Dans la forêt :

Après un arrêt pour réfléchir à Comitán, je prends la route pour Cuauhtémoc, que je pensais être au Guatemala, mais en fait c’est juste à la frontière. J’en profite pour faire mon tampon de sortie du territoire mexicain, indispensable selon le taxi. Une fois donné mon passeport à l’antipathique douanier, il me demande le papier d’entrée sur le territoire. J’étais persuadé qu’il était dans le passeport, je l’avais vérifié une heure avant, à moins de l’avoir perdu dans le bus, à moins que ce douanier ne veuille juste se faire 300 pesos facilement. De toutes façons je n’ai d’autre choix que de payer. Merci connard.
Le taxi me dépose à la frontière guatémaltèque, avant d’entrer comme ça dans le payer sans frapper je cherche quand le bureau d’immigration, l’ambiance y est toute autre, décontractée, souriante et une musique exotique et dansante egaye l’atmosphère. Il aurait pu ajouter un « Bienvenue » mais non, sympathique quand même.
Une fois la barrière passée, je me rappelle celle d’Israël pour aller en Egypte, à Taba. Cette impression d’arriver dans une ambiance, un monde totalement différents juste en traversant une ligne. Pour sûr le pays est bien plus pauvre.
Impossible de passer inaperçu, un peu comme si tout le monde se disait « ah tiens un touriste est en ville », je suppose que j’étais bien le seul à ce moment-là. Les gens me dévisageaient vraiment, ceux qui m’ avaient entre-aperçu en passant se retournaient pour bien voir le phénomène. Je n’avais vraiment pas ressenti ça au Mexique, peut-être en certains endroits mais bien peu.
Bon je suis quand même bien embêté, je ne connais rien au Guatemala à part la capitale, enfin, je sais qu’ils ont une capitale et je suppose que ce doit être un endroit où aller, et Tikal, un site maya au nord. Je commence par retirer des Quetzals (monnaie locale), ça me permettra déjà de manger, prendre une chambre, un van, un taxi, aller sur internet. Oui c’est pratique l’argent quand même. Et en fait je commence par discuter avec une fille dans la rue. Je lui explique avec une touche d’humour que je ne sais pas trop quoi faire ici et que je ne connais rien à son pays. Elle me fait des suggestions, m’aiguille un peu. La discussion était plutôt cocasse et notre entrevue des plus simples et détendues. Nous concluons sur le fait que je devrais prendre un taxi qui m’indiquera un hôtel bon marché, ce que je fis et le taxi aussi. Il a probablement du m’emmener dans l’hôtel le moins cher de la ville.
La chambre est à 25 Quetzals (2,50€ – j’aime les taux de change faciles à calculer comme ça), des baños qui font offices de toilettes et des baños avec de l’eau propre pour se laver les dents, que je ne suis pas sûr d’avoir trouvé, à moins qu’il ne s’agissait de cette grande cuve remplie d’eau qui semblait transparente. J’ai préféré filer au plus vite le lendemain pour me trouver un hôtel plus cher avec eau chaude et internet, un hôtel de luxe quoi en comparaison. Il faut dire aussi qu’il n’y avait pas de fenêtre, un gros trou rectangulaire mais pas de fenêtre, du coup la fumée d’un voisin qui faisait un feu pour un barbecue entre-autres entrait dans ma chambre. Je suis allé me trouver de quoi me nourrir dans un comedor pas loin et fait un petit tour de ville avant de me coucher très tôt, vers 21h. J’écoute les radios locales avant de m’endormir et me rends compte que je ne suis pas à la bonne heure, enfin ça dépend des jingles sur la même fréquence, je préfère reporter cette reflexion au lendemain.
J’ai eu beau me coucher bien tôt, je ne me suis pas levé à l’aube et j’ai presque très bien dormi. Je me suis levé à 9h, enfin 8h je crois. J’ai filé me renseigner pour quitter cette petite ville frontalière où je ne vois pas l’intérêt de rester, pour qu’on me dise que j’avais le temps de petit-déjeuner avant le départ du bus.
La veille j’étais allé voir sur internet les sites touristiques intéressants du Guatemala, je me suis même dessiné une petite carte sur mon calepin, il y a l’air d’y avoir foule de sites magnifiques, mayas, coloniaux, des volcans et des lacs… je me suis décidé de commencer par Quetzaltenango.
De retour au teminal de bus, le chavo (jeune homme) au guichet me dit que la route est « bloquée » (je comprends mal le verbe qu’il emploie), je lui demande à quel endroit, il me montre une route principale traversant le Guatemala, je suppose qu’il m’a mal compris, borf. Il m’explique que le bus ne partira pas avant 8h du soir. Je reprends le chemin du centre et me décide à prendre le premier van qui passe, je n’ai pas envie de passer plusieurs autres heures dans cette ville qui commence à m’ennuyer, j’ai l’impression d’en faire le tour toutes les 10 minutes.
Donc j’en attrape un demande où il va et sans connaître sa destination monte dedans. Les paysages sont vraiment magnifiques, de grandes vallées de jungle, le Rio coulant au fond. La qualité de la route n’est pas si horrible mais comme c’est de la route de montagne il vaut mieux éviter d’estimer les distances à vol d’oiseau sur google map. Dans la plupart des bus ou colectivos, comme celà peut être le cas aussi au Mexique, il y a le chauffeur et un chavo qui se charge d’appeler les gens sur la route, gérer un peu les arrêts, faire payer les gens. Au bout d’un petit moment il me demande où je m’arrête, je lui réponds Huehuetenango, une ville qui me semblait un peu grosse, ils me déposent alors à un gros croisement d’où j’attendis un bus. Il arriva en moins de vingt minutes, très joliment décoré ou du moins, très décoré. Au bout d’un certain moment nous nous arrêtons en plein milieu de la route, une file de voitures et de bus devant nous.
