Jésus Christ

ES’il existe encore aujourdD‘hui

EIl doit vivre aux Etats-UDnis

GIl doit jouer de la guiDtare

GEt coucher sur les bancs des Dgares

EIl doit fumer de la mariDjane

B7 Avec un regard bleu qui Eplane

[Refrain :]

AJésus, Jésus EChrist

E Jésus B7Christ est un hipEpie

Poncho mexicain sur le dos
Autour de son front, un bandeau
Il est barbu et chevelu
Il s’est battu à Chicago
Il aime les filles aux seins nus
Il est né à San Francisco

[Refrain]

Dans les parcs et le long des docks
Il vit dans un sac de couchage
On n’arrête pas de l’arrêter
Pour délit de vagabondage
Au grand festival de Woodstock
C’est lui qui soignait les blessés

[Refrain]

Son père s’appelait Jo, je crois
Sa mère s’appelait Mary, je crois
Il a trente-trois ans, je crois
Le FBI lui court après, je crois
Et s’ils arrivent à le coincer
Ils mettront notre ami en croix

[Refrain x3]

Je Suis une Bande de Jeunes

EMes copains sont tous en cabane

Ou a l’arBmée ou à l’uEsine
Y se sont rangés des bécanes

Y’a plus d’jeuBnesse tient ça m’déEprime

Alors pour Amettre un peu d’amEbiance

Dans mon quarAtier de vieux déEbris
J’ai groupé toutes mes connaissances

IntellecBtuelles et c’est deEpuis

[Refrain :]

Que Ej’suis une Abande de Ejeunes

BA moi tout Eseul

Je suis une Abande de Ejeunes

BJe m’fends la gueule

Je suis le chef et le sous chef
Je suis Fernand le rigolo
Je suis le p’tit gros à lunettes
Je suis Robert le grand costaud
Y’a plus d’problème de hiérarchie
Car c’est toujours moi qui commande
C’est toujours moi qui obéit
Faut d’la discipline dans une bande

[Refrain]

Quand j’débarque au bistrot du coin
Pis qu’un mec veut m’agresser
Bah moi aussitôt j’interviens
C’est beau la solidarité
Quand je croise la bande à Pierrot
Y sont beaucoup plus nombreux
Ca bastonne comme à Chicago
C’est vrai qu’dans sa bande y sont deux

[Refrain]

Quand dans ma bande y’a du rififi
Je m’téléphone, je m’fais une bouffe
J’fais un colloque j’me réunis
C’est moi qui parle et c’est moi qu’écoute
Parfois j’m’engueule pour une soute
Qu’est amoureuse de toute ma bande
Alors la sexualité de groupe
Y’a rien de tel pour qu’on s’entende

[Refrain]

Quand j’me balade en mobylette
On dirait l’équipée sauvage
Quinze décibels c’est la tempête
Dans tout le voisinage
Et pis si un jour en banlieue
Toute ma bande est décimée
Par une toute une bande de vieux
Je me battrai jusqu’au dernier

[Refrain]

I’m a poor lonesome young band
I feel alone
I’m a poor lonesome young band
Y break my gueule

Je Suis Né Au Chili

B♭Je suis né au Chili
Maman était au lit

Et mon papa auCmchi,

F Mais il n’y resta pas

Car maman le taF7pa

Et papa s’épaB♭ta

GmIl lui dit : le fait est
Que nous allons fêter

L’enfant que je t’ai Cmfait.

F« Il but tant de pots tôt

Qu’il buta à un poF7teau,
Et typez le topo :

Maman dans le coma,
Papa dans le moka
Et moi né comme aquo :
Tout noué tout ténu,
Tout menu et tout nu,
Né tout nu ça nous tue

Car de mon corps palot
L’soleil bouffait la peau
Sans vous belle Paula
Qui de vos mains de fée
En cette fin de mai
Me graissates le dercheme.

Et je veux B♭rendre à ma faCmçon

Grâce à voFtre graisse à masB♭ser.[x4]

Votre saindoux pour (Dmle   D♭dim)corps  Cmc’est

Ce que mes Fvers pour l(Cm‘â__B)me B♭sont.

