La Marine

DmOn les r’trouve en raccourCci,

Dans nos p’Bbtites aAmours d’un Dmjour

Toutes les Dmjoies, tous les souCcis,

Des aBbmours qui Adurent touDmjours

C’est là l’D7sort de la maGmrine,

Et de C7toutes nos p’tites chéFries

On acDmcoste, Vite un Gmbec,

Bb(7)Pour nos baisers, l’corps aA(7)vec

Et les joies et les bouderies,
Les fâcheries, les bons retours
Il y a tout, en raccourci,
Des grandes amours dans nos p’tits
On a ri, on s’est baisés,
Sur les neunoeils, les nénés
Dans les ch’veux à plein bécots,
Pondus comme des oeufs tout chauds

Tout c’qu’on fait dans un seul jour !
Et comme on allonge le temps !
Plus d’trois fois, dans un seul jour,
Content, pas content, content
Y a dans la chambre une odeur,
D’amour tendre et de goudron
Ça vous met la joie au cœur,
La peine aussi, et c’est bon

On n’est pas là pour causer,
Mais on pense, même dans l’amour
On pense que d’main il fera jour,
Et qu’c’est une calamité
C’est là l’sort de la marine,
Et de toutes nos p’tites chéries
On accoste. Mais on devine,
Qu’ça n’sera pas le paradis

On aura beau s’dépêcher,
Faire, bon Dieu ! la pige au temps
Et l’bourrer de tous nos péchés,
Ça n’sera pas ça ; et pourtant
Toutes les joies, tous les soucis,
Des amours qui durent toujours !
On les r’trouve en raccourci,
Dans nos p’tits amours d’un jour…

Les Lilas

Jarana :
D 6/5/5/7 – Bm7 2/2/2/2 – E7 4/4/5/4 – A7 4/3/4/0 – B7 3/2/2/2 – G 2/3/2/0

DQuand je vais chez la fleuriste,

Je Bm7n’achète que des liE7lasA7

Quand je Dvais chez la fleuriste,

Je B7n’achète que des liEmlas

Si ma A7chanson chante Dtriste,

C’est Gque l’amour A7n’est plus D

Comme j’étais, en quelque sorte,
Amoureux de ces fleurs-là [bis]
Je suis entré par la porte,
Par la porte des Lilas

Des lilas, y’en avait guère,
Des lilas, y’en avait pas [bis]
Z’étaient tous morts à la guerre,
Passés de vie à trépas

J’suis tombé sur une belle,
Qui fleurissait un peu là [bis]
J’ai voulu greffer sur elle,
Mon amour pour les lilas

J’ai marqué d’une croix blanche,
Le jour où l’on s’envola [bis]
Accrochés à une branche,
Une branche de lilas

Pauvre amour, tiens bon la barre,
Le temps va passer par là [bis]
Et le temps est un barbare,
Dans le genre d’Attila

Aux cœurs où son cheval passe,
L’amour ne repousse pas [bis]
Aux quatre coins de l’espace,
Il fait le désert sous ses pas

Alors, nos amours sont mortes,
Envolées dans l’au-delà [bis]
Laissant la clé sous la porte,
Sous la porte des Lilas

La fauvette des dimanches,
Celle qui me donnait le la [bis]
S’est perchée sur d’autres branches,
D’autres branches de lilas

Quand je vais chez la fleuriste,
Je n’achète que des lilas [bis]
Si ma chanson chante triste,
C’est que l’amour n’est plus là

La Piña

DCuando me voy al tienguis,

No Bm7compro mas que piE7ña

A7Cuando Dme voy al tienguis,

No B7compro mas que piE7ña

Si mi A7cancion canta Dtriste,

Es Gque el amorA7 ya no esDta

Como fue mas o menos
Enamorado de este fruta (bis)
He entrado por la puerta,
La puerta de la piña

De piña no habia mucho,
De piña no habia, (bis)
Habian muerto en la guerra,
Perdieron la vida

He encontrado una bella
Floreciendo por alla (bis)
Quise injertar sobre ella,
Mi amor por la piña

Marque con piedra blanca,
El dia en que echamos a volar (bis)
Agarrados a una hoja,
Una hoja de piña

