L’Orphelin

F#m+ [2|0|0|2|3|2]

(F#7)Sauf dans le Bmcas fréF#7quent héBmlas,

A7Où ce sont Dde vraisA7 dégueuDlasses

On ne deGvrait perF#7dre jaBmmais,

Ses Bm/G#père et E7mère bien sûr F#7mais

A7A moins d’êtreD un peA7tit maDlin,

Qui meurt a(F#m+)vant d’être orpheF#7/Elin

Ou un inB7fortuné bâEmtard,

Ça nous pend Bmau nezF#7 tôt ou Bmtard.

Quand se drapant dans un linceul,
Ses parents le laissent tout seul,
Le petit orphelin ma fois,
Est bien à plaindre, toutefois,

Sans aller jusqu’à décréter,
Qu’il devient un enfant gâté
Disons que dans son affliction,
Il trouve des compensations.

D’abord au dessert aussitôt,
La meilleure part du gâteau,
Et puis plus d’école pardi,
La semaine aux quatre jeudis.

On le traite comme un pacha,
A sa place on fouette le chat,
Et le trouvant très chic en deuil,
Les filles lui font des clins d’œil.

Il serait par trop saugrenu,
D’énumérer par le menu
Les faveurs et les passe-droits
Qu’en l’occurrence on lui octroie

Tirant même un tel bénéfice,
En perdant leurs parents des fils
Dénaturés regrettent de
N’en avoir à perdre que deux

Hier j’ai dit à un animal,
De flic qui me voulait du mal,
« Je suis orphelin, savez-vous ? »
Il me répondit : « je m’en fous ».

J’aurais eu quarante ans de moins,
Je suis sûr que par les témoins,
La brute aurait été mouchée,
Mais ces lâches n’ont pas bougé.

Aussi mon enfant si tu dois
Être orphelin dépêche toi,
Tant qu’à perdre tes chères parents,
Petit, n’attends pas d’être grand,

L’orphelin d’âge canonique,
Personne ne le plaint bernique !
Et pour tout le monde il demeure,
Orphelin de la onzième heure.

Celui qui a fait cette chanson,
A voulu dire à sa façon,
Que la perte des vieux
Est parfois perte sèche, blague à part.

Avec l’âge c’est bien normal,
Les plaies du cœur guérissent mal,
Souventes fois même, salut,
Elles ne se referment plus