeté ma pipe,
Ma vieille pipe en bois
Qu’avait fumé sans s’fâcher,
Sans jamais m’brûler la lippe
L’tabac d’la vache enragée,
Dans sa bonne vieille tête de pipe
J’ai des pipes d’écume,
Ornées de fleurons
De ces pipes qu’on fume,
En levant le front
Mais j’retrouv’rai plus ma foi,
Dans mon cœur ni sur ma lippe
Le goût d’ma vieille pipe en bois,
Sacré nom d’une pipe !

[Refrain]

Le surnom d’infâme,
Me va comme un gant
D’avecques ma femme,
J’ai foutu le camp
Parc’ que depuis tant d’années,
C’était pas une sinécure
De lui voir tout l’temps le nez,
Au milieu de la figure
Je bats la campagne,
Pour dénicher la
Nouvelle compagne,
Valant celle-là
Qui, bien sûr, laissait beaucoup,
Trop de pierres dans les lentilles
Mais se pendait à mon cou,
Quand j’perdais mes billes !

[Refrain]

J’avais une mansarde,
Pour tout logement
Avec des lézardes,
Sur le firmament
Je l’savais par cœur depuis,
Et pour un baiser la course
J’emmenais mes belles de nuits,
Faire un tour sur la grande ourse
J’habite plus d’ mansarde,
Il peut désormais
Tomber des hallebardes,
Je m’en bats l’œil mais
Mais si quelqu’un monte aux cieux,
Moins que moi j’y paie des prunes
Y a cent sept ans qui dit mieux,
Qu’j’ai pas vu la lune !

[Refrain]

Venus Callipyge

Que jamais l’art absFtrait,F7 qui sévit mainteBbnant,

Gm(7)N’enlève à C7vos atFtraitsDm ce voGm(7)lume    C7étonFnant

Au temps où les faux FculsF7 sont la majoriBbté,

Gm(7)Gloire à ceC7lui qui Fdit Dmtoute Gm(7)la         C7vériFté!

Votre dos perd son G7nom avec si bonne Agrâce,

AmQu’on ne peut s’empêDcher de Amlui donner raiDson

G7Que ne suis-je, madame, un poète de Arace,

Pour Fdire à G7sa louanCge A7un imDmmortelG blaEson,

Pour Fdire à G7sa louanCge A7un imDmmortelG blaCson.

En le voyant passer, j’en eus la chair de poule,
Enfin, je vins au monde et, depuis, je lui voue
Un culte véritable et, quand je perds aux boules,
En embrassant Fanny, je ne pense qu’à vous (bis)

Pour obtenir, madame, un galbe de cet ordre,
Vous devez torturer les gens de votre entour
Donner aux couturiers bien du fil à retordre,
Et vous devez crever votre dame d’atour (bis)

C’est le duc de Bordeaux qui s’en va, tête basse,
Car il ressemble au mien comme deux gouttes d’eau
S’il ressemblait au vôtre, on dirait, quand il passe,
« C’est un joli garçon que le duc de Bordeaux ! » (bis)

Ne faites aucun cas des jaloux qui professent,
Que vous avez placé votre orgueil un peu bas
Que vous présumez trop, en somme de vos fesses,
Et surtout, par faveur, ne vous asseyez pas (bis)

Laissez-les raconter qu’en sortant de calèche,
La brise a fait voler votre robe et qu’on vit
Écrite dans un coeur transpercé d’une flèche,
Cette expression triviale : « A Julot pour la vie » (bis)

Laissez-les dire encor qu’à la cour d’Angleterre,
Faisant la révérence aux souverains anglois
Vous êtes, patatras ! tombée assise à terre,
La loi d’la pesanteur est dure, mais c’est la loi (bis)

Nul ne peut aujourd’hui trépasser sans voir Naples,
A l’assaut des chefs-d’oevre ils veulent tous courir
Mes ambitions à moi sont bien plus raisonnables :
Voir votre académie, madame, et puis mourir (bis)

Que jamais l’art abstrait, qui sévit maintenant,
N’enlève à vos attraits ce volume étonnant
Au temps où les faux culs sont la majorité,
Gloire à celui qui dit toute la vérité

La Légende Orientale

CmDes poissons Dmd’or et d’éEbmail jouaient Dmdans le caCmmail d’une Bbfontaine Gperse

CmSur des taDmpis des veEblours bien faiDmtes pour l’aCmmour en des Bbdanses perGverses

EbFilles veBbnues Cmdes poBb7rtes d’orient des monEbtagnes d’AfG#ghanisG7tan

CmDes bayaFmdères tenG7taient d’attiser les déCmsirs d’un priFmnce blaGBb7

EbLe prince dit : « je m’enFmnuie grand viBb7zir conte Ebmoi », CmFm(quoi?)Bb7

Eb« La chevauCmchée sans merG#dimci des gueG7rres d’autreCmfois », (ah Fmbon)G7

EbLe grand vizir se leFmva et la Bb7main sur le EbcoeurCmFmBb7

EbPour plaire à Cmson bon seiG#dimgneur voici G7ce qu’il raconCmta   DmEbDm

Bardé de fer et de feu la haine dans les yeux pour terrasser le monde
Passant tout comme à l’enfer les hommes par le fer et violant les jocondes
Guerriers venus des portes d’orient des montagnes d’Afghanistan
Des cavaliers se jouant de la peur semaient la mort et la terreur
Le prince dit : « ça m’ennuie grand fakir donne moi », (quoi donc?)
« Le charme dans lequel bientôt l’ennui bientôt me plongera »,
(Ah bon bah fallait l’dire)
Le grand fakir se leva et la main sur le coeur
Pour plaire à son bon seigneur voici ce qu’il ordonna :

« Dans cette coupe où tu vois les herbes qui débois contiennent les puissances
Tu trouveras si tu veux oh seigneur généreux l’oubli de l’existence
Filtre venu des portes d’orient, des montagnes du même endroit
Cette liqueur versera dans ton coeur le très doux secret du bonheur »
Le prince dit : « essayons » puis il bu sans tarder, (quoi?)
La coupe et sous le poison il tomba foudroyé, sur la carpette.
Le grand vizir le fakir tout rouge de plaisir montraient une joie folle
Car le prince empoisonné ils allaient hériter de ses puits de pétrole.

La Gamberge

Fm7{intro}Bb7EbG#Dm7(b5)G7Cm

Moi Cmje rêvais d’être un héros

et voulait m’en alFm7ler faire le Bb7mirliEbflore

conFmnaître la fauneG et la G#flore,

faireDm7(b5) une arche de G7mon baCmteau
je rêvais d’être un conquérant
et je voulais partir, tout comme Don Quichotte,
tant sur terre que sur la flotte,
par les mers et les continents

Si Bb7je voyais une gueEbnille,

j’en Bb7voulais faire un étenEbdard,

je D7l’ai compris beaucoup trop Gmtard :

je reD7gardais trop ce qui brilGle

A tant rêG7ver j’ai gâché mes vingt Cmberges

la gamFm7berge, la Bb7gam_Ebberge

a fait de Fm7moi un pauvre homme de Gplus

Même si G7je voulais brûler un Cmcierge

à saint AnFm7toine, au patron Bb7des perEbdus

je ne reFmtrouverais pas G7mes vingt Cmberges

ni les aGmours que je n’ai pas conG#nus

je ne reFmtrouverais pas G7mes vingt Cmberges

ni les aG7mours que je n’ai pas conCmnus

Je me voyais le sceptre en main
l’hermine sur le dos en tête une couronne
des courtisans pour ma personne
se courberaient bien bas les reins
Autour du monde, de mon nom
on écrirait l’histoire et devant ma puissance
trembleraient les états ; je pense
que j’avais perdu la raison.

Car des ces folies de jeunesse,
de tous ces désirs insensés,
à petit feu j’ai gaspillé
mes vingt ans, toute ma richesse

Si j’ai vieilli maintenant je gamberge :
mes vingt berges, mes vingt berges
avec ma vie sont à jamais perdus
Même si je priais la bonne vierge
de me donner quelques années de plus
je ne retrouverais pas mes vingt berges
ni les amours que je n’ai pas connus {x2}

Petit Homme Qui Vit d’Espoir

D{intEmro}  AD

DPetit homme qui vivait d’espoir

Rencontra sur la Abutte un soir

A7Femme-enfant de grande beauté

Fille-fleur aux souliers crotDtés.
Aussitôt son coeur a bondi
S’est senti l’âme d’un bandit
Y avait du bonheur à ravir
A une fill’ belle à ravir

DL’aborde et lui a dit : « EmBonsoir…

A7Je suis l’homm’ le plus rich’ Dd’espoir
J’en ai trop, j’en ai bien pour deux
Et de vous je suis amoureux

J’ai l’espoir de toujours vous voir
J’ai l’espoir d’bientôt vous avoir
J’ai l’espoir de mettre à vos pieds
Les richesses du monde entier.
A pris ses plus jolis espoirs
Les a mis dans un grand mouchoir
A la belle il les a donnés
Mais la belle les a piétinés.

Elle a dit : « le truc de l’espoir
On m’l’a déjà fait, pas d’histoires
Offre-moi des réalités
Sinon sur moi faut pas compter ».

Petit homm’ qui vivait d’espoir
A pleuré dans son grand mouchoir
A pleuré tout ce qu’il savait
Et aussi ce qu’il ignorait
Est monté sur la tour Eiffel
Il s’est élancé vers le ciel
Est retombé sur la chaussée
Son sang a tout éclaboussé.

Les passants, de sang tout tachés
Sont allés se faire détacher
Du moment qu’y a des teinturiers
Faut bien les faire travailler.

La Fille du Pêcheur

GMoi, les filles de Paris, déguisées en glamour
Tartines de beauté margarine d’amour

J’ n’y tiens D7/9pas
Si ce n’était pour soigner mon petit libido
On n’en verrait jamais près de moi au dodo

Mais voiG
J’ai besoin d’être à Paris puisque je suis chômeur

A Paris c’est payé beaucoup plus cher de l’heur’G7

Sinon vaC     Cm

GMoi les filles de Paris déguisées en glamour

Tartines de beauté, margarine d’aAmmour

D7J’n’y tiens Gpas.

[Refrain :]

GOù es-tu fill’ du pêD7cheur

Toi que j’appelais « SiGrène »

Tu es reine de mon D7coeur

De mon coeur tu es la Greine.

