La Complainte du Progrès

A6/9/E [(5)/7/7/6/7/7]

{intro :}

GFGFGG7

Autrefois pour faire sa B♭7cour

D7 On parlait d’aCmour[bis]
Pour mieux prouver son ardeur
On offrait son cœur

Maintenant c’est plus paA6/9/Ereil

Ça change, ça EM7/Bchange

Pour séduire le cher G#7ange

On lui glisse à l’oC#M7reille

– Ah, C#M7Gudule!

B♭7Viens m’embrasser

Et je te donneE♭7rai

Un frigiE7/Bdaire

Un joli scooAmter[x4]
Un atomixaire
Et du Dunlopillo
Une cuisinière
Avec un four en verre
Des tas de couvert
Et des pelles à gâteau

Une tourniGmquette

APour faire la vinaiDmgrette

Un bel aéraG7teur

Pour bouffer les oCdeurs

B7E7

Des draps qui E7/Bchauffent

Un pistolet à Amgaufres

Un avion pour E7/Bdeux

B♭Et nous serons heuAmreux

Autrefois, s’il arrivait
Que l’on se querelle
L’air lugubre on s’en allait
En laissant la vaisselle

Maintenant, que voulez-vous
La vie est si chère
On dit rentre chez ta mère
Et l’on se garde tout

– Ah, Gudule!
Excuse-toi
Ou je reprends tout ça

Mon frigidaire
Mon armoire à cuillères
Mon évier en fer
Et mon poêle à mazout
Mon cire-godasses
Mon repasse-limaces
Mon tabouret à glace
Et mon chasse-filous

La tourniquette
A faire la vinaigrette
Le ratatine-ordures
Et le coupe-friture

Et si la belle
Se montre encore rebelle
On la fiche dehors
Pour confier son sort

Au frigidaire
A l’efface-poussière
A la cuisinière
Au lit qu’est toujours fait
Au chauffe-savates
Au canon à patates
A l’éventre-tomates
A l’écorche-poulet

Mais très très vite
On reçoit la visite
D’une tendre petite
Qui vous offre son cœur

Alors on cède
Car il faut qu’on s’entraide
Et l’on vit comme ça
Jusqu’à la prochaine fois
Et l’on vit comme ça
Jusqu’à la prochaine fois

La Chanson de Van Horst

GDe Rotterdam D7à Santiago

Et d’Amsterdam Gà Varsovie[bis]

De Cracovie à San Diego
De drame en dame
Passe la vie

EmDe peu à Em5+peu

B7De cœur en cœur
De peur en peur

EmDe port en port[bis]

Le temps d’une fleur
Et l’on s’endort
Le temps d’un rêve

Em Et l’on est D7mort

De terre en terre
De place en place
De jeune vieille
En vieille grasse

De guerre en guerre
De guerre lasse
La mort nous veille
La mort nous glace

[Mod +½ ton]
Mais G#de bière en bière

E♭7De foire en foire
De verre en verre

G#De boire en boire[bis]

Je mords encore
À pleines dents
Je suis un mort
Encore vivant

FmFm5+C7Fm[bis]E♭7
G#E♭7[ad lib.]

La Chanson de Jacky

F#mMême si un C#m7jour à Knocke-le-F#mZoute

Je deviens C#m7comme je le reF#mdoute

Chanteur pour C#m7femmes finisF#msantes[bis]

Que je leur chante  » Mi Corazon « 
Avec la voix bandonéante
D’un Argentin de Carcassonne

F# Même si on m’appelle AntoF#M7nio

Que je brûle mes derniers F#feux
En échange de quelques cadeaux

MadameGdim je fais ce que je G#mpeux

C#7G#mC#7
G#m Même si je me saoule à l’hydroG#mM7mel

Pour mieux parler de viriliG#m7
A des mémères décorées

Comme des C#7arbres de B♭7Noël

D#mJe sais qu’ dans B♭7ma saoulograD#mphie

Chaqu’ nuit pour B♭7des éléphants D#mroses

Je chanterai B♭7la chanson moD#mrose

Celle du C#7temps où je m’apF#pelais Jacky

[Refrain :]