Peu de temps se passa avant que tout le monde ne sorte du bus voir ce qui se passait. Je me renseigne auprès d’une jeune fille, Eleida; il y a une manifestation. La route est bloquée. Certains décident de passer à pied. D’autres reprennent le bus qui fait demi-tour et rebrousse chemin. Avec le sourire une dame nous dit qu’elle ne pourra pas aller travailler aujourd’hui, qu’on peut essayer de passer, mais que quelqu’un l’a tenté plus tôt dans la matinée, s’est fait bousculer par les manifestants, est tombé la tête sur le bord du trottoir et mourut sur le coup. Elle ajoute que de toutes façons elle a mal au pied pour se lancer dans une marche. Avec Eleida nous décidons de tenter de traverser le barrage, du moins s’en approcher pour voir. Des gens passent, nous suivons, tout se passe bien, nous passons le pont. Comme la pauvre petite était surchargée je lui ai vite proposé de l’aider à porter un gros sac bien lourd. Une idée qui m’aura valu de me retrouver bien fourbu encore aujourd’hui (le lendemain). Nous faisons une pause au bout du pont ou plutôt viaduc parce qu’il était assez long quand même, et elle m’offre un coca. Au bout d’un moment nous décidons de reprendre la route.
Les gens me regardent bizarrement en chemin, me fixent même, mais pas méchamment, plutôt avec un sourire moqueur, certains me/nous lancent un « buenas tardes » tandis que d’autres murmurent quelque-chose dans leur dialecte en pouffant. En en discutant avec Eleida, la plupart doivent penser que je suis gringo, peut-être aussi que ça devait bien les faire rigoler de me voir en sueur et tout rouge.
Régulièrement, nous demandons combien de temps de marche il faut pour trouver des bus, la fin du barrage, on nous répond régulièrement une heure. Après deux ou trois heures de marches en montagnes, trois ou quatre barrages et d’innombrables pauses le tout sous un soleil piquant, nous arrivons finalement à un pick-up qui nous propose de nous déposer à Huehuetenango, Huehue comme ils disent, « ouéoué », hihihi. En fait ce n’était pas une question de distance, il était prévu que la manifestation cesse à 16h. On peut dire qu’on a marché pour rien mais d’un autre côté, même si j’en ai bien bavé, mais bien apprécié cette premenade, ce genre d’exode à double-sens. J’ai pu prendre le temps d’observer les magnifiques paysages, de discuter brièvement avec nos compagnons dans la même galère que nous. Bon, n’empêche que les ampoules sont revenues sous mes pieds.
Le pick-up nous amène donc à Huehuetenango, avec Eledia nos chemins se séparent, elle continue le sien vers la capitale rejoindre sa famille et moi à la recherche d’un hôtel presque de luxe. Je prends un bus pour le centre, une fois passé le marché, voyant une église vieillote je suppose que je peux trouver un hôtel pas loin. Je tombe sur l’hôtel victoria à 110q (11€) la nuit, sdb individuelle, eau chaude, internet, le grand luxe quoi.
Le soir tombe vite, il fait nuit noire vers 19h. Je me trouve un endroit pour manger, fait quelques petits tours de ville. Le Zocalo est sympa, les ruelles du marché aussi.
Quelques tacos, je raconte vous raconte toutes mes histoires sur internet, puis je file à Quetzaltenango, du moins je l’espère.
Avant d’entamer un petit tour au Guatemala, je pars avec Arnaud et Karina pour un petit séjour à San Cristóbal de Las Casas au Chiapas
Nous arrivons à l’aube, il fait frais. Nous commençons naturellement la journée par un desayuno avant de se régaler d’un bon café plus dans le centre. Nous en profitons pour que je leur fasse visiter l’hostal dans lequel j’avais séjourné la fois précédente, ça leur plait bien, nous ne cherchons pas plus loin.
Pendant que Karina part courir, Arnaud et moi faisons un petit tour de ville, un autre café, puis nous rejoignons Karina à l’hostal et partons tous au marché.
San Cristóbal n’a pas changé, il y faisait peut-être un peu plus froid ce coup-ci mais j’ai retrouvé la ville intacte. J’avais oublié combien on n’avait pas de répit dans une des rues piétonnes : Guadalupe. En moyenne un enfant ou une mamie vient vous vendre des trucs toutes les 20 secondes, en insistant. Malgré toute la gentillesse dont on peut faire preuve ça devient vite pénible et on devient vite obligé de les ignorer comme tout le monde.
Oui j’étais déjà allé aussi à Chamula l’an dernier, mais ce coup-ci était assez différent, beaucoup plus de monde et de stands, tout aussi agréable…
et nous enchaînons sur Zinacantán que je ne connaissais pas.