Je t’ai connue, souviens-toi, tu n’avais pas quinze ans
Je venais à la mer avec que mes parents
Pour l’été
Comm’ je t’ai trouvée jolie, j’ai voulu être aimable
Et toi petit’ sauvag’, tu m’as jeté du sable
Méchanc’té
Mais j’admirais ton papa qui avait un bateau
Tu admirais mon papa qui avait une auto
Et bientôt
Nous étions copains, copains comme chemise et cul
Et quand je suis parti, toi aussi tu as eu
Du chagrin
[Refrain]

Et depuis tous les automn’, et même tous les hivers
Quand une chose ou l’autre me rappelle la mer
Je serre les poings
Non, j’n’étais pas bagarreur, je l’suis pas devenu
Mais j’veux garder le chaud de tes épaules nues
Dans mes mains
Oui, je veux garder le chaud de ta peau mordorée
Du brillant de tes yeux et des reflets moirés
De tes ch’veux
Tes cheveux dégoulinant de perles d’eau salée
Perles que sur ta peau, d’un baiser, je volais
Malicieux.
[Refrain]

Tu avais promis, souviens-toi, qu’on se marierait
Mes études finies et lorsque je serai
Médecin
Médecin, c’est long, bien long, et pour me consoler
Prenant un air distrait tu m’laissais cajoler
Les deux tiens
Mais quand je suis revenu à ce dernier été
Eprise d’un voyou tu avais quitté
le Midi
Ma foi, j’aime trop la mer pour te chercher ailleurs
Heureusement pour moi, il y a ta petite soeur
Qui a grandi

[Refrain :]
Elle est fille de pêcheur
Tiens ! J’vais l’appeler « Sirène »
Ell’ s’ra reine de mon coeur
De mon coeur, elle est la reine.

Cuando Digo Que Te Amo

Quando Dico Che Ti Amo

Jarana :
9/10/9 – 9/11/9 – 11/12/10 – 9/9/10/9
[:: 9/10/9 – 6/5/6/4 – 8/7/7/7 – 7/5/7/6
1°} 9/10/9 – 9/11/9 – 11/12/10 – 9/9/10/9 ::]
2°} 9/10/9 – 9/8/9/7
7/7/5/7 – 7/7/8/7 – 9/10/9 – 6/5/6/4
8/7/7/7 – 7/5/7/6

Cuando digo que te amo yo ya sé,
Que la gente no se cree el por qué
Hasta ahora siempre he sido una chica que,
Era siempre divertido, nada más
Ahora ya, no he de ser así,
Yo te juro que esta vez es verdadero amor
No hagas caso de la gente, créeme,

Cuando digo que te amo, Cuando digo que te amo,
Eso es cierto y es la pura realidad
Ahora ya, no he de ser así,
Yo te juro que esta vez es verdadero amor
No hagas caso de la gente, créeme,
Cuando digo que te amo, Cuando digo que te amo,
Eso es cierto y es la pura realidad

Cuando digo que te amo creeme,
Cuando digo que te amo, Cuando digo que te amo,
eso es cierto y es la pura realidad
eso es cierto y es la pura realidad

Popopopopopo……

{Bb} {F7} {Bb} {F7} {Bb}

Despeinada

Jarana (-2):
7/8/7/0 – 4/3/3/x – 5/5/3/(5) – 7/7/5/(7)
7/8/7/0 – 7/6/7/0
5/5/3/5 – 7/8/7/0 – 5/5/3/5 – 7/7/5/7

Despeinada aha aha aha

Tu tienes una carita deliciosa
y, y tienes una figura celestial
tu tienes una sonrisa contagiosa
pero tu pelo es un desastre universal

aha aha aha

Tu tienes una carita deliciosa
y, y tienes una figura celestial
y tienes una sonrisa contagiosa
pero tu pelo es un desastre universal

Se para de puntas como un puerco spin
parece la estatua de San Peluquin
y tres peluqueros te alcanzan a ti
con peines de acero y cierra sin fin.

Tu tienes unos ojitos soñadores
pero tu pelo ay que cosa tan fatal

aha aha aha

Despeinada aha aha aha

Se para de puntas como un puerco spin
parece la estatua de San Peluquin
y tres peluqueros te alcanzan a ti
con peines de acero y cierra sin fin.

Tu tienes unos ojitos soñadores
pero tu pelo ay que cosa tan fatal

aha aha aha

Despeinada aha aha aha

Pepito

Jarana :[8/7/7][8/9/7][9/9/7][9/7/6]
[4/5/4][4/5/3][8/7/7]
[6/6/4][6/5/4][6/7/6]

Guitare :E [x/7/9/9/9/7]E6 [x/7/9/9/9/9]B7sus4 [7/9/7/9/10/7]B7 [7/9/7/8/10/7]

Pepito mi coraEzon (pepiE6ti, pep[bis]ito),
Pepito de mis amores (pepiti, pepito)

Cantame aB7sus4si (ou-wa),

Cantame aB7si (ou-wa)
Con amor.

[./9/9/9/7][./9/9/9/9]
[./9/9/9/12][./9/8/10/11]

Pepito eres mi vida (pepiti, pepito)
Mi carino muy querido (pepiti, pepito)
Canta comprendido (ou-wa),
Nunca comprendido (ou-wa)
Porque me intereso en ti.

EAE7

QuiéreAme (quiéreAmme),

QuiéreEme (quiéreme)

BésaF#me F#m entre tus B7brazos.

Pepito mi corazon (pepiti, pepito),
Dame mas de tu carino (pepiti, pepito)
Cantame asi (ou-wa),
Cantame asi (ou-wa)
Con amor.

EAE

Pepito mi corazon (pepiti, pepito),
Pepito de mis amores (pepiti, pepito)
Cantame asi (ou-wa),
Cantame asi (ou-wa)
Con amor.

Pepito eres mi vida (pepiti, pepito)
Mi carino muy querido (pepiti, pepito)
Canta comprendido (ou-wa),
Nunca comprendido (ou-wa)
Porque me intereso en ti.

Quiéreme (quiéreme),
Quiéreme (quiéreme)
Bésame entre tus brazos.

Pepito mi corazon (pepiti, pepito)
Dame mas de tu carino (pepiti, pepito)
Y cantame asi (ou-wa),
Cantame asi (ou-wa)
Con amor.

Framboise

Elle s’appelait FrançA7oi- Dmse,A7Dm

Mais on l’appelait FramGmboi- A7se !

Une idée de l’adjuDmdant

Qui en avait très A7peu, pourDmtant,

(des idées)…A7Dm

Elle nous servait à A7boi- Dmre,A7Dm

Dans un bled du Maine-et-GmLoire,Gm6

Mais ce n’était pas MadeDmlon..

Elle avait un autre A7nom,

Et puis d’abord pas quesDmtion

De lui prendre le menGm6ton…

D’ailleurA7s elle était d’AnDmtib’s

Quelle aA7va- Dmnie !

Avanie et FramGmboi- A7se
Sont les mamelles du destin !

Pour sûr qu’elle était d’Antibes
C’est plus près que les caraïbes,
C’est plus près que Caracas,
Est-ce plus près que Pézenas ?
Je n’sais pas.

Et tout en étant Française,
L’était tout de même Antibaise :
Et bien qu’elle soit Française,
Et, malgré ses yeux de braise,
Ca n’me mettait pas à l’aise,
De la savoir Antibaise,
Moi qui serais plutôt pour

Quelle avanie !
Avanie et Framboise
Sont les mamelles du destin !

Elle avait peu d’avantages :
Pour en avoir d’avantage,
Elle s’en fit rajouter
A l’institut de beauté
(Ah ! ah ! ah ! )

On peut dans le Maine-et-Loire,
S’offrir de beaux seins en poire…
L’y a à l’institut d’Angers
Qui opère sans danger :
Des plus jeunes aux plus âgés,
On peut presque tout changer,
Excepté ce qu’on ne peut pas…

Quelle avanie !
Avanie et Framboise
Sont les mamelles du destin !

« Davantage d’avantages,
Avantagent d’avantage »
Lui dis-je, quand elle revint
Avec ses seins angevins…
(deux fois dix ! )

« Permets donc que je lutine
Cette poitrine angevine… »
Mais elle m’a échappé,
A pris du champ dans le pré
Et j’n’ai pas couru après…
Je n’voulais pas attraper
Une angevine de poitrine !

Moralité :
Avanie et mamelles
Sont les framboises du Destin !

La Fleur Bleue Contondante

C’éGtait un catcheur des dimanches

Tous les samedis il caD7tchait
Et les autres jours il s’cachait

Dans les bois, sous les branGches

Et là avec un dictionD7naire

Il faisait des vers, soliGtaire

Mais son esprit ruAmgueux

Ne trouvait rien de Bmmieux

Que d’faire rimer prinCtemps

Avec j’y rentre deDdans

Ou bien j’y casse les C x/7/5/5/8/xdents

C’était trop percuB x/6/4/4/7/xtant

Et A7tout honteux

Il disait « C’est afDfreux ».

J’ai D7une fleur bleue contonGdante

Je n’D7la montre pas à qui veut
Elle n’est pourtant pas méchante

Ma petite fleur Gbleue

Mais elle est contonD7dante

Mais elle est contonGdante
Allons tant pis (x2)
Tant pis

Un jour un éditeur affable
Comme il y en a depuis Esope
Le vit dans un café et hop
S’invita à sa table
Il se commanda une bière
Il paraît que ça désaltère

Il prit le manuscrit
Et le lut sans broncher
Bien sûr étant assis
Il n’pouvait pas broncher
Mais il poussait des cris
Comm’si on l’écorchait
Et… Chaleureux
Il lui dit « Cher Monsieur ».

Tu as une fleur bleue contondante
Je vais la montrer à qui veut
Corbleu est-elle assez méchante
Ta petite fleur bleue
Car elle est contondante (2x)
Allons tant mieux (2x)
Tant mieux.

Il devint un auteur célèbre
Il était de tous les galas
Et les autres jours ce gars-là
Cherchait au bout d’ses lèvres
Des petits bouts de chansonnettes
Ça lui donnait mal à la jambe

Car il frappait du pied
Pour battre la mesure
Et ses nouveaux souliers
Avaient une pointure
Un peu trop étriquée
Qui étriquait son caquet
Et… L’éditeur
Lui dit ah ! quel malheur

Ta fleur bleue n’est plus contondante
Je sais qu’tu fais ce que tu peux
Je n’voudrais pas être méchante
Mais que veux-tu donc que
Je fass’de ta fleur pédante
Qui n’est plus contondante
Allons tant pis (2x)
Tant pis.

Il devint boxeur des dimanches
Tous les samedis il boxait
Et les autres jours il bossait
Comme cow-boy dans un ranch
Pour se payer les manuels
Traitant de la poésie cruelle

Et la fille du libraire
Qui avait su lui plaire
L’amena sans manière
Pour clore cette affaire
Devant Monsieur Le Maire
Pas plus tard qu’avant hier
Et… O surprise
Il lui dit entr’deux bises

J’aurai un’fleur bleue contondante
Je vais t’la montrer si tu veux
N’aie pas peur elle n’est pas méchante
Ma petite fleur bleue
Mais elle est contondante (2x)
Allons tant mieux (2x)
Tant mieux.

