On n’est pas là pour se faire engueuler

Guitare :Bmsus4 [x/2/2/4/3/x]GM7 [3/(2)/(0)/0/0/2]G6 [3/(2)/(0)/0/0/0]

{intro :}GE7C6C#dimGD7

Un beau matin de juilGlet, le réveil

A sonné dès le leE7ver du soleil

Et j’ai dit à ma pouAm7pée : « Faut te s’couer!

D7 C’est aujourd’hui qu’il Bm7pa___B♭m7a___Am7sse! »

On arD7rive sur le boul’GM7vard sans retard

G6 Pour voir défiler le Bmroi d’Zanzibar

Mais sur-le-Dchamp, onBm est r’fouEm7lés par E♭7les aA7gents.

AAm7lors j’ai ditD7 :

GOn n’est pas Am7là pour se B♭dimfaire engueuBmsus4ler

On est D7/Alà pour voiC#7/G#r le défiD7/Alé!

D7/AOn n’est pas C#7/G#là pour se D7/Afaire assomB♭dimmer

On est v’Bmnu pour voir G/Dle défilé!

G7/6Si tout le monde était G7/5+resté chez soi,

Ça f’rait Cdu tort à la RépuCm(6)blique.

G Laissez-nous Em7donc qu’on le reA7garD7(9-)__de

GSinon plus tard, quand la reine reviendra

Ma paAmrole, nous on r’D7viendra Gpas!

L’jour de la fête à Julot, mon poteau,
Je l’ai invité dans un p’tit bistrot
Où l’on trouve un beaujolais vrai de vrai,
Un nectar de première!
On est sorti très à l’aise, et voilà
Que j’ai eu l’idée de l’ram’ner chez moi
Mais j’ai comprisdevant l’rouleau à pâtisserie
Alors j’ai dit :

On n’est pas là pour se faire engueuler,
On est là pour la fête à mon pote
On n’est pas là pour se faire assommer,
On est v’nu faire une petite belote
Si tout le monde restait toujours tout seul
Ça serait d’une tristesse pas croyable
Ouvre cette porte et sors des verres
Ne t’obstine pas ou sans ça, le prochain coup,
Ma parole, j’rentre plus du tout!

Ma femme a cogné si fort cett’ fois-là
Qu’on a trépassé l’soir même et voilà
Qu’on se retrouve au paradis vers minuit
Devant Monsieur St Pierre
Il y avait quelques élus qui rentraient
Mais sitôt que l’on s’approche du guichet
On est r’foulé et St Pierre se met à râler
Alors j’ai dit :

On n’est pas là pour se faire engueuler
On est v’nu essayer l’auréole
On n’est pas là pour se faire assommer
On est mort, il est temps qu’on rigole
Si vous flanquez les ivrognes à la porte
Il doit pas vous rester beaucoup d’monde
Portez-vous bien, mais nous on s’barre!
Et puis on est descendu chez Satan
Et en bas c’était épatant!

C’qui prouve qu’en Em7protestant

Quand il est A7encor’ temps

On peut fiAm7nir par obtenirG#m7 des ménagements!

GG7CCmG(6/9)D7G

Les Joyeux Bouchers

C’est le tanAm6go des bouchers de la Villette

C’est le tango des tueurs des abatB♭toirs
Venez cueillir la fraise et l’amourette

Et boire du E7sang avant qu’il soit tout Amnoir

Faut qu’ ça Amsaigne
Faut qu’ les gens aient à bouffer
Faut qu’ les gros puissent se goinfrer
Faut qu’ les petits puissent engraisser

Faut qu’ ça E7saigne
Faut qu’ les mandataires aux Halles
Puissent s’en fourer plein la dalle
Du filet à huit cent balles

Faut qu’ ça Amsaigne

Faut qu’ les peaux se fassent tanA7ner
Faut qu’ les pieds se fassent paner
Que les têtes aillent mariner

