Le Mauvais Sujet Repenti

Elle avait G#la taille faite au tour,
Les hanches pleines,

Et chassait l’Cmmâle aux alenG7tours,

De la Mad’Cmleine

A sa faB♭7çon d’me dire :

« Mon rat, Est-c’que j’te Cmtente ? »,

Je vis que C#j’avais affaire à,

Une débuG#tan- D#7an- G#te

L’avait l’don, c’est vrai, j’en conviens,
L’avait l’génie,
Mais sans technique, un don n’est rien,
Qu’une sale manie
Certes, on ne se fait pas putain,
Comme on s’fait nonne,
C’est du moins c’qu’on prêche, en latin,
A la Sorbonne

Me sentant rempli de pitié,
Pour la donzelle,
J’lui enseignai, de son métier,
Les p’tites ficelles
J’lui enseignai l’moyen d’bientôt,
Faire fortune,
En bougeant l’endroit où le dos,
R’ssemble à la lune

Car, dans l’art de faire le trottoir,
Je le confesse,
Le difficile est d’bien savoir,
Jouer des fesses
On n’tortille pas son popotin,
D’la même manière,
Pour un droguiste, un sacristain,
Un fonctionnaire

Rapidement instruite par,
Mes bons offices,
Elle m’investit d’une part,
De ses bénéfices
On s’aida mutuellement,
Comme dit l’poète,
Elle était l’corps, naturellement,
Puis moi la tête

Un soir, à la suite de,
Manœuvres douteuses,
Elle tomba victime d’une,
Maladie honteuse
Lors, en tout bien, toute amitié,
En fille probe,
Elle me passa la moitié,
De ses microbes

Après des injections aiguës,
D’antiseptique,
J’abandonnai l’métier d’cocu,
Systématique
Elle eut beau pousser des sanglots,
Braire à tue-tête,
Comme je n’étais qu’un salaud,
J’me fis honnête

Sitôt privée de ma tutelle,
Ma pauvre amie,
Courut essuyer du bordel,
Les infamies
Paraît qu’elle s’vend même à des flics,
Quelle décadence,
Y’a plus d’moralité publique,
Dans notre France

La Première Fille

DJ’ai tout oublié des campagnes,

F#7D’Austerlitz et de WaterBmloo

GD’Italie de PrusseF#7 et d’EsBmpagne,

EDe PontoiseA7 et de LanderDneauE7

AJamais de la vie,

On F#mne l’oublieEra,

La Apremière fille,

Qu’on a F#mpris dans ses C#mbras

La Dpremière étranC#mgère,

A Bmqui l’on a dit C#7tu,

F#mMon cœur t’en souviens-tu,

CommeB7 elle nous était E7chère ?

Qu’elle Asoit fille honnête,

Ou F#mfille de E7rien,

Qu’elAle soit pucelle,

Ou qu’elF#mle soit puC#7tain,

On Dse souvient Ad’elle,

BmOn s’en souvienC#7dra,

F#mLa première fille,

Qu’on a pris E7dans ses Abras.

Ils sont partis à tire-d’aile,
Mes souvenirs de la Suzon,
Et ma mémoire est infidèle,
A Julie, Rosette ou Lison !

Jamais de la vie,
On ne l’oubliera,
La première fille,
Qu’on a pris dans ses bras,
C’était une bonne affaire,
Mon cœur t’en souviens-tu ?
J’ai changé ma vertu
Contre une primevère

Qu’ce soit en grande pompe,
Comme les gens biens,
Ou bien dans la rue,
Comme les pauvres et les chiens,
On se souvient d’elle,
On s’en souviendra,
D’la première fille,
Qu’on a pris dans ses bras.

Toi, qui m’as donné le baptême,
D’amour et de septième ciel,
Moi je te garde et moi je t’aime,
Dernier cadeau du père noël

Jamais de la vie,
On ne l’oubliera,
La première fille,
Qu’on a pris dans ses bras
On a beau faire le brave,
Quand elle s’est mise nue,
Mon cœur t’en souviens-tu,
On n’en menait pas large ?

