Et ta sœur

GDepuis qu’mon père est maire
Ma mère s’est fait la paire

Elle est sœur au couCvent des Saints-GPères

Mais ce n’est qu’éphémère
Malgré ce qu’ait fait père

Elle esCpère qu’après sœur elle seGra mère

‘Reusement pour Cmoi j’ai un paCmrent qui est maGrin

C’est mon parCmrain il est marGrant

On ne se D7voit qu’une fois par Gan

D7/5+

Et pendant qu’elle espère
Ma sœur Ise vit au pair
Chez mon frère qu’est masseur à Mamers

Et mon frère Pierre se terre dans les sapeurs de Pierres
Il est fier d’être sans peur
Car ça s’perd

[REFRAIN

C’est mon père qu’est amer
Car mon frère étameur
Et ma sœur celle qu’est tailleur
A Hyères

Sont partis pour Cythère
En emportant l’setter
Et l’hamster qui sautait sur l’setter

[REFRAIN

Ce jour-là, ma belle-mère
A perdu sa belle paire de lunettes
Avec de gros verres verts

Et quand elle persévère
Elle perd son air sévère
Il s’avère qu’elle est malade en mer

[REFRAIN

Comme disait ma grand-mère
En sifflant son grand verre
Quelle famille !
Ce sera mon dernier vers

Y’a rien de meilleur sur terre
Que d’manger des éclairs
Je m’en vais, je pars à Tonnerre

[REFRAIN

Alain Aline

AmIl s’appelait Alain

Elle s’appelait AEline

E7Il était son copain

Elle était sa coAmpine

Lui, natif d’AnA7zin

Elle, elle était d’AnDmzine

Il aimait le bon B7vin

Elle aimait l’escaE5+lope

[REFRAIN:]

Ouf, Douf, pataG#7pouf

EC#mtron, feignasse, bouF#7din

BmTire-lariE7got tsoin-Atsoin

EA

Levés de bon matin
Quand sonnaient les matines
Elle allait au turbin
Et lui à sa turbine

C’était un homme de main
Qui travaillait la mine
Un enfant de Denain
Qu’était pas né d’hier

[REFRAIN]

Elle vendait du colin
Là-haut, sur la colline
Des filets de dauphin
Cachés dans sa Dauphine

Lui quittait Saint-Quentin
Pour gagner sa cantine
Elle mangeait deux fois rin
Et c’était pas beaucoup

[REFRAIN]

Comme il était câlin
Et qu’elle était câline
Ils avaient chaud aux mains
Le soir, à la chaumine

Elle aimait bien Chopin
Lui, c’était la chopine
Il l’appelait Lapin
Elle, lui plaisait bien

[REFRAIN]

Laï, laï
Laï, laï
Laï, laï…

Ma Cousine

ConnaisAsez-vous ma couB7sine

Celle qu’a B♭les yeux en trou d’Apipe

Et qui l’Djour de ses vingAt ans

A voulu E7me faire son aAmant

Voilà comDment ça s’est pasA

Excusez-E7moi si c’est oA

E7     A

On s’esAt allongés sur le B7lit

On a parB♭lé soleil et Apluie

Jusqu’à c’qu’elle Dme fasse remarAquer

Qu’on n’était E7pas là pour s’berAcer

Alors je Dml’ai déshabilG7lée

Et m’attarCdant sur ses néA7nés

Elle me Ddit t’es plein d’auAdace

Pendant qu’j’lui r’E7tirais ses goAdasses

E7     A

Puis quand elle fut dévêtue
Et que je vis le trou d’son nez
Sincèrement j’aurais pas cru
Qu’on puisse être aussi négligé

Elle n’avait rien de folichon
Si vous aviez vu ses nylons
On aurait juré des chiffons
Elle était sale enfin passons

Puis je me suis déshabillé
J’étais tout nu à ses côtés
Me voyant là comme un idiot
Elle a compris qu’j’étais pudique

Alors elle a pris l’command’ment
Viens là mon rat viens là mon grand
Je vais te faire tout plein d’chatouilles
Sur les joues le nez et les coudes

Tu vas y prendre un tel plaisir
Que dans deux s’condes tu vas jouer
Assieds-toi là au frais d’la caisse
Et mets ton doigt entre mes pieds

Aussitôt moi je m’exécute
Comme elle me l’avait demandé
Et voyez-vous cette sacrée puce
Est arrivée à m’faire banquer

Après ça j’ai repris la route
Je ne sentais plus ma binette
Quelle nuit mon Dieu j’ai du passer
Quand je me suis fait députer

Si vous la connaissiez un brin
Vous sauriez qu’elle fait le tapin
Ne la prenez jamais en grippe
Sinon elle ne me f’rait plus d’bien