C#7 Être uneF# heure, une heure seuleF#M7ment

Être uneF# heure, une heureGdimG#mquelqueC#7fois

Être uneG#m heure,G#mM7 rien qu’une heure G#m7durant

G#mBeau, C#7beau, beau et con à la F#mfois

F#mC#7/G# [4/4/3/4/x/x]{x2}

Même si un jour à Macao
Je deviens gouverneur de tripot
Cerclé de femmes languissantes
Même si lassé d’être chanteur
J’y sois devenu maître chanteur
Et que ce soit les autres qui chantent

Même si on m’appelle le beau Serge
Que je vende des bateaux d’opium
Du whisky de Clermont-Ferrand
De vrais pédés de fausses vierges
Que j’aie une banque à chaque doigt
Et un doigt dans chaque pays
Que chaque pays soit à moi
Je sais quand même que chaque nuit

Tout seul au fond de ma fumerie
Pour un public de vieux Chinois
Je rechanterai ma chanson à moi
Celle du temps où je m’appelais Jacky

[Refrain]

Même si un jour au Paradis
Je deviens comme j’en serais surpris
Chanteur pour femmes à ailes blanches
Que je leur chante Alléluia
En regrettant le temps d’en bas
Où c’est pas tous les jours dimanche

Même si on m’appelle Dieu le Père
Celui qui est dans l’annuaire
Entre Dieulefit et Dieu vous garde
Même si je me laisse pousser la barbe
Même si toujours trop bonne pomme
Je me crève le cœur et le pur esprit
A vouloir consoler les hommes
Je sais quand même que chaque nuit

J’entendrai dans mon paradis
Les anges, les Saints et Lucifer
Me chanter la chanson de naguère
Celle du temps où je m’appelais Jacky.

[Refrain]

Bruxelles

CC’était au temps où BruGxelles rêvait

G7C’était au temps du ciCné- /Ema /E♭mu- /Det

CC’était au temps où BruGxelles chantait

G7C’était au temps où BruCxelles bruxellait

C7Place de Broukère on voyFait des vitrines

D7Avec des hommes des femmesG en /Gcri- /Ano- Bline

CPlace de Broukère on voyGait l’omnibus

G7Avec des femmes des mesCsieurs /C#en /Dgi- /D#bus

G#Et sur l’impérE♭7iale

Le coeur dans les éG#toiles[bis]
Il y avait mon grand-père
Il y avait ma grand-mère

Il était miliE♭7taire

Elle C7était fonctionFmnaire

Il pensait C#pas Ddimelle pensait G#rien

FEt on vouB♭mdrait que je E♭7sois maG#lin

/G/G/A/B

C’était au temps où Bruxelles chantait
C’était au temps du cinéma muet
C’était au temps où Bruxelles rêvait
C’était au temps où Bruxelles bruxellait

Sur les pavés de la place Sainte-Catherine
Dansaient les hommes les femmes en crinoline
Sur les pavés dansaient les omnibus
Avec des femmes des messieurs en gibus

Et sur l’impériale
Le cœur dans les étoiles
Il y avait mon grand-père
Il y avait ma grand-mère
Il avait su y faire
Elle l’avait laissé faire
Ils l’avaient donc fait tous les deux
Et on voudrait que je sois sérieux

C’était au temps où Bruxelles rêvait
C’était au temps du cinéma muet
C’était au temps où Bruxelles dansait
C’était au temps où Bruxelles bruxellait

Sous les lampions de la place Sainte-Justine
Chantaient les hommes les femmes en crinoline
Sous les lampions dansaient les omnibus
Avec des femmes des messieurs en gibus

Et sur l’impériale
Le cœur dans les étoiles
Il y avait mon grand-père
Il y avait ma grand-mère
Il attendait la guerre
Elle attendait mon père
Ils étaient gais comme le canal
Et on voudrait que j’aie le moral

