Cupidon s’en fout

{Intro :}AmFGC|DE(7)Am

Pour chanAmger en amour notre amourette,

Il s’en Cserait pas fallu de beaDucoup

Mais, ce E7jour-là, Vénus était distraite,

Il est des Amjours où CuG7pidon s’enC fout,

Il est B♭des jours où CuE7pidon s’en Amfout

[Pont = Intro]

Des jours où il joue les mouches du coche,
Où elles sont émoussées dans le bout
Les flèches courtoises qu’il nous décoche,

Il est des jours où Cupidon s’en fout [bis]

[Pont = Intro]

Se consacrant à d’autres imbéciles,
Il n’eut pas l’heur de s’occuper de nous
Avec son arc et tous ses ustensiles,

Il est des jours où Cupidon s’en fout [bis]

[Pont = Intro]

On a tenté sans lui d’ouvrir la fête,
Sur l’herbe tendre, on s’est roulé, mais vous
Avez perdu la vertu, pas la tête,

Il est des jours où Cupidon s’en fout [bis]

[Pont = Intro]

Si vous m’avez donné toute licence,
Le cœur, hélas, n’était pas dans le coup
Le feu sacré brillait par son absence,

Il est des jours où Cupidon s’en fout [bis]

[Pont = Intro]

On effeuilla vingt fois la marguerite,
Elle tomba vingt fois sur « pas du tout »
Et notre pauvre idylle a fait faillite,

Il est des jours où Cupidon s’en fout [bis]

[Pont = Intro]

Quand vous irez au bois conter fleurette,
Jeunes galants, le ciel soit avec vous
Je n’eus pas cette chance et le regrette,

Il est des jours où Cupidon s’en fout [bis]

[Pont = Intro]

La Complainte des Filles de Joie

Bien Bmque ces vaches de bourgeois,

Bien Gque ces vaches F#7de bourgeois,

LesBm appell’nt des filles de joi’,

LesG appell’nt des filF#les de joi’,

C’est Dpas tous les D#°jours qu’ell’s riEmgolent,

PaBmrole, paF#7role,

C’est Bmpas tous les Emjours qu’elles riGgo_F#7o__Bmlent.

Car, même avec des pieds de grues, (bis)
Fair’ les cent pas le long des rues (bis)
C’est fatigant pour les guibolles,
Parole, parole,
C’est fatigant pour les guibolles.

Non seulement ell’s ont des cors, (bis)
Des oeils-de-perdrix, mais encor (bis)
C’est fou ce qu’ell’s usent de grolles,
Parole, parole,
C’est fou ce qu’ell’s usent de grolles.

Y’a des clients, y’a des salauds (bis)
Qui se trempent jamais dans l’eau. (bis)
Faut pourtant qu’elles les cajolent,
Parole, parole,
Faut pourtant qu’elles les cajolent.

Qu’ell’s leur fasse la courte échell’ (bis)
Pour monter au septième ciel. (bis)
Les sous, croyez pas qu’ell’s les volent,
Parole, parole,
Les sous, croyez pas qu’ell’s les volent.

Ell’s sont méprisé’s du public, (bis)
Ell’s sont bousculé’s par les flics, (bis)
Et menacé’s de la vérole,
Parole, parole,
Et menacé’s de la vérole.

Bien qu’ tout’ la vie ell’s fass’nt l’amour, (bis)
Qu’ell’s se marient vingt fois par jour, (bis)
La noce est jamais pour leur fiole,
Parole, parole,
La noce est jamais pour leur fiole.

Bien qu’ tout’ la vie ell’s fass’nt l’amour, (bis)
Qu’ell’s se marient vingt fois par jour, (bis)
La noce est jamais pour leur fiole,
Parole, parole,
La noce est jamais pour leur fiole.

Fils de pécore et de minus, (bis)
Ris par de la pauvre Vénus, (bis)
La pauvre vieille casserole,
Parole, parole,
La pauvre vieille casserole.

Il s’en fallait de peu, mon cher, (bis)
Que cett’ putain ne fût ta mère, (bis)
Cette putain dont tu rigoles,
Parole, parole,
Cette putain dont tu rigoles.

