Comme Hier

Paroles : Paul Fort | Musique : Georges Brassens

A

EHé ! donn’ moi ta bouche,E7 hé ! ma jolie fraiAse

L’aube a mis des E7fraises plein notre horiAzon

Garde tes dinGdons, moiF# mes porcs, ThéB7/9rèse

ANe r’pousse pas du Epied mes p’tits coAchons

DVa, comme hiAer ! comme hiE7er ! comme hiAer

Si Dtu ne m’aimes Apoint, c’est B7moi qui t’aim’E7rons

DL’un tient le couteau, l’autre la cuilF#7ler

La vie, c’est touBmjours les mêE7mes chanAsons

Pour sauter l’gros sourceau de pierre en pierre
Comme tous les jours mes bras t’enlèv’ront
Nos dindes, nos truies nous suivront légères
Ne r’pousse pas du pied mes p’tits cochons

Va, comme hier ! comme hier ! comme hier
Si tu ne m’aimes point, c’est moi qui t’aim’rons
La vie, c’est toujours amour et misère
La vie, c’est toujours les mêmes chansons

J’ai tant de respect pour ton coeur, Thérèse
Et pour tes dindons, quand nous nous aimons
Quand nous nous fâchons, hé ! ma jolie fraise
Ne r’pousse pas du pied mes p’tits cochons

Va, comme hier ! comme hier ! comme hier
Si tu ne m’aimes point, c’est moi qui t’aim’rons
L’un tient le couteau, l’autre la cuiller
La vie, c’est toujours les mêmes chansons

La Chasse aux Papillons

AUn bon petit diable à la A(aug)fleur de l’Dâge

E7La jambe léAgère et l’œil DpoAlisE7son

AEt la bouche pleine de jA(aug)oyeux raDmages

E7Allait à la Achasse F#7aux  Bmpa –E7pil –Alons

Comme il atteignait l’orée du village
Filant sa quenouille, il vit Cendrillon
Il lui dit : « Bonjour, que Dieu te ménage
J’t’emmène à la chasse aux papillons »

A7Cendrillon raDvie de quitA7ter sa Dcage

A7Met sa robe Dneuve et ses A7botilDlons

F#7Et bras d’ssus bras d’sBmsous vers les F#7frais boBmcages

F#mIls vont à la G#7chasse aux papilC#lonsE7  

Il ne savait pas que sous les ombrages
Se cachait l’amour et son aiguillon
Et qu’il transperçait les cœurs de leur âge
Les cœurs des chasseurs de papillons

Quand il se fit tendre, elle lui dit : « J’présage
Qu’c’est pas dans les plis de mon cotillon
Ni dans l’échancrure de mon corsage
Qu’on va à la chasse aux papillons »

Sur sa bouche en feu qui criait : « Sois sage ! »
Il posa sa bouche en guise de bâillon
Et c’fut l’plus charmant des remue-ménage
Qu’on ait vu d’mémoir’ de papillon

Un volcan dans l’âme, ils r’vinrent au village
En se promettant d’aller des millions
Des milliards de fois, et mêm’ davantage
Ensemble à la chasse aux papillons

Mais tant qu’ils s’aim’ront, tant que les nuages
Porteurs de chagrins, les épargneront
Il f’ra bon voler dans les frais bocages

E7Ils f’ront pas la F#7chasse Bmaux papilC#7lons

DPas la chasse aux ApaEpilAlons

La Cane de Jeanne

Jarana :
A 4/5/4 – F#m 6/5/4 – Bm 6/7/5 – E 4/4/2
G# 3/4/3 – C#m 4/4/4 – G#7 3/2/3 – F#m 6/5/4
D 2/2/0

La Pata de Juana

La ApataF#m De BmJuanaE

Ha Amuerto ¡F#mviva BmDios !

Sólo Epor haber ApuestoF#m   

Un BmhuevoE

O Edos.

La pata De Juana
Apagó su candil
Al menos se supone
De puro
Débil.

G#     G#7

La C#mpata

De G#JuanaG#7

Se C#mmurió al poF#mner

Y en su G#capa fraiC#mluna

De G#pluma

AC#myer.

Bm          E

La ApataF#m De BmJuanaE

PalAmando F#msin caBmsar

Nos leEgó con las AplumasF#m  

La BmcunaE Oval.A

Ha muerto
Es cierto
Mas nos acordaremos
Siempre de la pata
De Juana
Y olé.