C’était au temps où Bruxelles rêvait
C’était au temps du cinéma muet
C’était au temps où Bruxelles chantait
C’était au temps où Bruxelles bruxellait

Bourrée de Complexes

Guitare :F7/5+ [1/3/1/3/2/1]F#6 [2/1/1/3/1/1 ou x/4/4/3/4/x ou 2/4/4/x/4/2]FM7/5- [1/3/3/2/0/0]

FElle s’appelle Marie-F7/5+France, elle a tout juste vingt Fans

Et elle vient d’épouF#6ser un inspecteur des fiFnances[bis]
Un jeune homme très brillant, qui a beaucoup d’espérances
Mais depuis son mariage, chacun dit en la voyant :

BourFM7/5-rée de comFplexes
Elle a bien changé

Faut B♭la faire psychaBdimnalyser

Chez F/Cun docteur pour la déF7barrasser

De B♭ses complexes à Bdimtout casser

SiF/Cnon elle deviendra cinC7glée

Elle s’ennuie tout le jour dans son bel appartement
Et pour passer le temps, elle élève dans sa baignoire
Des têtards et le soir quand son mari est rentré
Elle préfère s’enfermer avec ses invertébrés

Bourrée de complexes
Elle est dérangée

Il n’y a rien à espérer
Il n’y a vraiment qu’à la laisser crever
Tout ça pas’ qu’elle a épousé
Un coqu’licot déjà fané

Elle s’est inscrite au Racing pour y apprendre à nager
Les têtards tôt ou tard ont fini par l’inspirer
Et là-bas un beau soir, elle a enfin rencontré
Un sportif, un mastard, un costaud bien baraqué

Bourré de complexes
Et tout a changé

Car il est v’nu vivre chez eux
Et l’ coqu’licot soudain s’est senti mieux
Ayant repris toute sa vigueur
Il a enlevé le maître nageur.

Adieu les complexes
Finis les complexes
Elle a changé d’sexe
Tout est arrangé

La Bière

Ça sent la Cbière

De Londres à BerBmlin

EmÇa sent la Ambière

D7Dieu qu’on est Gbien[bis]

G7Ça sent la [bis]bière
De Londres à Berlin
Ça sent la bière
Donne-moi la main

C’est plein d’Uilenspieghel
Et de ses cousins et d’arrière-cousins
De Breughel l’Ancien
C’est plein de gens du nord
Qui mord comme un chien
Le porc qui dort le ventre plein

[Mod +½ton]

E♭7Ça sent la C#bière

De Londres à BerCmlin

FmÇa sent la B♭mbière

E♭7Dieu qu’on est G#bien

G#7Ça sent la [bis]bière
De Londres à Berlin
Ça sent la bière
Donne-moi la main

C’est plein de verres pleins
Qui vont à kermesse
Comme vont à messe
Vieilles au matin
C’est plein de jours morts

Et Ddimd’amours geG#lés

Chez Fmnous y a qu’l’éB♭m

Que les E♭7filles aient un G#corps

[Mod +½ton]

E7Ça sent la Dbière

De Londres à BerC#mlin

F#mÇa sent la Bmbière

E7Dieu qu’on est Abien

A7Ça sent la [bis]bière
De Londres à Berlin
Ça sent la bière
Donne-moi la main

C’est plein de finissants
Qui soignent leurs souvenirs
En mouillant de rires
Leurs poiluchons blancs
C’est plein de débutants
Qui soignent leur vérole
En caracolant de Prosit en Skoll

[Mod +½ton]

F7Ça sent la E♭bière

De Londres à BerDmlin

GmÇa sent la Cmbière

F7Dieu qu’on est B♭bien

B♭7Ça sent la [bis]bière
De Londres à Berlin
Ça sent la bière
Donne-moi la main

C’est plein de « Godferdom »
C’est plein d’Amsterdam
C’est plein de mains d’hommes
Aux croupes des femmes
C’est plein de mèmères