Charlotte

F#Quand j’habitais dans la G#mCreuse

Les gosses les C#7gueuses venaient chez F#moi

{idem}On y trouvait des vareuses
Des assiettes creuses et du lilas

BmJe vends des E7nouilles à la sauAvette

F# Les jours de Bmfête E7 dans le méAtro F#

BmJ’vends des cuE7lottes des castagAnettes

F# Des saloBmpettes des sacs à C#7dos

J’F#peux pas dormir sans qu’on G#mcogne

Et sans verC#7gogne à mon chez F#moi

E7

Toc toc Atoc qui qu’est là
Qui qui frappe à ma porte

Est-ce Bmtoi la Charlotte

Est-ce E7toi ma bien aiAmée

{idem}Oui c’est moi la Charlotte
Je viens chercher ma culotte
On profite beau culottier
Fait pas chaud dans ton quartier

Je vis dans une douce inquiétude
Je fais des études sur le nougat
Je lui dis de tirer la chevillette
Mais la pauvrette s’y prend les doigts

Se les sélectionne dans la poignure
A la jointure hurle à la mort
Disant que chez moi y’a des sorcières
Qui par derrière lui jettent des ressorts

L’est pas possible cette dragonne
Ah la pauvre bête je la fous dehors

Toc toc toc qui qu’est là
Qui qui frappe à ma porte
Que personne ne bouge
C’est peut-être le chaperon rouge

Non c’est moi la Charlotte
Je viens chercher ma culotte
Je sais qu’elle est dans la caisse
Qu’est sûrement entre tes pieds

Je voudrais regarder dans ma caisse
Oui mais drôlesse c’est fatiguant
Et comme j’ai des varices
Des rhumatismes c’est imprudent

Vas voir chez la petite Yvette
Dans la casquette elle est petite main
Tu trouveras bien une liquette
Un peu coquette qui t’ira bien

Dans mon labeur je suis à la bourre
Et puis en amour je suis incertain

Toc toc toc qui qu’est là
Qui qui frappe à ma porte
Ce n’est pas la Charlotte
Mais René son bien aimé

Assieds-toi ma cocotte
Tu m’as l’air un peu pâlotte
Entre vite mon beau René
Nous avons à tricoter

Et cric crac je suis chez moi
Et personne n’a droit d’entrer
Allez vous faire rhabiller
Car mon camarade est là

Toc toc toc qui qu’est là…

Armand

GmCe pauvre gosse naquit dans la misère

Aussitôt on lui demanCmda

S’il voulait vivre avec sa D7mère

Puisqu’il n’avait plus de paGpa

[Refrain :]

C’éGtait un pauvre gars
Qui s’appelait Armand

Y aD7vait pas de papa

Y avait pas de maGman

Son père disparut à treize ans
Un soir dans la cour de l’école
Alors qu’il jouait gentiment
A la balle et à pigeon vole
[Refrain]

Sa mère fût mordue subitement
Un soir qu’elle jouait dans la neige
Avec un tout petit serpent
Qu’elle avait pris pour une asperge.
[Refrain]

La seule fille qui en fut amoureuse
Ne savait que garder ses moutons
Elle lui refila la fièvre aphteuse
Et c’est lui qui garda ses boutons
[Refrain]

Mais un jour pendant la tétée
Trouvant la nounou un peu plate
Il lui souffla dans les nénés
Jusqu’à ce que la nounou éclate
[Refrain]

À Marée Haute

Nous on habitE♭M7e tous les D♭M7deux

Tout au E♭M7bord, tout D♭M7au bord de CM7l’eau

Le doux murBM7mure des ruisE♭M7seaux

B7Nous vient tout B♭7droit du caniE♭M7veau

Les arbres E♭M7ne sont que poD♭M7teaux

Les plages E♭M7de sable D♭M7en gouCM7dron

Les coqu’liG#mcots sonC#7t des charF#dons

B7Les rats d’éB♭7gout sont nos poisE♭M7sons

[REFRAIN:]

Y’a pas la G#mMarneD♭7 à marée F#haute

Tous les maG#mtins D♭7en se leF#vant

Il n’y a G#mpas de D♭7garde-F#côtes

B7Pour surveilB♭7ler les estiE♭M7vants

Si on éE♭M7carte le rideau

Que l’on regarde par le carB♭mreau

E♭mLes moutons A♭mdes vaguesD♭7 en trouG♭peaux

B7Ne sont que B♭7débris de traE♭M7vaux

Nos goélands sont des moineaux
Et nos voiliers sont des canots
Les capitaines ont des chapeaux
Et la peau blanche sous le tricot

[REFRAIN]

Des belles filles il n’y en a pas
Que viendraient-elles se perdre là
Not’ casino c’est chez l’bougnat
On n’voit la mer qu’au cinéma

Le dimanch’ on va chez Jojo
On boit on fume des cigarettes
Sa femme nous joue du piano
On s’croirait sur un’ aut’ planète

[REFRAIN]

Pour le moment on se contente
D’avoir de l’eau au bas d’chez nous
On ferm’ les yeux et on invente
La mer est là, est là pour nous

Alors on s’aime tous les deux
Tout au bord, tout au bord de l’eau
On voit des pays merveilleux
Les yeux fermés, les pieds dans l’eau

Alors on voit la G#mMarneD♭7 à marée F#haute

Du soleil G#mlevanD♭7t au couF#chant

Elle vient s’éBmbattrE7e sur la Acôte

F#7La nouvelle Bmvague E7des aAmants

GFB♭A