Vendredi 12 Juillet : Playa Del Carmen -> Bacalar (itinéraire)
Allez hop, une dernière petite séance de chiro avant de partir, un casse-croûte et hop dans le bus pour Bacalar.
Ah bin didonc c’est bien plus rural par ici, ça fait bizarre. Bon je ne sais pas trop ou aller alors je demande un endroit au taxi pour camper, il m’amène un peu en dehors du village. On dirait un genre de jardin (dont le fond donne directement sur la lagune bien sûr), la nana qui tient ça est plutôt sympa même si je ne comprends pas tout ce qu’elle me dit ; je monte ma tente, et là les moustiques commencent déjà a m’attaquer…
Je pars en ville repérer les lieux et me restaurer un peu, tout me semble bien calme, probablement en comparaison a Playa Del Carmen.
En rentrant je parviens a me faufiler dans la tente sans qu’un moustique ne rentre mais je sais qu’ils sont a l’affût…
Rhoo bin tiens il n’est que 21h30 … bah, tant mieux, je me lèverai aux aurores…
Samedi 13 Juillet : Bacalar -> Xpujil (itinéraire)
Ahh une bien bonne nuit, un sol un peu dur certes, j’avais perdu l’habitude. Je vois qu’une cinquantaine de moustiques attendent leur petit-déjeuner autour de la moustiquaire, il va falloir trouver un moyen de filer en douce…
Bon ils m’ont quand même bien eus, je file droit sur le ponton faire mes exercices de la chiro, puis tâter un peu de cette eau « pure et cristalline »… ah bin oui c’est bien de la boulette, en plus elle n’est pas trop froide, voire même chaude par endroits (non non, je me suis interdit d’y faire pipi, il parait qu’il faut respecter la pureté de l’eau même si je suis sûr que des mouflets ne se privent pas).
Donc en voilà un réveil plutôt agréable… je suis tout seul dans le « camping », je file en ville pour mon petit-déjeuner : je m’incruste un peu dans une cocina economica qui n’est pas encore vraiment ouverte, on me fait un petit-déj spécial « à la mexicaine » + limonade (a savoir que la limonade ici c’est juste un jus de citron (vert bien sur), de l’eau et des glaçons, et probablement du sucre), le tout pour 45 pesos et même 40 pesos puisque la patronne n’a pas de monnaie, je promets de repasser lui filer plus de pognon mais je ne sais pas si elle m’a pas compris ou si elle ne me fait pas confiance.
Un petit café/caca sur la place, une visite du fort, puis en route vers le fameux cenote azul.
Et puis marche, marche…ah bin c’est un peu loin quand même… oué merde c’est vachement plus loin que ce que je pensais, et le soleil cogne bien et il n’y a plus beaucoup d’ombre…ouch…merde il veut me bouffer ce con de clébard … « allez c’est bon, c’est bon, je me casse !! », putain quel connard ce clebs il m’a fait flipper…marche, marche…putain a quoi ça sert de boire autant de flotte si c’est pour tout transpirer…ah merde voilà l’autoroute, j’ai du aller trop loin ! ah non ça va c’est juste ici, c’était caché.
Ah bin il ne se fait pas chier le mec : il monte un resto au bord du cenote et du coup a le monopole dessus, bon au moins ils ont l’air d’essayer de faire en sorte que personne ne mette de cacas dans l’eau (boissons, nourriture, clopes interdits au bord du cenote). Il est conseillé de porter un gilet ! Pourquoi, les poissons ils ont des flingues ici ?
Ouhh l’eau est vachement bonne mais ça fait peur un peu : c’est très a pic : l’eau est très claire mais on ne voit pas très loin ; et puis la plupart des gens ont des gilets de sauvetage…mais pas tous.. allez je me lance.
Wouaou ! Elle est vraiment trop bonne, et puis j’ai l’impression de me faire porter facilement par l’eau…
Ah après m’être bien amusé, on va essayer de se trouver un moyen de rentrer au village, un moyen motorisé. Je me prends une sacrée douche par l’orage (pas-si-)surprise, j’essore ma chemise avant de monter dans le taxi… bon, qu’est-ce que je vais faire maintenant ? Il est bien joli est agréable ce village mais j’ai un peu fait le tour, je ne me vois pas trop rester ici encore une nuit, je vais me faire chier… bombin en route vers les Mayas alors !!!
