Une Jolie Fleur

Jarana :
D 6/5/5/7 – A7 4/3/4/2 – D7 6/5/5/5 – G 7/7/5/7 – Gm 7/6/5/7 – A 4/5/4/6 – B7 3/2/2/2 – E7 4/4/5/4

DJamais sur terre il n’y A7eut d’amoureux,

Plus aveugles que moi dans tous les Dâges

D7Mais faut dire qu’ je m’étais Gcrevé les yeux,

GmEn regardant de trop prèsA son corDsage

DUne jolie fleur dans une peau d’A7vache,

Une jolie vache déguisée en Dfleur

Qui fait la belle et qui B7vous atE7tache,

A7Puis, qui vous mène par le bout du Dcœur

Le ciel l’avait pourvue des mille appas,
Qui vous font prendre feu dès qu’on y touche
L’en avait tant que je ne savais pas,
Ne savais plus où donner de la bouche

Une jolie fleur dans une peau d’vache,
Une jolie vache déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache,
Puis, qui vous mène par le bout du cœur

Elle n’avait pas de tête, elle n’avait pas,
L’esprit beaucoup plus grand qu’un dé à coudre
Mais pour l’amour on ne demande pas,
Aux filles d’avoir inventé la poudre

Une jolie fleur dans une peau d’vache,
Une jolie vache déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache,
Puis, qui vous mène par le bout du cœur

Puis un jour elle a pris la clef des champs,
En me laissant à l’âme un mal funeste
Et toutes les herbes de la Saint-Jean,
N’ont pas pu me guérir de cette peste

J’ lui en ai bien voulu, mais à présent,
J’ai plus d’rancune et mon cœur lui pardonne
D’avoir mis mon cœur à feu et à sang,
Pour qu’il ne puisse plus servir à personne

Une jolie fleur dans une peau d’vache,
Une jolie vache déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache,
Puis, qui vous mène par le bout du cœur

E      
A      
D      

Je Suis un Voyou

Jarana :
3/4/3
5/4/4 – 3/3/1 – 3/4(2)/3
5/4/4 – 3/3/1 – 3/4/3 – 5/5/3 – 5/4/4 – 3/3/1 – 3/4/3

5/4/3 – 7/7/5 – 7/8/6
5/5/3 – 5/6/5 – 7/6/6

intro :

ACi-gîA7t au fond de mon Dcœur une hisE7toire ancieAnne
Un fantôme, un souvenir d´une que j´aimais
Le temps, à grands coups de faux, peut faire des siennes
Mon bel amour dure encore, et c´est à jamais

AJ´ai perdu la tramonDtane en trouE7vant MargAot

PrinceAsse vêtue de Bmlaine, E7Déesse en saAbots

Si les F#mfleurs, le long des Bmroutes s´mettaientE7 à marAcher

C´est à F#mla Margot, sans Bmdoute, qu´ell´s feE7raient sonAger

J´lui ai F#mdit: « De G#7la MaC#mdone, tu es F#mle poG#7rtraiC#mt! »

Le Bon F#mDieu me G#7le parC#mdonne, c´était F#mun peB7u vrEai

Qu´il me Ale pardonne ou Dnon, d´ailleursE7, je m´en foAus

J´ai déF#mjà mon âme en Bmpeine :E7 je suis un voAyou

La mignonne allait aux vêpres
Se mettre à genoux
Alors j´ai mordu ses lèvres
Pour savoir leur goût
Ell´ m´a dit, d´un ton sévère
« Qu´est-ce que tu fais là? »
Mais elle m´a laissé faire
Les fill´s, c´est comm´ ça

J´lui ai dit:
 » Par la Madone Reste auprès de moi! « 
Le Bon Dieu me le pardonne
Mais chacun pour soi
Qu´il me pardonne ou non
D´ailleurs, je m´en fous
J´ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

C´était une fille sage
A  » bouch´, que veux-tu? »
J´ai croqué dans son corsage
Les fruits défendus
Ell´ m´a dit d´un ton sévère
 » Qu´est-ce que tu fais là? « 
Mais elle m´a laissé faire
Les fill´s, c´est comm´ ça

Puis, j´ai déchiré sa robe
Sans l´avoir voulu
Le Bon Dieu me le pardonne
Je n´y tenais plus!
Qu´il me pardonne ou non
D´ailleurs, je m´en fous
J´ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

J´ai perdu la tramontane
En perdant Margot
Qui épousa, contre son âme
Un triste bigot
Elle doit avoir à l´heure
A l´heure qu´il est
Deux ou trois marmots qui pleurent
Pour avoir leur lait

Et, moi, j´ai tété leur mère
Longtemps avant eux
Le Bon Dieu me le pardonne
J´étais amoureux!
Qu´il me pardonne ou non
D´ailleurs, je m´en fous
J´ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

Je Rejoindrai ma Belle

À Bml’heure du berC#7ger,F#7

Au B7mépris du danEmger,

J’ prenA7drai la passeDrelle

Pour G7rejoindre ma C#7belle,F#7

À Bml’heure du berC#7ger,F#7

Au B7mépris du danEmger,

Et A7nul n’y pourra Drien F#7chanBmger.