Hotdog in a Hallway

She’ll have aAnother C#mpiece of Dpie

BbShe’ll have a Adouble reC#muben Drye

BbShe works Ahard at C#meating Dwell

That’s Ewhy I lAove her

C#m       D

She’s got a couple of pony kegs
Her arms are bigger than my legs
And when she holds me I can’t breathe
That’s why I love her

I’m her Abutter she’sC#m my breDad

BbShe’s like a Amobile EwaterFbed

DAnd when I Aget on C#mtop of heDr

I can’t Etouch the Amattress

C#m       D     Bb

And when her flesh begins to sag
She’s like a human sleeping bag
I feel so cozy safe and warm
She’s my insulation

I always know just where she sat
And when she’s on me I get flat
Some broken ribs a punctured lung
That’s why I love her

She’s my phillie I’m her stud
Her bean is bigger than my pud
It’s like feeding a Tic-Tac to a whale
That’s why I love her

She’ll have another piece of pie
She’ll have a double reuben rye
She works hard at eating well
That’s why I love her

Maybe

Guitare :
F7 x/3/3/2/4/x – C7/5- x/3/4/3/4/x

BbMay –G7be C7you’ll think of me

F7When you are all alBbone BdimCmF7

BbMaybe the C#dimone who isF7 waiting for you

F7will prove untrue

Then F7/5+what will you Bbdo BdimCmF7

BbMay –G7be C7you’ll sit and sigh

F7Wishing that I were Bbnear, Bb5+then

EbMaybe you’ll ask me to Cmcome back aC7gain

C7/5-And   –BbmaybeG7 I’ll C7say F7mayBbbe

BdimCmF7

May be you’ll think of me
When you are all alone
Maybe the one who is waiting for you will prove untrue
Then what will you do
Maybe you’ll sit and sigh
Wishing that I were near, then
Maybe you’ll ask me to come back again
And maybe I’ll say maybe

Fandango du Pays Basque

Jarana :[5/5/3][7/8(>6)/7][5/5/3]
[5/6/5][5/5/3][4/3/3][5/5/3]

FFandango du pays Basque,

Fandango simple et fanC7tasque,
Pour te danser dans les bras d’un garçon,

Une fille ne dit jamais , Fnon !

Tout le pays est en fête et tout le monde est poC7ète,
Chacun ce soir ne pense qu’à l’amour,

La montagne flirte avec l’AFdour.

[Refrain :]

FandanBbgo…Fandango… que rythFment les bravos,

Que réC7pète l’écho, de SareF à Bilbao

C’est le Bbchant des ruisseaux, c’est le Fchant des oiseaux,

C’est le C7chant de l’amour, Fandango !

Fandango du pays Basque,
Fandango simple et fantasque,
C’est grâce à toi que l’on fait des folies,
Qui sont bien le meilleur de la vie.
Et combien de mariages on a vu dans le village,
Sur tes accents si joyeux et vibrants
Et ton rythme qu’on a dans le sang.

[Refrain]

Fandango du pays Basque,
Fandango simple et fantasque,
Les mains sur les tambourins, bien entrain,
Rythment ce refrain jusqu’au matin
Alors grand-pèr’s et grand-mères ont des regards qui s’éclairent
En écoutant cet air du bon vieux temps,
Ils revoient leur printemps de vingt ans !

[Refrain]

Marquise

{intro/outro :}AA5+D

MarAquise, si mon visage

A quelques traitsA5+ un peu Dvieux,

BmSouvenez-vous qu’à mon E7âge

Vous ne vaudrez E5+guères Amieux.

MarAquise, si mon visage

A quelques A5+traits un peu Dvieux,

SouveC#7nez-vous qu’à mon F#mâge

B7Vous ne vaudrez E7guères Amieux.

Le temps aux plus belles choses
Se plaîst à faire un affront
Et saura faner vos roses
Comme il a ridé mon front.
{2x}

Le mesme cours des planètes
Règle nos jours et nos nuits
On m’a vu ce que vous estes;
Vous serez ce que je suis.
{2x}

Peut-Dêtre que je serai vieille,

Répond MarG#7quise, cepenC#mdant

F#7 J’ai vingt-sixBm ans, mon vieux E7CorAneille,

F#7Et je t’emBmmerde E7en attenAdant.

J’ai vingt-sixD ans, C#7mon vieux CorF#mneille,

Et B7je t’emmerde E7en attenAdant.

Saturne

Il est C#7morne, il est taciF#mturne

Il présideE7 aux choses du Atemps

Il porteC#7 un joli nom, SaDturne

Mais c’est BmDieuE7 fort inquiéAtant

Il porteC#7 un joli nom, SaDturne

Mais F#mc’est DieuC#7 fort inquiéF#mtant

En allant son chemin, morose
Pour se désennuyer un peu
Il joue à bousculer les roses
Le temps tue le temps comme il peut (bis)

Cette saison, c’est toi, ma belle
Qui a fait les frais de son jeu
Toi qui a payé la gabelle
Un grain de sel dans tes cheveux (bis)

C’est pas vilain, les fleurs d’automne
Et tous les poètes l’ont dit
Je regarde et je donne
Mon billet qu’ils n’ont pas menti (bis)

Viens encore, viens ma favorite
Descendons ensemble au jardin
Viens effeuiller la marguerite
De l’été de la Saint-Martin (bis)

Je sais par coeur toutes tes grâces
Et pour me les faire oublier
Il faudra que Saturne en fasse
Des tours d’horloge, de sablier
Et la petite pisseuse d’en face
Peut bien aller se rhabiller

A l’Ombre des Maris

DLes dragons de verA7tu n’en Dprennent pas omA7brage,

DSi j’avais eu l’honneur de commander à F#bord,F#7

BmA bord du TitaF#7nic quanBmd il a fait nauF#7frage,

BmJ’aurais crié : « Les femm’s adultères d’aF#bord ! »F#7

BmNe jetez pas la F#7pierre à la femme adulBmtère,

Je suis derA7rière…

Car, pour combler les vœux, calmer la fièvre ardente
Du pauvre solitaire et qui n’est pas de bois,
Nulle n’est comparable à l’épouse inconstante.
Femmes de chefs de gar’, c’est vous la fleur d’époi.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière…

Quant à vous, messeigneurs, aimez à votre guise,
En ce qui me concerne, ayant un jour compris
Qu’une femme adultère est plus qu’une autre exquise,
Je cherche mon bonheur à l’ombre des maris.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière…

A l’ombre des maris mais, cela va sans dire,
Pas n’importe lesquels, je les tri’, les choisis.
Si madame Dupont, d’aventure, m’attire,
Il faut que, par surcroît, Dupont me plaise aussi !
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière…

Il convient que le bougre ait une bonne poire
Sinon, me ravisant, je détale à grands pas,
Car je suis difficile et me refuse à boire
Dans le verr’ d’un monsieur qui ne me revient pas.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière…

Ils sont loin mes débuts où, manquant de pratique,
Sur des femmes de flics je mis mon dévolu.
Je n’étais pas encore ouvert à l’esthétique.
Cette faute de goût je ne la commets plus.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière…

Oui, je suis tatillon, pointilleux, mais j’estime
Que le mari doit être un gentleman complet,
Car on finit tous deux par devenir intimes
A force, à force de se passer le relais.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière…

Mais si l’on tombe, hélas ! sur des maris infâmes,
Certains sont si courtois, si bons, si chaleureux,
Que, même après avoir cessé d’aimer leur femme,
On fait encor semblant uniquement pour eux.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière…

C’est mon cas ces temps-ci, je suis triste, malade,
Quand je dois faire honneur à certaine pécore.
Mais, son mari et moi, c’est Oreste et Pylade,
Et, pour garder l’ami, je la cajole encore.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière…

Non contente de me déplaire, elle me trompe,
Et les jours où, furieux, voulant tout mettre à bas,
Je cri’ : « La coupe est pleine, il est temps que je rompe ! »
Le mari me suppli’ : « Non, ne me quittez pas ! »
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière…

Et je reste, et, tous deux, ensemble, on se flagorne.
Moi, je lui dis : « C’est vous mon cocu préféré. »
Il me réplique alors : « Entre toutes mes cornes,
Celles que je vous dois, mon cher, me sont sacré’s. »
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière…

Et je reste et, parfois, lorsque cette pimbêche
S’attarde en compagni’ de son nouvel amant,
Que la nurse est sorti’, le mari à la pêche,
C’est moi, pauvre de moi ! qui garde les enfants.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère.

Le Vin

Jarana :
Bm 6/7/5 – C 4/3/3 – F#7 6/6/4

Avant de chanter
Ma vie, de fair’ des
Harangues
Dans ma gueul’ de bois
J’ai tourné sept fois
Ma langue
J’suis issu de gens
Qui étaient pas du gen-
re sobre
On conte que j’eus
La tétée au jus
D’octobre…

Mes parents on dû
M’trouver au pied d’u-
ne souche
Et non dans un chou
Comm’ ces gens plus ou
Moins louches
En guise de sang
( O noblesse sans
Pareille! )
Il coule en mon coeur
La chaude liqueur
D’la treille…

Quand on est un sa-
ge, et qu’on a du sa-
voir-boire
On se garde à vue
En cas de soif, u-
ne poire
Une poire ou deux
Mais en forme de
Bonbonne
Au ventre replet
Rempli du bon lait
D’l’automne…

Jadis, aux Enfers
Cert’s, il a souffert
Tantale
Quand l’eau refusa
D’arroser ses a-
mygdales
Etre assoiffé d’eau
C’est triste, mais faut
Bien dire
Que, l’être de vin
C’est encore vingt
Fois pire…

Hélas ! il ne pleut
Jamais du gros bleu
Qui tache
Qu’ell’s donnent du vin
J’irai traire enfin
Les vaches
Que vienne le temps
Du vin coulant dans
La Seine !
Les gens, par milliers
Courront y noyer
Leur peine…

Le Vieux Château

DOuhh GOuhh Ou__G#dim ou__ A7ouhh

DMon oncle RoAdolphe avait Dcent deux ans

GIl est mort diAmanche

DEt le vieux chameau dans son testament

E7A prit sa reA7vanche

D7Tout l’argent que je guetGtait

D7Aux oeuvres de chariG

EMoi je dois me contenAter

EDu château qu’il habiAtait
Je l’ai visité

DmC’est un vieux châA7teau du moyen âge

DmAvec un fanA7tôme à chaque étage

D7Dans toutes les chambres d’aGmi

E7Y’a des souris sous les A7lits

D7Si vous n’en voyez Gpas

E7C’est parce qu’il y a des Arats
Des rats gros comme ça
C’est un vieux château -teau -teau
Cerné de corbeaux -beaux -beaux

Le petit salon mesure à peu près
Cent quatre vingt mètres
Il est ravissant mais il y faudrait
Des carreaux aux fenêtres
On s’éclaire à la bougie
On se lave avec l’eau de la pluie
Et quand il n’a pas plu tant pis
On reste sale entre amis
Tout ça simplifie
C’est un vieux château -teau -teau
Cerné de corbeaux -beaux -beaux

Dans ce vieux château jamais aucun bruit
L’histoire rapporte
Qu’une impératrice y passa la nuit
Et qu’elle en est morte
Quatre princes y sont nés
Et trois têtes couronnées
Y furent assassinées
Mais il n’y pas de cabinet
Et pas de robinet

C’est un vieux château du moyen âge
Avec un fantôme à chaque étage
Dans toutes les chambres d’ami
Y’a des souris sous les lits
Si vous n’en voyez pas
C’est par qu’il y a des rats
Des rats des rats Ahhh
Des rats gros comme ça
C’est un vieux château -teau -teau
Cerné de corbeaux -beaux -beaux

La Traîtresse

J’en apBmpelle à la C#7mort, je l’atF#7tends sans frayBmeur,

Je n’Bmtiens plus à la C#7vie, je F#7cherche un fossoyB7eur

Qui’auEmrait un’A7tombe à Dvendre à n’imG7porte quel Cprix :

J’ai surF#7pris ma maîBmtresse au bras C#7de    F#7son maBmri,

B7Ma maîE6tre__F#7e__Bsse, G#7    la traîC#7tre__F#7e__Bmsse!