A     D     A

Bonhomme

Jarana : C 4/3/3/5 – F 0/1/0/2ou5/5/3 – G7 2/1/2/0 – D7 2/2/3/2 – Am 4/5/3/5 – C7 4/3/3/3

CMalgré la biFse qui Cmord,

La pauFvre vieiG7lle de sommeC

Va raD7masser du bois G7mort,

CPour chauAmffer BoD7nhoGmme

C7BonhoFmme qui C7va mouFrir,

CDe mortAm natuD7re__Clle

Mélancolique, elle va,
À travers la forêt blême
Où jadis elle rêva,
De celui qu’elle aime
Qu’elle aime et qui va mourir,
De mort naturelle

Rien n’arrêtera le cours,
De la vieille qui moissonne
Le bois mort de ses doigts gourds,
Ni rien ni personne
Car Bonhomme va mourir,
De mort naturelle

Non, rien ne l’arrêtera,
Ni cette voix de malheur
Qui dit : « Quand tu rentreras,
Chez toi, tout à l’heure
Bonhomme sera déjà mort,
De mort naturelle »

Ni cette autre et sombre voix,
Montant du plus profond d’elle
Lui rappeler que, parfois,
Il fut infidèle
Car Bonhomme, il va mourir,
De mort naturelle

Ballade des Dames du Temps Jadis

Jarana :
B 3/2/2 – F#7 1/2/1
E 8/7/7 – D#m 6/6/6 – G# 3/4/3
C#m 4/4/4

BDictes-moy où, n’en quel pays,

Est FloF#7ra, le belle roBmaine;
Archipiada, né Thaïs,

Qui fut F#7sa cousine gerBmaine;

ÉEcho, parlant quand bruyt on maine

Dessus riD#mvière ou sus ésG#(7)tan,

Qui beauC#mté eu trop F#7plus qu’huBmaine

Mais où F#7sont les neiges d’anG#7tan !

Qui beauC#mté eu trop F#7plus qu’huBmaine

Mais où F#7sont les neiges d’anB(6)tan !

Où est la très sage Heloïse,
Pour qui chastré fut et puis moyne.
Pierre Esbaillard à Sainct-Denys,
Pour son amour eut cest essoyne.

Semblablement où est la royne
Qui commanda que Buridan
Fust gecté en ung sac en Seine;
Mais où sont les neiges d’antan !
Fut geté en ung sac en Seine;
Mais où sont les neiges d’antan !

La royne blanche comme ung lys,
Qui chantoit à voix de sereine.
Berthe au grand pied, bietris, allys;
Harrembourges qui tint le mayne.

Et Jehanne, la bonne Lorraine,
Qu’Anglois bruslèrent à Rouen;
Où sont-ils, vierge souveraine ?
Mais où sont les neiges d’antan !
Où sont-ils, vierge souveraine ?
Mais où sont les neiges d’antan !

Prince n’enquerez de sepmaine
Où elles sont, nées de cest an,
Que ce refrain ne vous remaine;
Mais où sont les neiges d’antan ?
Que ce refrain ne vous remène;
Mais où sont les neiges d’antan ?

L’Amandier

J’avais l’ Bmplus bel A7amanDdier
Du quartier, (bis)

Et, pour A7la bouche gourDmande

Des fiGlles du monde enCtier,

J’ faisais F7pousser des aBbmandes

Le beau, F#7le joli métier !

Un écureuil en jupon,
Dans un bond, (bis)
Vint me dir’ : « Je suis gourmande
Et mes lèvres sentent bon,
Et, si tu m’ donn’s une amande,
J’ te donne un baiser fripon !

– Grimpe aussi haut que tu veux,
Que tu peux, (bis)
Et tu croqu’s, et tu picores,
Puis tu grignot’s, et puis tu
Redescends plus vite encore
Me donner le baiser dû ! »

Quand la belle eut tout rongé,
Tout mangé… (bis)
« Je te paierai, me dit-elle,
À pleine bouche quand les
Nigauds seront pourvus d’ailes
Et que tu sauras voler !

« Mont’ m’embrasser si tu veux,
Si tu peux… (bis)
Mais dis-toi que, si tu tombes,
J’n’aurai pas la larme à l’oeil,
Dis-toi que, si tu succombes,
Je n’ porterai pas le deuil ! »

Les avait, bien entendu,
Toutes mordues, (bis)
Tout’s grignoté’s, mes amandes,
Ma récolte était perdue,
Mais sa joli’ bouch’ gourmande
En baisers m’a tout rendu !

Et la fête dura tant
Qu’ le beau temps… (bis)
Mais vint l’automne, et la foudre,
Et la pluie, et les autans
Ont changé mon arbre en poudre…
Et mon amour en mêm’ temps !