Pour le coup c’était beaucoup plus calme, d’ailleurs il n’y avait pratiquement rien à part ses habitants qui nous dévisageaient. Une jeune fille nous emmène chez une femme qu’on interrompt en train de tisser tout en nous accueillant chaleureusement. Elle nous présente tout son travail : chemises, ponchos, tissus de table et/ou de décoration, etc… tout est très joli mais en partant nous nous excusons de ne rien lui acheter. Il ne doit pas y avoir beaucoup de touristes qui passent par ici. En même temps ça ressemble plus à une ville de tisserands qu’à un site touristique. Je tiens aussi à ajouter que dans cette ville, les hommes portent aussi un habit traditionnel fleuri, un genre de poncho court, difficile à décrire, il arrive à la taille, ne dépasse pas beaucoup des épaules, est taillé en forme de carré et a trois ponpons alignés de chaque côté. On peut dire que la couleur traditionnelles du village est le violet, tous le portent.
De retour à San Cristóbal nous faisons un saut au sommet d’une colline visiter l’église de Guadalupe…
histoire de bien mériter nos quelques bières dans un bar que nous avions trouvé en chemin : « The Beer Company ». Toutes les bières suivantes sont mexicaines :
Jour un peu spécial, c’est la fête nationale et Arnaud et Karina rentrent à Oaxaca. Je suis un peu fatigué, je tente quand même une sortie le soir au Zócalo mais non, l’ambiance ne me sied pas, mais je trouve un autre bar où je découvre un groupe de musique traditionnelle de Véracruz : Son Tres (« ils sont trois »), je m’en régale.
Je bois un dernier verre (inutile) à la Catrina, le bar en face de l’hostal, la musique ne valant pas plus.
Je me couche un peu tard à force de skyper et chater, 3h.
Réveil en fanfare, littéralement, c’est le grand défilé de toutes les écoles et armées, pompiers, policiers, etc.. Tous au tambour et au pas, je trouve quand même 5 minutes pour me faire préparer un desayuno.
Après une bonne douche me voilà parti, sous la grisaille et le crachin de la montagne, en route pour Comitán où j’étais déjà allé aussi. J’avais bien apprécié d’ailleurs mais une fois sur place, la ville morte à cause de fête nationale je suppose, je me demande pourquoi rester là. Je décide donc de skiper l’étape Comitán pour filer directement au Guatemala, il est encore tôt, je paierai la nuit et la nourriture sûrement moins cher, allez hop !
Un extrait de la Guelaguetza 2014 :
Enfin mon premier concert à Oaxaca, pour une émission radio pirate : Pirata Sonoro.
Ça s’est déroulé sur la journée, dans une cour (je n’ai pas pris de photos mais j’espère en trouver bientôt). Une ambiance très chouette, ça m’a permis de rencontrer pas mal de gens intéressants d’un coup.
Il y avait un peu tous les types de performances : théâtre, lecture, performances sonores et visuelles, concerts bien sûr, etc.
Du coup j’ai récupéré pas mal de contacts, j’ai rencontré quelques musiciens talentueux, bref tout bon !
En plus j’ai vendu plein de disques.
Bonne nouvelle en prenant mon café/wi-fi : je jouerai SAMEDI au CAFé CENTRAL, qui est selon moi un des meilleurs endroits où jouer ici !
J’enchaîne sur le concert de Natalia à midi.
Puis consacre le reste de la journée à préparer mon live set avec une paire de nouveaux morceaux.
La date du concert est avancée à vendredi et idem, je passe le reste de la journée à bosser mon live.
Le soir je retourne voir au « Nueva Babel », c’est le soir où le patron y est, j’arrive enfin à l’attraper pour lui demander s’il est possible de jouer dans son bar.
Il me répond qu’il est bien allé écouter ma musique et tout ça, mais que ça ne collera pas avec le public du bar qui s’attend à de la música en vivo (musique live) et non à un DJ. Insulte suprême. J’essaie de lui expliquer le plus proprement possible que je n’ai rien d’un DJ mais on dirait qu’il a du mal à saisir la différence, et lui croit que je ne comprends pas son point de vue. Bref je m’en fous, dans le bar joue encore le groupe de reprises de Creedance, dont le chanteur s’époumone encore quand une patate qui ne chanterait pas juste. Je ne dis pas ça de mauvaise foi, il chante vraiment comme une patate malgré tout le respect que je peut porter à ce tubercule.
En somme, ce n’est pas la première fois que je viens et je comprends bien que ma musique aura du mal à trouver son public ici, du moins je le suppose, je préfère laisser ce lieu à sa musique vivante et festive. J’aurais au moins essayé.
La routine, café/wi-fi puis je bosse mon live.
J’ai essayé de passer au Café Central le soir mais c’était fermé, j’aurais bien aimé y discuter avec Yadira pour avoir plus d’infos pour vendredi.
Bon, je commence à déchanter un peu par rapport à ce concert de vendredi, moi qui m’en m’en faisait toute une gloire.
Déjà aucune com’ n’est faite, ni sur le site du Café Central ni ailleurs, et puis ce soir je suis allé essayer de discuter avec Yadira pour les détails mais elle n’était pas là. J’ai donc posé la question-piège aux serveurs présents : « héyo ! Vous savez s’il y a un concert ou un truc comme ça prévu vendredi ? ». Ils me répondent que non mais que par contre il y a « Systema Solar » qui va jouer le 8 août. Je rétorque un genre de « ah d’accord » pour faire mine d’être intéressé de l’apprendre et finis par avouer que Yadira m’a proposé de jouer ce vendredi.
– Ah bin si elle te l’a proposé c’est que tu joues alors, pourquoi m’avoir demandé s’il y avait quelque-chose si tu étais au courant ? me lance la fille en souriant.
