Bonhomme

Jarana : C 4/3/3/5 – F 0/1/0/2ou5/5/3 – G7 2/1/2/0 – D7 2/2/3/2 – Am 4/5/3/5 – C7 4/3/3/3

CMalgré la biFse qui Cmord,

La pauFvre vieiG7lle de sommeC

Va raD7masser du bois G7mort,

CPour chauAmffer BoD7nhoGmme

C7BonhoFmme qui C7va mouFrir,

CDe mortAm natuD7re__Clle

Mélancolique, elle va,
À travers la forêt blême
Où jadis elle rêva,
De celui qu’elle aime
Qu’elle aime et qui va mourir,
De mort naturelle

Rien n’arrêtera le cours,
De la vieille qui moissonne
Le bois mort de ses doigts gourds,
Ni rien ni personne
Car Bonhomme va mourir,
De mort naturelle

Non, rien ne l’arrêtera,
Ni cette voix de malheur
Qui dit : « Quand tu rentreras,
Chez toi, tout à l’heure
Bonhomme sera déjà mort,
De mort naturelle »

Ni cette autre et sombre voix,
Montant du plus profond d’elle
Lui rappeler que, parfois,
Il fut infidèle
Car Bonhomme, il va mourir,
De mort naturelle

Ballade des Dames du Temps Jadis

Jarana :
B 3/2/2 – F#7 1/2/1
E 8/7/7 – D#m 6/6/6 – G# 3/4/3
C#m 4/4/4

BDictes-moy où, n’en quel pays,

Est FloF#7ra, le belle roBmaine;
Archipiada, né Thaïs,

Qui fut F#7sa cousine gerBmaine;

ÉEcho, parlant quand bruyt on maine

Dessus riD#mvière ou sus ésG#(7)tan,

Qui beauC#mté eu trop F#7plus qu’huBmaine

Mais où F#7sont les neiges d’anG#7tan !

Qui beauC#mté eu trop F#7plus qu’huBmaine

Mais où F#7sont les neiges d’anB(6)tan !

Où est la très sage Heloïse,
Pour qui chastré fut et puis moyne.
Pierre Esbaillard à Sainct-Denys,
Pour son amour eut cest essoyne.

Semblablement où est la royne
Qui commanda que Buridan
Fust gecté en ung sac en Seine;
Mais où sont les neiges d’antan !
Fut geté en ung sac en Seine;
Mais où sont les neiges d’antan !

La royne blanche comme ung lys,
Qui chantoit à voix de sereine.
Berthe au grand pied, bietris, allys;
Harrembourges qui tint le mayne.

Et Jehanne, la bonne Lorraine,
Qu’Anglois bruslèrent à Rouen;
Où sont-ils, vierge souveraine ?
Mais où sont les neiges d’antan !
Où sont-ils, vierge souveraine ?
Mais où sont les neiges d’antan !

Prince n’enquerez de sepmaine
Où elles sont, nées de cest an,
Que ce refrain ne vous remaine;
Mais où sont les neiges d’antan ?
Que ce refrain ne vous remène;
Mais où sont les neiges d’antan ?

L’Amandier

J’avais l’ Bmplus bel A7amanDdier
Du quartier, (bis)

Et, pour A7la bouche gourDmande

Des fiGlles du monde enCtier,

J’ faisais F7pousser des aBbmandes

Le beau, F#7le joli métier !

Un écureuil en jupon,
Dans un bond, (bis)
Vint me dir’ : « Je suis gourmande
Et mes lèvres sentent bon,
Et, si tu m’ donn’s une amande,
J’ te donne un baiser fripon !

– Grimpe aussi haut que tu veux,
Que tu peux, (bis)
Et tu croqu’s, et tu picores,
Puis tu grignot’s, et puis tu
Redescends plus vite encore
Me donner le baiser dû ! »

Quand la belle eut tout rongé,
Tout mangé… (bis)
« Je te paierai, me dit-elle,
À pleine bouche quand les
Nigauds seront pourvus d’ailes
Et que tu sauras voler !

« Mont’ m’embrasser si tu veux,
Si tu peux… (bis)
Mais dis-toi que, si tu tombes,
J’n’aurai pas la larme à l’oeil,
Dis-toi que, si tu succombes,
Je n’ porterai pas le deuil ! »

Les avait, bien entendu,
Toutes mordues, (bis)
Tout’s grignoté’s, mes amandes,
Ma récolte était perdue,
Mais sa joli’ bouch’ gourmande
En baisers m’a tout rendu !

Et la fête dura tant
Qu’ le beau temps… (bis)
Mais vint l’automne, et la foudre,
Et la pluie, et les autans
Ont changé mon arbre en poudre…
Et mon amour en mêm’ temps !