Chansonnette à celle qui reste pucelle

JaBmdis la mineure perF#7dait son honneurB7 au moindre faux Empas

Ces A7mœurs n’ont plus cours, de nos Djours, c’est la gourdeC#7 qui ne le fait F#(7)pas

TouB7te ton école peEmtite rigole,A7 qu’encore à seizeD ans E♭°

Tu Emsois vierge et sage, fiBmdèle à l’usageF#(7) caduc à préBmsent

Malgré les exemples de gosses plus amples informées que toi
Et qu’on dépucelle avec leur crécelle au bout de leurs doigts
Chacun te brocarde de ce que tu gardes ta fleur d’oranger
Pour la bonne cause et chacune glose sur tes préjugés

Et tu sers de cible, mais reste insensible aux propos moqueurs
Aux traits à la gomme, comporte toi comme te le dit ton cœur
Quoi que l’on raconte, y’a pas plus de honte à se refuser
Ni plus de mérite, d’ailleurs ma petite, qu’à se faire baiser (bis)

Chanson pour l’Auvergnat

BmElle est à toi, cette chanF#7son,

Toi, l’Auvergnat, qui Bmsans façon,

M’as donné quatre bouts de F#7bois

Quand, Bmdans ma vie, A7il faisait Dfroid,F#7

BmToi qui m’as donné du feu F#7quand

Les croquantes et Bmles croquants,

Tous les gens bien intentionF#7nés,

M’aBmvaient fermé A7la porte au Dnez…

D7Ce n’était Grien A7qu’un feu de Dbois,

BmMais il m’aEmvait chaufF#7fé le Bmcorps,

F#7Et dans mon âme il brBmûle encor’

A Gla manièr’ G7d’un feu de F#7joie.

BmToi l’Auvergnat, quand tu mourF#7ras,

Quand le croqu’-mort t’emBmportera,

Qu’il te conduise, à E7travers Aciel,

G Au F#7Père Bméternel.

Elle est à toi, cette chanson,
Toi, l’Hôtesse qui, sans façon,
M’as donné quatre bouts de pain
Quand, dans ma vie il faisait faim,

Toi qui m’ouvris ta huche quand
Les croquantes et les croquants,
Tous les gens bien intentionnés,
S’amusaient a me voir jeûner…

Ce n’était rien qu’un peu de pain,
Mais il m’avait chauffé le corps,
Et dans mon âme il brûle encor’
A la manièr’ d’un grand festin.

Toi l’Hôtesse quand tu mourras,
Quand le croqu’-mort t’emportera,
Qu’il te conduise, à travers ciel,
Au Père éternel.

Elle est à toi, cette chanson,
Toi, l’Étranger, qui sans façon
D’un air malheureux m’as souri
Lorsque les gendarmes m’ont pris,

Toi qui n’as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants,
Tous les gens bien intentionnés,
Riaient de me voir emmener…

Ce n’était rien qu’un peu de miel,
Mais il m’avait chauffé le corps,
Et dans mon âme il brûle encor’
A la manièr’ d’un grand soleil.

Toi l’Etranger quand tu mourras,
Quand le croqu’-mort t’emportera,
Qu’il te conduise, à travers ciel,
Au Père éternel.

Ceux qui ne pensent pas comme nous

Quand on A7n’est pas d’acDmcord avec A7le fort en Dmthème

Qui, A7chez les sorbonDmnards, fit ses A7humanités,

On murD7mure in petto : « C’est un vrai Nicodème,

FUn balourd, un béClître, un bel G7âne bâtCé. »

Moi qui pris mes leçons chez l’engeance argotique,
Je dis en l’occurrence, excusez le jargon,
Si la forme a changé le fond reste identique :
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

[Refrain :]

Entre nous A7soit dit, bonnes gens,

Pour reconnaîtD7re

Que l’on n’est G7pas intelligent,

Il faudrait l’êtrCe.
[bis]

Jouant les ingénus, le père de Candide,
Le génial Voltaire, en substance écrivit
Qu’il souffrait volontiers – complaisance splendide –
Que l’on ne se conformât point à son avis.

« Vous proférez, Monsieur, des sottises énormes,
Mais jusques à la mort, je me battrais pour qu’on
Vous les laissât tenir. Attendez-moi sous l’orme ! »
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

[Refrain]

Si ça n’entraîne pas une guerre civile
Quand un fâcheux me contrarie, c’est – soyons francs –
Un peu par sympathie, par courtoisie servile,
Un peu par vanité d’avoir l’air tolérant,

Un peu par crainte aussi que cette grosse bête
Prise à rebrousse-poil ne sorte de ses gonds
Pour mettre à coups de poing son credo dans ma tête.
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

[Refrain]

La morale de ma petite ritournelle,
Il semble superflu de vous l’expliciter.
Elle coule de source, elle est incluse en elle :
Faut choisir entre deux éventualités.