Je n’ai pas estimé opportun de lui répondre, je lui demande à quelle heure je vais jouer et nous conclûmes sur un hasta luego blabla…
Bref pas du tout de com’, personne au courant hormis les quelques personnes à qui j’ai envoyé des textos, j’ai peur de devoir affronter un espace bien vide vendredi…
Petit tour en ville le soir,
et je fais une halte dans un bar à bières artisanales que je connaissais déjà certes, mais ce coup-ci j’y fait la découverte merveilleuse de la brasserie Insurgentes de Tijuana.
La IPA « La Lupulosa » bien chargée en houblon et amertume comme j’aime :
et la « Nocturna », une IPA brune !!!? avec un fort goût de houblon également mais avec la pronfondeur d’une très brune, avec même quelques notes de café qui restent agréablement en bouche un sacré moment :
Après coup je peux dire que le concert s’est très bien passé ! Sur le moment j’étais juste un peu déçu que le peu de contacts téléphoniques que j’avais ici ne soient pas venus, hormis une paire d’amis français.
ptêt des photos prochainement
Fanfare des flics
oui je commence à sauter des jours, rien de spécial à en dire
Je décide de sortir faire un petit tour de bars, je lance quelques textos vainement et ô miracle, on me répond ! Du coup j’ai bu des coups avec des copains, chouette, je suis même invité à un repas le lendemain.
On était forcément un peu tous crevés suite à la veille, mais on s’est un peu réveillé, on a bien rigolé, fini chez une copine qui avait une piscine, rentré à l’aube, tout bien quoi…
Du coup je l’ai un peu payé les jours suivants.
(c’est aujourd’hui)
Bon pour faire un petit bilan, ça y est je me sens bien moins seul, voire pas du tout, de nouveaux visages occupent mon esprit, mon espagnol s’améliore, s’il est encore loin d’être parfait j’appréhende beaucoup moins d’avoir à parler ou qu’on ne me parle, je commence à me sentir bien à l’aise en somme.
Un gros petit déj et un gros café avant de me mettre en route, et puis c’est reparti pour Puerto Escondido :
Me voilà reparti plonger afin de terminer mes cours de PADI Advanced, ce coup-ci nous sommes bien plus nombreux : 2 Mexicains, un couple d’Allemands, Jorge pour nous guider et Fermin qui nous aide sur le bateau.
Peu de visibilité, du courant comme d’habitude, du coup pas facile de se concentrer à la fois sur la prise de vidéos et pour ne pas perdre la palanquée.
paramètres de la plongée : 14 mètres / 44 minutes
La seconde plongée était un peu plus dificile pour moi avec les conditions que je viens d’expliquer : j’ai perdu Jorge et les Mexicains, du coup j’ai suivi les Allemands, ce n’était pas exactement ce que j’étais censé faire mais c’était ça ou remonter. Je suis un peu allé aux limites de la bouteille, j’ai galéré à faire mon palier que je pense ne pas avoir fait correctement, je pense que c’est pour ça que j’étais épuisé le reste de la journée, et un peu le lendemain aussi.
paramètres de la plongée : 15 mètres / 43 minutes
Avec beaucoup d’efforts je parviens tout de même à me motiver pour aller me promener, tout d’abord à la plage Carizalillo :
où je ne trouve pas grand-chose à voir sous l’eau et comme les vagues sont assez grosses je préfère ne pas m’aventurer trop près des rochers.
Alors je retourne voir mes poissons à Manzanillo.
Dernières plongées pour le PADI, ce coup-ci les Allemands ne sont plus là, mais un Québecois qui fait un baptême et sa copine Suédoise, et toujours les 2 Mexicains.
Nous commençons par une paroi à faible profondeur, qui me permet d’apercevoir une raie au loin, le courant y est bien moindre et la visibilité plutôt bonne, nous en profitons pour faire quelques exercices et flotabilité.
paramètres de la plongée : 18 mètres / 35 minutes
Et pour la seconde plongée, contrairement à la « règle », nous allons un peu plus profond, un peu plus au large où nous retrouvons le courant et la visibilité médiocre. Comme l’autre jour, il est facile de s’y perdre, d’autant plus que nous sommes plus nombreux dans la palanquée (6 personnes), comme je vois que le groupe commence à vraiment se disperser au bout d’un moment, je rejoins Jorge qui n’a pas l’air de trop y faire attention, pour lui faire signe d’attendre un peu.
Finalement un peu plus tard c’est moi qui me perds encore, impossible de retrouver le groupe, je cherche un peu trop longtemps selon ce qui est conseillé mais pas assez non plus pour me mettre en « danger » (environ 10/15 minutes), je décide de remonter, incapable aussi de retrouver l’ancre. Heureusement que Jorge m’a passé cette bouée de signalisation avant plonger, même si elle ne m’aura pas vraiment servi à grand-chose, au moins j’aurais appris à m’en servir. Et grâce à ma GoPro j’ai pu compter les 3 minutes de palier en me filmant.
En remontant je n’étais pas si loin du bateau, enfin, il était à vue et je n’ai pas galéré pour le rejoindre, environ 75 mètres je dirais.
En y arrivant, Jorge remontait lui aussi puis les autres.
paramètres de la plongée : 20 mètres / 37 minutes
PADI Advanced accompli ! Me voilà près pour la prochaine étape : Rescue Diver, avant de pouvoir passer le Dive Master.