J’croyais tenir l’amour au bout de mon harpon,
Mon p’tit drapeau flottait au coeur d’madam’Dupont,
Mais tout est consommé : hier soir, au coin d’un bois,
J’ai surpris ma maîtresse avec son mari, pouah !
Ma maîtresse, la traîtresse !

Trouverais-je les noms, trouverais-je les mots,
Pour noter d’infami’cet enfant de chameau
Qui’a choisi son époux pour tromper son amant,
Qui’a conduit l’adultère à son point culminant ?
Ma maîtresse, la traîtresse !

Où donc avais-j’les yeux ? Quoi donc avais-j’dedans ?
Pour pas m’être aperçu depuis un certain temps
Que, quand ell’m’embrassait, ell’semblait moins goulue
Et faisait des enfants qui n’me ressemblaient plus.
Ma maîtresse, la traîtresse !

Et pour bien m’enfoncer la corne dans le coeur,
Par un raffinement satanique, moqueur,
La perfide, à voix haute, a dit à mon endroit :
« Le plus cornard des deux n’est point celui qu’on croit. »
Ma maîtresse, la traîtresse !

J’ai surpris les Dupont, ce couple de marauds,
En train d’recommencer leur hymen à zéro,
J’ai surpris ma maîtresse, équivoque, ambigue,
En train d’intervertir l’ordre de ses cocus.
Ma maîtresse, la traîtresse !

Tonton Nestor

Jarana :

E 4/4/2 – C 4/3/3
C#m 4/4/4 – G# 3/4/3 – A 4/5/4 – G# 3/4/3
C#m 4/4/4 – F#7 1/0/1 – B7 3/2/2/2 – E5+ 4/4/3

ETonton Nestor, vous eûtes tort,

Je vous le dis tout Cnet.

C#mVous avez mis la zizanie

Aux noces de JeanG#7nette.

AJe vous l’avoue, TonG#7ton, vous vous,

ComC#mportâtes comme un

F#7Mufle achevé, rustre fieffé,B7

Un homme du commun.C5+

Quand la fiancée, les yeux baissés,
Des larmes pleins les cils,
S’apprêtait à dire « Oui da ! »,
A l’officier civil,
Qu’est-c’qui vous prit, vieux malappris,
D’aller, sans retenue,
Faire un pinçon, cruel en son,
Éminence charnue ?

Se retournant, incontinent,
Elle souffleta, flic-flac !
L’garçon d’honneur, qui, par bonheur,
Avait une tête à claque,
Mais au lieu du « Oui » attendu,
Elle s’écria : « Maman »
Et l’maire lui dit : « Non, mon petit,

Ce n’est pas le moment. »D7

GQuand la fiancée, les yeux baissés,

D’une voix solenEbnelle

EmS’apprêtait à Dire « Oui da ! »,

Par-devant l’ÉterB7nel,

CVoilà me chef, que, B7derechef,

Vous Emosâtes porter

A7Votre fichue, patte crochue,D7

Sur sa rotondité.Eb5+

Se retournant, incontinent,
Elle moucha le nez
D’un enfant d’chœur, qui, par bonheur,
Était enchifrené,
Mais au lieu du « Oui » attendu, De sa pauvre voix lasse,
Au tonsuré, désemparé,
Elle a dit « Merde », hélas !

Quoiqu’elle usât, Qu’elle abusât,
Du droit d’être fessue,
En la pinçant, Mauvais plaisant,
Vous nous avez déçus.
Aussi, ma foi, La prochaine fois,
Qu’on mariera Jeannette,
On s’pass’ra d’vous. Tonton, je vous,

Je vous le dis tout net.G

Le Testament

Jarana (v1) :

B [3/2/2](> B5+ [3/3/2])E [4/4/2]F#7 [1/0/1]B [3/2/2]{x2}
E [4/4/2]B [3/2/2]G#m [3/4/2]Eb7 [3/3/4/3]([4/4] > [6/6])
B [3/2/2]E [4/4/2]Eb7 [3/3/4/3]G#m [3/4/2]F#7 [1/0/1]B [3/2/2]([3/3] > [4/4] > [6/6]){x2}

A [1/0/0]

D [2/2/0/2](> D7 [2/2/3/2])G [2/3/2]A [1/0/0]D [2/2/0/2]{x2}
G [2/3/2]D [2/2/0/2]Bm [2/2/2(/4)]F#7 [1/0/1]([2/3 > [4/5])
D [2/2/0/2]G [2/3/2]F# [1/2/1]Bm [2/2/2(/4)]A7 [1/0/0/0]D [2/2/0/2]([1/2] > [2/3] > [4/5]){x2}

Jarana (v2) :

B [6/7/6](> B5+ [7/7/6])E [8/7/7]F#7 [6/6/7/6]B [6/7/6]{x2}
E [8/7/7]B [6/7/6]G#m [8/7/6]Eb7 [7/6/6/6]E [8/7/7]F# [10/9/9]
B [6/7/6]E [8/7/7]Eb7 [7/6/6/6]G#m [8/7/6]F#7 [6/6/7/6]B [6/7/6](Eb [7/6/6] > E [8/7/7] > F# [10/9/9]){x2}

A [4/5/4]

D(7) [6/5/5/(5)]G [7/7/5/(7)]A [4/5/4/(6)]D [6/5/5] {x2}
G [7/7/5/(7)]D [6/5/5]Bm [6/7/5/(7)]F#7 [6/6/7/6]B [7/7/5](> C# [9/9/7])
D [6/5/5/(7)]G [7/7/5/(7)]F# [6/6/4/(6)]Bm [6/7/5/(7)][A7 4/5/4/0]D [6/5/5/(7)](Bb [6/6/4] > B [7/7/5] > C# [9/9/7]){x2}

{intro :}BB5+G#mB5+

BJe serai triste comme un saule,

EQuand le Dieu F#7qui partout me Bsuit

BMe dira, la main sur l’éB5+paule :

E« Va-t’en voir F#7là-haut si j’y Bsuis »

EAlors du ciel et Bde la terre,

BIl me fauG#mdra faire mon Eb7deuil

BEst-il encore deboEut le Eb7chêne,

G#mOu le saF#7pin de mon cerBcueil ?

BEst-il encore deboEut le Eb7chêne,

G#mOu le saF#7pin de mon cerBcueil ?

S’il faut aller au cimetière,
J’prendrai le chemin le plus long
J’ferai la tombe buissonnière,
J’quitterai la vie à reculons
Tant pis si les croque-morts me grondent,
Tant pis s’ils me croient fou à lier
Je veux partir pour l’autre monde,
Par le chemin des écoliers. [bis]

Avant d’aller conter fleurette,
Aux belles âmes des damnés
Je rêve d’encore une amourette,
Je rêve d’encore m’enjuponner
Encore une fois dire : « Je t’aime »,
Encore une fois perdre le nord
En effeuillant le chrysanthème,
Qui est la marguerite des morts. [bis]

A[Mod +1½ ton]

DDieu veuille que ma veuve s’alarme,

GEn enterArant son compaDgnon

DEt qu’pour lui faire verser des D7larmes,

GIl n’y ait Apas besoin d’oiDgnons

GQu’elle prenne en seDcondes noces,

DUn époux Bmde mon acaF#7bit.

DIl pourra profiGter d’mes F#bottes,

BmEt d’mes panA7toufles et d’mes haDbits

DIl pourra profiGter d’mes F#bottes,

BmEt d’mes panA7toufles et d’mes haDbits.

Qu’il boive mon vin qu’il aime ma femme,
Qu’il fume ma pipe et mon tabac
Mais que jamais, mort de mon âme,
Jamais il ne fouette mes chats
Quoique je n’aie pas un atome,
Une ombre de méchanceté,
S’il fouette mes chats, y’a un fantôme,
Qui viendra le persécuter. [bis]

Ici gît une feuille morte,
Ici finit mon testament
On a marqué dessus ma porte :
« Fermé pour cause d’enterrement »
J’ai quitté la vie sans rancune,
J’aurai plus jamais mal aux dents
Me v’là dans la fosse commune,
La fosse commune du temps. [bis]

El Testamento

{intro :}BB5+G#mB5+

BMe pondré triste como sombra,

ECuando el dios F#7con quien siempre Bvoy

BMe diga con la mano alB5+hombro:

E« Vete pa’arF#7riba a ver si esBtoy »

ELa tierra entonces By el cielo,

BTodo tenG#mdré que abandoEb7nar

B¿Aun estará de Epie el Eb7roble,

G#mEl de mi F#7caja funeBral?

B¿Aun estará de Epie el Eb7roble,

G#mEl de mi F#7caja funeBral?

Si hay que ir al cementerio
Me fumaré el funeral
Y si no puedo hacer novillos,
A rastras ya no poder más
Y que más da si me creen loco
Si me riñe el enterrador
Caminito del otro barrio
« Pasen ustedes por favor ».[bis]

Antes de ir a hacer el oso
Con las ánimas de Plutón
Quiero otra vez estar celoso
Otra vez dar mi corazón
Una vez más decir « te quiero »
Una vez más desatinar
Al deshojar el crisantemo
Que es margarita funeral.[bis]

A[Mod +1½ ton]

DDios quiera que mi viuda sienta,

GAl enterArarme un gran doDlor

DY no necesite ceD7bollas,

GPara deAstrar su aDmor

GQue tome en seDgundas nupcias,

DEsposo Bmde mi caliF#7dad.

DAsí podrá saGcar proF#vecho,

BmDe mis chiA7nelas y mi aDjuar

DAsí podrá saGcar proF#vecho,

BmDe mis chiA7nelas y mi aDjuar.

Que sea dueño de mi esposa
Que beba y fume en mi hogar
Pero que nunca cien mil diablos
Mi jaca se atreva a montar
Aunque no tenga yo ni pizca
Ni sombra de perversidad
Si tal hiciera mi fantasma
Le vendría a perjudicar.[bis]

Aquí yace la hoja muerta
Mi testamento se acabó
Hay un letrero en mi puerta
« Cerrado porque se murió »
Ya no me dolerán las muelas
Yo me despido sin rencor
A la fosa común del tiempo
Y del olvido ya me voy.[bis]

Le Roi Boîteux

CmUn roi d’Espagne, ou bien de BbFrance,

AG#vait un cor, un cor au Gpied;

G7C’éCmtait au pied gauche, je Bbpense ;

Il boiG#tait à Gfaire piCmtié.

Les gens de cour, espèce adroite,
S’appliquèrent à l’imiter,
Et qui de gauche, qui de droite,
Ils apprirent tous à boiter.

On vit bientôt le bénéfice
Que cette mode rapportait;
Et de l’antichambre à l’office,
Tout le monde boitait, boitait.

Un jour, un seigneur de province,
Oubliant son nouveau métier,
Vint à passer devant le prince,
Ferme et droit comme un peuplier.