En fait d’alternative, on fait pas plus facile.
Ceux qui l’aiment, parbleu, sont des esprits féconds,
Ceux qui ne l’aiment pas, de pauvres imbéciles.
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

[Refrain]

C’est Magnifique

La Cvie est là

Qui (CΔ)vous prend par le bras

Oh la la Cla

C#° C’est magniDmfi__G7que !

Des Dmjours tous DmΔbleus

Des Dm7baisers lumi(Dm6)neux,

bss bss bss G(7)bss

G+ C’est magniCfi_(C°)i____G+que !

DonCner son cœur

A(CΔ)vec un bouquet d’fleurs

Oh la la C7la

Mais c’est magniFfique !

Et faireFm un jour

Un Cmariage d’aA7mour

C’est magniDmfi__G7i___Cque !G+

Partir là-bas
Lun’ de miel à Cuba,
Oh la la la
C’est magnifique !

Sous ce climat,
Les baisers sont comm’ ça !
Bss bss bss bss
C’est magnifique !

Des nuits d’amour
Qui dur’nt quarant’ cinq jours
Oh la la la
Mais c’est magnifique !

Revoir Paris
Retrouver ses amis
C’est magnifique !

Dîner à deux
Dans un nid d’amoureux
Oh la la la
C’est magnifique !

Dans un baiser
Laisser l’poulet brûler
Bss bss bss bss
C’est magnifique !

Avoir deux cœurs
Pour faire un seul bonheur
Oh la la la
Mais c’est magnifique !

S’aimer d’amour
A Paris pour toujours
C’est magnifique !

Boulevard du temps qui passe

DmA peine sortis G7du berceau,

C7Nous sommes allés F7faire un saut

B♭7Au boulevard du temps qui A7passe,

DmEn scandant notre G7« Ça ira »

C7Contre les vieux, les F7mous, les gras,

B♭7Confinés dans leurs A7idées Dmbasses.

On nous a vus, c’était hier,
Qui descendions, jeunes et fiers,
Dans une folle sarabande,

En allumant des feux de joie,
En alarmant les gros bourgeois,
En piétinant leurs plates-bandes.

Jurant de tout remettre à neuf,
De refaire quatre-vingt-neuf,
De reprendre un peu la Bastille,

Nous avons embrassé, goulus,
Leurs femmes qu’ils ne touchaient plus,
Nous avons fécondé leurs filles.

Dans la mare de leurs canards
Nous avons lancé, goguenards,
Force pavés, quelle tempête!

Nous n’avons rien laissé debout,
Flanquant leurs credos, leurs tabous
Et leurs dieux, cul par-dessus tête.

Quand sonna le cessez-le-feu
L’un de nous perdait ses cheveux
Et l’autre avait les tempes grises.

Nous avons constaté soudain
Que l’été de la Saint-Martin
N’est pas loin du temps des cerises.

Alors, ralentissant le pas,
On fit la route à la papa,
Car, braillant contre les ancêtres,

La troupe fraîche des cadets
Au carrefour nous attendait
Pour nous envoyer à Bicêtre.

Tous ces gâteux, ces avachis,
Ces pauvres sépulcres blanchis
Chancelant dans leur carapace,

On les a vus, c’était hier,
Qui descendaient jeunes et fiers,
Le boulevard du temps qui passe.

La Ballade des gens qui sont nés quelque part

C’est Dvrai qu’ils sont plaisants, tous A7ces petits vilDla_a_F#7a_ges,

BmTous ces bourgs, ces hameaux, ces Glieux-dits, ces ciE7tés,A

ADvec leurs châteaux forts, leursA7 églises, leurs Dpla_a_F#7ages,

BmIls n’ont qu’un seul point faible et F#7c’est d’être habiBmtés,

Et Gc’est d’être habités par des A7gens qui reDgardent

Le Bmreste avec mépris du haut de leurs remEparts,

C7

FLa race des chauvins, des B♭porteurs de coA7cardes,

B♭Les imbéciles heuFreux qui sont Gm7nés quelque A7part

B♭Les imbéciles heuFreux qui sont Cnés quelque Fpart.

A7

Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
Empalés une fois pour tout’s sur leur clocher,
Qui vous montrent leurs tours, leurs musé’s leur mairie,
Vous font voir du pays natal jusqu’à loucher.

Qu’ils sortent de Paris, ou de Rome, ou de Sète,
Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar

Ou même de Montcuq, il s’en flattent, mazette,
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part. (bis)

Le sable dans lequel, douillettes, leurs autruches
Enfouissent la tête, on trouve pas plus fin,
Quand à l’air qu’ils emploient pour gonfler leurs baudruches
Leurs bulles de savon, c’est du souffle divin.