Je m’essaie au snorkel sur la plage de Zicatela mais rien à faire, les vagues y sont trop fortes, et celle de Bahia Principal, mais pas moyen de se poser tranquilement, les tables ou emplacements y sont payants, et puis il n’y a pas grand-chose à y voir, alors je retourne snorkeler à ma plage préférée : Manzanillo.
Epuisé, je me repose le soir, je prendrai la route demain pour Mazunte rejoindre les copains.
A Oaxaca, je recherche un appartement, je prends mes marques…
Et hop ! Ma nouvelle maison :
Vernissage :
Une vue panoramique depuis ma terrasse :
Concert lyrique le soir : La Melodia Francesa
Mon café préféré est fermé le dimanche 🙁 il me faut donc trouver un autre spot pour assouvir mon addiction, je vais jusqu’au Zócalo pour essayer de me trouver un café acceptable, je me pose en terrasse du Italian Coffee Company (une chaîne) d’où je fais quelques croquis :
C’est dimanche, presque tout est fermé mais il y a beaucoup d’activité sur le Zócalo : des vendeurs de machins dans la rue (babioles, artisanat, etc), des stands à bouffe et des orchestres et fanfares.
Après un rapide petit tour (j’y repasserai un autre dimanche pour y faire des photos), je rentre chez moi et passe le reste de l’après-midi à faire de la clarinette, potasser mon live-set et faire du montage vidéo : Snorkel à Manzanillo et Le Crabe.
Forcément j’ai pas non plus des trucsà raconter tous les jours, je parle déjà assez de banalités.
Déjà un peu de Guelaguetza sur le Zocalo :
Ciné le soir : Semana de Cine Mexicano organisé par Oaxaca Cine.
Lluvia en Los Ojos / Somos Maripepa
La salle de ciné, Teatro Alcala :



Bon, sur un point je ne m’étais pas trompé, Oaxaca est un endroit parfait pour les arts et artistes peut-être aussi graphiques. Là-dessus j’avais raison.
Par contre je commence à me demander s’il existe vraiment une scène musicale ici. Des écoles de musique il y en a, certes. Mais j’essaie de dénicher les salles de ou café concert, et je n’ai pas l’impression que ce soit très courant ici. Pour le moment j’ai trouvé 3 endroits où il y en avait, je ne compte pas le genre d’endroit institutionnel où j’ai vu le spectacle de musique française lyrique. Donc dans 3 de ces bars, j’y ai vu 2 concerts, dont les membres des groupes avaient les cheveux plus sel que poivre. Un des groupes jouait des reprises de vieux rock américain, type creedance (je ne sais pas si ce type de rock a un nom particulier, je le nommerais bien « rock-bandana »), et l’autre des reprises des Beatles (c’était ce soir). Je suis passé 2 fois dans le troisième, qui m’a semblé un peu classieux la première fois, je n’y suis même pas rentré, il y avait le concert d’une certaine « B.B. », probablement connue ou reconnue car le prix de l’entrée avoisinait les 40€, d’où mon hésitation. L’autre fois, disons que je n’étais pas au mieux de mes capacités et l’ambiance y était plutôt « club », même si en théorie ils y passent des musiques plus latines et dansantes.
Bon en tout cas dans ces 3 lieux j’ai discuté avec les responsables de la programmation, leur ai donné ma carte, je ne vais bien sûr pas attendre une réponse de leur part mais retourner les voir. N’empêche que. Même s’ils décident de me programmer je suis pour le moment un peu déçu de ne pas trouver de « scène locale », avec des « groupes locaux » qui ont de vrais morceaux à eux. Bon c’est vrai, je viens à peine de dépasser les deux semaines ici, mais n’empêche que, je crois qu’il ne me reste pas beaucoup d’endroits à explorer qui proposeraient potentiellement des concerts.
Dans ce cas il ne me reste pas beaucoup d’alternatives si je veux persévérer à vouloir jouer ici : soit je me remonte les manches bien haut et organise des événements/concerts, ce qui implique qu’il faudrait que je trouve quand même des groupes autres que moi à faire jouer, soit je prépare une configuration pour jouer dans la rue, mais est-ce que j’en ai envie à ce point ?
Ou alors je ne m’acharne pas ici et j’essaie de trouver des plans dans d’autres villes, faire une tournée en somme (et non pas en Somme). Ou encore, je joue de ma patience et on verra bien, je m’oriente vers d’autres choses pour le moment. J’ai toujours été assez patient. Mais c’est con, je comptais un peu là-dessus pour rencontrer des gens facilement.
Bin je m’efforcerai de rencontrer des gens difficilement alors.
Natalia est malade, comme elle préfère ne pas sortir elle invite tout le monde chez elle, du coup grosse soirée.
Et du coup repos.
Et hop, me voilà posé à Puerto Escondido pour au moins une semaine, je m’explique mais avant tout partons du début.
Je tenais d’abord à faire un petit briefing du trajet en avion, je conseille à ceux qui comptent venir d’y jeter un oeil ou au pire il me servira de mémo. Les autres rien ne vous empêche de perdre votre temps à le lire.
Voilà pour les petits conseils pratiques, je vais me chercher une bière puis je continue.
Me revoilà, pfiou ils sont gros les moustiques ici, mais pas très vivaces, bref.
Donc premières missions après ma première (petite) nuit : débloquer mon téléphone et trouver un endroit moins cher et plus agréable pour dormir. Mission téléphone : ok, je l’aurai en fin d’aprèm. Mission dodo 2 : ok, je me suis juste renseigné dans un café dans un quartier que j’aime bien. Facile quoi.
