La Nymphomane

C6/9Mânes de mes aïeux, protégez-moi, bons mânes !

C6/9(/G)Les joies charnelles me C6/9perdent,

La femme de ma vie, hélas ! est nymphomane,

GLes joies charnelles m’emCmerdent,

G7Les joies charnelles m’emCmerdent.F7

B♭Sous couleur de me donner une descendance,

F7 Les joies charnelles me B♭perdent,

Dans l’alcôve elle me fait passer mon existence,

F7Les joies charnelles m’emB♭merdent,

F7Les joies charnelles m’emB♭merdent.F7

J’ai beau demander grâce, invoquer la migraine,
Les joies charnelles me perdent,
Sur l’autel conjugal, implacable, elle me traîne,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

Et je courbe l’échine en déplorant, morose,
Les joies charnelles me perdent,
Qu’on trouve plus les enfants dans les choux, dans les roses,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

Et je croque la pomme, après quoi, je dis pouce.
Les joies charnelles me perdent,
Quand la pomme est croquée, de plus belle elle repousse,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

Métamorphose inouïe, métempsycose infâme,
Les joies charnelles me perdent,
C’est le tonneau des Danaïdes changé en femme,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

J’en arrive à souhaiter qu’elle se dévergonde,
Les joies charnelles me perdent,
Qu’elle prenne un amant ou deux qui me secondent,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

Or, malheureusement, la bougresse est fidèle,
Les joies charnelles me perdent,
Pénélope est une roulure à côté d’elle,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

Certains à coups de dents creusent leur sépulture,
Les joies charnelles me perdent,
Moi j’use d’un outil de tout autre nature,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

Après que vous m’aurez emballé dans la bière,
Les joies charnelles me perdent,
Prenez la précaution de bien sceller la pierre,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

Car, même mort, je devrais céder à ses rites,
Les joies charnelles me perdent,
Et mes os n’auraient pas le repos qu’ils méritent,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

Qu’on m’incinère plutôt ! Elle n’os’ra pas descendre,
Les joies charnelles me perdent,
Sacrifier à Vénus, avec ma pauvre cendre,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

Mânes de mes aïeux, protégez-moi, bons mânes !
Les joies charnelles me perdent,
La femme de ma vie, hélas ! est nymphomane,
Les joies charnelles m’emmerdent. [bis]

La Non-Demande en Mariage

{intro :}Bm
Em Ma mie, de grâce, ne mettons,

Bm Pas sous la gorge à Cupidon,

F#m Sa propre flèche

Tant d’amoureux l’ont essayé,
Qui, de leur bonheur, ont payé,
Ce sacrilège…

[REFRAIN :]

J’ai l’honneur Emde ne A7pas te demanDder ta F#7main,

Bm Ne gravons pas nos F#mnoms au bas d’un parBmchemin

Laissons le champ libre à l’oiseau,
Nous serons tous les deux prison-
niers sur parole
Au diable les maîtresses queux,
Qui attachent les cœurs aux queues,
Des casseroles !

[REFRAIN]

Vénus se fait vieille souvent,
Elle perd son latin devant,
La lèchefrite
A aucun prix, moi je ne veux,
Effeuiller dans le pot-au-feu,
La marguerite

[REFRAIN]

On leur ôte bien des attraits,
En dévoilant trop les secrets,
De Mélusine
L’encre des billets doux pâlit,
Vite entre les feuillets des li-
vres de cuisine.