Pobre amor aguanta,
El tiempo pasara por alla (bis)
Y el tiempo es un barbaro,
Del estilo de Attila

El amor no vuelve a brotar,
A los corazones que cruza (bis)
Por los rincones del mundo,
Sus pasos queman la tierra

(Pues) nuestros amores han muerto,
Se fueron a Xibalba (bis)
Dejando la llave bajo
La puerta de la piña

La ave del domingo,
Ella que me daba el La (bis)
Se poso sobre otra,
Otra hoja de piña

Cuando me voy al tienguis,
No compro mas que piña (bis)
Si mi cancion canta triste,
Es que el amor ya no esta

La Légende de la Nonne

tabs.ultimate-guitar.com/tab/1827668

AVenez, vous dont l’œil étinDcelAle

Pour entendre une histE7oire enAcore

ApproAchez: je vous dirai celle

De DoA7ña Padilla del DFlor

Elle était E7d’Alanje, où s’enAtassent

Les colE7lines et les halF#m7liers

BmEnfants, voici E7des bœufs qui Apassent

F#m7Cachez vos Bmrouges E7tabliAers

Il est des filles à Grenade
Il en est à Séville aussi
Qui, pour la moindre sérénade
A l’amour demandent merci
Il en est que parfois embrassent
Le soir, de hardis cavaliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Ce n’est pas sur ce ton frivole
Qu’il faut parler de Padilla
Car jamais prunelle espagnole
D’un feu plus chaste ne brilla
Elle fuyait ceux qui pourchassent
Les filles sous les peupliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Elle prit le voile à Tolède
Au grand soupir des gens du lieu
Comme si, quand on n’est pas laide
On avait droit d’épouser Dieu
Peu s’en fallut que ne pleurassent
Les soudards et les écoliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Or, la belle à peine cloîtrée
Amour en son cœur s’installa
Un fier brigand de la contrée
Vint alors et dit : « Me voilà! »
Quelquefois les brigands surpassent
En audace les chevaliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Il était laid : les traits austères
La main plus rude que le gant
Mais l’amour a bien des mystères
Et la nonne aima le brigand
On voit des biches qui remplacent
Leurs beaux cerfs par des sangliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

La nonne osa, dit la chronique
Au brigand par l’enfer conduit
Aux pieds de Sainte Véronique
Donner un rendez-vous la nuit
A l’heure où les corbeaux croassent
Volant dans l’ombre par milliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Or quand, dans la nef descendue
La nonne appela le bandit
Au lieu de la voix attendue
C’est la foudre qui répondit
Dieu voulut que ses coups frappassent
Les amants par Satan liés
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Cette histoire de la novice
Saint Ildefonse, abbé, voulut
Qu’afin de préserver du vice
Les vierges qui font leur salut
Les prieurs la racontassent
Dans tous les couvents réguliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers

Une Jolie Fleur

Jarana :
D 6/5/5/7 – A7 4/3/4/2 – D7 6/5/5/5 – G 7/7/5/7 – Gm 7/6/5/7 – A 4/5/4/6 – B7 3/2/2/2 – E7 4/4/5/4

DJamais sur terre il n’y A7eut d’amoureux,

Plus aveugles que moi dans tous les Dâges

D7Mais faut dire qu’ je m’étais Gcrevé les yeux,

GmEn regardant de trop prèsA son corDsage

DUne jolie fleur dans une peau d’A7vache,

Une jolie vache déguisée en Dfleur

Qui fait la belle et qui B7vous atE7tache,

A7Puis, qui vous mène par le bout du Dcœur

Le ciel l’avait pourvue des mille appas,
Qui vous font prendre feu dès qu’on y touche
L’en avait tant que je ne savais pas,
Ne savais plus où donner de la bouche

Une jolie fleur dans une peau d’vache,
Une jolie vache déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache,
Puis, qui vous mène par le bout du cœur

Elle n’avait pas de tête, elle n’avait pas,
L’esprit beaucoup plus grand qu’un dé à coudre
Mais pour l’amour on ne demande pas,
Aux filles d’avoir inventé la poudre

Une jolie fleur dans une peau d’vache,
Une jolie vache déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache,
Puis, qui vous mène par le bout du cœur