Bien d’autres sans doutes,
Depuis, sont venues,
Oui, mais entre toutes,
Celles qu’on a connues,
Elle est la dernière,
Que l’on oubliera,
La première fille,
Qu’on a pris dans ses bras.

Le Vent

[Refrain :]

Si, par haAmsard,

Sur l’Pont deFs Arts,

Tu croises le E7vent, le vent fripon,

Prudence, prends Amgarde à ton jupon
Si, par hasard,

Sur l’Pont deFs Arts,

Tu croises le E7vent, le vent maraud,

Prudent, prends Amgarde à ton chapeau

AmLes jean-foutre et les gens probes,
Médisent du vent furibond,

DmQui rebrousse les Ambois, détrousse les Dmtoits, retrousse les Amro- E7bes

AmDes jean-foutre et des gens probes,
Le vent, je vous en réponds,

DmS’en soucie, et Amc’est justice, comme B7de colin-tamE7pon
[Refrain]

Bien sûr, si l’on ne se fonde,
Que sur ce qui saute aux yeux,
Le vent semble une brute raffolant de nuire à tout l’monde
Mais une attention profonde,
Prouve que c’est chez les fâcheux,
Qu’il préfère choisir les victimes de ses petits jeux
[Refrain]

Le Parapluie

Guitare :
C#m/E : 0/4/6/6/5/4 | E7/10 : 0/2/0/1/0/4

Il pleuvait Afort sur la grand-route,

Elle chemiF#7nait sans paraBmpluie

J’en avaisE7 un, volé, sans Adoute,

Le matin Emême à E5+un aAmi

Courant aAlors à sa rescousse,

Je lui proF#7pose un peu d’aBmbri

En séchant E7l’eau de sa friAmousse,

D’un air très Edoux, elle m’a dit « Aoui »

[Refrain :]

Un p’tit Bmcoin d’paraC#m/Epluie,

Contre un Acoin d’para(F#7)dis

Elle aBmvait quelque E7/10chose d’unA ange

Un p’tit Bmcoin d’paraC#m/Edis,

Contre un Acoin d’para(F#7)pluie

Je n’perBmdais pas au E7/10change, parAdi

Chemin faisant, que ce fut tendre,
D’ouïr à deux le chant joli
Que l’eau du ciel faisait entendre,
Sur le toit de mon parapluie
J’aurais voulu, comme au déluge,
Voir sans arrêt tomber la pluie
Pour la garder, sous mon refuge,
Quarante jours, quarante nuits
[Refrain]

Mais bêtement, même en orage,
Les routes vont vers des pays
Bientôt le sien fit un barrage,
A l’horizon de ma folie
Il a fallu qu’elle me quitte,
Après m’avoir dit grand merci
Et je l’ai vue toute petite,
Partir gaiement vers mon oubli
[Refrain]

EA

Le Petit Cheval

ALe petit cheval dans le Dmauvais Atemps,

Qu’il avait donc du couF#mra- a- Ege

AC’était un petit Dcheval Ablanc,

Tous derrière, tous derF#mriè- è- Ere,

AC’était un petit Dcheval Ablanc,

Tous derrière et F#mlui   E7 deAvant

Il n’y avait jamais de beau temps,
Dans ce pauvre paysage
Il n’y avait jamais de printemps,
Ni derrière, ni derrière
Il n’y avait jamais de printemps,
Ni derrière ni devant

Mais toujours il était content,
Menant les gars du village
A travers la pluie noire des champs,
Tous derrière, tous derrière
A travers la pluie noire des champs,
Tous derrière et lui devant

Sa voiture allait poursuivant,
Sa belle petite queue sauvage
C’est alors qu’il était content,
Tous derrière, tous derrière
C’est alors qu’il était content,
Tous derrière et lui devant

Mais un jour, dans le mauvais temps,
Un jour qu’il était si sage
Il est mort par un éclair blanc,
Tous derrière, tous derrière
Il est mort par un éclair blanc,
Tous derrière et lui devant

Il est mort sans voir le beau temps,
Qu’il avait donc du courage
Il est mort sans voir le printemps,
Ni derrière, ni derrière
Il est mort sans voir le beau temps,
Ni derrière ni devant

Les Deux Oncles

DCDC

EmC’était l’onDcle Martin, c’éEmtait l’oncle GasDton,

EmL’un aimait Dles Tommies, l’autre Emaimait les TeuDtons

DChacun, pour Cses amis, tous Dles deux ils sont Cmorts,

DMoi, qui n’aiCmais personne, eh Dbien ! Je vis enCcor.