Tout le monde se mit à rire,
Excepté le roi qui, tout bas,
Murmura : »Monsieur, qu’est-ce à dire ?
Je vois que vous ne boitez pas. »

« Sire, quelle erreur est la vôtre !
Je suis criblé de cors ; voyez :
Si je marche plus droit qu’un autre,
C’est que je boite des deux pieds. »

Les Ricochets

BmJ’avais dix-huit ans
Tout juste et quittant
Ma ville natale
Un beau jour, ô gué
Je vins débarquer
Dans la capitale.

EmJ’entrai pas aux cris
D’à nous deux Paris
En Ile de France.
Que ton Rastignac
N’ait cure, ô Balzac

EdimGdimA#dim
De ma concu Drren – F#7en – Bmce

De ma concu Grren – F#7en – Bmce.

Gens en place, dormez
Sans vous alarmer,
Rien ne vous menace.
Ce n’est qu’un jeune sot
Qui monte à l’assaut
Du p’tit Montparnasse.

On s’étonn’ra pas
Si mes premiers pas
Tout droit me menèrent
Au pont Mirabeau,
Pour un coup d’chapeau
A l’Apollinaire (bis).

Bec enfariné,
Pouvais-je deviner
Le remue-ménage
Que, dans mon destin,
Causerait soudain
Ce pèlerinage,

Que circonvenu,
Mon coeur ingénu
Allait faire des siennes,
Tomber amoureux
De sa toute pre-
mière Parisienne (bis).

N’anticipons pas,
Sur la berge en bas,
Tout contre une pile
La belle tâchait
D’faire des ricochets
D’un’main malhabile.

Moi, dans ce temps-là,
Je n’dis pas cela
En bombant le torse,
L’air avantageux,
J’étais à ce jeu
De première force (bis).

« Tu m’donnes un baiser »
Ai-je proposé
A la demoiselle,
« Et moi, sans retard,
J’t’apprends de cet art
Toutes les ficelles ».

Affaire conclue,
En une heure elle eut
L’adresse requise.
En échange, moi,
J’cueillis plein d’émoi
Ses lèvres exquises (bis).

Et durant un temps,
Les journaux d’antan
D’ailleurs le relatent,
Fallait se lever
Matin pour trouver
Une pierre plate.

On redessina
Du pont d’Iéna
Au pont Alexandre,
Jusqu’à Saint Michel,
Mais à notre échelle
La carte du tendre (bis).

Mais c’était trop beau
Au pont Mirabeau
La jeune volage
Un jour se perchait
Sur un ricochet
Et gagnait le large.

Ell’me fit faux bond
Pour un vieux barbon,
La petite ingrate.
Un Crésus vivant,
Détail aggravant,
Sur la rive droite (bis).

J’en pleurai pas mal :
Le flux lacrymal
Me fit la quinzaine.
Au viaduc d’Auteuil,
Paraît qu’à vue d’oeil
Grossissait la Seine.

Et si, pont d’l’Alma,
J’ai pas noyé ma
Détresse ineffable,
C’est qu’l’au coulant sous
Les pieds du zouzou
Etait imbuvable (bis).

Et qu’j’avais acquis
Cett’conviction qui
Du reste me navre
Que mort ou vivant,
Ce n’est pas souvent
Qu’on arrive au Havre.

Nous attristons pas,
Allons de ce pas
Donner débonnaires,
Au pont Mirabeau
Un coup de chapeau
A l’Apollinaire (bis).

P… de Toi

GEn ce temps-D7là, je viGvais dans la D7lune

Les boGnheurs d’ici-(D)bas m’éEmtaient tous défenD7dus

Je seGmais des vioD7lettes et chanGtais pour des D7prunes

Et tenEmdais la D7patte aux Gchats perdus

[Refrain] :

GAh ah ah B7ah putain de toi

CAh D7ah ah ah ah Gpauvre de moi

Un soir de pluie v’là qu’on gratte à ma porte
Je m’empresse d’ouvrir, sans doute un nouveau chat
Nom de dieu l’beau félin que l’orage m’apporte
C’était toi, c’était toi, c’était toi
[Refrain]

Les yeux fendus et couleur de pistache
T’as posé sur mon coeur ta patte de velours
Fort heureus’ment pour moi t’avais pas de moustache
Et ta vertu ne pesait pas trop lourd
[Refrain]

Aux quatre coins de ma vie de bohème
T’as prom’né, t’as prom’né le feu de tes vingt ans
Et pour moi, pour mes chats, pour mes fleurs, mes poèmes
C’était toi la pluie et le beau temps
[Refrain]

Mais le temps passe et fauche à l’aveuglette
Notre amour mûrissait à peine que déjà
Tu brûlais mes chansons, crachais sur mes violettes
Et faisais des misères à mes chats
[Refrain]

Le comble enfin, misérable salope
Comme il n’restait plus rien dans le garde-manger
T’as couru sans vergogne, et pour une escalope
Te jeter dans le lit du boucher
[Refrain]

C’était fini, t’avais passé les bornes
Et, r’nonçant aux amours frivoles d’ici-bas
J’suis r’monté dans la lune en emportant mes cornes
Mes chansons, et mes fleurs, et mes chats
[Refrain]

La Princesse et le Croque-Notes

Jarana :

Am 4/5/3 – E 4/4/2
Am 4/5/3 – G 2/3/2 – C 4/3/3 – G 2/3/2 – G7 2/1/2
C 4/3/3 – F 5/5/3 – E 4/4/2
Am 4/5/3 – F 5/5/3 – E 4/4/2
Am 4/5/3 – G 2/3/2 – C 4/3/3 – F 5/5/3 – E 4/4/2

AmJadis au E7lieu du jardinAm que voiE7ci.
C’était la zone et tout ce qui s’en suit

AmDes mazuGres, des taudisC insoGlites G7

CDes ruines pas romaiFnes pour un E7sou

AmQuant à la faune habiFtant là-desE7sous

AmC’était laG fine Cfleur, c’était l’éFli__E7i__Amte.

La fine fleur l’élite du pavé
Des besogneux, des gueux, des réprouvés
Des mendiants rivalisant de tares
Des chevaux de retour, des propres à rien
Ainsi qu’un croque-notes, un musicien
Une épave accrochée à sa guitare

Adoptée par ce beau monde attendri.
Une petite fée avait fleuri
Au milieu de toute cette bassesse.
Comme on l’avait trouvée près du ruisseau
Abandonnée en un somptueux berceau
À tout hasard on l’appelait princesse

Or un soir, Dieu du ciel, protégez-nous
La voilà qui monte sur les genoux
Du croque-notes et doucement soupire
En rougissant quand même un petit peu
– C’est toi que j’aime et si tu veux tu peux
M’embrasser sur la bouche et même pire

-Tout doux princesse arrête un peu ton tir
J’ai pas tellement l’étoffe du satyre
Tu as 13 ans j’en ai 30 qui sonnent
Grosse différence mais je ne suis pas chaud
Pour tâter la paille humide du cachot.
– Mais croque-notes j’dirai rien à personne

N’insiste pas fait-il d’un ton railleur
D’abord tu n’es pas mon genre et d’ailleurs
Mon cœur est déjà pris par une grande
Alors princesse est partie en courant
Alors princesse est partie en pleurant
Chagrine qu’on ait boudé son offrande

Y a pas eu détournement de mineure
Le croque-notes au matin de bonheur
À l’anglaise a filé dans la charrette
Des chiffonniers en grattant sa guitare
Passant par là quelques 20 ans plus tard
Il a le sentiment qu’il le regrette.

Pour me Rendre à mon Bureau

BmPour me rendre à mon bureau, j’avais F#acheté une auto

Une joF#7lie traction avant qui fiBmlait comme le vent.

C’était en Juillet 39, je me F#gonflais comme un boeuf

Dans ma F#7fierté de bourgeois d’avoir Bmune voiture à moi.

Mais vint Emseptembre, et je pars pour la Bmguerre.

Huit mois plus F#tard, en reveBmnant:

RéquisiEmtion de ma onze chevaux léBmgère

« Nein verboGten » provisoireF#ment.

Pour me rendre à mon bureau alors j’achète une moto
Un joli vélomoteur faisant du quarante à l’heure.
A cheval sur mon teuf-teuf je me gonflais comme un boeuf
Dans ma fierté de bourgeois de rentrer si vite chez moi.
Elle ne consommait presque pas d’essence
Mais presque pas, c’est encore trop.
Voilà qu’on me retire ma licence
J’ai dû revendre ma moto.

Pour me rendre à mon bureau alors j’achète un vélo
Un très joli tout nickelé avec une chaîne et deux clefs.
Monté sur des pneus tous neufs je me gonflais comme un boeuf
Dans ma fierté de bourgeois d’avoir un vélo à moi.
J’en ai eu coup sur coup une douzaine
On me les volait périodiquement.
Comme chacun d’eux valait le prix d’une Citroën
Je fus ruiné très rapidement.

Pour me rendre à mon bureau alors j’ai pris le métro
Ça ne coûte pas très cher et il y fait chaud l’hiver.
Alma, Iéna et Marboeuf je me gonflais comme un boeuf
Dans ma fierté de bourgeois de rentrer si vite chez moi.
Hélas par économie de lumière
On a fermé bien des stations.
Et puis ce fut, ce fut la ligne tout entière
Qu’on supprima sans rémission.

Pour me rendre à mon bureau j’ai mis deux bons godillots
Et j’ai fait quatre fois par jour le trajet à pied aller-retour
.
Les Tuileries, le Pont Neuf je me gonflais comme un boeuf,
Fier de souffrir de mes corps pour un si joli décor.
Hélas, bientôt, je n’aurai plus de godasses,
Le cordonnier ne ressemelle plus.
Mais en homme prudent et perspicace
Pour l’avenir j’ai tout prévu.

Je vais apprendre demain à me tenir sur les mains
J’irai pas très vite bien sûr mais je n’userai plus de chaussures.
Je verrai le monde de bas en haut c’est peut-être plus rigolo.
Je n’y perdrai rien par surcroît:
Il est pas drôle à l’endroit.