Puis un jour elle a pris la clef des champs,
En me laissant à l’âme un mal funeste
Et toutes les herbes de la Saint-Jean,
N’ont pas pu me guérir de cette peste

J’ lui en ai bien voulu, mais à présent,
J’ai plus d’rancune et mon cœur lui pardonne
D’avoir mis mon cœur à feu et à sang,
Pour qu’il ne puisse plus servir à personne

Une jolie fleur dans une peau d’vache,
Une jolie vache déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache,
Puis, qui vous mène par le bout du cœur

E      
A      
D      

Je Suis un Voyou

Jarana :
3/4/3
5/4/4 – 3/3/1 – 3/4(2)/3
5/4/4 – 3/3/1 – 3/4/3 – 5/5/3 – 5/4/4 – 3/3/1 – 3/4/3

5/4/3 – 7/7/5 – 7/8/6
5/5/3 – 5/6/5 – 7/6/6

intro :

ACi-gîA7t au fond de mon Dcœur une hisE7toire ancieAnne
Un fantôme, un souvenir d´une que j´aimais
Le temps, à grands coups de faux, peut faire des siennes
Mon bel amour dure encore, et c´est à jamais

AJ´ai perdu la tramonDtane en trouE7vant MargAot

PrinceAsse vêtue de Bmlaine, E7Déesse en saAbots

Si les F#mfleurs, le long des Bmroutes s´mettaientE7 à marAcher

C´est à F#mla Margot, sans Bmdoute, qu´ell´s feE7raient sonAger

J´lui ai F#mdit: « De G#7la MaC#mdone, tu es F#mle poG#7rtraiC#mt! »

Le Bon F#mDieu me G#7le parC#mdonne, c´était F#mun peB7u vrEai

Qu´il me Ale pardonne ou Dnon, d´ailleursE7, je m´en foAus

J´ai déF#mjà mon âme en Bmpeine :E7 je suis un voAyou

La mignonne allait aux vêpres
Se mettre à genoux
Alors j´ai mordu ses lèvres
Pour savoir leur goût
Ell´ m´a dit, d´un ton sévère
« Qu´est-ce que tu fais là? »
Mais elle m´a laissé faire
Les fill´s, c´est comm´ ça

J´lui ai dit:
 » Par la Madone Reste auprès de moi! « 
Le Bon Dieu me le pardonne
Mais chacun pour soi
Qu´il me pardonne ou non
D´ailleurs, je m´en fous
J´ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

C´était une fille sage
A  » bouch´, que veux-tu? »
J´ai croqué dans son corsage
Les fruits défendus
Ell´ m´a dit d´un ton sévère
 » Qu´est-ce que tu fais là? « 
Mais elle m´a laissé faire
Les fill´s, c´est comm´ ça

Puis, j´ai déchiré sa robe
Sans l´avoir voulu
Le Bon Dieu me le pardonne
Je n´y tenais plus!
Qu´il me pardonne ou non
D´ailleurs, je m´en fous
J´ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

J´ai perdu la tramontane
En perdant Margot
Qui épousa, contre son âme
Un triste bigot
Elle doit avoir à l´heure
A l´heure qu´il est
Deux ou trois marmots qui pleurent
Pour avoir leur lait

Et, moi, j´ai tété leur mère
Longtemps avant eux
Le Bon Dieu me le pardonne
J´étais amoureux!
Qu´il me pardonne ou non
D´ailleurs, je m´en fous
J´ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

Je Rejoindrai ma Belle

À Bml’heure du berC#7ger,F#7

Au B7mépris du danEmger,

J’ prenA7drai la passeDrelle

Pour G7rejoindre ma C#7belle,F#7

À Bml’heure du berC#7ger,F#7

Au B7mépris du danEmger,

Et A7nul n’y pourra Drien F#7chanBmger.

TomB7bant du haut des E7nues,

La A7bourrasque est veD7nue

SouGffler dessusF#7 la passeBmrelle,

TomB7bant du haut des E7nues,

La A7bourrasque est veD7nue

Des Gpasserelles,F#7 il y en a Bmplus.

Si les vents ont cru bon
De me couper les ponts,
J’ prendrai la balancelle
Pour rejoindre ma belle,
Si les vents ont cru bon,
De me couper les ponts,
J’embarquerai dans l’entrepont.