Qui ont Edimdepuis touB♭jours

Un Gmsein pour la Cmbière

Un F7sein pour l’aB♭mour

[Mod +½ton]

F#7Ça sent la Ebière

De Londres à BerE♭mlin

G#mÇa sent la C#mbière

F#7Dieu qu’on est Bbien

B7Ça sent la [bis]bière
De Londres à Berlin
Ça sent la bière
Donne-moi la main

C’est plein d’horizons
À vous rendre fous
Mais l’alcool est blond
Et le diable est à nous
Les gens sans Espagne
Ont besoin des deux
On fait des montagnes
Avec ce qu’on peut

[Mod +½ton]

G7Ça sent la Fbière

De Londres à BerEmlin

AmÇa sent la Dmbière

G7Donne-moi la Cmain

G#7C(x2)GC

Aubade à Lydie en Do

B♭Sûr ! Faut que je chante

Mon aubadeBdim à LyCmdie :

« Ô Fma Lydie tu hantes

Mes rudes rF5+êv’ au B♭lit  F(7)[bis]
Dis ! Tu me séduis en te
Riant de mes ridicules
Et vaines tentatives de conciliation

Avec tes tantes hâtives à te maE♭rier

Avec un marB♭chand de taC7pis né à TuFnis »F5+


B♭Ainsi chantait un Italien Pisan

Contre les murs d’un pa(Bdim)lais de FloCmrence,

Car ce palais abritait justeFment

La fleur d’amour qui le F5+mettait en B♭transes,
Napolitaine aux yeux de firmament,

Maman m’a dit que c’était plutôt E♭rare…

Ben si c’est rar’ j’aime mieux les yeux B♭rares

De Lydia que l’cuF7rare

De LuB♭crec’ F7Bor- B♭gia

[refrain]

V’là qu’il a dit : « O ma Ladie » deux fois
Mais sa Ladie est sourde à ces salades
« Dors ange » se dit-elle en entrant sous son toit
Au p’tit matin après une escapade
Elle se dévet en dansant avec grâce
Sans remarquer qu’un vieux voyeur en face…
Fait « glot-glot » avec sa glotte
Qui tressaut’
Lorsque saut’ la culotte
Que Lydie ôte

[refrain]

Les tant’ entendant tant d’anomalies
Lui disent : « Vilain menteur tu nous salis »
C’est vrai que c’est faux d’croire qu’les tant’ acculent
Leur nièce à cette union ridicule
Qui donc lui a mis cette idée en tête
Ne serait-c’ point le marchand de carpettes ?…
Si ! C’est ici qu’le sadique Sidi
Lui dit qu’il a dit si
Et lydie aussi

[refrain]

Ballade à la Lune

Guitare
Am7/G : 3/0/2/0/1/(0) | D7/F# : 2/0/0/2/1/(0) | G7/F# : 1/2/3/0/0/(0)
Dm7/C : x/3/0/2/1/1 | G7/B : x/2/3/0/3/1 | C7/B♭ : x/1/2/0/1/0

CC’était, dans Am7la nuit Dbrune,G7

Sur Cun cloAm7cher jauDni,

E7La Amlune,Am7/G

D7/F#Comme un G7/F#point sur un C« i ».

Lune, quel esprit sombre,
Promène au bout d’un fil,
Dans l’ombre,

Ta face et ton proCfil ?C7

Es-Ftu l’œil Dm7du ciel G7borgne ?C7

QuelF chéruDm7bin caG7fard

A7Nous Dmlorgne,Dm7/C

G7/BSous ton C7/B♭masque blaFfard ?

Est-ce un ver qui te ronge,
Quand ton disque noirci
S’allonge,

En croissant rétréFci ?G7

Es-tu, je t’en soupçonne,
Le vieux cadran de fer
Qui sonne,
L’heure aux damnés d’enfer ?

Sur ton front qui voyage,
Ce soir ont-ils compté
Quel âge,
A leur éternité ?