[REFRAIN]

Il peut sembler de tout repos,
De mettre à l’ombre, au fond d’un pot,
De confiture
La jolie pomme défendue,
Mais elle est cuite, elle a perdu,
Son goût « nature »

[REFRAIN]

De servante n’ai pas besoin,
Et du ménage et de ses soins,
Je te dispense
Qu’en éternelle fiancée,
A la dame de mes pensées,
Toujours je pense

[REFRAIN]

Misogynie à part

(A) MisoE7gynie à part, le sage avait raison,

Il y a F#7les emmerdantes, on en trouve à foison,

En fouleB7 elles se presE7sent

Il y a les emmerdeuses, un peu plus raffinées,
Et puis, très nettement au-dessus du panier,
Y’a les emmerderesses

La mienne, à elle seule, sur toutes surenchérit,
Elle relève à la fois des trois catégories,
Véritable prodige

Emmerdante, emmerdeuse, emmerderesse itou,
Elle passe, elle dépasse, elle surpasse tout,
Elle m’emmerde, vous dis-je

Mon Dieu, pardonnez-moi ces propos bien amers,
Elle m’emmerde, elle m’emmerde, elle m’emmerde, elle m’emmerde,
Elle abuse, elle attige

Elle m’emmerde et j’regrette mes belles amours avec,
La p’tite enfant d’Marie que m’a soufflée l’évêque,
Elle m’emmerde, vous dis-je

Elle m’emmerde, elle m’emmerde, et m’oblige à me cu-
rer les ongles avant de confirmer son cul,
Or, c’est pas callipyge

Et la charité seule pousse ma main résignée,
Vers ce cul rabat-joie, conique, renfrogné,
Elle m’emmerde, vous dis-je

Elle m’emmerde, elle m’emmerde, je le répète et quand,
Elle me tape sur le ventre, elle garde ses gants,
Et ça me désoblige

Outre que ça dénote un grand manque de tact,
Ça n’favorise pas tellement le contact,
Elle m’emmerde, vous dis-je

Elle m’emmerde, elle m’emmerde, quand je tombe à genoux,
Pour cetaines dévotions qui sont bien de chez nous
Et qui donnent le vertige

Croyant l’heure venue de chanter le credo,
Elle m’ouvre tout grand son missel sur le dos
Elle m’emmerde, vous dis-je

Elle m’emmerde, elle m’emmerde, à la fornication,
Elle s’emmerde, elle s’emmerde avec ostentation
Elle s’emmerde, vous dis-je

Au lieu de s’écrier: « Encor ! Hardi ! Hardi ! »,
Elle déclame du Claudel, du Claudel, j’ai bien dit
Alors ça, ça me fige

Elle m’emmerde, elle m’emmerde, j’admets que ce Claudel,
Soit un homme de génie, un poète immortel,
J’reconnais son prestige

Mais qu’on aille chercher dedans son oeuvre pie,
Un aphrodisiaque, non, ça, c’est d’l’utopie,
Elle m’emmerde, vous dis-je

Mélanie

CLes chanAmsons de G7salle de Cgarde[x4]
Ont toujours été de mon goût,
Et je suis bien malheureux, car de
Nos jours on n’en crée plus beaucoup.

A7Pour ajouter au patriDmmoine

FolkloriGmque des caraA7bins,

Folklorique des caraDbins,G7

A7 J’en ai fait une, putain de Dmmoine,

Plaise à Dieu Gmqu’elle plaise aux coA7pains,

Plaise à Dieu D7qu’elle plaiseG7 aux coCpains.

Ancienne enfant d’Marie-salope
Mélanie, la bonne au curé,
Dedans ses trompes de Fallope,
S’introduit des cierges sacrés.

Des cierges de cire d’abeille
Plus onéreux, mais bien meilleurs, (bis)
Dame! la qualité se paye
A Saint-Sulpice, comme ailleurs. (bis)

Quand son bon maître lui dit : « Est-ce
Trop vous demander Mélanie,
De n’user, par délicatesse,
Que de cierges non encor bénits ? »

Du tac au tac, elle réplique
Moi, je préfère qu’ils le soient, (bis)
Car je suis bonne catholique
Elle a raison, ça va de soi. (bis)

Elle vous emprunte un cierge à Pâques
Vous le rend à la Trinité.
Non, non, non, ne me dites pas que
C’est normal de tant le garder.

Aux obsèques d’un con célèbre,
Sur la bière, ayant aperçu, (bis)
Un merveilleux cierge funèbre,
Elle partit à cheval dessus. (bis)

Son mari, pris dans la tempête
La Paimpolaise était en train
De vouer, c’était pas si bête,
Un cierge au patron des marins.

