: Puerto Escondido -> Pinotepa -> Puerto Escondido -> San Jose del Pacifico
Ce qui devait être un jour de retrouvailles s’est finalement avéré être une grosse journée louse.
Je me lève assez tôt pour aller prendre un collectivo (van/minibus) en direction de ce qui devait être San Mateo Rio Hondo, mais dans l’urgence du collectivo qui partait on m’a aiguillé dans une (très) mauvaise direction, et ne pensant qu’à faire pipi une grosse partie du trajet je ne me suis pas rendu compte de mon erreur tout de suite, d’ailleurs me référant un peu au soleil, tout semblait bien se passer, malgré les panneaux indiquant la direction d’Acapulco. Une fois mon pipi fait, je me renseigne dans le collectivo, nous allons bien vers Acapulco, dans la direction apposée à ma destination prévue. Je m’arrête donc à Pinotepa au bout de 3 heures de route, je ne réfléchis pas longtemps pour savoir que je n’ai pas envie de rester à cet endroit ni d’ailleurs d’aller pousser jusqu’à Acapulco. Je prends donc un collectivo pour faire le chemin en sens inverse.
De retour à Puerto Escondido, je me nourris de quelques tacos avant de trouver la bonne gare routière, le terminal turístico qui se trouve au bout de la ville. Une fois là-bas, la seule proposition pour que j’aille en direction de San Jose del Pacifico le jour-même est le collectivo de 22 heures, qui arrivera à 1 heure du matin. Bon, c’est ça ou rester une nuit de plus à l’hôtel, et puis je serai presque sur place comme ça au moins, à condition de trouver un endroit où dormir là-bas. Cinq heures d’attente donc. Je passe un petit moment dans un genre de grande cantine populaire mais qui ferme assez tôt, je patiente le reste du temps dans le hall de la gare routière en voyant mes cours de plongée.
Le bus arrivé, je dors une bonne partie du trajet, en montagne, et me voilà à destination, à 3 heures du matin.
Je commence par sonner à quelques endroits où se trouvent des cabañas où dormir, sans réponse. Je monte un peu plus dans le village, oui oui ça monte. Au bout de ce qui m’a paru être 20 minutes de montée, avec toutes mes affaires et sans résultat probant, je décide de redescendre, me dis que toute cette histoire était vraiment une mauvaise idée et réfléchis à l’éventualité de dormir dehors. Je rappelle que je suis en pleine montagne, qu’il fait froid, et que dormir seul dehors comme ça au Mexique ne m’a jamais été très conseillé.
De retour à l’arrêt du bus, j’envisage déjà d’attendre le suivant pour continuer la route jusque Oaxaca, mais deux personnes viennent justement d’être déposées, je leur demande s’il ne connaissent pas un endroit ouvert où dormir, m’apprêtant déjà à leur demander s’il est possible qu’ils m’hébergent pour la nuit, et juste au dessus de nos nez, elles me montrent un panneau « Cabañas 24h 50mts ». L’air ridicule j’y vais en les remerciant. Après avoir sonné deux fois la porte s’ouvre. Rustique la cabaña qu’on me propose mais amplement suffisante, je ne prends même pas l’option salle de bain personnelle.
: San Jose del Pacifico -> San Mateo Rio Hondo
Après un desayuno et un bon café, je retourne chercher mes affaires à la cabaña afin d’entreprendre de trouver la route pour San Mateo. Après quelques recherches, on m’envoie vers un mec qui zguène sur internet et qui vit à San Mateo. Il m’indique comment faire. Je comprends plus ou moins et le remercie.
Je monte donc dans un pick-up rouge qui m’emmène jusque Zipotitla, un carrefour.