Oncle Archibald

Jarana :
D 6/5/5/7 – G 7/7/5/7+2/3/2/0 – A7 4/5/4/0 – D7 6/5/5/5 – F# 6/6/4/6 – Bm 6/7/5/7

DÔ vous, les arracheurs de dents,
Tous les cafards, les charlatans,

Les proGphA7è__Dtes

D7Comptez plus Gsur oncle Archibald,

Pour payer F#les violons du Bmbal,

A vos Gfê__A7ê___Dtes, à vos Emfê__A7ê___Dtes

En courant sus à un voleur,
Qui venait de lui chiper l’heure,
A sa montre

Oncle Archibald, coquin de sort !
Fit, de Sa Majesté la Mort,
La rencontre, la rencontre

Telle une femme de petite vertu,
Elle arpentait le trottoir du,
Cimetière

Aguichant les hommes en troussant,
Un peu plus haut qu’il n’est décent,
Son suaire, son suaire

Oncle Archibald, d’un ton gouailleur,
Lui dit : « Va-t’en faire pendre ailleurs,
Ton squelette

Fi ! des femelles décharnées !
Vive les belles un tantinet,
Rondelettes ! Rondelettes ! »

Lors, montant sur ses grands chevaux,
La Mort brandit la longue faux,
D’agronome

Qu’elle serrait dans son linceul,
Et faucha d’un seul coup, d’un seul,
Le bonhomme, le bonhomme

Comme il n’avait pas l’air content,
Elle lui dit : « Ça fait longtemps,
Que je t’aime

Et notre hymen à tous les deux,
Etait prévu depuis le jour de,
Ton baptême, ton baptême

« Si tu te couches dans mes bras,
Alors la vie te semblera,
Plus facile

Tu y seras hors de portée,
Des chiens, des loups, des hommes et des,
Imbéciles, imbéciles

« Nul n’y contestera tes droits,
Tu pourras crier « Vive le roi ! »
Sans intrigue

Si l’envie te prend de changer,
Tu pourras crier sans danger
« Vive la Ligue ! Vive la Ligue ! »

« Ton temps de dupe est révolu,
Personne ne se paiera plus
Sur ta bête

Les « Plaît-il, maître ? » n’auront plus cours,
Plus jamais tu n’auras à cour-
ber la tête -ber la tête »

Et mon oncle emboîta le pas,
De la belle, qui ne semblait pas,
Si féroce

Et les voilà, bras d’ssus, bras d’ssous,
Les voilà partis je n’sais où,
Faire leurs noces, faire leurs noces

O vous, les arracheurs de dents,
Tous les cafards, les charlatans,
Les prophètes

Comptez plus sur oncle Archibald,
Pour payer les violons du bal,
A vos fêtes, à vos fêtes

Les Oiseaux de Passage

Ô vie heureuse Dmdes bourgeois ! Qu’avril bourCgeonne

Ou que décembre Bbgèle, Ils sont fiers et conA7tents

Ce pigeon est aimé trois jours par sa pigeonne ;
Ça lui suffit, il sait que l’amour n’a qu’un temps

Ce dindon a toujours béni sa destinée.
Et quand vient le moment de mourir il faut voir
Cette jeune oie en pleurs : « C’est là que je suis née,
Je meurs près de ma mère et j’ai fait mon devoir. »

Elle a fait son devoir c’est à dire que oncques
Elle n’eut de souhait impossible, elle n’eut
Aucun rêve de lune, aucun désir de jonque
L’emportant sans rameur sur un fleuve inconnu.

Et tous sont ainsi faits, vivre la même vie
Toujours pour ces gens là cela n’est point hideux.
Ce canard n’a qu’un bec et n’eut jamais envie
Ou de n’en plus avoir ou bien d’en avoir deux.

Ils n’ont aucun besoin de baiser sur les lèvres
Et, loin des songes vains, loin des soucis cuisants,
Possèdent pour tout coeur un viscère sans fièvre,
Un coucou régulier et garanti dix ans !

Ô les gens bienheureux !… Tout à coup, dans l’espace,
Si haut qu’il semble aller lentement, un grand vol
En forme de triangle arrive, plane et passe.
Où vont-ils ? Qui sont-ils ? Comme ils sont loin du sol !

Regardez les passer! Eux ce sont les sauvages,
Ils vont où leur désir le veut : par dessus monts
Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages.
L’air qu’ils boivent ferait éclater vos poumons.

Regardez-les ! Avant d’atteindre sa chimère,
Plus d’un, l’aile rompue et du sang plein les yeux,
Mourra. Ces pauvres gens ont aussi femme et mère
Et savent les aimer aussi bien que vous, mieux.

Pour choyer cette femme et nourrir cette mère,
Ils pouvaient devenir volailles comme vous.
Mais ils sont avant tout des fils de la chimère,
Des assoiffés d’azur, des poètes, des fous.

Regardez-les, vieux coq, jeune oie édifiante !
Rien de vous ne pourra monter aussi haut qu’eux.
Et le peu qui viendra d’eux à vous, c’est leur fiente.
Les bourgeois sont troublés de voir passer les gueux.

La Marine

DmOn les r’trouve en raccourCci,

Dans nos p’Bbtites aAmours d’un Dmjour

Toutes les Dmjoies, tous les souCcis,

Des aBbmours qui Adurent touDmjours

C’est là l’D7sort de la maGmrine,

Et de C7toutes nos p’tites chéFries

On acDmcoste, Vite un Gmbec,

Bb(7)Pour nos baisers, l’corps aA(7)vec

Et les joies et les bouderies,
Les fâcheries, les bons retours
Il y a tout, en raccourci,
Des grandes amours dans nos p’tits
On a ri, on s’est baisés,
Sur les neunoeils, les nénés
Dans les ch’veux à plein bécots,
Pondus comme des oeufs tout chauds

Tout c’qu’on fait dans un seul jour !
Et comme on allonge le temps !
Plus d’trois fois, dans un seul jour,
Content, pas content, content
Y a dans la chambre une odeur,
D’amour tendre et de goudron
Ça vous met la joie au cœur,
La peine aussi, et c’est bon

On n’est pas là pour causer,
Mais on pense, même dans l’amour
On pense que d’main il fera jour,
Et qu’c’est une calamité
C’est là l’sort de la marine,
Et de toutes nos p’tites chéries
On accoste. Mais on devine,
Qu’ça n’sera pas le paradis

On aura beau s’dépêcher,
Faire, bon Dieu ! la pige au temps
Et l’bourrer de tous nos péchés,
Ça n’sera pas ça ; et pourtant
Toutes les joies, tous les soucis,
Des amours qui durent toujours !
On les r’trouve en raccourci,
Dans nos p’tits amours d’un jour…

Les Lilas

Jarana :
D 6/5/5/7 – Bm7 2/2/2/2 – E7 4/4/5/4 – A7 4/3/4/0 – B7 3/2/2/2 – G 2/3/2/0

DQuand je vais chez la fleuriste,

Je Bm7n’achète que des liE7lasA7

Quand je Dvais chez la fleuriste,

Je B7n’achète que des liEmlas

Si ma A7chanson chante Dtriste,

C’est Gque l’amour A7n’est plus D

Comme j’étais, en quelque sorte,
Amoureux de ces fleurs-là [bis]
Je suis entré par la porte,
Par la porte des Lilas

Des lilas, y’en avait guère,
Des lilas, y’en avait pas [bis]
Z’étaient tous morts à la guerre,
Passés de vie à trépas

J’suis tombé sur une belle,
Qui fleurissait un peu là [bis]
J’ai voulu greffer sur elle,
Mon amour pour les lilas

J’ai marqué d’une croix blanche,
Le jour où l’on s’envola [bis]
Accrochés à une branche,
Une branche de lilas

Pauvre amour, tiens bon la barre,
Le temps va passer par là [bis]
Et le temps est un barbare,
Dans le genre d’Attila

Aux cœurs où son cheval passe,
L’amour ne repousse pas [bis]
Aux quatre coins de l’espace,
Il fait le désert sous ses pas

Alors, nos amours sont mortes,
Envolées dans l’au-delà [bis]
Laissant la clé sous la porte,
Sous la porte des Lilas

La fauvette des dimanches,
Celle qui me donnait le la [bis]
S’est perchée sur d’autres branches,
D’autres branches de lilas

Quand je vais chez la fleuriste,
Je n’achète que des lilas [bis]
Si ma chanson chante triste,
C’est que l’amour n’est plus là

La Piña

DCuando me voy al tienguis,

No Bm7compro mas que piE7ña

A7Cuando Dme voy al tienguis,

No B7compro mas que piE7ña

Si mi A7cancion canta Dtriste,

Es Gque el amorA7 ya no esDta

Como fue mas o menos
Enamorado de este fruta (bis)
He entrado por la puerta,
La puerta de la piña

De piña no habia mucho,
De piña no habia, (bis)
Habian muerto en la guerra,
Perdieron la vida

He encontrado una bella
Floreciendo por alla (bis)
Quise injertar sobre ella,
Mi amor por la piña

Marque con piedra blanca,
El dia en que echamos a volar (bis)
Agarrados a una hoja,
Una hoja de piña

Pobre amor aguanta,
El tiempo pasara por alla (bis)
Y el tiempo es un barbaro,
Del estilo de Attila

El amor no vuelve a brotar,
A los corazones que cruza (bis)
Por los rincones del mundo,
Sus pasos queman la tierra

(Pues) nuestros amores han muerto,
Se fueron a Xibalba (bis)
Dejando la llave bajo
La puerta de la piña

La ave del domingo,
Ella que me daba el La (bis)
Se poso sobre otra,
Otra hoja de piña

Cuando me voy al tienguis,
No compro mas que piña (bis)
Si mi cancion canta triste,
Es que el amor ya no esta

La Légende de la Nonne

tabs.ultimate-guitar.com/tab/1827668

AVenez, vous dont l’œil étinDcelAle

Pour entendre une histE7oire enAcore

ApproAchez: je vous dirai celle

De DoA7ña Padilla del DFlor

Elle était E7d’Alanje, où s’enAtassent

Les colE7lines et les halF#m7liers

BmEnfants, voici E7des bœufs qui Apassent

F#m7Cachez vos Bmrouges E7tabliAers

Il est des filles à Grenade
Il en est à Séville aussi
Qui, pour la moindre sérénade
A l’amour demandent merci
Il en est que parfois embrassent
Le soir, de hardis cavaliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Ce n’est pas sur ce ton frivole
Qu’il faut parler de Padilla
Car jamais prunelle espagnole
D’un feu plus chaste ne brilla
Elle fuyait ceux qui pourchassent
Les filles sous les peupliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Elle prit le voile à Tolède
Au grand soupir des gens du lieu
Comme si, quand on n’est pas laide
On avait droit d’épouser Dieu
Peu s’en fallut que ne pleurassent
Les soudards et les écoliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Or, la belle à peine cloîtrée
Amour en son cœur s’installa
Un fier brigand de la contrée
Vint alors et dit : « Me voilà! »
Quelquefois les brigands surpassent
En audace les chevaliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Il était laid : les traits austères
La main plus rude que le gant
Mais l’amour a bien des mystères
Et la nonne aima le brigand
On voit des biches qui remplacent
Leurs beaux cerfs par des sangliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

La nonne osa, dit la chronique
Au brigand par l’enfer conduit
Aux pieds de Sainte Véronique
Donner un rendez-vous la nuit
A l’heure où les corbeaux croassent
Volant dans l’ombre par milliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Or quand, dans la nef descendue
La nonne appela le bandit
Au lieu de la voix attendue
C’est la foudre qui répondit
Dieu voulut que ses coups frappassent
Les amants par Satan liés
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Cette histoire de la novice
Saint Ildefonse, abbé, voulut
Qu’afin de préserver du vice
Les vierges qui font leur salut
Les prieurs la racontassent
Dans tous les couvents réguliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Une Jolie Fleur

Jarana :
D 6/5/5/7 – A7 4/3/4/2 – D7 6/5/5/5 – G 7/7/5/7 – Gm 7/6/5/7 – A 4/5/4/6 – B7 3/2/2/2 – E7 4/4/5/4