De tout ce qu’à ma peau me fites,
Combien fus-je épaté de fois !
Combien à vous qui m’épates
Mon bon petit coeur confu doit !

Absolument pas liée
Á vos voisins de palier,
Mais m’entendant piailler
Á poil sur la terrasse
Sans chapeau tête rase
Sans que je m’arrêtasse

Enjambant le balcon
En un radical bon
Vous traitates d’un sale ton :
Ma mère dans le coma,
Mon père dans le moka
Qui me laissaient comaco.

Sortant je ne sais d’où
un morceau de saindoux
vous massates soudain
ma peau piètre de vos
froids doigts sans rides, vos
belles mains; c’est de vos si

Jolies phalanges ouatées
que vous m’avez oté
au citron et aux mich’ (oui)
La douleur qui en douce
N’avait sauté qu’aux s’cousses
Étranges de vos frictions.

De tout ce qu’à ma peau me fites,
Combien fus-je épaté de fois !
Combien à vous qui m’épates
Mon bon petit coeur confus doit !

Et j’ai rendu à ma façon
Grâce à votre graisse à masser.
Votre saindoux pour le corps c’est
Ce que mes vers pour l’âme sont.

J’ai Connu de Vous

CJ’ai connu de A7vous

Dm7De folles caG7resses,

Am7/EDes moments très Am7/Gdoux

Tous A7pleins de ten/Edresse.

J’ai conFnu de Gmvous

VoB♭7tre corps trouA7blant,

Vos Dyeux de petit loup,

Dm7Vos jolies dents.

G7Et C…j’ai connu de vous
Toutes les extases,
Tous les rendez-vous
Et toutes les phrases.

Vous voyez, Madame,
Que l’on n’oublie pas tout:

DMoi je pense enG7core à Cvous.B7

EmJe me souviens de la bouA7tique[x3]
Où l’on s’est rencontré un soir
Et je revois les nuits magiques

G7nos deux coeurs battaient,
Battaient remplis d’espoir.

Quand on a connu
Les mêmes ivresses
Et qu’on ne s’aime plus,
Il y a la tendresse.

Vous voyez, Madame,
Que l’on n’oublie pas tout:
Moi, je pense encore à vous,

Et j’ai connu de vous
Les soupes brûlées,
Les ragoûts trop doux,
Les tartes salées.

Pour un oui, un non,
Vous sautiez du balcon.
Tranquille, je vous laissais
Tomber du rez-de-chaussée.

Et j’ai connu de vous
Les assiettes qui volent,
Les soirs de courroux
Quand vous étiez folle.

Vous voyez, Madame,
Que l’on n’oublie pas tout:
Moi, je pense encore à vous.

Je me souviens de la cuisine
Où très gentiment voisinaient
Le poivre avec la naphtaline,
Le sucre, la moutarde, le lait, la chicorée!

Quand on a connu les mêmes ivresses
Et qu’on ne s’aime plus,
Il y a la tendresse.

Vous voyez, Madame,
Que l’on n’oublie pas tout:
Moi, je pense encore à vous,
Moi, je pense encore,
Moi, je pense encore,
Moi, je pense encore à vous.

L’Hélicon

CMon fils, tu as déjà soixante ans

Ta vieille maman Gsucre les fraises
On ne veut plus d’elle au trapèze

A toi de travailler il serait Ctemps
Moi j’veux jouer de l’hélicon
Pon pon pon pon

Dans notre petit cirque ambulant
Il y a déjà un hélicon
Choisis donc plutôt d’être clown
Ou acroba-ate comme ta maman
Non, je veux jouer de l’hélicon
Pon pon pon pon

N’en parlons plus mauvaise tête
Tiens va donc voir la femme tronc
Donn’lui ces haricots d’moutons
Non, maman je n’veux pas que la trompette
J’veux jouer de l’hélicon
Pon pon pon pon

Mon fils tu es bien polisson
De te moquer d’la femme tronc
La femme tronc qui est si bonne
Eh ! Maman que m’importe les troncs bonnes
J’veux jouer de l’hélicon
Pon pon pon pon

[Mod +½ton]
Laissons donc cette femme tronc
Qui a pourtant un beau tuba
Et va trouver l’homme serpent
Tu pourras jouer avec au boa
Pas du hautbois, de l’hélicon
Pon pon pon pon