TomB7bant du haut des E7nues,

La A7bourrasque est veD7nue

SouGffler dessusF#7 la passeBmrelle,

TomB7bant du haut des E7nues,

La A7bourrasque est veD7nue

Des Gpasserelles,F#7 il y en a Bmplus.

Si les vents ont cru bon
De me couper les ponts,
J’ prendrai la balancelle
Pour rejoindre ma belle,
Si les vents ont cru bon,
De me couper les ponts,
J’embarquerai dans l’entrepont.

Tombant du haut des nues,
Les marins sont venus
Lever l’ancre à la balancelle,
Tombant du haut des nues,
Les marins sont venus,
Des balancelles, il y en a plus.

Si les forbans des eaux
Ont volé mes vaisseaux,
Il me pouss’ra des ailes
Pour rejoindre ma belle,
Si les forbans des eaux
Ont volé mes vaisseaux,
J’ prendrai le chemin des oiseaux.

Les chasseurs à l’affût
Te tireront dessus,
Adieu la plume ! Adieu les ailes !
Les chasseurs à l’affût
Te tireront dessus,
De tes amours, y en aura plus.

Si c’est mon triste lot
De faire un trou dans l’eau,
Racontez à la belle
Que je suis mort fidèle,
Et qu’ell’ daigne à son tour
Attendre quelques jours
Pour filer de nouvell’s amours.

Il Suffit de Passer le Pont

Il sufGfit de (C)passer le GpontEm  

C’est Amtout de suiD7te l’avenGture

Laisse-Emmoi tenir ton juAmpon

J’t’emmèn’ D7visiter la naGture

L’herbe est douce à Pâques fleuries
Jetons mes sabots, tes galoches
Et, légers comme des cabris
Courons après les sons de cloches

Ding dang Cdong ! les matines Gsonnent

En l’honCneur de notre boGnheur

Ding dang Cdong ! faut l’dire à perGsonne

J’ai graisCsé la patte au sonD7neur

Laisse-moi tenir ton jupon
Courons, guilleret, guillerette
Il suffit de passer le pont
Et c’est le royaum’ des fleurettes

Entre tout’s les bell’s que voici
Je devin’ cell’ que tu préfères
C’est pas l’coqu’licot, Dieu merci
Ni l’coucou, mais la primevère

J’en vois un’ blottie sous les feuilles
Elle est en velours comm’ tes joues
Fais le guet pendant qu’je la cueille
 » Je n’ai jamais aimé que vous « 

Il suffit de trois petits bonds
C’est tout de suit’ la tarantelle
Laisse-moi tenir ton jupon
J’saurai ménager tes dentelles

J’ai graissé la patte au berger
Pour lui fair’ jouer une aubade
Lors, ma mie, sans croire au danger
Faisons mille et une gambades

Ton pied frappe et frappe la mousse
Si l’chardon s’y pique dedans
Ne pleure pas, ma mie qui souffre
Je te l’enlève avec les dents

On n’a Gplus rien(C) à se caGcherEm  

On Ampeut s’aimer D7comm’ bon nous Gsemble

Et tant Emmieux si c’est un péAmché

Nous iD7rons en enfer enGsemble

Il suffit de passer le Ampont

Laisse-D7moi tenir ton juGpon

Il suffit de passer le Ampont

Laisse-D7moi tenir ton juGpon

Hécatombe

AAu marché de Brive-la-Gaillarde,

A propos de bottes d’oiA7gnons

Quelques douDzaines Ede gailAlardes,

Se crêF#mpaient un jour le chiB7gnonE

AA pied, à cheval, en voiture,

Les gendarmes mal inspiA7rés

Vinrent pour Dtenter El’avenAture,

D’interBmrompre El’échauffouArée.

Or, sous tous les cieux sans vergogne,
C’est un usage bien établi
Dès qu’il s’agit d’rosser les cognes,
Tout le monde se réconcilie
Ces furies perdant toute mesure,
Se ruèrent sur les guignols
Et donnèrent je vous l’assure,
Un spectacle assez croquignol.