DJamais sur terre il n’y A7eut d’amoureux,

Plus aveugles que moi dans tous les Dâges

D7Mais faut dire qu’ je m’étais Gcrevé les yeux,

GmEn regardant de trop prèsA son corDsage

DUne jolie fleur dans une peau d’A7vache,

Une jolie vache déguisée en Dfleur

Qui fait la belle et qui B7vous atE7tache,

A7Puis, qui vous mène par le bout du Dcœur

Le ciel l’avait pourvue des mille appas,
Qui vous font prendre feu dès qu’on y touche
L’en avait tant que je ne savais pas,
Ne savais plus où donner de la bouche

Une jolie fleur dans une peau d’vache,
Une jolie vache déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache,
Puis, qui vous mène par le bout du cœur

Elle n’avait pas de tête, elle n’avait pas,
L’esprit beaucoup plus grand qu’un dé à coudre
Mais pour l’amour on ne demande pas,
Aux filles d’avoir inventé la poudre

Une jolie fleur dans une peau d’vache,
Une jolie vache déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache,
Puis, qui vous mène par le bout du cœur

Puis un jour elle a pris la clef des champs,
En me laissant à l’âme un mal funeste
Et toutes les herbes de la Saint-Jean,
N’ont pas pu me guérir de cette peste

J’ lui en ai bien voulu, mais à présent,
J’ai plus d’rancune et mon cœur lui pardonne
D’avoir mis mon cœur à feu et à sang,
Pour qu’il ne puisse plus servir à personne

Une jolie fleur dans une peau d’vache,
Une jolie vache déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache,
Puis, qui vous mène par le bout du cœur

E      
A      
D      

Je Suis un Voyou

Jarana :
3/4/3
5/4/4 – 3/3/1 – 3/4(2)/3
5/4/4 – 3/3/1 – 3/4/3 – 5/5/3 – 5/4/4 – 3/3/1 – 3/4/3

5/4/3 – 7/7/5 – 7/8/6
5/5/3 – 5/6/5 – 7/6/6

intro :

ACi-gîA7t au fond de mon Dcœur une hisE7toire ancieAnne
Un fantôme, un souvenir d´une que j´aimais
Le temps, à grands coups de faux, peut faire des siennes
Mon bel amour dure encore, et c´est à jamais

AJ´ai perdu la tramonDtane en trouE7vant MargAot

PrinceAsse vêtue de Bmlaine, E7Déesse en saAbots

Si les F#mfleurs, le long des Bmroutes s´mettaientE7 à marAcher

C´est à F#mla Margot, sans Bmdoute, qu´ell´s feE7raient sonAger

J´lui ai F#mdit: « De G#7la MaC#mdone, tu es F#mle poG#7rtraiC#mt! »

Le Bon F#mDieu me G#7le parC#mdonne, c´était F#mun peB7u vrEai

Qu´il me Ale pardonne ou Dnon, d´ailleursE7, je m´en foAus

J´ai déF#mjà mon âme en Bmpeine :E7 je suis un voAyou

La mignonne allait aux vêpres
Se mettre à genoux
Alors j´ai mordu ses lèvres
Pour savoir leur goût
Ell´ m´a dit, d´un ton sévère
« Qu´est-ce que tu fais là? »
Mais elle m´a laissé faire
Les fill´s, c´est comm´ ça

J´lui ai dit:
 » Par la Madone Reste auprès de moi! « 
Le Bon Dieu me le pardonne
Mais chacun pour soi
Qu´il me pardonne ou non
D´ailleurs, je m´en fous
J´ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

C´était une fille sage
A  » bouch´, que veux-tu? »
J´ai croqué dans son corsage
Les fruits défendus
Ell´ m´a dit d´un ton sévère
 » Qu´est-ce que tu fais là? « 
Mais elle m´a laissé faire
Les fill´s, c´est comm´ ça

Puis, j´ai déchiré sa robe
Sans l´avoir voulu
Le Bon Dieu me le pardonne
Je n´y tenais plus!
Qu´il me pardonne ou non
D´ailleurs, je m´en fous
J´ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

J´ai perdu la tramontane
En perdant Margot
Qui épousa, contre son âme
Un triste bigot
Elle doit avoir à l´heure
A l´heure qu´il est
Deux ou trois marmots qui pleurent
Pour avoir leur lait

Et, moi, j´ai tété leur mère
Longtemps avant eux
Le Bon Dieu me le pardonne
J´étais amoureux!
Qu´il me pardonne ou non
D´ailleurs, je m´en fous
J´ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

Je Rejoindrai ma Belle

À Bml’heure du berC#7ger,F#7

Au B7mépris du danEmger,

J’ prenA7drai la passeDrelle

Pour G7rejoindre ma C#7belle,F#7

À Bml’heure du berC#7ger,F#7

Au B7mépris du danEmger,

Et A7nul n’y pourra Drien F#7chanBmger.

TomB7bant du haut des E7nues,

La A7bourrasque est veD7nue

SouGffler dessusF#7 la passeBmrelle,

TomB7bant du haut des E7nues,

La A7bourrasque est veD7nue

Des Gpasserelles,F#7 il y en a Bmplus.

Si les vents ont cru bon
De me couper les ponts,
J’ prendrai la balancelle
Pour rejoindre ma belle,
Si les vents ont cru bon,
De me couper les ponts,
J’embarquerai dans l’entrepont.

Tombant du haut des nues,
Les marins sont venus
Lever l’ancre à la balancelle,
Tombant du haut des nues,
Les marins sont venus,
Des balancelles, il y en a plus.

Si les forbans des eaux
Ont volé mes vaisseaux,
Il me pouss’ra des ailes
Pour rejoindre ma belle,
Si les forbans des eaux
Ont volé mes vaisseaux,
J’ prendrai le chemin des oiseaux.

Les chasseurs à l’affût
Te tireront dessus,
Adieu la plume ! Adieu les ailes !
Les chasseurs à l’affût
Te tireront dessus,
De tes amours, y en aura plus.

Si c’est mon triste lot
De faire un trou dans l’eau,
Racontez à la belle
Que je suis mort fidèle,
Et qu’ell’ daigne à son tour
Attendre quelques jours
Pour filer de nouvell’s amours.

Il Suffit de Passer le Pont

Il sufGfit de (C)passer le GpontEm  

C’est Amtout de suiD7te l’avenGture

Laisse-Emmoi tenir ton juAmpon

J’t’emmèn’ D7visiter la naGture

L’herbe est douce à Pâques fleuries
Jetons mes sabots, tes galoches
Et, légers comme des cabris
Courons après les sons de cloches

Ding dang Cdong ! les matines Gsonnent

En l’honCneur de notre boGnheur

Ding dang Cdong ! faut l’dire à perGsonne

J’ai graisCsé la patte au sonD7neur

Laisse-moi tenir ton jupon
Courons, guilleret, guillerette
Il suffit de passer le pont
Et c’est le royaum’ des fleurettes

Entre tout’s les bell’s que voici
Je devin’ cell’ que tu préfères
C’est pas l’coqu’licot, Dieu merci
Ni l’coucou, mais la primevère

J’en vois un’ blottie sous les feuilles
Elle est en velours comm’ tes joues
Fais le guet pendant qu’je la cueille
 » Je n’ai jamais aimé que vous « 

Il suffit de trois petits bonds
C’est tout de suit’ la tarantelle
Laisse-moi tenir ton jupon
J’saurai ménager tes dentelles

J’ai graissé la patte au berger
Pour lui fair’ jouer une aubade
Lors, ma mie, sans croire au danger
Faisons mille et une gambades

Ton pied frappe et frappe la mousse
Si l’chardon s’y pique dedans
Ne pleure pas, ma mie qui souffre
Je te l’enlève avec les dents

On n’a Gplus rien(C) à se caGcherEm  

On Ampeut s’aimer D7comm’ bon nous Gsemble

Et tant Emmieux si c’est un péAmché

Nous iD7rons en enfer enGsemble

Il suffit de passer le Ampont

Laisse-D7moi tenir ton juGpon

Il suffit de passer le Ampont

Laisse-D7moi tenir ton juGpon

Hécatombe

AAu marché de Brive-la-Gaillarde,

A propos de bottes d’oiA7gnons

Quelques douDzaines Ede gailAlardes,

Se crêF#mpaient un jour le chiB7gnonE

AA pied, à cheval, en voiture,

Les gendarmes mal inspiA7rés

Vinrent pour Dtenter El’avenAture,

D’interBmrompre El’échauffouArée.

Or, sous tous les cieux sans vergogne,
C’est un usage bien établi
Dès qu’il s’agit d’rosser les cognes,
Tout le monde se réconcilie
Ces furies perdant toute mesure,
Se ruèrent sur les guignols
Et donnèrent je vous l’assure,
Un spectacle assez croquignol.

En voyant ces braves pandores,
Être à deux doigts de succomber
Moi, j’bichais car je les adore,
Sous la forme de macchabées
De la mansarde où je réside,
J’excitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides,
En criant: « Hip, hip, hip, hourra! »

Frénétique, l’une d’elles attache,
Le vieux maréchal des logis
Et lui fait crier: « Mort aux vaches,
Mort aux lois, vive l’anarchie! »
Une autre fourre avec rudesse,
Le crâne d’un de ses lourdauds
Entre ses gigantesques fesses,
Qu’elle serre comme un étau.

La plus grasse de ses femelles,
Ouvrant son corsage dilaté
Matraque à grand coup de mamelles,
Ceux qui passent à sa portée
Ils tombent, tombent, tombent, tombent,
Et s’lon les avis compétents
Il paraît que cette hécatombe,
Fut la plus belle de tous les temps.

Jugeant enfin que leurs victimes,
Avaient eu leur content de gnons
Ces furies comme outrage ultime,
En retournant à leurs oignons
Ces furies à peine si j’ose,
Le dire tellement c’est bas
Leur auraient même coupé les choses,

Par boE7nheur ils n’en avaient F#7pas

Leur auraient Bmmême Ecoupé les Achoses,

Par boBmnheur ils E7n’en avaient Apas.

Gastibelza, l’Homme à la Carabine

Jarana :
4/5/4 – 6/5/5 – 4/4/2
4/3/2 – 2/2/2 – 5/4/4/4
6/5/4 – 6/5/5 – 4/4/2 – 4/5/4

AGastibelza, l’homme à A+la caraDbine,

ChanE7tait ainAsi :

« Quelqu’un a-t-il connu A+Doña SaDbine ?

QuelE7qu’un d’iAci ?

Chantez, danF#7sez, villageois ! La nuit Bmgagne

Le mont FaC#7lu…

Le vent qui F#mvient à travers la monBmtagne

Me E7rendra Afou.