Tombant du haut des nues,
Les marins sont venus
Lever l’ancre à la balancelle,
Tombant du haut des nues,
Les marins sont venus,
Des balancelles, il y en a plus.

Si les forbans des eaux
Ont volé mes vaisseaux,
Il me pouss’ra des ailes
Pour rejoindre ma belle,
Si les forbans des eaux
Ont volé mes vaisseaux,
J’ prendrai le chemin des oiseaux.

Les chasseurs à l’affût
Te tireront dessus,
Adieu la plume ! Adieu les ailes !
Les chasseurs à l’affût
Te tireront dessus,
De tes amours, y en aura plus.

Si c’est mon triste lot
De faire un trou dans l’eau,
Racontez à la belle
Que je suis mort fidèle,
Et qu’ell’ daigne à son tour
Attendre quelques jours
Pour filer de nouvell’s amours.

Il Suffit de Passer le Pont

Il sufGfit de (C)passer le GpontEm  

C’est Amtout de suiD7te l’avenGture

Laisse-Emmoi tenir ton juAmpon

J’t’emmèn’ D7visiter la naGture

L’herbe est douce à Pâques fleuries
Jetons mes sabots, tes galoches
Et, légers comme des cabris
Courons après les sons de cloches

Ding dang Cdong ! les matines Gsonnent

En l’honCneur de notre boGnheur

Ding dang Cdong ! faut l’dire à perGsonne

J’ai graisCsé la patte au sonD7neur

Laisse-moi tenir ton jupon
Courons, guilleret, guillerette
Il suffit de passer le pont
Et c’est le royaum’ des fleurettes

Entre tout’s les bell’s que voici
Je devin’ cell’ que tu préfères
C’est pas l’coqu’licot, Dieu merci
Ni l’coucou, mais la primevère

J’en vois un’ blottie sous les feuilles
Elle est en velours comm’ tes joues
Fais le guet pendant qu’je la cueille
 » Je n’ai jamais aimé que vous « 

Il suffit de trois petits bonds
C’est tout de suit’ la tarantelle
Laisse-moi tenir ton jupon
J’saurai ménager tes dentelles

J’ai graissé la patte au berger
Pour lui fair’ jouer une aubade
Lors, ma mie, sans croire au danger
Faisons mille et une gambades

Ton pied frappe et frappe la mousse
Si l’chardon s’y pique dedans
Ne pleure pas, ma mie qui souffre
Je te l’enlève avec les dents

On n’a Gplus rien(C) à se caGcherEm  

On Ampeut s’aimer D7comm’ bon nous Gsemble

Et tant Emmieux si c’est un péAmché

Nous iD7rons en enfer enGsemble

Il suffit de passer le Ampont

Laisse-D7moi tenir ton juGpon

Il suffit de passer le Ampont

Laisse-D7moi tenir ton juGpon

Hécatombe

AAu marché de Brive-la-Gaillarde,

A propos de bottes d’oiA7gnons

Quelques douDzaines Ede gailAlardes,

Se crêF#mpaient un jour le chiB7gnonE

AA pied, à cheval, en voiture,

Les gendarmes mal inspiA7rés

Vinrent pour Dtenter El’avenAture,

D’interBmrompre El’échauffouArée.

Or, sous tous les cieux sans vergogne,
C’est un usage bien établi
Dès qu’il s’agit d’rosser les cognes,
Tout le monde se réconcilie
Ces furies perdant toute mesure,
Se ruèrent sur les guignols
Et donnèrent je vous l’assure,
Un spectacle assez croquignol.

En voyant ces braves pandores,
Être à deux doigts de succomber
Moi, j’bichais car je les adore,
Sous la forme de macchabées
De la mansarde où je réside,
J’excitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides,
En criant: « Hip, hip, hip, hourra! »

Frénétique, l’une d’elles attache,
Le vieux maréchal des logis
Et lui fait crier: « Mort aux vaches,
Mort aux lois, vive l’anarchie! »
Une autre fourre avec rudesse,
Le crâne d’un de ses lourdauds
Entre ses gigantesques fesses,
Qu’elle serre comme un étau.

