Guatemala 2014

(suite) : San Pedro La Laguna -> Santiago Atitlán

Bon le ciel était gris mais a eu l’amabilité de ne pas lâcher la pluie avant notre arrivée.

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Bon tout de suite on se rend compte que la ville est bien plus grosse, 70 000 habitants soit 7 fois plus qu’à San Pedro, à peine sorti du bateau on nous propose hôtel, babioles. Je prends un tuk-tuk et lui demande de m’amener à un hôtel pas cher, propre et hors du quartier gringo, je me retrouve près du marché et de la place principale, la chambre est à 75Q (7,50€) avec sdb, plus propre qu’à San Pedro et la vue n’est pas mal non plus.

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Je me fais un petit tour de ville.

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J’ai l’impression que les gens ont l’air de tous suivre la même direction, ils on l’air de s’être bien apprêtés, les femmes assez coquettes revêtant leurs plus beaux tissus, les hommes élégants et souvent en habit traditionnel. J’arrive vers une grande salle, beaucoup de chaises y sont installées mais l’entrée ni semble pas très libre. Je demande à un mec à la porte ce qu’il s’y passe, il répond succinctement à mes questions, sans plus, il s’agit d’un événement de l’église évangélique, un événement spécial. Vu le débit de parole du bonhomme je le remercie et m’en vais chercher un bar ou quelque-chose à manger. Ce sera un bar. C’est tout petit, c’est plus ce qu’on appelle une cantina mais vraiment en tout petit. Le tenancier semble prêt à pioncer avec ses yeux tout rouges et deux hommes bavardent à la seule table, sur les deux seuls tabourets. Ayant passé la tête par la porte déjà ouverte, je lance un « on peut boire une bière ici ? ». L’accueil n’est pas franchement repoussant, on va essayer le contact avec les autochtones.

A priori il n’y en a qu’un qui parle espagnol ici. Je me roule une clope, les trois regardent ça comme si j’avais l’iPhone 7 entre les doigts, très intrigués. Une fois finie je la fume à la porte, un des deux de la table me demande s’il peut fumer dessus, sans lui dire mais par soucis d’hygiène je lui propose de lui en offrir une, que je roule. Une fois finie son copain en veut une aussi, je m’y applique. Tous les deux heureux de savourer ce tabac, les langues se délient un peu plus. Le premier me propose de m’offrir une flasque de leur gnôle, la guatemalteca, comme je ne connais pas ce breuvage et par politesse j’accepte. Ce truc n’a pas plus de goût qu’une vodka bon marché, mais l’effet vient violemment me cogner au bout de quelques gorgées. Le premier s’en va en nous saluant tous. Je m’assieds avec l’autre, qui parle le plus espagnol. Il me demande clope sur clope mais je me rends compte qu’il n’est pas foutu d’y mettre la flamme à moins de 10 centimètres, je remarque aussi qu’il a 5 ou 6 flasques vides en face de lui. Au plus le temps passe, certes au plus mon cerveau devient cotonneux mais également le mec n’est plus fichu d’articuler. Je m’excuse du fait que je ne comprenne rien à ce qu’il me dit, prétextant que l’espagnol d’ici est différent à celui du Mexique. Je sens que le mec commence à être agacé, voire vexé, il baragouine des choses au tenancier qui ne semblent pas agréables envers ma personne. Tout en continuant il se frappe le torse, je prends ça comme un signe machiste de virilité et me dis que je ferai mieux de faire attention, je me refroidis vite. Encore une tentative pour apaiser la tension qui commence à régner mais non. Je finis par un genre de « bombin c’est pas tout ça, je vais y aller moi », paie, les salue tous les deux et m’en vais. Bon tout s’est bien fini mais je reste un peu tendu par cette histoire. Je me cherche une dernière bière pour m’apaiser de cet épisode perturbant. En vain, je m’achète une bouteille d’eau.

: Santiago Atitlán

Le réveil n’est pas des plus agréables, sans être pour autant malade je me sens aussi gris que le ciel, peut-être à cause de l’alcool mais en totalité je n’avais ingéré que deux bières et environ 100 ml de la gnôle (36°), à moins que l’alcool ne soit vraiment de très mauvaise qualité, ce qui est fort possible. Peut-être que j’étais très déçu que mon effort d’intégration se solde par un tel échec, ou peut-être beaucoup de choses, en tout cas je suis un peu patraque.

En buvant un café à une terrasse je me fais accoster par un guide qui veut me montrer Maximón, je lui prétends que ce n’est pas le jour et baisse son tarif de 100Q à 40Q. Je refuse toujours, ce n’est pas le jour.

Je passe une grande partie de l’après-midi à l’hôtel, de toutes façons le temps est moche.

Je me décide quand même à sortir vers 17h, je me sens un peu plus d’aplomb. Un petit tour de ville

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et je retombe par hasard sur Francisco, le guide du matin. J’accepte sa proposition ce coup-ci, nous allons voir Maximón.

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Comme on est samedi, c’est la grosse fête d’après ce que me dit Francisco, il le répète beaucoup, comme il répète aussi beaucoup alegre (allégresse, joie). Oui bon c’est pas vraiment la grosse teuf non plus, tout le monde assis, ça boit des bières et du café, mais un groupe joue à côté, je vois vaguement des silhouettes qui ont l’air de danser. Au bout d’un certain moment, je demande à Francisco qu’on aille voir le groupe. Et là surprise, j’en pouffe encore, que des mecs complètement mais complètement bourrés sont là à danser, on pourrait croire qu’il est 6 heures du matin vu leur état mais il n’est que 6 heures du soir. Un qui dort par terre, un autre sur une chaise, deux autres titubent en remuant les jambes pour un semblant de danse, je ne me rappelle plus trop ce que les autres faisaient, probablement essayaient de parler entre eux les bras autour des épaules. Tandis que dans l’autre pièce, tout le monde assis sur une chose, très sobre, assez sérieux. Je me suis bien poilé intérieurement.

: Santiago Atitlán -> Ciudad de Guatemala

Wow le temps est parfait aujourd’hui, visibilité parfaite, on voit très clairement les volcans et collines autour,

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mais non, je n’irai pas me promener, et puis d’ailleurs je ne connais pas le chemin pour subir la colline la plus proche. Je pensais aller à Antigua mais j’apprends que pour y aller il faut passer par Guate (Ciudad de Guatemala, la capitale) où je comptais aller ensuite, pour simplifier je vise alors la capitale.
Et puis certes je ne profiterai pas du beau temps pour me promener mais au moins je pourrai admirer ou tout simplement voir le paysage sur la route.

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Le bus nous dépose près du métro. Je peine un peu à trouver la direction du centre mais pensant m’enfoncer dans la mauvaise direction il s’est finalement trouvé que j’étais sur la bonne. Je descends à l’arrêt Plaza Principal ce qui me semble prometteur, en chemin j’ai voulu me renseigner auprès d’une dame qui a réagi par un « nonono », se retournant et rigolant avec ses copines, rougissant de gêne j’ai compris qu’elle ne parlait pas un mot d’espagnol. L’espagnol a beau être langue officielle je tombe quand même sur beaucoup de personnes qui ne le parlent pas, j’ai aussi l’impression qu’au plus je m’enfonce dans le pays, au plus la communication est difficile, tant pour me faire comprendre que pour comprendre les gens.

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