Ce pieux flambeau qui vacille
Mélanie se l’est octroyé, (bis)
Alors le saint, cet imbécile,
Laissa le marin se noyer. (bis)

Les bons fidèles qui désirent
Garder pour eux, sur le chemin
Des processions, leur bout de cire
Doiv’nt le tenir à quatre mains,

Car quand elle s’en mêl’, sainte vierge,
Elle cause un désastre, un malheur. (bis)
La Saint-Barthélemy des cierges,
C’est le jour de la Chandeleur. (bis)

Souvent quand elle les abandonne,
Les cierges sont périmés;
La saint’ famill’ nous le pardonne
Plus moyen de les rallumer.

Comme ell’ remue, comme elle se cabre,
Comme elle fait des soubresauts, (bis)
En retournant au candélabre,
Ils sont souvent en p’tits morceaux. (bis)

Et comme elle n’est pas de glace,
Parfois quand elle les restitue
Et qu’on veut les remettre en place,
Ils sont complètement fondus.

Et comme en outre elle n’est pas franche,
Il arrive neuf fois sur dix (bis)
Qu’sur un chandelier à sept branches
Elle n’en rapporte que six. (bis)

Mélanie à l’heure dernière
A peu de chances d’être élue;
Aux culs bénits de cett’ manière
Aucune espèce de salut.

Aussi, chrétiens, mes très chers frères,
C’est notre devoir, il est temps, (bis)
De nous employer à soustraire
Cette âme aux griffes de Satan. (bis)

Et je propose qu’on achète
Un cierge abondamment béni
Qu’on fera brûler en cachette
En cachette de Mélanie.

En cachette car cette salope
Serait fichue d’se l’enfoncer (bis)
Dedans ses trompes de Fallope,
Et tout s’rait à recommencer. (bis)

Méchante avec de jolis seins

C7/9(/E) [0|1|2|3|3|(0)]

Gmlas, si j’avais Dmpu devinerGm que vos avanDmtages,

CaGmchaient C7sournoiseFment, maDmdame, uGmne foiC7son d’ourF7sins,

J’eusB♭se borDmné mon Gmzèle B♭à d’innoE♭cents GmmarivauF7dages.

Se B♭peut-il Dmqu’on soit Gmsi méB♭/Fchante C7/9(/E)avec de E♭jolis B♭seins ?

[REFRAIN :]

Se E♭peut-il qu’on soit si méchante E♭mavec de jolis B♭seins,

GmSi méC7chante aF7vec de jolis B♭seins ?F7

J’eusse borné mon zèle à d’innocents marivaudages,
Ma main n’eût pas quitté même un instant le clavecin.
Je me fusse permis un madrigal, pas davantage.
Se peut-il qu’on soit si méchante avec de jolis seins ?

[REFRAIN]

Quand on a comme vous reçu tant de grâce en partage,
C’est triste au fond du cœur de rouler d’aussi noirs desseins.
Vous gâchez le métier de belle, et c’est du sabotage.
Se peut-il qu’on soit si méchante avec de jolis seins ?

[REFRAIN]

Vous gâchez le métier de belle, et c’est du sabotage,
Et je succombe ou presque sous votre charme assassin,
Moi qui vais tout à l’heure atteindre à la limite d’âge.
Se peut-il qu’on soit si méchante avec de jolis seins ?

[REFRAIN]

Moi qui vais tout à l’heure atteindre à la limite d’âge,
Mon ultime recours c’est d’entrer chez les capucins,
Car vous m’avez détruit, anéanti comme Carthage.
Se peut-il qu’on soit si méchante avec de jolis seins ?

[REFRAIN]

La Mauvaise Herbe

Quand Djour de Emgloire estA7 arrivé,D

Comme Bmtous lesEm autres éA7taient crevés,D

D7Moi seul conGnus le F#déshonneur,Bm

De n’pas être E7mort aA7u champ d’hon-

Dmneur.CB♭C

DmCB♭A7

Je Dmsuis d’la mauvaise herbe, braves gens, braves A7gens.