« Quelqu’un de vous a-t-il connu Sabine,
Ma señora ?
Sa mère était la vieille maugrabine
D’Antequera,
Qui chaque nuit criait dans la Tour Magne
Comme un hibou…
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

« Vraiment, la reine eût près d’elle été laide
Quand, vers le soir,
Elle passait sur le pont de Tolède
En corset noir.
Un chapelet du temps de Charlemagne
Ornait son cou…
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

« Le roi disait, en la voyant si belle,
À son neveu :
« Pour un baiser, pour un sourire d’elle,
Pour un cheveu,
Infant Don Ruy, je donnerai l’Espagne
Et le Pérou ! »
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

« Je ne sais pas si j’aimais cette dame,
Mais je sais bien
Que, pour avoir un regard de son âme,
Moi, pauvre chien,
J’aurai gaiement passé dix ans au bagne
Sous les verrous…
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

« Quand je voyais cette enfant, moi le pâtre
De ce canton,
Je croyais voir la belle Cléopâtre,
Qui, nous dit-on,
Menait César, Empereur d’Allemagne,
Par le licou…
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

« Dansez, chanAtez,A+ villageois, la nuit Dtombe

E7Sabine, un Ajour,

A tout vendu, A+sa beauté de coDlombe,

E7Tout son aAmour,

Pour l’anneau F#7d’or du comte de SalBmdagne,

Pour un biC#7jou…

Le vent qui F#mvient à travers la monBmtagne

M’a E7rendu Afou.

A    E7    A

Le Fossoyeur

Jarana : A 1/0/0/2 – F#m 1/2/0/2 – D 2/2/0/2 – E 4/4/2/4 – B7 3/2/2/2 – A7 1/0/0/0 – C#7 1/1/2/1

ADieu sait qu’je n’ai A6pas Ale fond méDchant,

EJe ne Asouhaite jamaisF#m la mort des B7gens

EMais si Al’on ne mourait A7plus,

J’crèv’rais de Dfaim sur mon taC#7lus

J’suis un F#mpauvre DfoEssoAyeur

Les vivants croient qu’je n’ai pas d’remords,
A gagner mon pain sur l’dos des morts
Mais ça m’tracasse et d’ailleurs,
J’les enterre à contrecœur
J’suis un pauvre fossoyeur

Et plus j’lâche la bride à mon émoi,
Et plus les copains s’amusent de moi
Y m’disent: « Mon vieux, par moments,
T’as une figure d’enterr’ment »
J’suis un pauvre fossoyeur

J’ai beau m’dire que rien n’est éternel,
J’peux pas trouver ça tout naturel
Et jamais je ne parviens,
A prendre la mort comme elle vient,
J’suis un pauvre fossoyeur

Ni vu ni connu, brave mort adieu !
Si du fond d’la terre on voit l’Bon Dieu
Dis-lui l’mal que m’a coûté,
La dernière pelleté
J’suis un pauvre fossoyeur

Comme Hier

Paroles : Paul Fort | Musique : Georges Brassens

A

EHé ! donn’ moi ta bouche,E7 hé ! ma jolie fraiAse

L’aube a mis des E7fraises plein notre horiAzon

Garde tes dinGdons, moiF# mes porcs, ThéB7/9rèse

ANe r’pousse pas du Epied mes p’tits coAchons

DVa, comme hiAer ! comme hiE7er ! comme hiAer

Si Dtu ne m’aimes Apoint, c’est B7moi qui t’aim’E7rons

DL’un tient le couteau, l’autre la cuilF#7ler

La vie, c’est touBmjours les mêE7mes chanAsons

Pour sauter l’gros sourceau de pierre en pierre
Comme tous les jours mes bras t’enlèv’ront
Nos dindes, nos truies nous suivront légères
Ne r’pousse pas du pied mes p’tits cochons

Va, comme hier ! comme hier ! comme hier
Si tu ne m’aimes point, c’est moi qui t’aim’rons
La vie, c’est toujours amour et misère
La vie, c’est toujours les mêmes chansons

J’ai tant de respect pour ton coeur, Thérèse
Et pour tes dindons, quand nous nous aimons
Quand nous nous fâchons, hé ! ma jolie fraise
Ne r’pousse pas du pied mes p’tits cochons

Va, comme hier ! comme hier ! comme hier
Si tu ne m’aimes point, c’est moi qui t’aim’rons
L’un tient le couteau, l’autre la cuiller
La vie, c’est toujours les mêmes chansons

La Chasse aux Papillons

AUn bon petit diable à la A(aug)fleur de l’Dâge

E7La jambe léAgère et l’œil DpoAlisE7son

AEt la bouche pleine de jA(aug)oyeux raDmages

E7Allait à la Achasse F#7aux  Bmpa –E7pil –Alons

Comme il atteignait l’orée du village
Filant sa quenouille, il vit Cendrillon
Il lui dit : « Bonjour, que Dieu te ménage
J’t’emmène à la chasse aux papillons »

A7Cendrillon raDvie de quitA7ter sa Dcage

A7Met sa robe Dneuve et ses A7botilDlons

F#7Et bras d’ssus bras d’sBmsous vers les F#7frais boBmcages

F#mIls vont à la G#7chasse aux papilC#lonsE7  

Il ne savait pas que sous les ombrages
Se cachait l’amour et son aiguillon
Et qu’il transperçait les cœurs de leur âge
Les cœurs des chasseurs de papillons

Quand il se fit tendre, elle lui dit : « J’présage
Qu’c’est pas dans les plis de mon cotillon
Ni dans l’échancrure de mon corsage
Qu’on va à la chasse aux papillons »

Sur sa bouche en feu qui criait : « Sois sage ! »
Il posa sa bouche en guise de bâillon
Et c’fut l’plus charmant des remue-ménage
Qu’on ait vu d’mémoir’ de papillon

Un volcan dans l’âme, ils r’vinrent au village
En se promettant d’aller des millions
Des milliards de fois, et mêm’ davantage
Ensemble à la chasse aux papillons

Mais tant qu’ils s’aim’ront, tant que les nuages
Porteurs de chagrins, les épargneront
Il f’ra bon voler dans les frais bocages

E7Ils f’ront pas la F#7chasse Bmaux papilC#7lons

DPas la chasse aux ApaEpilAlons

La Cane de Jeanne

Jarana :
A 4/5/4 – F#m 6/5/4 – Bm 6/7/5 – E 4/4/2
G# 3/4/3 – C#m 4/4/4 – G#7 3/2/3 – F#m 6/5/4
D 2/2/0

La Pata de Juana

La ApataF#m De BmJuanaE

Ha Amuerto ¡F#mviva BmDios !

Sólo Epor haber ApuestoF#m   

Un BmhuevoE

O Edos.

La pata De Juana
Apagó su candil
Al menos se supone
De puro
Débil.

G#     G#7

La C#mpata

De G#JuanaG#7

Se C#mmurió al poF#mner

Y en su G#capa fraiC#mluna

De G#pluma

AC#myer.

Bm          E

La ApataF#m De BmJuanaE

PalAmando F#msin caBmsar

Nos leEgó con las AplumasF#m  

La BmcunaE Oval.A

Ha muerto
Es cierto
Mas nos acordaremos
Siempre de la pata
De Juana
Y olé.

A     D     A

Bonhomme

Jarana : C 4/3/3/5 – F 0/1/0/2ou5/5/3 – G7 2/1/2/0 – D7 2/2/3/2 – Am 4/5/3/5 – C7 4/3/3/3

CMalgré la biFse qui Cmord,

La pauFvre vieiG7lle de sommeC

Va raD7masser du bois G7mort,

CPour chauAmffer BoD7nhoGmme

C7BonhoFmme qui C7va mouFrir,

CDe mortAm natuD7re__Clle

Mélancolique, elle va,
À travers la forêt blême
Où jadis elle rêva,
De celui qu’elle aime
Qu’elle aime et qui va mourir,
De mort naturelle

Rien n’arrêtera le cours,
De la vieille qui moissonne
Le bois mort de ses doigts gourds,
Ni rien ni personne
Car Bonhomme va mourir,
De mort naturelle

Non, rien ne l’arrêtera,
Ni cette voix de malheur
Qui dit : « Quand tu rentreras,
Chez toi, tout à l’heure
Bonhomme sera déjà mort,
De mort naturelle »

Ni cette autre et sombre voix,
Montant du plus profond d’elle
Lui rappeler que, parfois,
Il fut infidèle
Car Bonhomme, il va mourir,
De mort naturelle

Ballade des Dames du Temps Jadis

Jarana :
B 3/2/2 – F#7 1/2/1
E 8/7/7 – D#m 6/6/6 – G# 3/4/3
C#m 4/4/4

BDictes-moy où, n’en quel pays,

Est FloF#7ra, le belle roBmaine;
Archipiada, né Thaïs,

Qui fut F#7sa cousine gerBmaine;

ÉEcho, parlant quand bruyt on maine

Dessus riD#mvière ou sus ésG#(7)tan,

Qui beauC#mté eu trop F#7plus qu’huBmaine

Mais où F#7sont les neiges d’anG#7tan !

Qui beauC#mté eu trop F#7plus qu’huBmaine

Mais où F#7sont les neiges d’anB(6)tan !

Où est la très sage Heloïse,
Pour qui chastré fut et puis moyne.
Pierre Esbaillard à Sainct-Denys,
Pour son amour eut cest essoyne.

Semblablement où est la royne
Qui commanda que Buridan
Fust gecté en ung sac en Seine;
Mais où sont les neiges d’antan !
Fut geté en ung sac en Seine;
Mais où sont les neiges d’antan !

La royne blanche comme ung lys,
Qui chantoit à voix de sereine.
Berthe au grand pied, bietris, allys;
Harrembourges qui tint le mayne.

Et Jehanne, la bonne Lorraine,
Qu’Anglois bruslèrent à Rouen;
Où sont-ils, vierge souveraine ?
Mais où sont les neiges d’antan !
Où sont-ils, vierge souveraine ?
Mais où sont les neiges d’antan !

Prince n’enquerez de sepmaine
Où elles sont, nées de cest an,
Que ce refrain ne vous remaine;
Mais où sont les neiges d’antan ?
Que ce refrain ne vous remène;
Mais où sont les neiges d’antan ?

L’Amandier

J’avais l’ Bmplus bel A7amanDdier
Du quartier, (bis)

Et, pour A7la bouche gourDmande

Des fiGlles du monde enCtier,

J’ faisais F7pousser des aBbmandes

Le beau, F#7le joli métier !

Un écureuil en jupon,
Dans un bond, (bis)
Vint me dir’ : « Je suis gourmande
Et mes lèvres sentent bon,
Et, si tu m’ donn’s une amande,
J’ te donne un baiser fripon !

– Grimpe aussi haut que tu veux,
Que tu peux, (bis)
Et tu croqu’s, et tu picores,
Puis tu grignot’s, et puis tu
Redescends plus vite encore
Me donner le baiser dû ! »

Quand la belle eut tout rongé,
Tout mangé… (bis)
« Je te paierai, me dit-elle,
À pleine bouche quand les
Nigauds seront pourvus d’ailes
Et que tu sauras voler !

« Mont’ m’embrasser si tu veux,
Si tu peux… (bis)
Mais dis-toi que, si tu tombes,
J’n’aurai pas la larme à l’oeil,
Dis-toi que, si tu succombes,
Je n’ porterai pas le deuil ! »

Les avait, bien entendu,
Toutes mordues, (bis)
Tout’s grignoté’s, mes amandes,
Ma récolte était perdue,
Mais sa joli’ bouch’ gourmande
En baisers m’a tout rendu !

Et la fête dura tant
Qu’ le beau temps… (bis)
Mais vint l’automne, et la foudre,
Et la pluie, et les autans
Ont changé mon arbre en poudre…
Et mon amour en mêm’ temps !