Qui t’avait éborgnée,
L’autre nuit ? T’étais-tu
Cognée, Contre un arbre pointu ?

Car tu vins, pâle et morne,
Coller sur mes carreaux
Ta corne, A travers les barreaux.

Lune, en notre mémoire,
De tes belles amours
L’histoire,
T’embellira toujours.

Et toujours rajeunie,
Tu seras du passant
Bénie,
Pleine lune ou croissant.

Et qu’il vente ou qu’il neige,
Moi-même, chaque soir,
Que fais-je,
Venant ici m’asseoir ?

Je viens voir à la brune,
Sur le clocher jauni
La lune,
Comme un point sur un « i ».

Je viens voir à la brune,
Sur le clocher jauni,
La lune,
Comme un point sur un « i ».

Le Roi

BmNon certes, elle F#mn’est pas bâtie

BmNon certes, elle F#mn’est pas bâBmtie

Sur du sable, F#msa dynastie

BmSur du sable, F#msa dynasBmtie

EmIl y A7a peu Dde chances qu’on,

DétrôF#7ne le roi des Bmcons.

Il peut dormir, ce souverain [bis]
Sur ses deux oreilles, serein [bis]
Il y a peu de chances qu’on,
Détrône le roi des cons.

Je, tu, il, elle, nous, vous, ils [bis]
Tout le monde le suit, docile [bis]
Il y a peu de chances qu’on,
Détrône le roi des cons.

Il est possible, au demeurant [bis]
Qu’on déloge le shah d’Iran [bis]
Mais il y a peu de chances qu’on,
Détrône le roi des cons.

Qu’un jour on dise : « C’est fini » [bis]
Au petit roi de Jordanie [bis]
Mais il y a peu de chances qu’on,
Détrône le roi des cons.

Qu’en Abyssinie on récuse [bis]
Le roi des rois, le bon Négus [bis]
Mais il y a peu de chances qu’on,
Détrône le roi des cons.

Que, sur un air de fandango [bis]
On congédie le vieux Franco [bis]
Mais il y a peu de chances qu’on,
Détrône le roi des cons.

Que la couronne d’Angleterre [bis]
Ce soir, demain, roule par terre [bis]
Mais il y a peu de chances qu’on,
Détrône le roi des cons.

Que, ça c’est vu dans le passé [bis]
Marianne soit renversée [bis]
Mais il y a peu de chances qu’on,
Détrône le roi des cons.

Les Passantes

AmGAmE

Je Fveux dédier ce poE7ème,

A A7toutes les femmes qu’on Daime,

PenAmdant quelques GinstantsG7 seCcrets,E7

A Fcelles qu’on connaît à E7peine,

Qu’un desA7tin différent enDtraîne,

Et Amqu’on ne reGtrouve jaAmmaisE7

A celle qu’on voit apparaître,
Une seconde à sa fenêtre,
Et qui, preste, s’évanouit,
Mais dont la svelte silhouette,
Est si gracieuse et fluette,
Qu’on en demeure épanoui

A la compagne de voyage,
Dont les yeux, charmant paysage,
Font paraître court le chemin ;
Qu’on est seul, peut-être à comprendre,
Et qu’on laisse pourtant descendre,
Sans avoir effleuré la main

A celles qui sont déjà prises,
Et qui vivant des heures grises,
Près d’un être trop différent,
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie,
D’un avenir désespérant

Chères images aperçues,
Espérances d’un jour déçues,
Vous serez dans l’oubli demain,
Pour peu que le bonheur survienne,
Il est rare qu’on se souvienne,
Des épisodes du chemin

Mais si l’on a manqué sa vie,
On songe avec un peu d’envie,
A tous ces bonheurs entrevus,
Aux baisers qu’on n’osa pas prendre,
Aux cœurs qui doivent vous attendre,
Aux yeux qu’on n’a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude,
Tout en peuplant sa solitude,
Des fantômes du souvenir,
On pleure les lèvres absentes,
De toutes ces belles passantes,
Que l’on n’a pas su retenir