C’est pas moi qu’on rumine et c’est pas moi qu’on met en Dmgerbe.

La mort faucha les autres, braves gens, braves A7gens,

Et me fit grâce à moi, c’est immoral et c’est comme Dmça !

GmLa la C7la la la Fla la la

Gm(6)La la A7la la la Dmla la la la

Et je m’demande pourquoi Bon GmDieu,

Ça vous déA7range que j’vive un Dmpeu.

Et je m’demande pourquoi Bon GmDieu,

Ça vous déA7range que j’vive un Dpeu.

La fille à tout l’monde a bon cœur,
Elle me donne au petit bonheur,
Les p’tits bouts d’sa peau bien cachés,
Que les autres n’ont pas touchés.

Je suis d’la mauvaise herbe, braves gens, braves gens.
C’est pas moi qu’on rumine et c’est pas moi qu’on met en gerbe,
Elle se vend aux autres, braves gens, braves gens,
Elle se donne à moi, c’est immoral et c’est comme ça !

La la la la la la la la
La la la la la la la la la

Et je m’demande pourquoi Bon Dieu,
Ça vous dérange qu’on m’aime un peu.
Et je m’demande pourquoi Bon Dieu,
Ça vous dérange qu’on m’aime un peu.

Les hommes sont faits nous dit-on,
Pour vivre en bande, comme les moutons.
Moi j’vis seul et c’est pas demain,
Que je suivrai leur droit chemin.

Je suis d’la mauvaise herbe, braves gens, braves gens.
C’est pas moi qu’on rumine et c’est pas moi qu’on met en gerbe,
Je suis d’la mauvaise herbe, braves gens, braves gens,
Je pousse en liberté dans les jardins mal fréquentés.

La la la la la la la la
La la la la la la la la la

Et je m’demande pourquoi Bon Dieu,
Ça vous dérange que j’vive un peu.
Et je m’demande pourquoi Bon Dieu,
Ça vous dérange que j’vive un peu.

Je me suis fait tout petit

BmJe n’avais jamais ôté mon chaEm6peau,

DeF#7vant perBmsonne

Maintenant je rampe et Em6je fais le F#7beau,

G7Quand F#7elle me Bmsonne

J’étais chien méchant, elle B7me fait manEmger,

F#7Dans sa meBmnotte

J’avais des dents d’loup, je Em6les ai chanF#7gées,

G7Pour F#7des queBmnottes

[REFRAIN :]

BmJe m’suis fait tout p’tit devantC#7 une poupéF#7e,

Qui ferme lesBm yeux quandA7 on la DcoucheF#7

BmJe m’suis fait tout p’tit devantC#7 une poupéF#7e,

Qui fait MaBmman quandD on la G7tou_F#7ou_Bmche

J’étais dur à cuire, elle m’a converti,
La fine mouche
Et je suis tombé tout chaud, tout rôti,
Contre sa bouche
Qui a des dents de lait quand elle sourit,
Quand elle chante
Et des dents de loup quand elle est furie,
Qu’elle est méchante

[REFRAIN]

Je subis sa loi, je file tout doux,
Sous son empire
Bien qu’elle soit jalouse au-delà de tout,
Et même pire
Une jolie pervenche qui m’avait paru,
Plus jolie qu’elle
Une jolie pervenche un jour en mourut,
A coups d’ombrelle

[REFRAIN]

Tous les somnambules, tous les mages m’ont,
Dit sans malice
Qu’en ses bras en croix, je subirai mon,
Dernier supplice
Il en est de pires il en est d’meilleurs,
Mais à tout prendre
Qu’on se pende ici, qu’on se pende ailleurs,
S’il faut se pendre

[REFRAIN]

Histoire de Faussaire

DSe découpant sur champ d’azur,

La ferme éF#7tait fausse bien sûr,

BmEt le chaume servant de toit,

SynthétiD7que comme il se doit.