[Mod +½ton]
Eh bien, y’a ton ami Elie
Qui n’est pas très intelligent
Si tu veux vas jouer avec lui
Non maman c’est pas ça l’vrai instrument
Moi j’veux jouer de l’hélicon
Pon pon pon pon

[Mod +½ton]
Ah ! Tu m’énerves, ah ! Ç’en est trop
Tiens: pan pan pan boum, toc il tombe
Elle l’a tué à coup d’marteau
Et l’on a fait graver dessus sa tombe
« Il voulait jouer de l’hélicon
Pon pon pon pon
Con ! »

Les Haricots

Guitare :E♭* [6/6/5/8/x/x]B♭7* [6/5/6/7/x/x]

E♭On doit chanE♭M7ter ce que l’onE♭7 aime

G# Exalter G#mtout ce qui est E♭beauE♭M7

E♭7C’est pour ceG#la qu’en un poE♭*ème

Je vais chanB♭7*ter les hariE♭cots

E♭Alors que E♭M7tout repose enE♭7core

G# Dès le preG#mmier cocoriE♭coE♭M7

E♭7Ah qu’il est Cmdoux quand vient l’auF7rore

De Bdimvoir seB♭mer les B♭7hariE♭cots

GmEt puis un GmM7jour sortant de Gm7terre

Gm Et se dresD7sant toujours plus Gmhaut/A

B♭ Vers le soFleil, vers la luB♭mière

On voit pousFser les hariB♭(7)cots

Au printemps la rose est éclose
En été, le coquelicot
Mais quel spectacle grandiose
De voir fleurir les haricots

Plus tard les paysans de France
S’agenouillant, courbant le dos
Ont l’air de faire révérence
Pour mieux cueillir les haricots

Mais ces courbettes hypocrites
Précèdent la main du bourreau
Qui les jetant dans la marmite
Met à bouillir les haricots

Et lorsque vient leur dernière heure
On les sert autour d’un gigot
Et chaque fois mon âme pleure
Car c’est la fin des haricots

Un Clair de Lune à Maubeuge

Je suis allé aux Amfraises

Je suis rev’nu d’PonGtoise

J’ai filé à l’angFlaise

Avec une tonkiE7noise

Si j’ai roulé ma bosse
Je connais l’univers
J’ai même roulé carrosse
Et j’ai roulé les R

Et je dis non,FE7

Non, non, non, nonFE7

Oui je dis E7non,

Non, non, non, E7non,

Non, non, non, E7non

[Refrain :]

Tout ça n’vaut Epas

E7 Un clair de lune a MauAbeuge

Tout ça n’vaut Epas

E7 Le doux soleil de TourAcoing
(Coin-coin !)

Tout ça n’vaut pas
Une croisière sur la Meuse
Tout ça n’vaut pas
Des vacances au Kremlin
Bicêtre

J’ai fait toutes les bêtises
Qu’on peut imaginer
J’en ai fait à ma guise
Et aussi à Cambrai

Je connais toutes les mers,
la mer Rouge, la mer Noire,
La Mer-diterranée,
la Mer de Charles Trenet

Et je dis non,
Non, non, non, non,
Oui je dis non,
Non, non, non, non,
Non, non, non, non

[Refrain :]
Tout ça n’vaut pas
Un clair de lune a Maubeuge
Tout ça n’vaut pas
Le doux soleil de Roubaix
(Coin-coin !)

Tout ça n’vaut pas
Une croisière sur la Meuse
Tout ça n’vaut pas
Faire du sport au Kremlin
Biceps

Cabana

E♭m7Elle est vraiment jo(+./9)lie

Elle s’C#M7appelle Cabana

Du E♭m7nom de sa mamie

Qui s’C#M7appelait comme ça,

ElleC#7 est toujours pressée

Elle F#ne dort presque pas

Et E♭m7si vite habillée

Qu’elle G#7sort souvent sans bas

Dans ses yeux de topaze
On lit un amour fou
Et quand son coeur s’embrase
Il est où, il est où, il est où l’homme de sa vie ?