En voyant ces braves pandores,
Être à deux doigts de succomber
Moi, j’bichais car je les adore,
Sous la forme de macchabées
De la mansarde où je réside,
J’excitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides,
En criant: « Hip, hip, hip, hourra! »

Frénétique, l’une d’elles attache,
Le vieux maréchal des logis
Et lui fait crier: « Mort aux vaches,
Mort aux lois, vive l’anarchie! »
Une autre fourre avec rudesse,
Le crâne d’un de ses lourdauds
Entre ses gigantesques fesses,
Qu’elle serre comme un étau.

La plus grasse de ses femelles,
Ouvrant son corsage dilaté
Matraque à grand coup de mamelles,
Ceux qui passent à sa portée
Ils tombent, tombent, tombent, tombent,
Et s’lon les avis compétents
Il paraît que cette hécatombe,
Fut la plus belle de tous les temps.

Jugeant enfin que leurs victimes,
Avaient eu leur content de gnons
Ces furies comme outrage ultime,
En retournant à leurs oignons
Ces furies à peine si j’ose,
Le dire tellement c’est bas
Leur auraient même coupé les choses,

Par boE7nheur ils n’en avaient F#7pas

Leur auraient Bmmême Ecoupé les Achoses,

Par boBmnheur ils E7n’en avaient Apas.

Gastibelza, l’Homme à la Carabine

Jarana :
4/5/4 – 6/5/5 – 4/4/2
4/3/2 – 2/2/2 – 5/4/4/4
6/5/4 – 6/5/5 – 4/4/2 – 4/5/4

AGastibelza, l’homme à A+la caraDbine,

ChanE7tait ainAsi :

« Quelqu’un a-t-il connu A+Doña SaDbine ?

QuelE7qu’un d’iAci ?

Chantez, danF#7sez, villageois ! La nuit Bmgagne

Le mont FaC#7lu…

Le vent qui F#mvient à travers la monBmtagne

Me E7rendra Afou.

« Quelqu’un de vous a-t-il connu Sabine,
Ma señora ?
Sa mère était la vieille maugrabine
D’Antequera,
Qui chaque nuit criait dans la Tour Magne
Comme un hibou…
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

« Vraiment, la reine eût près d’elle été laide
Quand, vers le soir,
Elle passait sur le pont de Tolède
En corset noir.
Un chapelet du temps de Charlemagne
Ornait son cou…
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

« Le roi disait, en la voyant si belle,
À son neveu :
« Pour un baiser, pour un sourire d’elle,
Pour un cheveu,
Infant Don Ruy, je donnerai l’Espagne
Et le Pérou ! »
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

« Je ne sais pas si j’aimais cette dame,
Mais je sais bien
Que, pour avoir un regard de son âme,
Moi, pauvre chien,
J’aurai gaiement passé dix ans au bagne
Sous les verrous…
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

« Quand je voyais cette enfant, moi le pâtre
De ce canton,
Je croyais voir la belle Cléopâtre,
Qui, nous dit-on,
Menait César, Empereur d’Allemagne,
Par le licou…
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

« Dansez, chanAtez,A+ villageois, la nuit Dtombe

E7Sabine, un Ajour,

A tout vendu, A+sa beauté de coDlombe,

E7Tout son aAmour,

Pour l’anneau F#7d’or du comte de SalBmdagne,

Pour un biC#7jou…

Le vent qui F#mvient à travers la monBmtagne

M’a E7rendu Afou.

A    E7    A

Le Fossoyeur

Jarana : A 1/0/0/2 – F#m 1/2/0/2 – D 2/2/0/2 – E 4/4/2/4 – B7 3/2/2/2 – A7 1/0/0/0 – C#7 1/1/2/1

ADieu sait qu’je n’ai A6pas Ale fond méDchant,

EJe ne Asouhaite jamaisF#m la mort des B7gens

EMais si Al’on ne mourait A7plus,

J’crèv’rais de Dfaim sur mon taC#7lus

J’suis un F#mpauvre DfoEssoAyeur

Les vivants croient qu’je n’ai pas d’remords,
A gagner mon pain sur l’dos des morts
Mais ça m’tracasse et d’ailleurs,
J’les enterre à contrecœur
J’suis un pauvre fossoyeur

Et plus j’lâche la bride à mon émoi,
Et plus les copains s’amusent de moi
Y m’disent: « Mon vieux, par moments,
T’as une figure d’enterr’ment »
J’suis un pauvre fossoyeur

J’ai beau m’dire que rien n’est éternel,
J’peux pas trouver ça tout naturel
Et jamais je ne parviens,
A prendre la mort comme elle vient,
J’suis un pauvre fossoyeur