Maintenant, chers tontons, que les temps ont coulé,
Que vos veuves de guerre ont enfin convolé
Que l’on a requinqué, dans le ciel de Verdun,
Les étoiles ternies du maréchal Pétain

Maintenant que vos controverses se sont tues,
Qu’on s’est bien partagé les cordes des pendus
Maintenant que John Bull nous boude, maintenant,
Que c’en est fini des querelles d’Allemand

Que vos filles et vos fils vont, la main dans la main,
Faire l’amour ensemble et l’Europe de demain
Qu’ils se soucient de vos batailles presque autant,
Que l’on se souciait des guerres de Cent Ans

On peut vous l’avouer, maintenant, chers tontons,
Vous l’ami les Tommies, vous l’ami des Teutons
Que, de vos vérités, vos contrevérités,
Tout le monde s’en fiche à l’unanimité

De vos épurations, vos collaborations,
Vos abominations et vos désolations
De vos plats de choucroute et vos tasses de thé,
Tout le monde s’en fiche à l’unanimité

En dépit de ces souvenirs qu’on commémore,
Des flammes qu’on ranime aux monuments aux Morts
Des vainqueurs, des vaincus, des autres et de vous,
Révérence parler, tout le monde s’en fout

La vie, comme dit l’autre, a repris tous ses droits,
Elles ne font plus beaucoup d’ombre, vos deux croix
Et, petit à petit, vous voilà devenus,
L’Arc de Triomphe en moins, des soldats inconnus

Maintenant, j’en suis sûr, chers malheureux tontons,
Vous, l’ami des Tommies, vous, l’ami des Teutons
Si vous aviez vécu, si vous étiez ici,
C’est vous qui chanteriez la chanson que voici

Chanteriez, en trinquant ensemble à vos santés,
Qu’il est fou de perdre la vie pour des idées
Des idées comme ça, qui viennent et qui font,
Trois petits tours, trois petits morts, et puis s’en vont

Qu’aucune idée sur terre est digne d’un trépas,
Qu’il faut laisser ce rôle à ceux qui n’en ont pas
Que prendre, sur-le-champ, l’ennemi comme il vient,
C’est de la bouillie pour les chats et pour les chiens

Qu’au lieu de mettre en joue quelque vague ennemi,
Mieux vaut attendre un peu qu’on le change en ami
Mieux vaut tourner sept fois sa crosse dans la main,
Mieux vaut toujours remettre une salve à demain

Que les seuls généraux qu’on doit suivre aux talons,
Ce sont les généraux des p’tits soldats de plomb
Ainsi, chanteriez-vous tous les deux en suivant,
Malbrough qui va-t-en guerre au pays des enfants

Ô vous, qui prenez aujourd’hui la clé des cieux,
Vous, les heureux coquins qui, ce soir, verrez Dieu
Quand vous rencontrerez mes deux oncles, là-bas,
Offrez-leur de ma part ces « Ne m’oubliez pas »

Ces deux myosotis fleuris dans mon jardin,
Un p’tit « forget me not » pour mon oncle Martin
« Un p’tit vergiss mein nicht » pour mon oncle Gaston,
Pauvre ami des Tommies, pauvre ami des Teutons…

DCad lib.