Je prends un autre taxi que j’arrête en face de la cocina mexicana pour régler mon dû et un peu plus, je plie ma tente et fait mon sac,
allez hop quelques photos de « mon » jardin avant de partir :
Ensuite je sympathise avec une jolie bretonne dans le bus jusque Chetumal.
Arrivé à Xpujil je demande a une nana d’ici qui voit avec un taxi pour un endroit pour dormir, on me propose deux options, je prends la moins chère : des cabañas en face des ruines pour 100 pesos, et je suis loin d’être déçu, je dirais même le grand luxe pour moi : un grand lit, une douche/chiottes perso, bon je ne suis pas là pour la déco, j’ai l’impression d’un petit chez moi a moins de 7€ ; en plus j’ai des copines oies dans le jardin.

Dimanche 14 Juillet : Xpujil / Becan -> Escárcega -> San Cristóbal de Las Casas (itinéraire)
Je me lève a 6h30 histoire d’être prêt à l’ouverture a 7h pour de jolies couleurs du soleil sur les ruines : bombin ça ouvre a 8h et c’est nuageux, bin je vais me prendre un bon petit-déj en attendant. Tiens la patronne me fait exactement la même chose que la veille : une préparation avec oeufs/tomates/oignons/piments, des frijoles (haricots) et tortillas bien sur.
Apres un (nes)café me voila paré pour les ruines, c’est ouvert, les moustiques n’ont pas encore mangé on dirait mais tant que je bouge ils ont un peu de mal à se restaurer.
Les ruines sont plutôt en piteux état, mais le bâtiment principal a vraiment une gueule particulière ! Intéressant.
Allez hop encore un petit (nes)café avant de se mettre en route pour Becan, il me faut prendre un taxi, c’est à environ 4km. Pfiou mes amis par ici c’est du gros : un superbe bâtiment d’entrée, aïe une grosse pyramide sur la laquelle on peut grimper : allez hop ! Ouch oué c’est haut mais ça va encore, en plus il y a une corde, ça permet de descendre le cul en arrière pour ne pas voir le précipice. Haha oué easy..
Merde il y en a une bien plus grosse, ils disent 32 mètres, ils disent aussi que c’est la plus haute (donc qu’il n’y en aura pas de plus haute), et il y a une corde…bombin allez…la montée est toujours plutôt facile : il ne faut surtout pas se retourner, par contre ici c’est un peu fatigant quand même, j’arrive au sommet tout essoufflé et…. je me colle a la paroi et m’assieds.
Arg putain c’est haut, mais c’est magnifique, mais c’est haut : mes jambes tremblotent, mais c’est sûrement l’effort physique dû aux marches, oué mais d’ici ce doit être super facile de tomber : il doit y avoir maxi 1m50 de rebord, oui mais putain la vue !!!
Je reste là une dizaine de minutes a confronter mes arguments a moi-même, puis prends la corde de la descente, heureusement qu’elle est là elle, elle me simplifie bien les choses même si j’y vais trèèèèès douuuuuucement, en perdant l’équivalent d’une canette en sueur de mon front a chaque marche…
Bon a force je finirai bien par le niquer ce putain de vertige, et en effet il m’a semblé etre plus a l’aise sur d’autres bâtiments un petit peu haut desquels j’aurais d’habitude flippé.
Ce site est superbe, je n’y ai pas vu grand monde en plus, j’ai bien pris mon temps à me promener dans tous les recoins, grimper un peu partout, je crois que c’est vraiment ça la grosse différence avec des sites comme Chichen Itzá, ici on peut bien tâter la pierre, s’imaginer dans les habitations des Mayas : tiens pourquoi ils ont fait ça ici ? à quoi pouvait bien servir cette pièce ? ce couloir ? qui y vivait ?
Bon bref j’ai adoré, voila mon préf avec Uxmal.
Allez je rentre a Xpujil pour prendre un bus qui m’amènera à Escárcega d’où je suis ici a attendre depuis 16h et jusqu’à 23h30, j’arriverai à San Cristóbal de Las Casas a 7h40 (normalement).
Ici pas grand-chose à faire, heureusement j’ai trouvé cette salle de jeux vidéos / cyber café, très bruyant certes, mais ils ferment a 23h, si je m’ennuie je peux encore dépenser mon fric pour jouer sur arcade, ça fait des decennies que je n’ai pas fait ça.
Il est presque 20h.