Ne reste plus qu’à me promener, me renseigner un peu pour trouver un appart, une petite sieste, récupérer mon téléphone, j’essaie de joindre les copains d’ici qui n’ont pas du noter la date de mon arrivée, tant mieux pour la surprise, mais crotte leurs numéros ne marchent pas, ils ont du en changer depuis qu’ils ont déménagé.
Fin d’aprèm petite pause à la Mezcalerita où j’ai vu qu’ils proposaient des bières artisanales et du pulque, je commande une bière blanche du coin. Nous sommes trois dans le bar, moi la serveuse et Dan, Donald, un vieux gringo (ricain) qui vit ici depuis 27 ans, prof d’anglais à l’université retraité.
On discute pas mal, un bonhomme très sympa qui sirote une bière en dégustant son mezcal, il me donne un peu envie et je trouve que c’est une bonne occasion de boire mon premier mezcal depuis mon arrivée. Je n’avais pourtant pas oublié mais c’est bien vrai que quand ils servent du mezcal ici c’est un peu la même dose qu’un verre de rouge en France, je commande une autre bière pour me désaltérer pendant ma dégustation. Vers la moitié du verre je me dis que manger avant aurait pu être une bonne idée, d’ailleurs Dan se lève en m’exprimant son besoin d’aller se remplir un peu l’estomac, je le comprends bien. Vous avez du saisir mon état en sortant de la mezcaleria, je cherche un endroit pour bouffer, pas des mieux choisis mais ça fait l’affaire.
En rentrant à l’auberge de jeunesse (bin quoi ? j’ai le droit d’être jeune encore), je bavarde avec 3 filles, une Française une Suédoise et une Allemande (il n’y a pas de chûte à cette simili-blague). Elles me proposent de les suivre boire leur dernier verre de mezcal à Oaxaca. Comme mes yeux commençaient à sérieusement piquer et ma tête à tomber dans mon ordi j’ai du décliner l’invitation, tout en sachant que je les recroiserai probablement à nouveau à Puerto Escondido ou Mazunte d’après notre précédente conversation.
Gros dodo.
Bon plan du jour : Hostal (Auberge de jeunesse) El Pochon, vers Barrio de Carmen (nord/centre) à Oaxaca, 135 pesos (7.64€) la nuit en dortoir 8 personnes, petit-déj inclus
Lever tôt : 8h30, à l’ouverture du petit-déj. Doutant que mon téléphone fonctionne vu que je n’arrive pas à joindre les copains, je le teste avec les filles de l’accueil. Il fonctionne. Je pensais rester encore un jour à Oaxaca au moins pour corriger ce problème mais vu que problème il n’y a plus je décide de partir pour Puerto Escondido, comme ça. J’achète un billet à l’accueil, 250 pesos (14.14€), une camionnette vient me chercher vers 10h15 pour aller au lieu de départ, je vois que de là-bas le billet est de 200 pesos, j’ai donc payé 50 pesos pour le service, ça me semble honnête mais j’en ai bien pris note.
Le trajet est certes un peu long (parti vers 10h30, arrivé à 17h) mais les paysages de montagne/forêt/jungle sont superbes, des nuages viennent nous embrumer un peu la route, et l’ambiance est fort sympatoche parmis la dizaine de personnes dans la camionnette.
Je discute un peu avec un Israélien et échange quelques blagounettes avec un Mexicain. Je veux dire par là que je ne pipe pas un mot à ce qu’il me dit mais je déduis vaguement où il veut en venir.
Il fait bien chaud et humide en arrivant, je commence par me trouver un petit endroit économique où manger.
Maintenant me reste à trouver l’hostal Mayflower que j’avais repéré sur le net. Je marche un peu en essayant de repérer l’océan avant de chercher un taxi. Ah bah coup de bol ou pas mais l’hostel est à 200 mètres. Je n’en suis plus loin quand un mec m’accoste en me proposant une habitacion (une habitation quoi). Je ne suis pas si naïf mais je sais bien qu’au Mexique il ne faut pas être complètement fermé non plus, de très bonnes choses arrivent de cette manière, disons que le mieux à faire et de suivre son instinct, chose que j’ai apprise et que l’on m’a également recommandé. Bref ce mec là me conduit vers une grande maison tenue par des petits vieux, j’inspecte les chambres, demande avant tout le prix, que certes celà vaut mais je préfère trouver quelque-chose de plus economico (bin oui, économique), pour le mois il m’en demandaient 5.000 pesos (environ 280€) mais c’était vraiment luxueux ! Bref il me conduit à un autre endroit, il se propose de porter ma valise de 23Kg500, par besoin de sincérité, je lui dis « Amigo, t’es bien gentil de m’aider comme ça mais que veux-tu en échange ? » Toujours en toute sincérité il me réplique (en espagnol) « T’inquiètes amigo, j’aurai une commission par ceux qui t’hébergeront » et ça me va bien comme ça.
Ensuite nous sommes allés où je suis, Hotel Teresa, la dame est Mexicaine et son mec est Américain, ils font la chambre 2 personnes à 150 pesos (8.50€), il est bien gentil le mec mais ça fait encore un peu trop.