GAu bout d’une allée de faux Gmbuis,

On aperF#7cevait un faux Bmpuits

Du E7fond duquel la vérité,

N’avait jaA7mais dû remonDter.

Et la maîtresse de céans,
Dans un habit, ma foi, seyant
De fermière de comédie,
A ma rencontre descendit,

Et mon petit bouquet, soudain,
Parut terne dans ce jardin
Près des massifs de fausses fleurs,
Offrant les plus vives couleurs.

Ayant foulé le faux gazon,
Je la suivis dans la maison
Où brillait sans se consumer,
Un genre de feu sans fumée.

Face au faux buffet Henri deux,
Alignés sur les rayons de
La bibliothèque en faux bois,
Faux bouquins achetés au poids.

Faux Aubusson, fausses armures,
Faux tableaux de maîtres au mur,
Fausses perles et faux bijoux,
Faux grains de beauté sur la joue,

Faux ongles au bout des menottes,
Piano jouant des fausses notes
Avec des touches ne devant,
Pas leur ivoire aux éléphants.

Aux lueurs des fausses chandelles,
Enlevant ses fausses dentelles,
Elle a dit, mais ce n’était pas,
Sûr, tu es mon premier faux pas.

Fausse vierge, fausse pudeur,
Fausse fièvre, simulateurs,
Ces anges artificiels,
Venus d’un faux septième ciel.

[Mod. en Fa :]C7
FLa seule chose un peu sincère,

Dans cette histA7oire de faussaire

DmEt contre laquelle il ne faut,

Peut-être F7pas s’inscrire en faux,

B♭C’est mon penchant pour elle et B♭mmon,

Gros point du A7côté du pouDmmon

G7Quand amoureuse elle tomba,

D’un vrai marC7quis de CaraFbas.

[Retour en Ré :]A7
DEn l’occurrence Cupidon,

Se conduiF#7sit en faux-jeton,

Bm En véritable faux témoin,

Et Vénus D7aussi, néanmoins

GCe serait sans doute menGmtir,

Par omisF#7sion de ne pas Bmdire

Que E7je leur dois quand même une heure,

AuthentiA7que de vrai bonDheur.

GD

Le Gorille

DA7

C’est à travers de larges grilles,
Que les femelles du canton,
Contemplaient un puissant gorille,
Sans soucis du qu’en dira-t-on

Avec impudeur ces commères,
Lorgnaient même un endroit précis
Que rigoureusement ma mère,
M’a défendu d’nommer ici

Gare au goriiiiiiiiiiille

Tout à coup la prison bien close,
Où vivait le bel animal
S’ouvre on n’sait pourquoi j’suppose,
Qu’on avait dû la fermer mal

Le singe en sortant de sa cage,
Dit c’est aujourd’hui que j’le perd
Il parlait de son pucelage,
Vous l’aviez deviné j’espère

Gare au goriiiiiiiiiiille

L’patron de la ménagerie,
Criait éperdu « non de non
C’est assommant car mon gorille,
N’a jamais connu de guenon »

Dès que la féminine engeance,
Sut que le singe était puceau
Au lieu de profiter d’la chance,
Elle fit feu des deux fuseaux

Gare au goriiiiiiiiiiille

Celles-là même qui naguère,
Le couvaient d’un oeil décidé
Fuirent prouvant qu’elles n’avaient guère,
De la suite dans les idées

D’autant plus vaine était leur crainte,
Que le gorille est un luron
Supérieur à l’homme dans l’étreinte,
Bien des femmes vous le diront

Gare au goriiiiiiiiiiille

Tout le monde se précipite,
Hors d’atteinte du singe en rut,
Sauf une vieille décrépite,
Et un jeune juge en bois brut

Voyant que toutes se dérobent,
Le quadrumane accéléra,
Son dandinement vers les robes,
De la vieille et du magistrat

Gare au goriiiiiiiiiiille

« Bah ! » Soupirait la centenaire,
« Qu’on put encore me désirer,
Ce serait extraordinaire,
Et pour tout dire inespéré »

Le juge pensait impassible,
« Qu’on me prenne pour une guenon,
C’est complètement impossible »,
La suite lui prouva que non

Gare au goriiiiiiiiiiille

Supposez qu’l’un de vous puisse être,
Comme le singe obligé de,
Violer un juge ou une ancêtre,
Lequel choisirait-il des deux.