Les Amoureux des Bancs Publics

BmLes gens qui voient de travers,

Pensent que les bancs F#7verts,
Qu’on voit sur les trottoirs

BmSont faits pour les impotents ou les ventripotents

AmMais c’est une absurdité,

Car, à la vériE7té,
Ils sont là, c’est notoire

A7Pour accueillir quelques temps les amours débuDtants

[Refrain :]

Les amouEmreux qui s’bécotent sur les Bmbancs publics,

A7Bancs publics, Bmbancs publics

CEn s’foutant pas mal du Gr’gard oblique,

D7Des passants honGnêtes

Les[/F#] amouEmreux qui s’bécotent sur les Bmbancs publics,

A7Bancs publics, Bmbancs publics

CEn s’disant des « je t’aime » Gpathétiques,

Ont D7des p’tites gueules bien sympaGthiques

Ils se tiennent par la main,
Parlent du lendemain,
Du papier bleu d’azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher
Ils se voient déjà douc’ment,
Elle cousant, lui fumant,
Dans un bien-être sûr
Et choisissent les prénoms de leur premier bébé…
[Refrain]

Quand la sainte famille Machin,
Croise sur son chemin,
Deux de ces malappris
Elle leur décroche hardiment des propos venimeux
N’empêche que toute la famille,
Le père, la mère, la fille, le fils, le saint-esprit
Voudrait bien de temps en temps,
Pouvoir s’conduire comme eux.
[Refrain]

Quand les mois auront passé,
Quand seront apaisés,
Leur beaux rêves flambants
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds
Ils s’apercevront émus,
Qu’c’est au hasard des rues,
Sur un d’ces fameux bancs
Qu’ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour
[Refrain x2]

Le Fantôme

FC’était tremblant, c’était troublant,

D7C’était vêtu d’un drap tout blanc,

GmÇa présentait tous C7les sympFtômes,F7

B♭Tous les deB♭mhors de Fla vision,

A7Les faux airs de l’apDmparition,

B♭En un mot, B♭mc’était Fun Dmfan- Gmtô- C7Fme !

A sa manière d’avancer,
A sa façon de balancer
Les hanches quelque peu convexes,
Je compris que j’avais affaire
A quelqu’un du genre que j’préfère :
A un fantôme du beau sexe.

« Je suis un p’tit poucet perdu,
Me dit-elle, d’une voix morfondue,
Un pauvre fantôme en déroute.
Plus de trace des feux follets,
Plus de trace des osselets,
Dont j’avais jalonné ma route ! »

« Des poètes sans inspiration,
Auront pris – quelle aberration ! –
Mes feux follets pour des étoiles.
De pauvres chiens de commissaire
Auront croqué – quelle misère ! –
Mes osselets bien garnis de moelle. »

« A l’heure où le coq chantera,
J’aurai bonne mine avec mon drap
Plein de faux plis et de coutures !
Et dans ce siècle profane où
Les gens ne croient plus guère à nous,
On va crier à l’imposture. »

Moi, qu’un chat perdu fait pleurer,
Pensez si j’eus le cœur serré
Devant l’embarras du fantôme.
« Venez, dis-je en prenant sa main,
Que je vous montre le chemin,
Que je vous reconduise at home »

L’histoire finirait ici,
Mais la brise, et je l’en r’mercie,
Troussa le drap d’ma cavalière…
Dame, il manquait quelques osselets,
Mais le reste, loin d’être laid,
Était d’une grâce singulière.

Mon Cupidon, qui avait la
Flèche facile en ce temps-là,
Fit mouche et, le feu sur les tempes,
Je conviai, sournoisement,
La belle à venir un moment,
Voir mes icônes, mes estampes…

« Mon cher, dit-elle, vous êtes fou !
J’ai deux mille ans de plus que vous… »
« Le temps, madame, que nous importe ! »
Mettant le fantôme sous mon bras,
Bien enveloppé dans son drap,
Vers mes pénates je l’emporte !

Eh bien, messieurs, qu’on se le dise :
Ces belles dames de jadis
Sont de satanées polissonnes,
Plus expertes dans le déduit
Que certaines dames d’aujourd’hui,
Et je ne veux nommer personne !