Un peu plus loin : grosse promo chambre 2 pers. à 100 pesos mais il n’y en a plus, il faut que je revienne le lendemain. En en sortant, l’Américain nous fait signe de venir, ce qui l’ennuie c’est que je ne reste qu’une nuit, mais pour plusieurs il peut me descendre le prix à 100 pesos. Bingo. Je resterai 6 nuits, pour commencer. Chambre 2 lits doubles, frigo, évier, sdb individuelle, et surtout… terrasse sur le toit (où je suis, là) avec vue sur la mer, quelques tables, barbeuk, gazinière, bref tout bien.
Geronimo l’Américain est très bavard, mais du coup il me conseille plein de super plans, notamment en bouffe : poissons tout frais du jour à 20 pesos (1€10), etc.. et me met aussi en garde sur la vie nocturne, il en fait peut-être un peu trop, ce n’est pas parce qu’il y a des dealers un peu partout qu’ils sont forcément mauvais, mais bon, je redoublerai de prudence quand même. En tout cas je suis bien là ce soir sur le toit.
Je suis allé faire un tour au bord de la plage tout à l’heure quand même, histoire d’au moins tâter la température de l’eau. Je pense qu’on ne peut même pas dire qu’elle est « bonne » : elle est « chaude ». Et moi qui suis le premier des frileux pour me mettre à l’eau ça me va très bien.
Bon, on entend bien la boîte de nuit en face, j’espère que ça m’ira quand même pour dormir…hum
Bon plan du jour : Hotel Teresa, chez Tomi et Geronimo à Puerto Escondido
Oui du coup avant de poster tout ça j’ajoute les nouvelles du jour…
Bon malgré l’hyper-puissance du son de la discothèque à côté, je me suis endormi comme une patate dès que j’ai éteint la lumière, j’ai bien dormi, jusque 10h et un beau soleil m’a accueilli ce matin.
Et puis en gros, petit tour au marché qui est assez loin, puis plage, baignades et coups de soleil.
Et j’arrive enfin à rentrer en contact avec mes potes qui sont paumés en plein milieu des montagnes !! Je vais sûrement les y rejoindre à la fin de la semaine.
La plage d’un côté et la jungle de l’autre, une chaleur permanente mais loin d’être insupportable, un prix intéressant pour une cabaña, de nombreuses criques à priori, des jeunes (comme moi) qui n’ont pas l’air trop cons, je pense rester ici quelques jours.
Après tout, ensuite j’ai prévu 2 jours à Oaxaca avant de retourner dans le nord (Querétaro) puis en France…
Petit saut a Puerto Angel pour tenter d’y retirer du pognon, entre autres.
Échec.
Puis plage à Mazunte et soirée arrosée.
Petit saut a Pochutla pour tenter d’y retirer du pognon, entre autres.
Réussite.
Puis plage à Mazunte et soirée arrosée.
Beaucoup d’océan, je suis allé a l’autre plage de Mazunte, je n’ai pas vu qu’il était interdit de s’y baigner, j’ai bien failli y rester. Le sable y est très particulier, il est noir, et je n’ai pas réussi à le décoller de ma peau, il est magnétique parait-il, je suis retourné a l’autre plage pour me rincer et me baigner avec un peu plus de sécurité.
Coucher de soleil magnifique de Punta Cometa.
Puis dernière soirée arrosée.
Au revoir Pacifique … en route vers les montagnes.
Superbes paysages de montagnes de forêts, un peu gâchés par la teinte des vitres du combi, du coup pas de photos, puis une pluie diluvienne arrive ce qui rend le décor encore plus grandiose, des torrents de boue se forment sur la chaussée, la route est très sinueuse, il vaut mieux avoir l’estomac bien accroché, on prend encore quelques passagers sur la route et nous arrivons enfin (au bout de 3h) à San José Del Pacifico.
Il fait bien froid tout d’un coup : dès qu’on m’a passé les clés de la chambre je me suis bien habillé, avec 2 paires de chaussettes même, puis en route pour la montagne pour essayer de choper le coucher de soleil. Un peu raté, pas évident d’être du bon versant, mais une super chouette promenade en forêt ou je me suis fait un peu peur et me suis un peu perdu, mais c’est ça qui est rigolo pas vrai ?
J’ouvre un oeil a l’aube et la beauté des paysages m’empêche de me rendormir.
Un peu fatigué de mon voyage nocturne je trouve un endroit pour dormir assez facilement : « Posada Inn », 80 pesos, en face de la Catrina (bar culturel), sur Francisco Madero au coin avec C.Colon, vous voilà prévenus parce que s’il y a bien une ville à ne pas rater au Mexique c’est celle-ci ! Donc déjà vous saurez où dormir.
Il faut aussi préciser qu’avant d’aller là j’ai essayé un autre endroit ou ils m’ont dit : « mais là-bas c’est 80 pesos la nuit sinon ! » !!! Et à l’endroit ou je suis : « mais sinon tu vas un peu plus haut et c’est a 60 pesos la nuit !! » mais je me suis arrêté la, qui est un endroit très central.
Donc voilà, un peu fatigué, je déambule, une visite sommaire, la pluie, je marche, le soir j’essaie une Mezcaleria et les mezcals qui vont avec, je sympathise avec un groupe de Ricains et Mexicains, très bonne ambiance, je continue la soirée avec les Mexicains puis rentre au dodo en galérant un peu en chemin (boui un peu trop de mezcal quand même).
Bin je me lève très tard du coup avec une bonne tête dans le derrière, je vais voir jusqu’au marché (très) populaire, c’est rigolo, puis en continuant mon chemin je me rends compte que je suis en face du Musée de la Médecine Maya, je décide donc d’y jeter un oeil. Je ne sais pas si c’est pace que je n’ai pas tout compris mais j’ai trouvé ça très bof. En plus je ne suis même pas malade du coup rien à acheter a la pharmacie maya.
