Mexico 2014 Pt.1 : Oaxaca

(suite) : Puerto Escondido

Petit tour de plage et danse avec les vagues de la « Bahia Principal »,

je me pose dans un bar en terrasse sur la plage au crépuscule,

P1080209

Pour finir dans une pizzeria le soir à regarder des chroniques sur le foot.

P1080019aP1080020aP1080021a

: Puerto Escondido

Au matin, je fais un saut au centre de plongée « Aventura Submarina » où je rencontre Jorge, je lui demande combien ça me coûterait pour passer mon PADI Open Water, en sachant que je suis niveau 1 CMAS, et il me réplique que si j’ai ce niveau, j’ai donc une étoile, et il peut me faire passer le PADI Advanced Open Water directement ! (enfin, pour 3.000 pesos) Super ! Sauf que vu les récentes pluies, la visibilité risque d’être médiocre, il se propose donc de m’appeler dans quelques jours, en attendant que la visibilité s’améliore…à suivre

Guacamole
P1080028a30a
P1080031a36a

P1080037aP1080038a

: Puerto Escondido

Euh bin je sais plus trop ce que j’ai fait, j’ai probablement du bosser sur le montage de la vidéo ci-dessus, me baigner et bouquiner.

: Puerto Escondido

Je commence à prendre mes petites habitudes en me levant : petit-déj sur le toit en lisant Courrier International quand soudain !

Jorge m’appelle en me proposant d’aller plonger à 10h. J’ai bien fait de me lever tôt, j’ai même encore le temps d’aller en ville essayer de trouver un café potable, littéralement.

L’accueil au centre de plongée est très amical, en même temps nous n’y sommes que trois, moi, Jorge et Pedro, son jeune assistant. Jorge m’explique le but des plongées du jour : une plongée en profondeur et l’autre où je m’essaierai à l’orientation sous-marine (avec boussole).

Nous partons tous les trois en bateau du bord de la plage – si j’avais su que nous n’irions pas le jour suivant j’aurais bien aimé filmer un peu – et nous longeons la côte vers l’ouest au-delà des plages de Manzanillo et Carrizalillo, en espérant que la clarté de l’eau soit moins affectée par le déversement des rivières : il a encore plu la nuit dernière.

Lors de la première immersion nous nous rendons vite compte que la visibilité est médiocre. Dans ces conditions il n’est pas nécessaire d’aller bien profond pour retrouver la même visibilité que 10 mètres plus bas en temps normal, nous restons donc vers les 20 mètres.
Le courant en surface était faible, quasi-inexistant, mais au niveau du sol sous-marin nous voilà remués par le ressac des vagues. C’est très amusant de se voir portés dans un ballet aquatique avec les poissons, au rythme des vagues. En repensant à ces images j’entends une valse, probablement l’entendais-je aussi à ce moment-là.
paramètres de la plongée : 23 mètres / 33 minutes

De retour sur le bateau, Jorge m’explique que ces vagues sous-marines annoncent qu’une tempête se trouve au large et qu’elle devrait sûrement arriver dans la journée. En fronçant les yeux on ne voit rien distinctement à l’horizon, justement, seulement un ciel un peu plus sombre, plus grisâtre qu’au dessus de nos têtes.

Nous partons non-loin de là pour la seconde plongée.

Il nous faut attendre environ 30 minutes entre les deux plongées. Nous en profitons pour bavarder un peu.
A cette occasion, lui racontant un peu ma raison d’être ici au Mexique, il me dit qu’il est originaire de Oaxaca, la plupart de sa famille y est toujours et possède quelques appartements, en espérant qu’un de ceux-ci soit libre et à ma convenance, il peut passer quelques coups de fil. Et de une petite avancée déjà ! Egalement, comme c’est un peu la période creuse niveau tourisme mais qu’il faut bien bien gagner un peu d’argent, comme c’est un passionné de la photo, il aimerait proposer des tours guidés en voiture de Puerto Escondido à Oaxaca et vice-versa pour amener les gens vers de jolis paysages à photographier, en me proposant de conduire un véhicule. Je suppose que je peux prendre ça comme la proposition d’un travail et m’en réjouis ! Par ailleurs il me dit que quelqu’un de sa famille est prof à Oaxaca et me demande ce que je penserais de travailler en tant qu’intervenant pour des cours de français. Je me plais déjà à cette idée.

On pourrait se dire que Jorge parle beaucoup, s’avance peut-être un peu, mais ça ne semble pas être ce type d’homme, il n’essaie pas de se mettre en avant et de pérorer, je pense qu’il veut juste essayer de me rendre service, comme il peut, en ne s’engageant pas non plus. J’ai peut-être mal narré la manière dont il s’exprimait mais je l’ai ressenti ainsi.