Qu’une alternative pareille,
Un de ces quatre jours m’échoie
C’est j’en suis convaincu la vieille,
Qui serait l’objet de mon choix

Gare au goriiiiiiiiiiille

Mais par malheur si le gorille,
Aux jeux de l’amour vaut son prix,
On sait qu’en revanche il ne brille,
Ni par le goût ni par l’esprit,

Lors au lieu d’opter pour la vieille,
Comme aurait fait n’importe qui,
Il saisit le juge à l’oreille,
Et l’entraîna dans un maquis

Gare au goriiiiiiiiiiille

La suite serait délectable,
Malheureusement je ne peux,
Pas la dire et c’est regrettable,
Ça nous aurait fait rire un peu.

Car le juge au moment suprême,
Criait « Maman », pleurait beaucoup,
Comme l’homme auquel le jour même,
Il avait fait trancher le coup

Gare au goriiiiiiiiiiille

Les Funérailles d’Antan

F#Jadis, les parents des morts vous mettaient dans le C#7bain

F#De bonne grâce ils en f’saient profiter les coC#7pains

« F#Y’a un mort à la maiF#7son, si le cœur vous en Bdit

G#Venez l’pleurer avec G#7nous sur le coup de miC#7di… »

Mais les vivants aujourd’hui n’sont plus si généreux
Quand ils possèdent un mort ils le gardent pour eux
C’est la raison pour laquelle, depuis quelques années

B♭7Des tas d’enterreE♭mments G#7vous passent sous le C#nez,

B♭7Des tas d’enterreE♭mments vous F#passent C#7sous le F#nezG#7

[REFRAIN :]

C#Mais où sont les funérailles d’anE♭mtan ?G#7

C#Les petits corbillards, corbillards, corbillards,

Corbillards de nos F7grands-pères

B♭mQui suivaient la route en cahoF7tant

B♭mLes petits macchabées, macchabées, macchabées,

E♭7Macchabées ronds et prosG#7pères

C#Quand les héritiers étaient conE♭mtentsG#7

C#Au fossoyeur, au croque-mort, au curé,

Aux chevaux même ils (F)payaient un F#verre

F#(7)Elles sont C7révoFmlues

Elles ont B♭7fait leur E♭mtemps

Les belles pom, pom, C#pom,

Pom, pom, G#7pompes fuC#nèbres

F#(7)On ne les r’C7verra Fmplus

E♭mEt c’est bienB♭7 attrisE♭mtant

Les belles pompes C#fu_B♭7nèbres

E♭m De G#7nos vingtC# ansC#7

Maintenant, les corbillards à tombeau grand ouvert
Emportent les trépassés jusqu’au diable vauvert
Les malheureux n’ont même plus le plaisir enfantin
D’voir leurs héritiers marrons marcher dans le crottin

L’autre semaine des salauds, à cent quarante à l’heure
Vers un cimetière minable emportaient un des leurs
Quand, sur un arbre en bois dur, ils se sont aplatis
On s’aperçut qu’le mort avait fait des petits [bis]

[REFRAIN]

Plutôt qu’d’avoir des obsèques manquant de fioritures
J’aim’rais mieux, tout compte fait, m’passer de sépulture
J’aim’rais mieux mourir dans l’eau, dans le feu, n’importe où
Et même, à la grande rigueur, ne pas mourir du tout

Ô, que renaisse le temps des morts bouffis d’orgueil
L’époque des m’as-tu-vu-dans-mon-joli-cercueil
Où, quitte à tout dépenser jusqu’au dernier écu
Les gens avaient à cœur d’mourir plus haut qu’leur cul [bis]

[REFRAIN]