Je m’en retourne vers la ville, allez hop c’est parti pour les musées : Kakaw (chocolat et cacao) et de jade. Boue bof, on peut s’en passer, heureusement je n’ai pas payé ces entrées.
J’avais rencard avec les Ricains mais on a perdu contact on dirait.
Dodo tôt.
Et du coup je me lève vers 7h et il n’y a rien a faire en ville à cette heure là, à part de profiter d’une jolie lumière…
Un desayuno bien du coin, un petit café au soleil et me voilà parti visiter Chamula où il y a parait-il une forte présence Maya là-bas et un mélange Maya-Christianisme assez surprenant.
Le village est charmant, ses coutumes surprenantes en effet : bon certes les nanas font la queue pour je-ne-sais-quoi sur le kiosque, mais j’entends une banda (fanfare très mexicaine) qui m’a l’air de jouer dans l’Eglise !? Je veux dire… ce type de musique n’a rien de solennel, plutôt de bal populaire : ce serai un peu comme avoir un orchestre de guinguette en France…
Je ne me suis pas trompé.
Le seul moyen pour aller au Cañon de Sumidero étant en voyage organisé (d’après ce que j’eus compris), j’ai du me résoudre (grr) a prendre cette option et donc partir a 9h en van avec mon groupe de touristes.
Le route déjà était bien sûr magnifique : de la brume qui s’échappe des vallées de jungles…
Puis le canyon en lui-même : grandiose, de 500 a 1000 mètres de haut …
Et puis pour la première fois de ma vie je vois des singes (singes-araignée) et un crocodile en liberté !!!
C’est marrant ces singes… et puis le crocodile je croyais qu’il était mort tellement il jouait bien le camouflage, d’ailleurs j’ai mis un petit moment à le voir.
Petit tour dans le village et le marché de Chiapa de Corzo avant de rentrer, je m’arrête dans le marché couvert où un mec est assis avec une petite dame qui lui sert a manger, je m’apprête a demander ce qu’il y a dans la marmite et le monsieur et la dame me répondent tour à tour « tostadas », « de pollo, quesillo, .. ». L’invitation est accueillante, je prends deux tostadas pour 15 pesos tout en discutant avec eux. On s’échange les prénoms, je leur parle de mon périple, René (prononcer en espagnol) me conseille des sites à voir au Chiapas, on parle de diction chez les enfants (oui souvent je rate les liens qui font passer d’un sujet a un autre). Puis je retourne au van pour ne pas rater le coche. Là je recroise René qui me resalue et revient avec deux poches de pâtisseries en cadeau, très ému et honoré je le remercie allègrement et lui continue son chemin, ravi d’avoir pu faire mon bonheur avec ce geste gratuit et amical. Merci René.
Demain je pense m’en aller pour Ocosingo, c’est donc mon dernier soir a San Cristobal, je vais probablement faire un petit tour de bars pour lui dire au-revoir dignement.
Bin oui, mon avion était la veille, heureusement Hugo était dans le coin, du coup j’ai pu dormir chez sa pote : Rosie.
Pfiou bin oui, enfin, je n’y croyais plus !
Et la, c’est bien vrai, il fait chaud, je prends au moins 20 degrés (de plus) en sortant de l’aéroport, je ne sais pas trop combien il fait ici mais ressenti au moins 40 + humidité.
Ahh levé de bon matin (7h), un petit déj en vitesse, puis un petit coup de speed pour ne pas rater le bus (merci beaucoup a la ponctualité a la mexicaine), et hop nous voila partis pour la route Puuc avec plein de sites archéologiques Mayas : pyramides, temples, miradors…
Demain en route pour Chichen Itzá !
notes de mon calepin :
Chichen Itzá ? Oui bon bin, j’ai largement préféré Uxmal, ici on met les bâtiments en cage enfin, derrière des barrières, de plus comme ils disaient dans le guide, arrivent des cars de touristes gringos de Cancún, en bikinis et serviettes de plage, dur de s’immerger dans l’importance qu’avait l’endroit avec tout ça. Sans compter que dans toutes les allées on trouve des stands de longue, et de longue les commerçants vous lançant des « one dollar », « hello my friend », ça devient vite pesant.
Oui Chichen devrait être incontournable, mais j’ai plus l’impression de me trouver dans un parc d’attraction d’où l’on essaie de vous extirper de l’argent à tous les coins, qu’un endroit historiquement si important, quel dommage. D’accord les pièces d’artisanat sont à un prix incroyablement bas et négociable, faites à la main sous nos yeux.
En s’attardant un peu on se rend compte du jeu auquel se livrent les commerçants avec les gringos mais « JE NE SUIS PAS UN GRINGO !!! MAIS C’EST ÇA QUI ME COLLE A LA PEAU ! ». Du genre à baisser les prix pour appâter puis revenir sur leur dire pour renégocier (pas à moi, aux vrais gringos : au bout de quelques mots échangés en espagnol ils se rendent bien compte que je ne suis pas gringo, ni mexicain d’ailleurs mais ça va).
Donc si jamais quelqu’un passe par là et veut échapper à tout ça, faites la route Puuc, pas Chichen Itzá : plus authentique, moins de barrières (dans tous les sens du terme), pas vu de gringos.
(en fait pour Chichen j’hésite entre un parc d’attraction et un zoo)