Faut qu’ ça Dmsaigne

Faut avaler d’ la barAmbaque

Pour êt’e bien gras quand on Dmclaque

Et nourE7rir des vers comaques

Faut qu’ ça Amsaigne

E7Bien Amfort

C’est le tango des joyeux militaires
Des gais vainqueurs de partout et d’ailleurs
C’est le tango des fameux va-t-en guerre
C’est le tango de tous les fossoyeurs

Faut qu’ ça saigne
Appuie sur la baïonnette
Faut qu’ ça rentre ou bien qu’ ça pète
Sinon t’auras une grosse tête
Faut qu’ ça saigne
Démolis en quelques-uns
Tant pis si c’est des cousins
Fais-leur sortir le raisin
Faut qu’ ça saigne

Si c’est pas toi qui les crèves
Les copains prendront la r’lève
Et tu joueras la Vie brève
Faut qu’ ça saigne
Demain ça sera ton tour
Demain ça sera ton jour
Pus d’ bonhomme et pus d’amour

AmTiens ! Voilà du boudin !
Voilà du boudin !
Voilà du boudin !

La Java des Bombes Atomiques

AmMon oncle un fameux bricoleur
Faisait en amateur

Des bombes atoE7miques
Sans avoir jamais rien appris
C’était un vrai génie

Question travaux praAmtiques

Il Gs’enfermait tout’ la journée
Au fond d’son atelier

Pour fair’ des expériCences

Et B♭le soir il rentrait chez Amnous

Et nous mettait en B7trans’

En nous racontant E7tout

Pour Afabriquer une bombe « A »
Mes enfants croyez-moi

C’est vraiment de la E7tarte
La question du détonateur
S’résout en un quart d’heur’

C’est de cell’s qu’on éAcarte

En c’A7qui concerne la bombe « H »
C’est pas beaucoup plus vach’

Mais un’ chos’ me tourDmente

C’est qu’E7cell’s de ma fabrication
N’ont qu’un rayon d’action

De trois mètres cinAquante

DY a quéqu’chos’ qui cloch’ là-d’Adans

E7J’y retourne immédiat’Amment

Il a bossé pendant des jours
Tâchant avec amour
D’améliorer l’modèle
Quand il déjeunait avec nous
Il avalait d’un coup
Sa soupe au vermicelle

On voyait à son air féroce
Qu’il tombait sur un os
Mais on n’osait rien dire
Et pis un soir pendant l’repas
V’là tonton qui soupir’
Et qui s’écrie comm’ ça

A mesur’ que je deviens vieux
Je m’en aperçois mieux
J’ai le cerveau qui flanche
Soyons sérieux disons le mot
C’est même plus un cerveau
C’est comm’ de la sauce blanche
Voilà des mois et des années
Que j’essaye d’augmenter
La portée de ma bombe
Et je n’me suis pas rendu compt’
Que la seul’ chos’ qui compt’
C’est l’endroit où s’qu’ell’ tombe

Y a quéqu’chose qui cloch’ là-d’dans,
J’y retourne immédiat’ment

Sachant proche le résultat
Tous les grands chefs d’Etat
Lui ont rendu visite
Il les reçut et s’excusa
De ce que sa cagna
Etait aussi petite

Mais sitôt qu’ils sont tous entrés
Il les a enfermés
En disant soyez sages
Et, quand la bombe a explosé
De tous ces personnages
Il n’est plus rien resté

Tonton devant ce résultat
Ne se dégonfla pas
Et joua les andouilles
Au Tribunal on l’a traîné
Et devant les jurés
Le voilà qui bafouille
Messieurs c’est un hasard affreux
Mais je jur’ devant Dieu
En mon âme et conscience
Qu’en détruisant tous ces tordus
Je suis bien convaincu
D’avoir servi la France

On était dans l’embarras
Alors on l’condamna
Et puis on l’amnistia
Et l’pays reconnaissant
L’élu immédiat’ment
Chef du gouvernement

La Complainte du Progrès

A6/9/E [(5)/7/7/6/7/7]

{intro :}

GFGFGG7

Autrefois pour faire sa B♭7cour

D7 On parlait d’aCmour[bis]
Pour mieux prouver son ardeur
On offrait son cœur

Maintenant c’est plus paA6/9/Ereil

Ça change, ça EM7/Bchange

Pour séduire le cher G#7ange

On lui glisse à l’oC#M7reille

– Ah, C#M7Gudule!