Ni vu ni connu, brave mort adieu !
Si du fond d’la terre on voit l’Bon Dieu
Dis-lui l’mal que m’a coûté,
La dernière pelleté
J’suis un pauvre fossoyeur

Comme Hier

Paroles : Paul Fort | Musique : Georges Brassens

A

EHé ! donn’ moi ta bouche,E7 hé ! ma jolie fraiAse

L’aube a mis des E7fraises plein notre horiAzon

Garde tes dinGdons, moiF# mes porcs, ThéB7/9rèse

ANe r’pousse pas du Epied mes p’tits coAchons

DVa, comme hiAer ! comme hiE7er ! comme hiAer

Si Dtu ne m’aimes Apoint, c’est B7moi qui t’aim’E7rons

DL’un tient le couteau, l’autre la cuilF#7ler

La vie, c’est touBmjours les mêE7mes chanAsons

Pour sauter l’gros sourceau de pierre en pierre
Comme tous les jours mes bras t’enlèv’ront
Nos dindes, nos truies nous suivront légères
Ne r’pousse pas du pied mes p’tits cochons

Va, comme hier ! comme hier ! comme hier
Si tu ne m’aimes point, c’est moi qui t’aim’rons
La vie, c’est toujours amour et misère
La vie, c’est toujours les mêmes chansons

J’ai tant de respect pour ton coeur, Thérèse
Et pour tes dindons, quand nous nous aimons
Quand nous nous fâchons, hé ! ma jolie fraise
Ne r’pousse pas du pied mes p’tits cochons

Va, comme hier ! comme hier ! comme hier
Si tu ne m’aimes point, c’est moi qui t’aim’rons
L’un tient le couteau, l’autre la cuiller
La vie, c’est toujours les mêmes chansons

La Chasse aux Papillons

AUn bon petit diable à la A(aug)fleur de l’Dâge

E7La jambe léAgère et l’œil DpoAlisE7son

AEt la bouche pleine de jA(aug)oyeux raDmages

E7Allait à la Achasse F#7aux  Bmpa –E7pil –Alons

Comme il atteignait l’orée du village
Filant sa quenouille, il vit Cendrillon
Il lui dit : « Bonjour, que Dieu te ménage
J’t’emmène à la chasse aux papillons »

A7Cendrillon raDvie de quitA7ter sa Dcage

A7Met sa robe Dneuve et ses A7botilDlons

F#7Et bras d’ssus bras d’sBmsous vers les F#7frais boBmcages

F#mIls vont à la G#7chasse aux papilC#lonsE7  

Il ne savait pas que sous les ombrages
Se cachait l’amour et son aiguillon
Et qu’il transperçait les cœurs de leur âge
Les cœurs des chasseurs de papillons

Quand il se fit tendre, elle lui dit : « J’présage
Qu’c’est pas dans les plis de mon cotillon
Ni dans l’échancrure de mon corsage
Qu’on va à la chasse aux papillons »

Sur sa bouche en feu qui criait : « Sois sage ! »
Il posa sa bouche en guise de bâillon
Et c’fut l’plus charmant des remue-ménage
Qu’on ait vu d’mémoir’ de papillon

Un volcan dans l’âme, ils r’vinrent au village
En se promettant d’aller des millions
Des milliards de fois, et mêm’ davantage
Ensemble à la chasse aux papillons

Mais tant qu’ils s’aim’ront, tant que les nuages
Porteurs de chagrins, les épargneront
Il f’ra bon voler dans les frais bocages

E7Ils f’ront pas la F#7chasse Bmaux papilC#7lons

DPas la chasse aux ApaEpilAlons

La Cane de Jeanne

Jarana :
A 4/5/4 – F#m 6/5/4 – Bm 6/7/5 – E 4/4/2
G# 3/4/3 – C#m 4/4/4 – G#7 3/2/3 – F#m 6/5/4
D 2/2/0

La Pata de Juana

La ApataF#m De BmJuanaE

Ha Amuerto ¡F#mviva BmDios !

Sólo Epor haber ApuestoF#m   

Un BmhuevoE

O Edos.

La pata De Juana
Apagó su candil
Al menos se supone
De puro
Débil.

G#     G#7

La C#mpata

De G#JuanaG#7

Se C#mmurió al poF#mner

Y en su G#capa fraiC#mluna

De G#pluma

AC#myer.

Bm          E

La ApataF#m De BmJuanaE

PalAmando F#msin caBmsar

Nos leEgó con las AplumasF#m  

La BmcunaE Oval.A

Ha muerto
Es cierto
Mas nos acordaremos
Siempre de la pata
De Juana
Y olé.

A     D     A