Et, petit à petit, les voilà qui se montent
Le cou jusqu’à penser que le crottin fait par

Leurs chevaux, même en bois, rend jaloux tout le monde,
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part. (bis)

C’est pas un lieu commun celui de leur naissance,
Ils plaignent de tout cœur les pauvres malchanceux,
Les petits maladroits qui n’eurent pas la présence,
La présence d’esprit de voir le jour chez eux.

Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire,
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares,

Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre,
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part. (bis)

Mon dieu, qu’il ferait bon sur la terre des hommes
Si on n’y rencontrait cette race incongrue’,
Cette race importune et qui partout foisonne :
La race des gens du terroir, des gens du cru.

Que la vi’ serait belle en toutes circonstances
Si vous n’aviez tiré du néant ces jobards,

Preuve, peut-être bien, de votre inexistence :
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part. (bis)

La Ballade des Cimetières

AmJ’ai des tombeaux Fen abonEdance,

AmDes sépultur’ à G7discréCtion,E

AmDans tout cim’tièr’ d’Fquelque imporEtance

AmJ’ai ma petite concession.

De l’humble tertre au mausolée,
Avec toujours quelqu’un dedans,
J’ai des p’tit’s boss’s plein les allées,
Et je suis triste, cependant…

ACar je n’en ai F#7pas, Bmet ça m’aE7gace,[x3]
Et ça défrise mon blason,
Au cimetièr’ du Montparnasse,

A Aquatre pas A+de ma maiDson,

A Amquatre pas E7de ma maiAson.

J’en possède au Père-Lachaise,
A Bagneux, à Thiais, à Pantin,
Et jusque, ne vous en déplaise,
Au fond du cimetièr’ marin,

A la vill’ comm’ à la campagne,
Partout où l’on peut faire un trou,
J’ai mêm’ des tombeaux en Espagne
Qu’on me jalouse peu ou prou…

Mais j’ n’en ai pas la moindre trace,
Le plus humble petit soupçon,
Au cimetièr’ du Montparnasse,
A quatre pas de ma maison. (bis)

Le jour des morts, je cours, je vole,
Je vais infatigablement,
De nécropole en nécropole,
De pierr’ tombale en monument.

On m’entrevoit sous un’ couronne
D’immortelles à Champerret,
Un peu plus tard, c’est à Charonne
Qu’on m’aperçoit sous un cyprès…

Mais, seul, un fourbe aura l’audace,
De dir’ :  » J’ l’ai vu à l’horizon,
Du cimetièr’ du Montparnasse,
A quatre pas de sa maison « . (bis)

Devant l’ château d’ ma grand-tante
La marquise de Carabas,
Ma saint’ famille languit d’attente :
Mourra-t-ell’, mourra-t-elle pas ?

L’un veut son or, l’autre veut ses meubles,
Qui ses bijoux, qui ses bib’lots,
Qui ses forêts, qui ses immeubles,
Qui ses tapis, qui ses tableaux…

Moi je n’implore qu’une grâce,
C’est qu’ell’ pass’ la morte-saison
Au cimetièr’ du Montparnasse,
A quatre pas de ma maison. (bis)

Ainsi chantait, la mort dans l’âme,
Un jeun’ homm’ de bonne tenue,
En train de ranimer la flamme
Du soldat qui lui était connu,

Or, il advint qu’le ciel eut marr’ de
L’entendre parler d’ ses caveaux.
Et Dieu fit signe à la camarde
De l’expédier ru’ Froidevaux…

Mais les croqu’-morts, qui étaient de Chartre’,
Funeste erreur de livraison,
Menèr’nt sa dépouille à Montmartre,
De l’autr’ côté de sa maison. (bis)

Avoir un Bon Copain

[REFRAIN :]

ACvoir un bon copain,

Voilà c´qu’il y a d’meilA7leur au Dmmonde

A7Oui, Dmcar, un bon copain,

C´est plus fiGdèle qu’une bG7londe

UAmnis main dans la Emmain,

FA chaque seCconGde

G7On Crit de ses chaF#°grins,

Quand on posG7sède un bon coCpain D7


GC’est le prinDtemps, Gon a vingtD ans,

GLe cœur et Dle moteur, Gbattent gaieDment

BDroit devant F#nous, Bsans savoir F#où,

BNous filons F#comme des Bfous (F#)

E♭Car aujourB♭d’hui, E♭tout nous souB♭rit,

E♭Dans une auB♭to, qu’on est E♭bien entre aB♭mis

GAussi chanDtons, Gsur tous les Dtons,

GLe bonheur Dd’être garGçon !

[REFRAIN]