La plus grasse de ses femelles,
Ouvrant son corsage dilaté
Matraque à grand coup de mamelles,
Ceux qui passent à sa portée
Ils tombent, tombent, tombent, tombent,
Et s’lon les avis compétents
Il paraît que cette hécatombe,
Fut la plus belle de tous les temps.

Jugeant enfin que leurs victimes,
Avaient eu leur content de gnons
Ces furies comme outrage ultime,
En retournant à leurs oignons
Ces furies à peine si j’ose,
Le dire tellement c’est bas
Leur auraient même coupé les choses,

Par boE7nheur ils n’en avaient F#7pas

Leur auraient Bmmême Ecoupé les Achoses,

Par boBmnheur ils E7n’en avaient Apas.

Gastibelza, l’Homme à la Carabine

Jarana :
4/5/4 – 6/5/5 – 4/4/2
4/3/2 – 2/2/2 – 5/4/4/4
6/5/4 – 6/5/5 – 4/4/2 – 4/5/4

AGastibelza, l’homme à A+la caraDbine,

ChanE7tait ainAsi :

« Quelqu’un a-t-il connu A+Doña SaDbine ?

QuelE7qu’un d’iAci ?

Chantez, danF#7sez, villageois ! La nuit Bmgagne

Le mont FaC#7lu…

Le vent qui F#mvient à travers la monBmtagne

Me E7rendra Afou.

« Quelqu’un de vous a-t-il connu Sabine,
Ma señora ?
Sa mère était la vieille maugrabine
D’Antequera,
Qui chaque nuit criait dans la Tour Magne
Comme un hibou…
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

« Vraiment, la reine eût près d’elle été laide
Quand, vers le soir,
Elle passait sur le pont de Tolède
En corset noir.
Un chapelet du temps de Charlemagne
Ornait son cou…
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

« Le roi disait, en la voyant si belle,
À son neveu :
« Pour un baiser, pour un sourire d’elle,
Pour un cheveu,
Infant Don Ruy, je donnerai l’Espagne
Et le Pérou ! »
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

« Je ne sais pas si j’aimais cette dame,
Mais je sais bien
Que, pour avoir un regard de son âme,
Moi, pauvre chien,
J’aurai gaiement passé dix ans au bagne
Sous les verrous…
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

« Quand je voyais cette enfant, moi le pâtre
De ce canton,
Je croyais voir la belle Cléopâtre,
Qui, nous dit-on,
Menait César, Empereur d’Allemagne,
Par le licou…
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

« Dansez, chanAtez,A+ villageois, la nuit Dtombe

E7Sabine, un Ajour,

A tout vendu, A+sa beauté de coDlombe,

E7Tout son aAmour,

Pour l’anneau F#7d’or du comte de SalBmdagne,

Pour un biC#7jou…

Le vent qui F#mvient à travers la monBmtagne

M’a E7rendu Afou.

A    E7    A

Le Fossoyeur

Jarana : A 1/0/0/2 – F#m 1/2/0/2 – D 2/2/0/2 – E 4/4/2/4 – B7 3/2/2/2 – A7 1/0/0/0 – C#7 1/1/2/1

ADieu sait qu’je n’ai A6pas Ale fond méDchant,

EJe ne Asouhaite jamaisF#m la mort des B7gens

EMais si Al’on ne mourait A7plus,

J’crèv’rais de Dfaim sur mon taC#7lus

J’suis un F#mpauvre DfoEssoAyeur

Les vivants croient qu’je n’ai pas d’remords,
A gagner mon pain sur l’dos des morts
Mais ça m’tracasse et d’ailleurs,
J’les enterre à contrecœur
J’suis un pauvre fossoyeur

Et plus j’lâche la bride à mon émoi,
Et plus les copains s’amusent de moi
Y m’disent: « Mon vieux, par moments,
T’as une figure d’enterr’ment »
J’suis un pauvre fossoyeur

J’ai beau m’dire que rien n’est éternel,
J’peux pas trouver ça tout naturel
Et jamais je ne parviens,
A prendre la mort comme elle vient,
J’suis un pauvre fossoyeur

Ni vu ni connu, brave mort adieu !
Si du fond d’la terre on voit l’Bon Dieu
Dis-lui l’mal que m’a coûté,
La dernière pelleté
J’suis un pauvre fossoyeur