B♭7Viens m’embrasser

Et je te donneE♭7rai

Un frigiE7/Bdaire

Un joli scooAmter[x4]
Un atomixaire
Et du Dunlopillo
Une cuisinière
Avec un four en verre
Des tas de couvert
Et des pelles à gâteau

Une tourniGmquette

APour faire la vinaiDmgrette

Un bel aéraG7teur

Pour bouffer les oCdeurs

B7E7

Des draps qui E7/Bchauffent

Un pistolet à Amgaufres

Un avion pour E7/Bdeux

B♭Et nous serons heuAmreux

Autrefois, s’il arrivait
Que l’on se querelle
L’air lugubre on s’en allait
En laissant la vaisselle

Maintenant, que voulez-vous
La vie est si chère
On dit rentre chez ta mère
Et l’on se garde tout

– Ah, Gudule!
Excuse-toi
Ou je reprends tout ça

Mon frigidaire
Mon armoire à cuillères
Mon évier en fer
Et mon poêle à mazout
Mon cire-godasses
Mon repasse-limaces
Mon tabouret à glace
Et mon chasse-filous

La tourniquette
A faire la vinaigrette
Le ratatine-ordures
Et le coupe-friture

Et si la belle
Se montre encore rebelle
On la fiche dehors
Pour confier son sort

Au frigidaire
A l’efface-poussière
A la cuisinière
Au lit qu’est toujours fait
Au chauffe-savates
Au canon à patates
A l’éventre-tomates
A l’écorche-poulet

Mais très très vite
On reçoit la visite
D’une tendre petite
Qui vous offre son cœur

Alors on cède
Car il faut qu’on s’entraide
Et l’on vit comme ça
Jusqu’à la prochaine fois
Et l’on vit comme ça
Jusqu’à la prochaine fois

Bourrée de Complexes

Guitare :F7/5+ [1/3/1/3/2/1]F#6 [2/1/1/3/1/1 ou x/4/4/3/4/x ou 2/4/4/x/4/2]FM7/5- [1/3/3/2/0/0]

FElle s’appelle Marie-F7/5+France, elle a tout juste vingt Fans

Et elle vient d’épouF#6ser un inspecteur des fiFnances[bis]
Un jeune homme très brillant, qui a beaucoup d’espérances
Mais depuis son mariage, chacun dit en la voyant :

BourFM7/5-rée de comFplexes
Elle a bien changé

Faut B♭la faire psychaBdimnalyser

Chez F/Cun docteur pour la déF7barrasser

De B♭ses complexes à Bdimtout casser

SiF/Cnon elle deviendra cinC7glée

Elle s’ennuie tout le jour dans son bel appartement
Et pour passer le temps, elle élève dans sa baignoire
Des têtards et le soir quand son mari est rentré
Elle préfère s’enfermer avec ses invertébrés

Bourrée de complexes
Elle est dérangée

Il n’y a rien à espérer
Il n’y a vraiment qu’à la laisser crever
Tout ça pas’ qu’elle a épousé
Un coqu’licot déjà fané

Elle s’est inscrite au Racing pour y apprendre à nager
Les têtards tôt ou tard ont fini par l’inspirer
Et là-bas un beau soir, elle a enfin rencontré
Un sportif, un mastard, un costaud bien baraqué

Bourré de complexes
Et tout a changé

Car il est v’nu vivre chez eux
Et l’ coqu’licot soudain s’est senti mieux
Ayant repris toute sa vigueur
Il a enlevé le maître nageur.

Adieu les complexes
Finis les complexes
Elle a changé d’sexe
Tout est arrangé