De là je prends un taxi qui m’amène à San Mateo Rio Hondo, et pendant le trajet je commence à me rendre compte à quel point ce village est vraiment paumé : pour y aller il faut prendre un chemin de terre pendant environ une demi-heure, une route est en construction mais bon… Le taxi propose de me déposer vers des cabañas mais je préfère qu’il me dépose près du centre, d’où je pourrais commencer à rechercher mes potes. Il me dépose alors à « Las Amapolas », un genre de restaurant/cantine et me renseigne auprès des cuisinières pour savoir si elles ne les connaîtraient par hasard. Après plusieurs descriptions, elles m’assurent qu’ils passent tous les jours devant le restaurant. J’attends donc pour voir. Pendant que mes deux heures d’attente passent il pleut, la cuisinière envoie son fils chercher mes potes en quad, d’abord chez eux, puis à d’autres endroits. Je trouve ça plutôt super gentil de leur part de s’activer autant pour m’aider.
Au bout de deux heures donc je décide de prendre les devants et de partir à la recherche d’une cabaña au moins pour cette nuit. Je vais au centre du village pour y chercher un taxi et je crois entendre crier mon nom de l’autre côté du centre ! En même temps des mots qui finissent en « -ias » sont monnaie courante en espagnol. Mais c’est bien Jesus et Berna qui m’appellent ! Les retrouvailles sont bien sûr très chaleureuses, ils m’attendaient plutôt la veille comme prévu, nous nous racontons nos imbroglios que je me passerai de réexpliquer ici.
La suite de la journée se passe un peu comme les jours suivants.
et : San Mateo Rio Hondo
Laissez-moi vous raconter un peu comme ce coin est perdu.
Déjà comme je l’ai expliqué, on n’arrive pas ici par hasard ou erreur, il faut vraiment le vouloir pour emprunter le chemin qui y mène. De plus, le village ne respecte pas le changement d’heure, quand j’y étais il y était donc une heure de moins !? Le téléphone n’y passe pas mais des annonces sont faites depuis la place du village depuis un genre de mégaphone. C’est un village de montagne, il y a des rues empruntables en voitures, mais la plupart sont des genres de sentiers de rando qui font également office de ruelles, c’est rigolo mais fatiguant pour aller faire ses courses, d’ailleurs à quoi avons nous passé notre temps ?
Jesus et Berna gardent deux chiens, en échange de quoi leur propriétaire leur prête sa maison, encore plus paumée que les autres.
Et tous les jours d’autres chiens rejoignaient la « meute », et donc tous les jours il fallait ramener les chiens chez eux, faire quelques courses et puis nous faisions à manger, Jesus sort les chèvres, nous allons chercher ou acheter du bois, nous coupons du bois pour nous chauffer le soir, nous jouons aux cartes et aux dés. Tout cela occupait pas mal nos journées, agréablement. Pour info le temps était plutôt grisâtre, les nuages se perdant dans les montagnes. Juste après Puerto Escondido où il faisait vraiment trop chaud c’était un peu drastique au début mais vu l’endroit où nous nous trouvions je m’y suis vite fait. A noter aussi que le village avait beau être coupé du monde, nous ne l’étions pas de la coupe du monde où nous avons assisté à la défaite du Mexique contre les Pays-Bas, pendant que j’appréciait un très bon café moka, même deux. J’ai même eu l’occasion d’avoir la chance de payer 15 pesos pour prendre une douche chaude.
: San Mateo Rio Hondo -> Oaxaca
Un bon petit déjeuner maison, nous allons au village pour dire au taxi de venir me chercher une fois sa voiture remplie, soit une demi-heure après, le taxi m’amène au croisement d’où je reprends un collectivo pour Oaxaca (3 heures de route).
Et je reviens au point de départ ou presque : Hostel Pochon. D’abord une douche mais pas si chaude non plus, je suis à court de linge propre mais l’hostel me lavera du linge demain matin, quelques tacos au nopal (cactus) devant Argentine/Suisse, puis une petite bière à la Mezcalerita avant de revenir à l’hostel conter mes récentes aventures.
A bientôt !









