Nous retournons à l’eau. La visibilité y est tout aussi médiocre et avec ce ressac, l’exercice de navigation y est pour le moins compliqué : il s’agit de former un carré à partir d’un point ou coin de départ, en comptant une trente de palmées de côté et en s’aidant de la boussole pour effectuer les 90° nécessaires à chaque angle. Je ne sais pas s’il est facile de l’imaginer mais pensez un peu : en plus de freiner et accélérer la progression (je rappelle qu’il me fallait compter 30 palmées de côté), le ressac nous fait également dériver sur les côtés, en tenant compte du relief particulièrement accidenté, de la visibilité qui ne dépasse guère les 2 mètres et des poissons qui font les jolis, la situation me paraissait loin d’être maîtrisée.
De retour au point qui devait boucler notre carré, l’ancre n’était pas aux alentours. Du moins dans les 2 ou 3 mètres aux alentours. Je ne sais pas si nous passâmes la fin du temps de plongée à la rechercher ou seulement à nous promener mais de retour au bateau Jorge me dit que l’ancre n’était vraiment pas loin, qu’il pouvait l’entendre taper sur un rocher, mais que nous ne pouvions la voir dans cette purée de plancton.
Je ne l’ai pas entendue mais j’estimais quand même m’en être bien sorti pour cet exercice d’orientation.
paramètres de la plongée : 18 mètres / 41 minutes

Une fois sur la terre ferme, Jorge me propose soit de me rembourser une partie de l’argent soit de m’amener le lendemain en voiture plus loin sur la côte chez un ami qui tient un autre centre de plongée y effectuer les dernières, tout en étant peu confiant que de son côté la visibilité soit meilleure, elle y est d’ailleurs pire en général. Je lui réponds que je viendrai le voir demain à 10h pour en reparler.

Coctel de camarones

Je me pose un peu à l’hôtel, mange un peu, essaye un nouvel endroit dans ma vaine recherche d’un expresso correct tout en jetant un oeil distrait au match France/Equateur.

P1080041aP1080042aP1080044a

P1080046a

Je passe le reste de l’après-midi à la plage « Manzanillo » à bouquiner et à « snorkeler » (snorkel : plonger avec masque et tuba / je me contenterai de continuer à le franciser). C’est ma première expérience de snorkelage, j’ai trouvé ça fascinant, loin d’être comparable à l’immersion complète en plongée celà permet tout de même une semi-immersion, d’observer un peu les poissons et de continuer le ballet entraîné par les vagues avec eux. J’ai même fini par tomber sur un banc entier ! J’avoue avoir eu un peu la frousse, peut-être à cause de la surprise, je me sentais bien plus vulnérable sans ma combi et ma bouteille d’air comprimé. J’aurais pu y passer encore des heures si le soleil n’eut amorcé son coucher.
Si je ne plonge pas demain j’y retournerai et pour plus longtemps : il parait que c’est mauvais de faire de l’apnée après avoir plongé et snorkeler donne forcément envie d’en faire un peu.

P1080047aP1080048aP1080049aP1080050aP1080052a

Une fois déssalé à l’hôtel, j’essaie de me trouver un petit bar sympa où finir mon bouquin (« Bataille de Chats » de Eduardo Mendoza). Je me pose en terrasse du « Congo » qui est en train d’ouvrir. Sentant la salle propice à proposer des concerts, je profite de la venue de la serveuse pour lui proposer ma prestation. Elle semble enchantée par la proposition. Une fois mon livre terminé, nous échangeons nos contacts et elle me dit qu’elle est en relation étroite avec d’autres bars de Oaxaca dont elle me donne les noms et qui pourraient également recevoir ma musique.

Je reste le temps d’une dernière bière pour observer le concert de salsa qui commençait, les gens commençant à s’animer, s’inviter à danser le plus naturellement du monde entre inconnus. Je souris bêtement à ce spectacle et j’observe les hommes danser et mener la danse pour essayer d’apprendre les pas et les tricks de la salsa. Je m’y essaierais bien un jour mais plus aujourd’hui : j’en appelle à mon coude enfoncé dans le bar pour que la main qui y est rattachée puisse encore faire tenir ma tête droite, en songeant à cette journée bien remplie.

: Puerto Escondido

Comme prévu la plongée n’aura pas lieu, je passe quand même voir Jorge pour préciser un peu nos conversations de la veille et s’accorder sur la période de nos prochaines plongées.

Je passe l’après-midi à snorkeler.

P1080056a

Puis je repasse au « Congo » le soir pour discuter avec le gérant d’un éventuel futur concert et lui passer un CD.