Au p’tit jour on m’a réveillé,
On secouait mon oreiller
Avec une fougue pleine de promesses.
Mais, foin des délices de Capoue !
C’était mon père criant : « Debout !

B♭Vains dieux, tu vas B♭mmanFquer la GmmessAe ! »

B♭Mais, foin des B♭mdélices Fde Capoue !

A7C’était mon père criDmant : « Debout !

B♭Vains dieux, tu B♭mvas manFquer Dmla    Gmmes- C7sFe ! »

C7F

Le Blason

AAyant avecques F#mlui touC#7jours fait bon méDnage,

J’eusse Emaimé F#7célébrBmer, sans F#mêtre E7inconveAnantE5+

ATendre corps fémiF#mnin ton C#7plus bel apaDnage,

Que Emtous ceux F#7qui l’ont Bmvu diF#msent halE7luciAnant.

C’eût été mon ultime chant mon chant du cygne,
Mon dernier billet doux mon message d’adieu
Or malheureusement les mots qui le désignent,
Le disputent à l’exécrable à l’odieux.

C’est la grande pitié de la langue française,
C’est son talon d’Achille et c’est son déshonneur
De n’offrir que des mots entachés de bassesse,
A cette incomparable instrument de bonheur.

Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques,
Tendre corps féminin c’est fort malencontreux
Que ta fleur la plus douce, et la plus érotique,
Et la plus enivrante en ait de si scabreux.

Mais le pire de tous est un petit vocable,
De trois lettres pas plus familier coutumier
Il est inexplicable il est irrévocable,
Honte à celui-là qui l’employa le premier.

Honte à celui-là qui par dépit par gageure,
Dota de même terme en son fiel venimeux
Ce grand ami de l’homme et la cinglante injure,
Celui-là c’est probable en était un fameux.

Misogyne à coup sûr asexué sans doute,
Aux charmes de Vénus absolument rétif
Était ce bougre qui toute honte bue toute,
Fit ce rapprochement d’ailleurs intempestif.

La male peste soit de cette homonymie,
C’est injuste madame et c’est désobligeant
Que ce morceau de roi de votre anatomie,
Porte le même nom qu’une foule de gens.

Fasse le ciel qu’un jour, dans un trait de génie,
Un poète inspiré que Pégase soutient
Donne en effaçant d’un coup des siècles d’avanie,
A cette vraie merveille un joli nom chrétien

En attendant madame il semblerait dommage,
Et vos adorateurs en seraient tous peinés
D’aller perdre de vue que pour lui rendre hommage,

Il est d’autres moyens et que je les conC#7nais

Et F#mque je E7les conAnais.

J’ai rendez-vous avec vous

AMonseigneur E7l’astre soAlairE7e,

AComme je n’l’adE7mire pas beauAcoupA+

DM’enlève son E7feu, oui mais,

d’son Afeu, moi j’m’en fous,

BmJ’ai rendez-vous avec F#7vous

La lumière que je préBmfère,

F#7C’est celle de vos yeux jaBmloux

F#7Tout le restant m’indifBmfère,

E7J’ai rendez-vous avec Avous !

Monsieur mon propriétaire,
Comme je lui dévaste tout

M’chasse de son toit, oui mais,
d’son toit, moi j’m’en fous,
J’ai rendez-vous avec vous
La demeure que je préfère,
C’est votre robe à froufrous
Tout le restant m’indiffère,
J’ai rendez-vous avec vous !

Madame ma gargotière,
Comme je lui dois trop de sous
M’chasse de sa table, oui mais,
d’sa table, moi j’m’en fous,
J’ai rendez-vous avec vous
Le menu que je préfère,
C’est la chair de votre cou
Tout le restant m’indiffère,
J’ai rendez-vous avec vous !

Sa Majesté financière,
Comme je n’fais rien à son goût
Garde son or, or,
de son or, moi j’m’en fous,
J’ai rendez-vous avec vous
La fortune que je préfère,
C’est votre cœur d’amadou
Tout le restant m’indiffère,
J’ai rendez-vous avec vous !

E7A