Si le Bon Dieu l’avait voulû

AmSi le Bon Dieu G7l’avait vouClu

LanturAmlurette, G7LanturClu,

J’aurais Fconnu E7la CléoAmpâtre,

Et je E7ne t’aurais pas conAmnue.

J’aurais connu la G7CléopâCtre,

Et je Amne t’aurais G7pas conCnue.

Sans tonF amour E7que j’idoAmlâtre,

Las ! Que E7fussé-je deveAmnu ?

FSi le Bon Dieu l’aE7vait voulu,

A7J’aurais connu la DMessaline,

G7Agnès, Odette et CMélusine,

F7Et je ne t’aurais B♭pas connue.

FJ’aurais connu la E7Pompadour,

A7Noémi, Sarah, DRebecca,

G7La Fille du RoCyal Tambour,

F7Et la MogadorB♭ et ClaE7ra.

Mais le AmBon Dieu G7n’a pas vouClu,

Que je Amconnaisse G7leurs aCmours,

Je t’ai Fconnue, E7tu m’as conAmnu,

Gloire à E7Dieu au plus haut des Amnues !

Las ! Que fussé-je G7deveCnu,

Sans toi Amla nuit, G7sans toi le Cjour,

Je t’ai Fconnue, E7tu m’as conAmnu,

Gloire à E7Dieu au plus haut des Amnues !E7Am

Le Petit Cheval

ALe petit cheval dans le Dmauvais Atemps,

Qu’il avait donc du couF#mra- a- Ege

AC’était un petit Dcheval Ablanc,

Tous derrière, tous derF#mriè- è- Ere,

AC’était un petit Dcheval Ablanc,

Tous derrière et F#mlui   E7 deAvant

Il n’y avait jamais de beau temps,
Dans ce pauvre paysage
Il n’y avait jamais de printemps,
Ni derrière, ni derrière
Il n’y avait jamais de printemps,
Ni derrière ni devant

Mais toujours il était content,
Menant les gars du village
A travers la pluie noire des champs,
Tous derrière, tous derrière
A travers la pluie noire des champs,
Tous derrière et lui devant

Sa voiture allait poursuivant,
Sa belle petite queue sauvage
C’est alors qu’il était content,
Tous derrière, tous derrière
C’est alors qu’il était content,
Tous derrière et lui devant

Mais un jour, dans le mauvais temps,
Un jour qu’il était si sage
Il est mort par un éclair blanc,
Tous derrière, tous derrière
Il est mort par un éclair blanc,
Tous derrière et lui devant

Il est mort sans voir le beau temps,
Qu’il avait donc du courage
Il est mort sans voir le printemps,
Ni derrière, ni derrière
Il est mort sans voir le beau temps,
Ni derrière ni devant

La Marine

DmOn les r’trouve en raccourCci,

Dans nos p’Bbtites aAmours d’un Dmjour

Toutes les Dmjoies, tous les souCcis,

Des aBbmours qui Adurent touDmjours

C’est là l’D7sort de la maGmrine,

Et de C7toutes nos p’tites chéFries

On acDmcoste, Vite un Gmbec,

Bb(7)Pour nos baisers, l’corps aA(7)vec

Et les joies et les bouderies,
Les fâcheries, les bons retours
Il y a tout, en raccourci,
Des grandes amours dans nos p’tits
On a ri, on s’est baisés,
Sur les neunoeils, les nénés
Dans les ch’veux à plein bécots,
Pondus comme des oeufs tout chauds

Tout c’qu’on fait dans un seul jour !
Et comme on allonge le temps !
Plus d’trois fois, dans un seul jour,
Content, pas content, content
Y a dans la chambre une odeur,
D’amour tendre et de goudron
Ça vous met la joie au cœur,
La peine aussi, et c’est bon

On n’est pas là pour causer,
Mais on pense, même dans l’amour
On pense que d’main il fera jour,
Et qu’c’est une calamité
C’est là l’sort de la marine,
Et de toutes nos p’tites chéries
On accoste. Mais on devine,
Qu’ça n’sera pas le paradis

On aura beau s’dépêcher,
Faire, bon Dieu ! la pige au temps
Et l’bourrer de tous nos péchés,
Ça n’sera pas ça ; et pourtant
Toutes les joies, tous les soucis,
Des amours qui durent toujours !
On les r’trouve en raccourci,
Dans nos p’tits amours d’un jour…

Comme Hier

Paroles : Paul Fort | Musique : Georges Brassens

A

EHé ! donn’ moi ta bouche,E7 hé ! ma jolie fraiAse

L’aube a mis des E7fraises plein notre horiAzon

Garde tes dinGdons, moiF# mes porcs, ThéB7/9rèse

ANe r’pousse pas du Epied mes p’tits coAchons

DVa, comme hiAer ! comme hiE7er ! comme hiAer

Si Dtu ne m’aimes Apoint, c’est B7moi qui t’aim’E7rons

DL’un tient le couteau, l’autre la cuilF#7ler

La vie, c’est touBmjours les mêE7mes chanAsons

Pour sauter l’gros sourceau de pierre en pierre
Comme tous les jours mes bras t’enlèv’ront
Nos dindes, nos truies nous suivront légères
Ne r’pousse pas du pied mes p’tits cochons

Va, comme hier ! comme hier ! comme hier
Si tu ne m’aimes point, c’est moi qui t’aim’rons
La vie, c’est toujours amour et misère
La vie, c’est toujours les mêmes chansons

J’ai tant de respect pour ton coeur, Thérèse
Et pour tes dindons, quand nous nous aimons
Quand nous nous fâchons, hé ! ma jolie fraise
Ne r’pousse pas du pied mes p’tits cochons

Va, comme hier ! comme hier ! comme hier
Si tu ne m’aimes point, c’est moi qui t’aim’rons
L’un tient le couteau, l’autre la cuiller
La vie, c’est toujours les mêmes chansons