Mais mon Dieu que fait-il ?
Mais que fait Joada ?
Il est en corazon, corazon, corazon,
Encore à son travail

[Refrain :](x2)

E♭m7Mais si PaG#7ris

C#M7Est une bB♭7londe

E♭m7Brazil, G#7Brazil,

Brazil est C#7(/9)roux

Mais qu’est-ce qu’il y a là-bas ?
Derrière les favellas ?
Mais qu’est-ce qu’il y a là-bas ?
La bahia, la bahia, là-bas y’a Joada !

C’est lui qu’on voit au loin
C’est ce petit gars sympa
C’est lui, c’est son copain !
C’est le cop’ à Cabana

[Refrain]

Lorsqu’ils furent époux
Il fallu pour dodo
Construire une maison
Qu’il batît de coco,

Tout ça c’était trop beau
Il voulu la quitter
Mais elle lui a Rio
Elle lui a rit au nez

[Refrain]

C’était Bien

{intro :}Dm7G[bis]Cm

CmC’était tout juste après la B♭guerre,

Dans un petit bal qu’avait soufG#fert.

Sur une piste de miGmsère,

Y’en avait Fmdeux, à découG7vert.

ParC7mi les gravats ils danFmsaient

Dans B♭7ce p’tit bal qui s’appeE♭lait…

Qui s’appeCmlait… qui s’appeFlait… qui s’appeCmlait…

[Refrain :]

Dm7Non je ne me souviens Gplus du nom du bal perDm7du.

G Ce dont je me souDm7viens c’est de ces amouGreux

Qui ne regardaient Crien autour d’Dmeux.

Dm7Y avait tant d’insouGciance

Dm7 Dans leurs gestes éGmus,

CAlors quelle imporDmtance

CLe nom du bal perDmdu?

Dm7Non j’ne me souviens Gplus du nom du bal perDm7du.

G Ce dont je me souDm7viens c’est qu’ils étaient heuGreux

Les yeux au fond des Cyeux.

FEt c’était Cbien..F. Et c’était Cbien…

Dm7G[bis]Cm

Ils buvaient dans le même verre,
Toujours sans se quitter des yeux.
Ils faisaient la même prière,
D’être toujours, toujours heureux.

Parmi les gravats ils souriaient
Dans ce p’tit bal qui s’appelait…
Qui s’appelait… [x3]

[Refrain]

Et puis quand l’accordéoniste
S’est arrêté, ils sont partis.
Le soir tombait dessus la piste,
Sur les gravats et sur ma vie.

Il était redevenu tout triste
Ce petit bal qui s’appelait,
Qui s’appelait… [x3]

[Refrain :]
Non je ne me souviens plus du nom du bal perdu.
Ce dont je me souviens c’est de ces amoureux
Qui ne regardaient rien autour d’eux.

Y avait tant de lumière,
Avec eux dans la rue,
Alors la belle affaire
Le nom du bal perdu.

Non je ne me souviens plus du nom du bal perdu.
Ce dont je me souviens c’est qu’on était heureux
Les yeux au fond des yeux.
Et c’était bien… Et c’était bien.

Ballade Irlandaise

B♭Un oranB♭7ger sur le E♭sol irlanEdimdais

B♭On ne le Gmverra jaCmmaisF

B♭Un jour de B♭7neige embauE♭mé de liEdimlas

B♭Jamais on F(7)ne le verB♭ra B♭7

E♭Qu’est ce que ça peut faire ?

DmQu’est ce que ça peut Gmfaire ?

CmTu dors auF(7)près de B♭moiB♭7

E♭Près de la rivière

DmOù notre chauGmmière

C7Bat comme un cœur plein de Fjoie

Un oranger sur le sol irlandais
On ne le verra jamais
Mais dans mes bras, quelqu’un d’autre que toi
Jamais on ne le verra.

Qu’est ce que ça peut faire ?
Qu’est ce que ça peut faire ?
Tu dors auprès de moi.
L’eau de la rivière
Fleure la bruyère
Et ton sommeil est à moi

Un oranger sur le sol irlandais
On ne le verra jamais
Un jour de neige embaumé de lilas

B♭Jamais on F(7)ne le verB♭ra

B♭Qu’est ce que ça peut faire ?
Qu’est ce que ça peut faire ?
Toi, mon enfant, tu es là